Ma réponse à un commentaire

Je n’ai pas l’habitude de faire cela, mais j’ai cru bon de vous partager le commentaire d’un jeune homme et ma réponse au dernier billet que j’ai écrit, soit Blind date, Haïtiens recherchés.
D dit:

Allo Jessie,
En premier lieu, j’ai bien hâte de connaître la suite de vos aventures. Par la suite, Il y a certains points par rapport à votre description d’homme recherché que j’ai trouvé intéressant. J’aimerais bien connaître votre description d’un chrétien pratiquant surtout par rapport au mode de vie. Ensuite, vous avez mis l’emphase sur le fait que cette personne doit être mature. D’un autre coté, vous vous décrivez comme étant une chrétienne, mais attention ouverte d’esprit! J’aimerais tout simplement connaître le fond de votre peansé. En espèrent ne pas vous avoir offusqué, mais j’aimerais bien avoir une réponse sincère.
Au revoir

Bonjour D,

M’offusquer?  Pourquoi faire ce blogue et encourager les gens à me laisser des commentaires ou m’écrire si je m’offusquais rapidement? La seule chose qui m’offusque dans votre commentaire est le fait que vous me vouvoyez :D . J’aime croire que je suis encore jeune donc je vous encourage à me tutoyer. (Je blague bien sûr!)
 
D’abord, merci d’avoir pris le temps de m’écrire. Je dois dire que votre commentaire est excellent et cela me fait un très grand plaisir de vous répondre. (Au risque de faire peur à plusieurs) Voici mes réponses:
 
1-Qu’est-ce qu’un chrétien pratiquant? Bien que je suis très loin d’être parfaite dans ma chrétienté et je n’ai aucun droit de juger qui que ce soit, j’aimerai un homme qui n’a pas peur de s’afficher comme étant un chrétien. Plus qu’un simple titre, plus qu’en parole, mais en action. Comme je l’indique dans le billet, plus qu’un statut religieux, mais un mode de vie. Un homme qui va à l’église à chaque semaine, pas par rythme religieux ou par obligation, mais parce qu’il à soif de la parole et veut avancer dans sa foi. Un Homme qui sait prendre du temps pour se consacrer à Dieu, soit en étudiant sa parole, soit en s’impliquant ou autre. Un homme qui veut (malgré les tempêtes, malgré les difficultés de la vie) vivre une vie avec et pour Dieu. Un homme qui n’a pas honte de louer son nom… un homme qui malgré ses imperfections, ses défauts sait qu’il peut en tout temps se tourner vers Dieu pour être guider. Un homme qui agit comme un BON chrétien. Qui ne vole pas, ne ment pas, ne triche pas. Un homme qui respecte les femmes. (Je sais que cela peut sembler extrême pour plusieurs, mais j’essaie d’appliquer ceci aussi. Je sais très bien qu’étant humain il est impossible d’être parfait et la perfection n’est absolument pas ce que je recherche). 
 
2-Qu’est-ce que la maturité selon moi? C’est tellement vaste il me faudrait écrire un livre, mais j’ai réalisé qu’être avancé dans l’âge ne veut pas nécessairement dire être mature. Un homme immature pour moi c’est un homme qui s’entête à courir après des femmes qui veulent de vrais relations sérieuses alors qu’il sait très bien qu’il ne veut que jouer. Un homme qui passe plus de temps devant sa télévision, son ordinateur, ses jeux vidéos ou autres que de passer du temps à bâtir une relation solide avec sa copine. Un homme qui déshonore sa copine avec d’autres femmes parce qu’il s’ennuie ou parce qu’il n’a pas assez de courage pour la laisser. Un homme qui fait des crises de jalousie à chaque instant alors que ses propres actions dé-respectent sa copine. Un homme qui à 25-30 ans et plus et qui n’a pas de but ni d’ambition, qui dépend totalement sur les autres pour vivre. Un homme qui dépense une fortune sur ses biens matériels, vêtements, bijoux, cellulaires, souliers alors qu’il ne paie pas ses dettes. Un homme qui fait de l’argent illégalement. Un homme qui investie plus sur son ”swag” que son avenir. Je crois qu’il n’y a rien de pire qu’un homme ou une femme immature. Comment avoir une conversation avec quelqu’un d’immature? Comment régler une situation avec quelqu’un d’immature? Comment faire face aux problèmes de la vie avec quelqu’un d’immature? Je ne prétends pas être la femme la plus mature au monde, j’aime trop rigoler, rire comme une folle pour cela, mais je sais faire preuve de maturité et je crois que c’est important dans une bonne relation. La maturité s’apprend et ce dans n’importe quel domaine ou aspect de notre vie. Être avec quelqu’un qui agit comme un enfant au lieu de faire face à la vie.. non merci. Je crois qu’il est important de savoir quand être mature et sérieux , mais également de savoir quand s’éclater, faire les fous, rire à n’en plus finir. 
3-Qu’est-ce qu’être chrétienne et ouverte d’esprit? Pour la partie chrétien(ne) retournez à ma description de chrétien pratiquant. Pour la partie ouverte d’esprit c’est en bref, accepter les autres tels qu’ils sont. Dieu dit dans un verset d’aimer son prochain comme soi-même et il dit également dans un autre verset que celui qui n’a jamais péché (lui) jette la première pierre! J’essaie du mieux que je peux de ne pas juger (bien que cela peut être difficile), de ne pas critiquer. Malgré le fait que je suis chrétienne je refuse d’avoir des discours homophobes, des discours défavorables face aux autres croyances religieuses, des discours accusateurs face à ceux qui ont des problèmes, des maladies, des troubles, des dépendances. Je ne voudrais jamais être celle qui déforme ou n’interprète pas comme il se doit les Écritures pour blesser les gens ou leur lancer leurs pêchés en pleine face. Qui sommes nous pour juger les gens?  Être chrétien (pour moi) n’est pas de pointer du doigt, mais de tendre une main. Être ouverte d’esprit pour moi c’est d’également, prendre un bon verre de vin avec des amis, sortir, voir le monde, aller dans un show.. ne pas se croire plus saint que les saints… s’informer sur la science, sur les arts, sur la psychologie…Et plusieurs choses encore.  
 
J’espère avoir bien répondu à vos questions.. j’aurai pu écrire un roman entier, mais tout ce que je dis c’est propre à moi.. propre à la personne que je suis. Peut-être allez vous être en désaccord avec moi. Peut-être d’autres chrétiens ne s’enligneront pas avec mes propos. Je suis curieuse de savoir ce que vous en pensez. Vous me semblez douteux face à la capacité d’être ouvert d’esprit tout en étant chrétien. Laissez-moi un autre commentaire ou encore envoyez-moi un courriel.
Très sincèrement,
Jessie.
Chers Lecteurs, j’aime beaucoup recevoir vos commentaires ou vos courriels, n’hésitez jamais, car cela me fait toujours un plaisir de répondre à vos questions ou vos commentaires. Si vous savez combien de fois par mois je me décourage et combien de fois vos commentaires m’encouragent à continuer…
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Blind date! Haitiens Recherchés

Parmi les items qui se retrouvent dans ma liste de choses à accomplir pour l’année 2012, aller dans un «blind date» y figure en tête de liste. Pourquoi? Et bien je veux vivre une nouvelle expérience, essayer quelque chose de nouveau, rire un peu, rencontrer une nouvelle personne et bien sûr pouvoir vous en partager quelques détails. Le seul hic dans tout cela est que la plupart de mes copines ne connaissent pas de jeunes hommes célibataires. Après une très longue réflexion, j’ai pensé à vous mes chers lecteurs. J’ai pensé faire une petite annonce de ce que je recherche chez un homme et le publier sur cette plateforme. Si vous connaissez quelqu’un qui correspond à peu près au profil recherché, vous pourrez si vous le désirez, m’en glisser un mot par courriel. Tout ce que je demande c’est une petite description du jeune homme, des informations pertinentes afin de pouvoir me faire une petite idée. Je ne veux pas de photo seulement une adresse courriel pour pouvoir communiquer avec lui. Je m’engage à sélectionner une personne justement et en me basant uniquement sur mes critères et aussi je promets de ne pas cherche la personne sur Facebook, puisque je veux vraiment vivre l’expérience du »Blind dating». Qu’en pensez-vous? Je conviens que cette technique peu paraître un peu extrême et même un peu désespérée, mais je ne le suis pas. Je veux simplement essayer quelque chose de nouveau et bien certainement biffer un article de ma liste de choses à accomplir.  Voici quelques-uns de mes critères:

-Un homme célibataire entre 27 et  32 ans (idéalement, mais je suis flexible..)

-Chrétien pratiquant. (Absolument non négociable, plus qu’un statut religieux, plus que croire simplement en Dieu, mais un mode de vie.)

-Certaine éducation. (Je n’exige pas absolument des études universitaires, mais quelqu’un qui sait lire et écrire, qui à une bonne culture générale et qui peut avoir de bonnes conversations intelligentes)

-Grande ouverture d’esprit et poli.

-Drôle qui ne se prend pas trop au sérieux. (J’aime BEAUCOUP rire, donc je veux pouvoir avoir du bon temps)

-Qui à un bon coeur et de l’ambition.

-MATURE, galant et bien dans sa peau.

(*Le titre indique que je recherche un Haïtien, mais ce n’est qu’un titre, j’aime beaucoup les antillais , Guadeloupéens Martiniquais etc :) )

Quelques faits sur moi.

-J’ai 27 ans

-Je suis évidemment chrétienne et très ouverte d’esprit.

-Je crois en la politesse et au respect d’autrui.

-Je suis une personne passionnée.

-J’aime rire comme une folle, voyager, manger, essayer de nouvelles choses.

-Je suis fille simple qui aime la lecture, les vieux films, les marches, j’ai pas besoin d’artifice, ni de grandes mascarades, j’aime sincèrement la simplicité.

Pour l’instant je crois que c’est tout. Bien sûr qu’en réalité ma liste est beaucoup plus complète, mais je préfère commencer par cela. Qu’en pensez-vous? Si vous connaissez quelqu’un faites-moi signe.

(Pour lire: Haïtiens Recherchés part 1)

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L’art d’avoir un malaise

Petite anecdote.

Cette histoire est un peu compliquée et se passe en quatre temps, mais suivez-moi bien et vous allez comprendre. Je vais d’abord vous raconter ma version ensuite, celle de ma mère, mon amie J et finalement sa tante M.

 Ma version

Il y a quelque temps de cela, j’ai eu un malaise à l’église. Le pasteur venait à peine de commencer sa prédication quand j’ai soudainement commencé à me sentir terriblement mal. Incapable de tenir en place je me dandinais sur ma chaise en buvant des gorgées d’eau, mais rien n’allait. À la fin du service, qui m’a paru une éternité,  je me lève péniblement de ma place et me dirige vers le lobby quand j’aperçois ma copine J. Essayant de me stabiliser, je m’accroche à ses épaules et je lui dis que je ne me sens pas bien et que je dois absolument trouver ma mère pour lui dire que je vais l’attendre dans l’auto. (Habituellement nous restons plusieurs minutes à discuter avec nos amis après les réunions.s) Dans le lobby, je quitte J pour tenter de trouver ma mère. En me retournant, je contourne un grand jeune homme qui me donne dos et j’aperçois ma mère qui marche dans ma direction.  Dès qu’elle s’approche de moi j’ai à peine le temps de lui dire que je ne me sens pas bien quand tout devient noir. Je perds connaissance. Quelque temps plus tard, alors que je suis allongée de tout mon long parterre, j’ouvre les yeux et je vois plusieurs pairs de yeux qui me regardent et plusieurs bouches qui me demandent en même temps si je vais bien. Totalement paniquée,  je reperds connaissance. Quand je reviens à moi une seconde fois, je suis sur une civière dans une petite pièce avec des infirmières et ma mère. Après quelques questions, des vérifications de bases, ils me disent de me rendre à l’hôpital.

(Fast forward à l’hôpital)

Dans la salle d’attente, je me sens beaucoup mieux. Je plaide avec ma mère, mais elle refuse catégoriquement de partir. Comme vous pouvez vous imaginer l’attente fut péniblement interminable, alors nous nous sommes mises à discuter de la situation.

Version de ma mère.

«Tu sais Jessie lorsque je t’ai vu tantôt à l’église tu étais à côté d’un très beau jeune homme et quand tu es tombée j’étais certaine que la beauté du gars t’avait tellement fait effet que tu es littéralement tombée amoureuse. Je croyais que tu étais foudroyée par l’amour.» (ET OUI elle m’a VRAIMENT dit ça!) Je n’avais jamais autant ri dans un hôpital. Seulement ma mère peut dire quelque chose comme ça, elle qui rêve au jour où je trouve mon prince et que je lui fasse des petits enfants. Moi et ma mère n’avons pas les mêmes goûts alors j’étais certaine que le jeune homme ne pouvait pas être aussi beau qu’elle le prétendait.

Quelque temps plus tard mon amie J et sa tante M arrivent à l’hôpital. Voulant  s’informer sur mon état de santé elles sont gentillement venues nous visiter, sachant que nous allions  encore être dans la salle d’attente.

Pour passer le temps j’ai raconté à J et sa tante ce que ma mère venait de me dire et voici leurs réactions :

Version de J.

«OMG Moi aussi je l’ai VUUU! D’ailleurs juste avant que tu tombes dans les pommes j’allais t’appeler pour te faire signe de jeter un coup d’œil au gars qui était à tes côtés, car il était vraiment beau et trop ton genre.»

Version de M

« Ah! Mwen te wè’l tou! Bel ti gason! Même que lorsque j’ai entendu les gens crier et que j’ai vu que c’était toi parterre, je me suis tout de suite précipitée sur lui. Je me suis accrochée à son bras et je lui ai dit, Oh Mon Dieu tu dois absolument l’aider. Elle a besoin d’aide.. AIDE là SVP, tu dois faire quelque chose pour la sauver.». (M est une dame que j’aime ÉNORMÉMENT. Imaginez vous une dame d’un certain âge qui a beaucoup d’énergie et qui est parfois un peu dramatique et bien c’est elle). M nous dit qu’à cause d’elle,  le jeune homme s’était agenouillé près de moi alors que j’étais dans les pommes, mais avait d’l’air complètement traumatisé, car il ne savait pas quoi faire.

Ma mère, J et M étaient toutes les trois crampées comme des folles alors que moi je me grattais la tête. Je dois avouer que cette histoire et particulière. C’est bizarre que trois personnes ont eu une si grande réaction face à un jeune homme pour moi. Bien que l’histoire s’est déroulée il y a quelques mois nous ne savons toujours pas qui était ce fameux jeune homme. Conclusion, ne tombez pas dans les vapes, vous ne sauvez jamais qui vous allez manquer.

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Haïti mon pays

Coup de coeur.

Haïti mon pays est un livre de poèmes d’écoliers haïtiens magnifiquement illustré. Ces jeunes poètes talentueux à la plume mature décrivent tellement bien leur Haïti que nous avons l’impression d’y être.

Pour plus d’information sur ce petit bijou: http://bit.ly/A1XXYh

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L’art d’embrasser un étranger

Petite anecdote un peu comique:

Il y a plusieurs années de cela, bien avant l’existance de Facebook, je marchais au Centre-ville de Montréal avec un ami quand tout à coup j’aperçois sur le trottoir, un jeune homme avec ses amis qui marchaient dans la direction opposée. Alors que nous nous croisons sur le trottoir, pour une raison que j’ignore, mes jambes arrêtent d’avancer et je fige. Il y avait quelque chose a propos de lui, mais je ne sais pas quoi exactement. Je me retourne pour le regarder une dernière fois et je vois que lui aussi il s’est arrêté. Il me dit un allô rempli de questions. Je lui réponds à mon tour ne sachant pas pourquoi son visage m’est si familier. Il s’avance vers moi et sans savoir pourquoi on s’embrasse sur les joues.  Tranquillement, on se sépare en se fixant. Je lui dis au-revoir et il me répond. Alors qu’il retourne vers ses amis, j’entends quelqu’un lui demander : «c’est qui elle?». Il répond..«j’en ai aucune idée.. je.. hum.. ne sais vraiment pas». Quand je rejoins mon ami, il me demande à son tour qui est le jeune homme que je venais d’embrasser sur les joues et je lui réponds… «je ne sais vraiment».  Jusqu’à ce jour je n’ai aucune idée qui était ce jeune homme et qu’est-ce qui m’a pris de l’embrasser comme ça sur les joues comme si je le connaissais bien.

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21e édition du Mois de l’Histoire des Noirs

Pour ou contre le Mois de l’Histoire des Noirs, je crois qu’il est important de connaître l’histoire des Noirs, mais également, l’histoire des Noirs du Québec. Cette année je veux vous mettre au défi de vivre votre mois de février différemment et de participer à une ou plusieurs activités du Mois de l’Histoire des Noirs. Hier, alors que j’ai assisté au lancement du Mois, organisé par la Table Ronde du Mois de l’Histoire des Noirs ainsi que ses partenaires, j’étais inspirée. J’étais inspirée par cette immense dévotion qu’ont plusieurs personnes pour l’histoire des Noirs. J’étais inspirée par le thème de cette année un slogan accrocheur qui fait réfléchir, là où la réflexion doit absolument avoir lieu: Imaginez un nouveau monde. J’étais inspirée par le nombre de gens, citoyens, personnalités politiques et publiques et plus encore qui étaient présents pour témoigner aux communautés Noires qu’elles sont importantes. Lors de différents discours plusieurs ont cités le très regretté, Martin Luther King et ce fut touchant, mais aujourd’hui en 2012, les combats sur le racisme, la discrimination, l’ignorance, le mépris, les stéréotypes sont loin d’être terminés. Retroussons nos manches. Instruisons-nous. Unissons-nous. Apprenons l’histoire, mais plus important faisons l’histoire. Relevez mon défi et participez aux activités du Mois de l’Histoire des Noirs.

Site officiel: Mois de l’Histoire des Noirs

Calendrier des Activités

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Profilage racial

Je ne fais pas cela souvent, mais ceci est trop important pour ne pas le mentionner. Ce matin sur le site de Lapresse.ca, le journaliste, Hugo Meunier, a publié un article intitulé: Hasard ou profilage racial, où il raconte l’histoire du jeune homme d’origine Haïtienne, Jeff Cléophat.

Je vous invite à visionner le reportage et lire l’article.

Hasard ou profilage racial?

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L’ignorance

ecoledelaculture.canalblog.com

Je rêve d’un laboratoire avec des gens vêtus de sarraus blancs, travaillant d’arrache-pied pour trouver un remède à l’ignorance.  Une cure miracle qui serait imposée obligatoirement à tous ceux vivant avec les gênes de cette maladie. Ok, je dramatise un peu, mais je ne peux m’empêcher de croire qu’une solution doit absolument être trouvée, les gens ne peuvent pas continuer à marcher dans l’ignorance. Il n’y a rien de sexy à dire des bêtises. Je crois sincèrement que l’ignorance peut être davantage troublant que le racisme. Je ne suis pas une militante extrémiste pro-Black qui veut faire la morale à quiconque qui ose faire un commentaire négatif sur les noirs, non pas du tout. Je me tiens loin de ce genre de discours et je suis la dernière à crier RACISME à chaque instant. Je suis pro-World, je crois en l’égalité, en l’amour, en l’harmonie, au respect. Je crois que plusieurs confondent l’ignorance avec le racisme et je crois également que plusieurs tentent de dire des choses intélligentes, mais ne font que se mettre les pieds dans la bouche et sans le vouloir crachotent des propos ignorants.

Dernièrement, j’étais avec une bonne amie dans un grand magasin à rayon. Perdues dans notre conversation nous nous promenions de rangée en rangée quand une madame tire le bras de ma copine pour nous arrêter et nous dire :

«Excusez-moi, excusez-moi, je tiens absolument à vous dire que… eum… ben j’ai pas l’habitude de voir des gens de votre.. eum des gens comme.. sté la comme vous la (…) (Parenthèse lorsque quelqu’un dit «sté la quelqu’un comme vous la».. ce n’est jamais un bon signe)

(…) ben des noirs la… ben eum.. j’ai pas l’habitude de voir des noirs parler en français donc que j’aimerai vous dire que vous faites bien ça, c’est beau à voir, félicitations.» Contente d’avoir fait sa bonne action de la journée elle continue fièrement son chemin avec un gros sourire aux lèvres.

Complètement abasourdies par ce que la dame venait de nous dire,  nous sommes restées quelques secondes en silence et puis comme si de rien n’était, nous continuions notre conversation. «Vous faites bien ça!» Elle est sérieuse? C’est insultant et vexant.

Je crois sincèrement que la dame à voulu bien faire. Elle voulait nous dire un compliment, mais le problème c’est qu’il était complètement mal à droit et bien malheureusement très ignorant. Peut-être son ignorance était preuve qu’elle vit sous une roche ou qu’elle n’a jamais quitté le pays ou encore qu’elle n’a pas de télévision.  Je sais qu’elle ne pouvait pas deviner que toutes les deux nous étions d’origine Haïtienne, mais quand même ne sait t-elle pas qu’il y a une grande communauté de noire francophone ici à Montréal? N’a-t-elle jamais entendu parler de la loi 101? Parmi la liste des pays et des îles de la francophonie, plusieurs sont peuplés de noirs.  Même si elle n’a pas l’habitude de voir des noirs parler en français ce n’est pas le plus grand des exploits. Se faire féliciter surtout lorsque c’est notre langue maternelle, c’est carrément fréquent.

Je ne suis pas réellement fâchée contre cette dame, mais je trouve triste qu’elle est si ignorante face à quelque chose de si simple.

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Liste de choses à faire: 2012

Pour 2012, j’ai décidé de garder la même formule que l’année passée et faire une liste de choses à faire plutôt qu’une liste de résolutions. Encore une fois cette année, je veux essayer et apprendre de nouvelles choses, mais aussi je veux vivre des expériences extraordinaires. En 2011, j’ai eu la chance de biffer plusieurs articles de ma liste et je souhaite en faire autant en 2012. Suivez-moi dans mon aventure, mais surtout je vous encourage à faire de même.

My to do list:

1- Me trouver un emploi (contrat) stimulant, qui va me permettre d’acquérir et vivre de nouvelles expériences tout en relevant de nombreux défis;

2-Finir de lire ma bible;

3-Aller dans un Blind Date;

4-Suivre un cours de cuisine;

5-Prendre un cours de langue asiatique;

6-Prendre un café avec une personne inspirante dans le métier des Relations Publiques/ Communications;

7- Ramasser une somme d’argent pour un organisme qui vient en aide aux enfants malades ou aux jeunes dans des centres jeunesses;

8-Lire au moins 5 livres dans la liste des livres de Rory;

9-Faire encore plus de bénévolat;

10-Aller au théâtre et/ou à l’opéra;

11-Changer de téléphone cellulaire;

12- Continuer d’approfondir mes connaissances, de découvrir et de promouvoir Haïti Chérie;

13- Faire une nouvelle recette au moins une fois par semaine;

14-Commencer l’écriture d’un livre;

15-Faire un tour en Bixi;

16-Envoyer des lettres à 5 personnes que j’admire;

17-Faire une activité sportive quelconque (Yoga, randonnée ou autre);

18- Assister à un enregistrement de Tout le monde en parle;

19- Devenir une Happy Nappy;

20- Construire quelque chose;

21- Aller au Japon ou/et en Haïti;

22-Visiter une ville Canadienne;

23- Faire une bonne action quotidiennement.

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S’aimer d’abord

OLYMPUS DIGITAL CAMERA |The 30-Day Self-Love Challenge: Reloaded

Étant une célibataire de longue date, je crois qu’il est important d’être bien dans son célibat, bien dans sa peau, bien dans sa vie et de ne pas dépendre de l’amour d’un(e) autre pour être heureux ou heureuse. Je crois avec conviction que si vous n’êtes pas heureux, si vous n’êtes pas bien dans votre peau, l’amour d’un homme ou d’une femme ne va rien changer. Temporairement, peut-être, mais pas à long terme. Je crois qu’il ne faut pas désirer l’amour à n’importe quel prix. Je crois qu’il est important de s’aimer, de s’accepter tel que nous sommes et de se respecter, car personne ne peut nous aimer à notre place. Je répète, personne ne peut nous aimer à notre place. Il n’y a rien de plus dévastateur à mes yeux que de voir quelqu’un qui se transforme complètement une fois qu’une nouvelle personne entre dans sa vie. Lorsqu’une femme doit se soumettre à tous les caprices ridicules de son nouveau copain par peur qu’il la laisse et qu’elle se retrouve encore une fois toute seule. Je m’aime trop, non pas par égocentrisme, mais par respect, pour rester avec un homme qui vient avec une longue liste d’interdictions et de restrictions impossibles. Un homme qui me dit quand je peux utiliser mon téléphone, quand je peux sortir avec mes amies, comment je dois m’habiller, quand je peux utiliser l’ordinateur, un homme qui me range dans un placard et m’utilise seulement qu’en cas de nécessité. Je préfère être seule et ce pour le reste de mes jours qu’être avec quelqu’un qui pour taire ses propres insécurités ou pour éteindre sa jalousie me dirige, me contrôle, injustement ou encore violemment. J’ai entendu une jeune femme dire que cette année elle n’avait aucune raison de célébrer puisqu’elle n’a point d’homme dans sa vie. Je comprends très bien la solitude du célibat, mais en même temps ne sait-elle pas qu’un homme peut la rendre encore plus malheureuse? J’ai beaucoup de peine pour ces célibataires qui croient dur comme fer que la vie à deux est le paradis. J’ai beaucoup de peine pour ces femmes qui se disent : lorsque j’aurai un homme dans ma vie  je me sentirai mieux dans ma peau, je me trouverai plus belle, je serai moins dépressive.  Malgré tous ces «rai» pour plusieurs cela peut être vrai, mais trop souvent  lorsqu’on chasse le naturel il revient au galop. Ces insécurités, ces doutes, ces peurs peuvent revenir même s’il y a une nouvelle personne à vos côtés. Je crois qu’il est primordial de travailler sur sa personne, apprendre à s’aimer, s’accepter, avoir confiance en soi célibataire ou non. Personne ne peut nous aimer à notre place. Ici, je ne vous dis pas de vous contenter dans votre célibat, de vous vanter heureux seul(e) par honte ou pour éviter la pitié quand tel n’est pas le cas. Je vous souhaite de trouver l’amour, je vous souhaite de trouver celui ou celle avec qui vous allez passer vos vieux jours, celui ou celle qui va vous aimer malgré tous les malgrés. Je vous souhaite de sortir de votre célibat, mais pas à n’importe quel prix.

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Joyeux Noël et Bonne Année 2012

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Alors que l’année 2011 va bientôt tirer sa révérence, je voulais prendre le temps de vous partager mes voeux les plus sincères. Mon année 2011 fut synonyme d’émotions, d’aventures, d’imprévus et de surprises. J’espère sincèrement que 2011 fut une excellente année pour vous et que vous allez en garder de bons souvenirs. L’année passée à presque pareille date j’avais composé une liste de choses à accomplir plutôt qu’une liste de résolution. Cette formule fut pour moi un grand succès. J’ai réalisé de bonnes choses et je vous incite plus que tout à faire de même cette année. De trouver un emploi (contrat) de rêve, à faire mon premier don de sang, à partir à l’autre bout du monde pour rejoindre une amie en Corée du Sud, cette année fut une année de découverte et de grande leçon. Joyeux Noël et Bonne Année à tous. Je ne vous souhaite que de belles et de bonnes choses pour 2012. Je vous souhaite santé, amour, bonheur, prospérité, mais surtout de réaliser tous vos rêves.

Sur ce voici deux classiques de Noël Haïtien:

Nwel an nou de Orchestre Septentrional

Alto Noel de Coupé Cloué

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Haïti: histoire, état et société de Serge Rousseau

À découvrir: le livre du Docteur Serge Rousseau: Haïti: histoire, état et société.

Venez lire l’article paru dans le journal UdeMNouvelles sur ce nouveau bijou de la littérature Haïtienne: http://bit.ly/vOQTFs

La lecture de Mon Dernier Orgasme est REPORTÉE

La lecture de la pièce de théâtre, Mon Dernier Orgasme est REPORTÉE!

Pour des raisons hors de notre contrôle, la lecture de la pièce est malheureusement reportée. Dès que j’aurai de plus amples informations, je ne tarderai pas à vous informer. Sincères excuses pour ce contretemps.

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Sous le ciel de Port-au-Prince

Vous avez envie d’une lecture Haïtienne? Je vous propose le roman, Sous le ciel de Port-au-Prince  de Wislene Hyacinthe Norceide. Dans son roman, Wislene nous raconte  l’histoire à la Roméo et Juliette, de Lorna et Chris deux jeunes tourtereaux, issus de deux classes sociales différentes qui tentent de vivre un amour impossible. Tout joue contre eux : la jalousie, l’opposition familiale et les médisances de la société. Ce déroulant dans le climat mouvementé  d’Haïti des années 1980, sous le régime de Duvalier, cette histoire très inspirante est racontée avec les couleurs locales et les tendances de l’époque.

Voici un extrait du livre: Sous le ciel de Port-au-Prince.

Procurez-vous ce livre sur Amazon.ca.

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Jurons

Quelque chose qui ne manque jamais de me faire grincer des dents, c’est lorsqu’une personne d’une autre nationalité me démontre ses connaissances de la langue créole en me récitant une liste de jurons qu’elle connaît parce qu’un(e) Haïtien(ne) lui a fièrement appris. Je sais que cela se fait dans toutes les langues, mais je ne peux m’empêcher de détester cela avec une vraie passion. Notre créole est si beau, si magnifique. Il est notre histoire, notre cadeau, notre héritage. Il mérite d’être parlé avec fierté, avec respect. Bien sûr ces mots font partie de son vocabulaire, plusieurs sont même à connotation historique,  mais il existe des mots, si jolis, si prononcés, si distingués que nous pouvons apprendre aux autres. Il mérite d’être parlé et d’être présenté avec beauté, tel qu’il est vraiment.

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Mais où est la galanterie?

http://bit.ly/u0RL7T

Mais où est  la galanterie? A-t-elle pris ses jambes à son cou, a-t-elle décidé de filer comme Roadrunner, de jouer à cache cache comme Charlie ou a-t-elle tout simplement disparue comme les dinosaures?

Messieurs j’attends vos réponses avec impatience . Je suis d’une curiosité folle, car j’ai bien besoin de savoir et de comprendre pourquoi de nos jours, je ne peux qu’apercevoir la galanterie dans de vieux films romantiques en noir et blanc.  Est-ce un oubli de votre part ou un manque d’éducation? Suis-je entrain de vous vexer? J’espère que non, sincèrement j’essaie tout simplement de comprendre. Il n’est pas évident de pratiquer quelque chose que l’on n’a jamais eu la chance d’apprendre, si tel est le cas.

Je crois fortement en l’égalité des genres, en la place des femmes dans notre monde. Sans être féministe, je crois en ces mouvements importants qui ont aidé à tailler une place pour les femmes dans notre société. Je ne vois pas la galanterie comme un signe de faiblesse. Mais je ne peux m’empêcher de me demander si ces grands mouvements ont fait en sorte que les hommes ont décidé d’abolir la galanterie.

Appelez-moi vieux jeux, mais je veux encore croire que la galanterie existe et qu’elle est encore possible en 2011. Je veux croire que dans l’époque dans laquelle nous vivons, des hommes peuvent encore  pratiquer ce sport qui ne demande aucun effort.  Je veux croire que des hommes peuvent encore volontairement céder leurs places dans le bus ou dans le métro à des femmes et ce non pas parce qu’elles sont âgée ou parce qu’elles sont enceintes.  Je veux voir des hommes prendre le temps de vraiment retenir des portes pour des femmes. Suis-je entrain de faire des demandes trop exigeantes? Devrais-je oublier ce concept de l’ancien temps, ce concept de ces vieux films romantiques en noir et blanc?

Messieurs j’attends vos réponses avec impatience . Je suis d’une curiosité folle, car j’ai vraiment besoin de comprendre.

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Automne 2011

Cet automne pas question de s’ennuyer. Avec plusieurs activités disponibles pour tout le monde je vous défie de sortir du quotidien et profiter des divers choix qui s’offrent à vous. Alors à vos agendas et vos calendriers et prenez note:

Festival International du Film Black de Montréal (FIFBM)

C’est du 22 septembre au 2 octobre que se déroulera la 7e édition du Festival International du Film Black de Montréal, présenté par la Fondation Fabienne Colas, en collaboration avec Global Montréal.  Avec plus d’une centaine de projections cinématographiques venant de vingt-cinq pays à travers le monde, le festival est un « must» de l’automne 2011. Avec une excellente programmation marquée d’activités amusantes et enrichissantes, de plusieurs documentaires, courts, moyens et longs métrages , il y en a pour tous les goûts. Voici les films sur Haïti et quelques-uns de mes coups de coeur:

Films sur Haïti:

-35 Segonds, -A Hundred Dead People in my Truck, -Fourmis Rouges Voraces, -Haiti Hell to Hope

-Haïti les grands défis, -L’autre Haïti, -Les mains noires*,-Personne ne sait où est Haïti,-Pourquoi pas Haïti*

Coups de coeur*:

-Exposition: Parures de tête: Le cheveu dans tous ses ébats. Une exposition sur le cheveu africain permettant à travers coiffures, masques, statues, parures et couvre-chef de découvrir que l’art de se coiffer est un rituel esthétique à part entière en Afrique. Pour plus d’information: http://bit.ly/qtfLo6

-Après-midi familial: Atelier d’animation et création de cerfs-volants Haïtien avec l’artiste  Anthony Benoît. Pour plus d’information: http://bit.ly/rgXSqo

-I am Slave

-Mama Africa (documentaire sur la vie de Miriam Makeba)

-Silent Army

Pour plus d’information sur le FIFBM: http://www.montrealblackfilm.comFacebook & Twitter.

Les Journées de la culture

Cette année les Journées de la culture fête ses 15ans. Les Journées de la culture est une manifestation panquébécoise qui vise à sensibiliser la population à l’importance et à la nécessité d’un plus grand accès aux arts et à la culture pour tous les citoyens. Du 30 septembre au 2 octobre 2011, les Journées offrent plus de 2 000 activités gratuites à travers le Québec et est l’occasion idéale pour essayer toutes ces choses dont vous avez toujours rêvées et plus encore.  Voici la liste de quelques activités qui seront vous intéresser:

-Ayiti: danse et tradition: Atelier de danse folklorique haïtienne avec Shérane Figaro: http://bit.ly/r4Pd0d

-Atelier de danse et de fabrication de cerf-volant avec la Troupe haïtienne de danse folklorique Manmanvivi : http://bit.ly/pRccLm

-Pour ses 75 ans, Radio-Canada ouvre ses portes au public: http://bit.ly/pcui51

-TD présente une programmation spéciale dans le métro: les Journées de la culture dans le métro! 36 heures d’activités diversifiées, réparties durant les 3 jours dans les échangeurs Berri-UQAM, Snowdon, Jean-Talon et Lionel-Groulx dans le métro de Montréal.  Vendredi au dimanche à 10h, 12h et 17h. Pour plus d’information visitez: http://bit.ly/oXhKDb.

(note: Je voulais vous faire une belle liste, mais comme il y a trop d’activités aussi intéressantes les unes comme les autres je crains que c’est impossible.) Pour toutes les informations sur les Journées de la culture visitez: http://bit.ly/pN1LdQ, Facebook & Twitter.

La face cachée d’Haïti

La Face cachée d’Haïti est de retour cet automne avec ses ateliers gratuits sur l’histoire et la culture haïtienne. Si comme moi vous avez une passion pour Haïti et vous souhaitez découvrir son histoire, sa culture et ses richesses, je vous invite à participer aux ateliers, ils sont un MUST! Le premier atelier début le 24 septembre à 14h au bistro TribuTerre sous le thème de Nou pral nan kanaval ! Les origines du carnaval haïtien. Pour toutes les informations sur la face cachée d’Haïti visitez: http://on.fb.me/oqVNVK.

Cet automne sortez et expérimentez.

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Blessures


AskDrO.com http://bit.ly/r2sBNe

Le pasteur de mon église dit souvent : «Hurt people, hurt people», les gens blessés, blessent les gens et je crois que c’est vrai. Couverts de nos blessures, nous blessons pour différentes raisons. Conscients ou pas nous blessons parfois par vengeance, mais parfois par mécanisme d’auto défense. Les relations humaines peuvent être d’une complexité et des fois sans vraiment le vouloir nous écartons de nos vies des gens précieux par orgueil. Un orgueil nourri de toutes ces blessures non-cicatrisées. Alors que nous blessons, nous brisons des amitiés, des relations, des liens. Orgueilleux et amères nous blessons sans réaliser que nous sommes les véritables perdants et  que nous sommes ceux à qui nous finissons par réellement blesser.

À quelqu’un que j’ai blessé!

Dernièrement, en fouillant dans ma boîte à souvenir j’ai trouvé une trentaine de lettres pliées en quinze signées de ta plume. Te souviens-tu de ces lettres? Ces lettres qui débutaient toujours par «100% personnel» et finissaient par «amies pour la vie».  Ces lettres où tu me parlais de la pluie et du bon temps, de tes parents et bien sûre des garçons. En directe de tes cours de sciences physiques, de mathématiques ou de tes cours d’informatique, tu me décrivais ta vie d’adolescente et moi plus jeune d’esprit et trop peu expérimentée je savourais chacun de tes mots, chacune de tes lettres. Je vivais tes histoires d’amour comme si elles étaient les miennes.  Je pleurais tes déchirures comme si elles étaient les miennes. Je vivais ma vie à travers tes aventures, je vivais ma vie à travers toi. J’avais l’impression que nous étions dans notre propre bulle, dans notre petit monde. Nous avions nos secrets, nos messages codés et nos millions de faux rires. Tu étais mon amie et j’en étais si fière, tu étais MON  amie et j’en étais SI fière… C’est avec des pincements au cœur que je replonge dans cette boîte à souvenirs. Je n’ai plus le droit à ton amitié, même que je ne la mérite plus. À travers les branches j’entends que tu te portes bien et c’est ce qui m’importe le plus. Je suis sincèrement désolée pour cette folie qui m’a pris d’arrêter de te parler pour de véritables conneries. Je m’en veux encore malgré toutes les années passées, mais je me console en me disant que tu es probablement mieux sans moi.

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Corrie Le Seigneur

C’est samedi le 20 août 2011 que le premier film d’animation de l’histoire du cinéma haïtien, sera présenté en primeur mondiale à l’ONF. Le film , Corrie Le Seigneur, du réalisateur Jean-Marie Lamour, raconte l’histoire de sa grande-tante, Corelia Lefrançois, une «folle» de Dieu qui vécu dans la région de Saint-Suzanne, au nord d’Haïti entre les années 1940 et 1970. Dévastée après avoir été trompée par l’amour elle se met à se prendre pour le Seigneur. Avec un budget de cinquante-mille dollars sorti tout droit du portefeuille du réalisateur, ce film est à ne pas manquer.

Pour visionner la bande d’annonce du film:

Pour plus de détails sur le film, le réalisateur ainsi que le personnage principal visitez: Montréal Multiple.

ONF 1564 Saint-Denis, à compter de 16h30. Musique et danse sont au rendez-vous. La projection débute à 17h.

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Pawòl Chouchoun

Saviez-vous qu’Haïti a sa version bien à elle du Monologue du Vagin? Et Oui! Après un très grand succès en 2009 dans le cadre du Festival Haïti en Folie, la version Haïtienne de la pièce,  le Monologue du Vagin retourne  à Montréal, sous le nom de « Pawòl Chouchoun ». Présentée par la Fondation Fabienne Colas, sous la direction de Florence Jean-Louis, cette pièce sera à 80 % en français et 20 % en créole. Avec cinq actrices venues directement d’Haïti, « Pawòl Chouchoun » est une pièce à ne pas manquer.

La pièce sera présentée le 24 juillet 2011 au Centre Leonardo da Vinci à la Salle Mirella et Lino Saputo (8350 Lacordaire, Montréal)

Admission: 35,00$

Pour plus d’information visitez: http://bit.ly/p5wfff

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Festival Nuits d’Afrique

Encore une fois cette année il y aura des rythmes d’Haïti au Festival Nuits d’Afrique. Avec une programmation remplit de talents extraordinaires venus d’Afrique, des Antilles et des Caraïbes, pas question de rester enfermé chez soi à s’ennuyer.  Voici une liste de ces chanteurs de chez-nous qui se produiront sur scène lors du festival:

Emeline Michel: 

En spectacle le 16 juillet 2011 à 20h30 au Cabaret du Mile-End.

Mr. OK

 

En spectacle le 16 juillet 2011  à 22h00 à La SAT.

Piwili

 

En spectacle le 23 juillet 2011 à 14h55 au Parterre du Quartier des Spectacles, sur la scène Loto-Québec.

Notez que le célèbre groupe Kassav’ sera également au Festival Nuits d’Afrique le 24 juillet 2011 à 21h30, au Parterre du Quartier des Spectacles, sur la scène Loto-Québec.

 

Pour toutes les informations sur le Festival Nuits d’Afrique visitez le site: http://www.festivalnuitsdafrique.com.

Vous pouvez également suivre le Festival sur: Twitter et l’aimer sur Facebook.

 

Adresses:

CABARET DU MILE-END

5240 avenue du Parc (coin Fairmount) Montréal, QC H2V 4G7

LA [SAT]

1201 boulevard Saint-Laurent, Montréal

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L’art de se faire rejeter!

J’avais envie de vous raconter une petite anecdote d’un petit quelque chose qui m’est arrivé dernièrement. Je prends le tout avec un grain de sel et comme il est important de rire de soi un peu, je voulais vous le partager.

Le tout commence lors du Speed Dating. Un des célibataires m’était tombé dans l’œil et j’espèrais qu’il coche la case «OUI» à côté de mon nom. Il était grand, foncé tel que le noir prodigieux de Lindt et sexy avec un sourire digne d’une pub de Crest. Cratères aux joues, il venait de faire ma soirée. Quelques jours suivants le Speed dating je reçois un courriel de l’organisatrice et vous pouvez vous imaginer ma joie lorsque je vois son nom et son courriel dans ma liste de «matchs». Inutile de vous dire que  je n’ai pas hésité à lui envoyer un petit bonjour. Pour ne pas paraître désespérée ou trop agressive, je lui envoie un petit bonjour très court : Hey Mister! It’s Jessie from the Speed dating. How are you? :) Sans attendre devant mon écran à appuyer sur «refresh» à chaque instant j’attends qu’il me répond, mais après plusieurs semaines il était évident que Mister Dark Chocolate Brother n’était pas intéressé. Ce n’était pas la fin du monde donc j’ai rapidement passé à d’autres choses. Plusieurs mois plus tard alors que je naviguais sur Facebook et que l’ombre de Mr. Dark Chocolate Brother n’était plus du tout dans mes pensées, je tombe sur une photo de lui gracieuseté de Facebook qui me propose de devenir son amie, comme nous avons des amis en commun. Sans me prendre trop au sérieux je me dis que peut-être est-ce le destin et que je devrais l’ajouter histoire de voir où cela pourrait me mener. Quelques heures après lui avoir fait une demande d’amitié, Facebook m’indique qu’il est maintenant bien installé dans ma liste d’ami. Encore celle à faire les premiers pas, je lui envoie un autre petit bonjour. Quelques heures plus tard, il me répond me disant qu’il se souvient de moi. Enchantée, je le réponds, ainsi commençant une petite échange sur Facebook message. On parle du Speed dating, des gens, des probabilités de reparticiper dans un autre Speed dating. Jusqu’à là tout va bien. On clavarde de tout et de rien. Je lui demande son âge, il me demande le mien. Il me demande avec qui j’étais durant le Speed dating, je lui parle de mon amie. Il me demande son âge. Je lui réponds et je change de sujet. Il me demande son nom. Je lui dis et je change de sujet. Il me demande de plus ample information sur mon amie et je lui réponds avec un peu de sarcasme qu’elle a un compte sur Facebook et que je peux partager son profil avec lui, s’il le veut. Il me répond oui… svp.

Ne vous inquiétez pas, je ne suis ni amère, ni envieuse, ni fâchée.  Romantique dans l’âme, je lui ai partagé le profil de mon amie pensant que s’il était son grand amour, je ne pouvais lui en priver. Il était beau, oui c’est vrai, mais il n’était  juste pas pour moi.

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Fête du drapeau Haïtien

Voici un petit texte que j’avais composé l’année passée en l’honneur du drapeau Haïtien que je souhaite partager avec vous encore cette année: 

Symbole de grande fierté et de liberté le drapeau Haïtien est pour moi le plus beau drapeau au monde. De part ses couleurs, ses détails et son magnifique slogan, il représente l’histoire d’un peuple courageux, qui ne se laisse jamais abattre malgré les intempéries de la vie. Il m’épate, m’époustoufle et me remplit de fierté à chaque fois que je le vois. Il me rappelle mes ancêtres, ma culture, mes origines, mon peuple, mon pays, il me rappelle qui je suis et d’où je viens. Il m’enseigne son récit, ses faits, ses légendes, ses anecdotes. Il me véhicule de belles valeurs, mais surtout il me cite une phrase qui est devenue la devise d’Haïti; L’union fait la force.  Tatoué à  jamais dans mon cœur, je tiens à te dire cher drapeau que je t’aime.

Jessie

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Toui Toui et ses amis

Katheline Jean-Pierre (à gauche) est la responsable de la stratégie marketing et de la création; François Bérubé (à droite) est le responsable des finances et des opérations. @ Crédits: Geneviève Larivière. 28 avril 2011. Montréal.

Vous êtes parents d’enfants de 0 à 6 ans?  Ce billet est pour vous! Une nouvelle websérie animée va officiellement débuter dans quelques jours à peine. Toui Toui et ses amis, raconte les aventures d’Aurélie, une petite fille, son oiseau Toui Toui et de leurs amis, des personnages de différentes origines, tels que latines, haïtiennes et chinoises. Les enfants de toutes les cultures pourront s’identifier à Toui Toui et ses amis et s’amuser, chanter et danser avec eux.

La jeune Haïtienne, Katheline Jean-Pierre, créatrice de ce projet ainsi que son associé, François Bérubé, ont su mettre sur pied un super concept et créer une magnifique websérie qui sans aucun doute charmera les touts petits comme les plus grands. À 26 ans je craque pour Toui Toui et je chantonne déjà la belle petite chanson thème.

« Toui Toui et ses amis » est une websérie ludo-éducative destinée aux enfants. Par les messages véhiculés, cette websérie a pour mission de contribuer à stimuler l’apprentissage des enfants, leur communiquer des valeurs positives et les éduquer tout en les divertissant. L’objectif est de les influencer positivement, d’où le slogan « Des modèles positifs pour vos enfants ». «Toui Toui et ses amis», c’est aussi des histoires, des jeux, du coloriage, de la musique et du bricolage pour vos enfants. –Site web de Toui Toui et ses amis : www.touitoui.tv »

Pour un aperçu visitez le site : http://blog.touitoui.tv/videos/

Article sur canoe.ca de Vanessa Guimond: http://bit.ly/lynv9n

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Deux petites filles noires

À 18 ans, j’avais été embauché dans un grand magasin de vêtements pour enfant et de temps en temps lorsque je ne faisais pas la caisse, mes gérants m’assignaient aux cabines d’essayage. Travailler dans les cabines d’essayage était pour plusieurs (surtout pour moi) une punition. Les enfants qui courent partout, qui crient, qui pleurent. Les mamans qui décident d’allaiter alors qu’il y a une longue ligne d’attente. Courir à gauche et à droite, calmer des pères en paniquent pour qui magasiner pour leurs filles de 4-5 ans était la mer à boire. Il m’arrivait bien certainement d’avoir des clients adorables et des clients inoubliables.

Un samedi particulièrement mouvementé, j’avais le nez dans le Radio Closet, une garde-robe où on y rangeait plein de choses en lien avec les cabines d’essayage. J’avais souvent l’habitude, ce fut le cas cette journée là, d’utiliser cette garde-robe comme échappatoire à client. Donc, j’avais le nez dans le Radio Closet à invoquer tous les Saints pour que la journée se termine quand tout à coup une odeur nauséabonde frappe mes narines. Dégoûtée par l’odeur je me retourne et  me retrouve ventre à face avec une petite fille noire très sale, à la peau tellement sèche qu’on aurait dit le sol d’un dessert et les cheveux ressemblants à une très vielle éponge. Extrêmement timide elle me demande en chuchotant et en évitant mon regard si elle pouvait essayer un magnifique petit chandail rose qu’elle avait choisi dans le magasin. Le cœur serré pour cette petite fille qui était si jolie, malgré son odeur et son état corporel, je lui ouvre une cabine et lui dit mon blabla habituel: Si tu as besoin de quelque chose je m’appelle…. En refermant sa porte et en me dirigeant vers mon poste de prière, je vois sa copie conforme qui elle avait à la main un chandail bleu et qui attendait sagement que je lui ouvre à son tour une cabine. Ne sachant pas trop quoi penser, je lui ouvre une cabine et lui répète le même discours que sa sœur.  Le temps de le dire, la première jumelle sortit de la cabine avec le petit chandail rose sur le dos qui lui allait comme un gant. Regarde-moi comme tu es belle, lui dis-je. Je dois le montrer à ma mère me répond-elle. Curieuse de voir la mère, je la suis du regard. (Au milieu du magasin, il y avait plusieurs chaises de plastique pour enfants.) Assise sur une de ces chaises, une très grosse madame aux longs cheveux châtains gris regardait la petite fille s’approcher d’elle avec mépris. Cachée par la porte du Closet, j’épiais leur conversation.

Petite fille : Regarde maman.

La mère : Que fais-tu avec ce chandail sur le dos? C’est un beau chandail. Tu ne te souviens pas de ce que je t’ai dit? Les petites filles laides comme toi ne méritent pas de belles choses. Va m’enlever ça tout de suite. Elle est drôle elle.

(Entre temps la deuxième jumelle avait sur le dos le chandail bleu et avait rejoint sa sœur et la mère)

La mère : Toi aussi va enlever ça. Tu es bien trop laide pour ce beau chandail. Vous êtes  bien trop laides pour que je vous achète de belles choses.

Choquée par les propos de la mère et par sa méchanceté envers les deux petites jumelles, j’avais de la rage dans le ventre. Ne sachant pas que j’avais était témoin de la scène les petites jumelles me disent que comme les chandails étaient beaucoup trop grands (ce qui n’était pas vrai) leur mère leur à dit qu’elles ne pouvaient pas les acheter. Décidée de faire quelque chose, je m’empresse de trouver une de mes gérantes pour lui raconter ce qui venait de se produire. Elle m’explique que d’autres personnes dans le magasin venaient de lui porter plainte contre cette madame qui depuis plusieurs minutes insultait à voix hautes les petites filles. Elle me dit que tant et aussi longtemps qu’elle n’abuse pas d’elles physiquement dans le magasin, que le magasin ne pouvait pas prendre de mesures contre la dame. Elle me dit que malheureusement nous ne pouvons rien faire d’autre que de garder un œil sur la dame. Désemparée, je souhaitais pouvoir faire quelque chose pour ces petites filles. Je souhaitais pouvoir les ramener chez moi. J’en voulais à cette dame de les avoir adoptées et de les traiter comme des moins que rien.  Je lui en voulais de les humilier ainsi publiquement, de les amener dans un magasin avec aucune intention de leur acheter quoi que ce soit. Je lui en voulais d’être sans cœur et de briser ces petites filles.

Des années plus tard je pense encore à ces petites filles. Je me demande ce qu’elles sont devenues et comment elles se portent. Je me demande si la mère à eu raison d’elles. Je prie qu’elles vont bien, je prie que la méchanceté de la dame n’a pas eu trop d’impact sur elles, sur leurs vies et qu’elles sont des jeunes filles fortes qui ont su garder la tête haute. Je prie, mais je ne vais malheureusement jamais savoir.

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Célibataire non désespérée!

Célibataires, je ne sais pas si vous vous retrouvez dans la même situation que moi, mais je me devais de partager avec vous ce qui m’arrive. Comme vous le savez je suis célibataire depuis un bon bout de temps. Ma vingtaine tire à sa fin et je sens le besoin de trouver celui qui va accepter de m’aimer dans les bons comme dans les mauvais jours pour toujours. MAIS, parce qu’il y a bien sure un mais, je ne suis AUCUNEMENT désespérée. Je tiens à le dire parce que je réalise à quel point mon célibat rend plusieurs personnes dans mon entourage (SURTOUT LES GRANMOUNES) complètement inconfortable. Bien que j’affectionne beaucoup ces granmounes, je ne peux m’empêcher de me sentir un peu embêtée par leurs réactions face à mon célibat. Plusieurs me demandent avec un ton quasi accusateur les raisons pour lesquelles je n’aie pas d’homme dans ma vie. D’autres croient qu’il y a un problème avec moi, certains pensent que je me fiche complètement des hommes. J’apprécie ceux qui s’inquiètent sincèrement pour moi, mais lorsqu’ils m’adressent avec accusation ou pitié j’ai envie d’hurler.

Une bonne amie à m’a mère m’a un jour dit attendre avec impatience le jour où je vais donner un petit fils à ma mère? (Mais… mais….?). Une autre, au Nouvel an, m’a confié qu’elle ne me souhaite que de trouver un homme pour 2011 et c’est tout. (Et les vœux de santé et prospérité alors?) Une autre m’a un jour dit au téléphone et je cite : Je suis tannée de t’appeler Mademoiselle, quand vais-je pouvoir t’appeler Madame? (Say What). MAIS la meilleure et je suis certaine que vous n’allez pas me croire, mais c’est très vrai. Une dame que j’aime de tout mon cœur m’a avoué récemment visiter des sites de rencontres pour trouver des hommes pour moi ainsi que pour des jeunes femmes célibataires dans sa famille. J’en suis restée bouche bée.

D’un côté je comprends le désire de vouloir voir les gens qu’on aime trouver l’amour, fonder une famille et être bien, mais en même temps, je crois qu’il ne faut pas exagérer. Se faire constamment lancer son célibat au visage n’est pas facile. Je sais que je suis célibataire, mais ce n’est pas tragique, ce n’est pas une fatalité. Je ne m’en ronge pas les ongles, cela ne m’empêche pas de dormir la nuit, je n’en gaspille pas mes larmes, au contraire. Je ne veux pas rencontrer un homme demain et me marier une semaine plus tard. Apprendre à connaître quelqu’un prend du temps. Oui à mon âge ma mère été marié et avait déjà un enfant, mais je ne peux pas m’en vouloir et trop m’en faire, car les choses sont si différentes maintenant. Je ne sais quoi dire à tous ces gens qui sont plus désespérés pour moi, que moi, car en réalité je les respecte beaucoup et n’ose rien faire d’autre que de sourire poliment. Mais je crois vraiment qu’il ne faut pas laisser les gens nous couvrir de culpabilité parce que nous sommes encore célibataires à 25, 30, 35 ans.  Le célibat n’est pas un handicap voyons. Je réalise que ces gens sans qu’ils le comprennent vraiment, me froissent plus qu’ils m’aident. Oui je veux quelqu’un dans ma vie, mais pas à n’importe quel prix. Si je vous dis qu’à chaque semaine quelqu’un me question sur mon célibat me croyez-vous? Mes trippes se pétrifient et mon cœur se serre à chaque fois, car honnêtement je suis tannée de devoir me justifier comme si j’étais un enfant. Les gens veulent parfois bien faire, mais des fois ils disent des choses déplacées et blessantes.

Il y a quelque temps de cela une dame téléphone à ma mère pour lui dire que mon ex ”s’est” fait une belle petite infirmière… et Jessie alors.. qu’est-ce qui arrive avec elle, elle n’a toujours personne. Est-ce vraiment nécessaire? Premièrement mon ex ne s’est pas fait une infirmière (parce que sa copine n’est pas une infirmière)… il est simplement tombé amoureux d’une belle jeune femme alors que cela faisait QUATRE ans que nous étions plus ensembles, je trouve cela très normal et je suis même vraiment content pour lui (bien que je n’aie que de belles paroles à dire à son endroit…disons qu’il est mon ex pour une raison). Deuxièmement, qu’est-ce qui arrive avec Jessie? Et bien elle va super bien, elle est en bonne santé et va dans des rendez-vous avec des hommes qui sont un peu bizarres, mais elle utilise toutes les bonnes anecdotes pour les écrire dans son blog. Elle vit sa vie du mieux qu’elle peut un homme à ses côtés ou pas. (J’arrête de parler de moi à la troisième personne promis).. Ne pensez pas que j’écris ceci avec les poings serrés, je ne suis pas réellement en colère, je crois simplement que les gens ne réalisent pas que la pression qu’ils imposent aux autres peuvent avoir de mauvaises conséquences. Rassurez-vous je ne vais pas sortir avec n’importe quel malfèktè pour plaire à ces gens…

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Convictions politiques de la Petite Haïti

Pour des raisons personnelles je préfère que La Petite Haïti dans Montréal reste un blogue apolitique. Je ne veux pas me lancer dans des débats politiques ni imposer mes croyances ou mes préférences politiques sur ce blogue. Je crois toutefois que maintenant que le peuple Haïtien à fait son choix qu’on se doit, d’accord ou non, de prier pour Haïti et pour les dirigeants du pays afin qu’ils puissent diriger notre Perle bien aimée de façon juste. Afin qu’ils honorent leurs promesses et aident Haïti à se relever. Haïti est tel qu’un projet familial, sans l’aide de toute le monde rien ne peut être accompli.

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Mélissa Laveaux


Camphor & Copper Promo (Jean-Marc Lubrano)

Mélissa Laveaux est une jeune Canadienne d’origine Haïtienne qui à un don extraordinaire. Chanteuse, musicienne et compositrice l’harmonie de sa voix et de sa musique est ma cure, ma thérapie. Je ne me lasse de l’entendre chanter.  Influencée par la musique Haïtienne, le blues, le folk et le soul elle a su faire des mélanges parfaits qui résultent en des compositions magnifiques en français, en anglais ou en créole. Âgée de 26 ans seulement, elle s’est déjà produite dans de nombreux festivals à travers le monde tels que la France, l’Espagne et le Japon.  Si vous ne la connaissez pas je vous invite à la découvrir, car elle représente un talent de chez nous qu’il ne faut absolument pas passer à côté.

 

Sa version bien à elle de Berceuse Créole

Sa magnifique version de Crazy in Love de Beyoncé

Découvrez Mélissa sur Myspace: http://www.myspace.com/melissalaveaux

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Semaine d’actions contre le racisme

 

programme-sacr-2011- inforacisme.com

Aujourd’hui, le 21 mars 2011, marque le début de la 12ème édition de la Semaine d’actions contre le racisme. Dans le cadre de cet évènement très important, j’ai eu le plaisir de participer à la projection de deux courts-métrages de la série Tête de l’emploi, à la Cinérobothèque, à Montréal. Dans une petite salle de projection, moi ainsi que les quelques personnes présentes avons assistées aux projections en primeur mondiale de L’entrevue, un court-métrage en 3D réalisé par Claire Blanchet ainsi que le documentaire Médecins sans résidence de Tetchena Bellange. Particulièrement sensibilisée par ce sujet trop important et malheureusement trop présent dans notre société, je me devais de vous en parler. Le racisme est un sujet qui touche chacun d’entre-nous et qui doit absolument être adressé afin, comme le dit si bien le thème de cette année, de faire tomber les barrières et de vivre la diversité.

La tête de l'emploi -http://latetedelemploi.onf.ca/

La Tête de l’emploi est une initiative remarquable de la collaboration du Programme du travail ainsi que de l’Office national du film du Canada (ONF), visant à lever le voile sur le racisme à travers des films magnifiques à voir absolument. Ces films, portant sur la question du racisme direct et systémique doivent être vus par tous. Tout au long de la semaine (jusqu’au 25 mars 2011), une série d’activités toutes aussi intéressantes les unes que les autres ont été organisées pour tout le monde et je vous encourage fortement à y participer.

Pour plus d’information sur: La Semaine d’actions contre le racisme 2011 visitez : http://www.inforacisme.com/

Pour VISIONNER les courts-métrages sur: Le racisme en milieu de travail visiter : http://www.onf.ca/selection/la-tete-de-lemploi/

Pour plus d’information sur: le Programme du travail visiter : travail.gc.ca

Pour plus d’information sur: La Tête de l’emploi: http://latetedelemploi.onf.ca/

 

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Mr.Vibe

Si vous lisez mon blogue depuis un certain temps déjà, vous savez sans doute que je suis très célibataire en ce moment. Le mois dernier je célébrais mon 5ième anniversaire de célibat et à 26 ans, 4 mois et 2 jours, je peux vous dire en toute franchisse que l’heure est venue pour moi de me trouver un amoureux, un boo boo, un chéri doudou, un Mister man, un chocolate brother…! L’année passée, un peu découragée, j’avais décidé d’élargir mes horizons et d’essayer de nouvelles choses afin de rencontrer quelqu’un. Aussi cliché que cela peut être, j’avais décidé de tenter ma chance avec les rencontres en ligne. J’avais décidé être plus ouverte avec certains hommes qui m’abordaient dans la rue ainsi que de laisser mes idées préconçues et plusieurs de mes critères de côté pour faciliter mes chances de trouver un jeune homme. Cette aventure fut très courte et très peu concluante, mais j’en ai tiré plusieurs bonnes anecdotes que je souhaite partager avec vous.  Je vous invite donc à suivre mes aventures. Dernièrement j’ai écrit un billet sur une soirée Speed Dating dont j’avais participé, mais aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un jeune Africain Français, que j’ai nommé Mr. Vibe.

12 janvier 2010

De l’autre côté du lobby, Mr. Vibe, m’aperçoit du coin de l’œil et me suit du regard. Je sens son regard sur moi, mais je fais comme si de rien n’était, il était 10h02 am et j’étais déjà en retard. Mon patron, un homme un peu bizarre, insistait pour que je lui apporte son courrier tous les matins à 10h00 am tapant. Son courrier était dans la salle de courrier au sous-sol du building de 45 étages et étant au 22ième j’étais souvent prise dans l’embouteillage de la pause-café de 10h00. Alors que je passe à côté de lui, il se lève et essaye de me parler. La tête droite devant moi, je ne prends même pas le temps de m’arrêter ni de le regarder. Avec un air bête du matin, je continue ma course vers le casier postal. Quelques minutes plus tard, les mains pleines de dépliants publicitaires et de lettres, je repasse par le même chemin et aperçois Mr. Vibe debout à côté de la grande fenêtre, un air déterminé au visage. La tête toujours aussi droite et l’air toujours aussi bête je continue ma course vers les ascenseurs, quand tout à coup je l’entends me lancer des «excuses-moi» insistants. Un peu embêtée, je me retourne et je dis:

Jessie : OUI!?!

Mr.Vibe : Excuse-moi de te déranger, mais je t’ai vu tantôt et je veux absolument te parler.

Jessie : Je suis un peu pressée!!

Mr.Vibe : Ça ne va que prendre deux minutes. Je voulais savoir si tu étais au 12-34 le jour de l’An.

Jessie : Non désolé!! (Je commence à marcher)

Mr.Vibe : Attends! Humm-Humm ok! Je me suis trompé alors, mais serais-tu disponible pour aller prendre un café un de ces jours.

Jessie : Tu niaises? Je ne te connais même pas…

Mr.Vibe : Non je suis sérieux, on pourrait parler et apprendre à se connaître. Si tu ne veux pas aller prendre un café tout de suite on pourrait s’échanger nos numéros de téléphone. Qu’en dis-tu?

Jessie : Je ne donne pas mon numéro aux gens, mais tu peux toujours me donner le tien. (Sachant très bien que je n’allais pas l’appeler)

Mr.Vibe : Bien sûre! Je te donne ma carte. Mes coordonnées y sont.

Jessie : Merci.. hummm Mr. Vibe?

Mr.Vibe: Oui c’est ça et toi? Ton nom c’est?

Jessie : Jessie..

Mr.Vibe : Au plaisir.

Jessie : Yeah.. yeah..

Aussitôt qu’il s’en va je m’empresse d’embarquer dans l’ascenseur pour m’y réfugier. Sa carte d’affaire à la main je lis les informations qui y sont imprimées. Mr. Vibe Président et CEO de la compagnie… Montréal, Québec  514-…… www… Après d’avoir donné le courrier à mon patron, je retourne à mon bureau et je le cherche sur Google. Avant de continuer je dois d’abord vous décrire Mr. Vibe: Dans la vingtaine, il est très européen, il ressemble beaucoup à un Haïtien, il est très beau et très grand.  D’un style fresh, jeune et hip on dirait qu’il pourrait se retrouver sur la couverture du magazine Vibe (c’est donc pourquoi je le surnom Mr. Vibe). Habillé uniquement de grandes marques, il semble être un jeune entrepreneur riche et déterminé. Des lunettes très noires au visage, je n’ai pu voir ses yeux, mais je les imaginais bruns. Google me révèle bien des choses sur lui, mais peu convaincue de ses vrais motifs, je range sa carte dans mon portefeuille et je continue ma journée.

Arrivée chez-moi vers 5 pm, je me prépare à m’effondrer sur mon lit quand ma mère m’appelle pour me dire de regarder les nouvelles. Haïti, Haïti ne va pas bien. Plusieurs heures plus tard, les yeux toujours rivés devant mon téléviseur et mon ordinateur, je n’arrive pas à dormir intoxiquées par les images et les nouvelles sur Haïti. Alors que je divague et j’essaie de me changer les idées, je pense à Mr. Vibe et décide de le rajouter sur Facebook. À l’époque j’avais créé une page Facebook pour Haïti et comme le nombre d’abonnés étant rendu important je m’étais crée un compte Facebook portant le nom d’Haïti afin de pouvoir garder une certaine vie privée. Lors du tremblement de terre ma page fut bombardée de gens qui m’envoyaient des messages me demandant de l’aide pour retrouver leurs proches. Occupée avec ce compte Facebook je décidai donc d’ajouter Mr. Vibe sur ce compte bien qu’il n’y avait pas beaucoup d’information sur moi. Quelques minutes à peine après de lui avoir envoyé une demande d’ami il accepte. J’embarque sur le Facebook chat et on commence à discuter pendant plusieurs heures. Il me change les idées et me tient compagnie pendant les longues heures que je n’arrivais pas à dormir.

En quelques jours, je me lie d’amitié avec Mr. Vibe. On discute de longues heures au téléphone et on s’envoie de longs courriels sur Facebook. Tout se passe très vite et un dimanche il m’appelle pour m’inviter au salon de l’auto. Un peu nerveuse je l’attends où on s’était donné rendez-vous, des papillons dans le ventre. Imposant, par son attitude et son langage corporel, Mr. Vibe s’approche vers moi habillé comme une carte de mode masculin, des lunettes très noires au visage, un foulard trendy dans le cou, un chewing gomme à la bouche. Très européen, il me salue avec des vraies becs sur les joues et me dirige vers la billetterie où il insiste pour payer. Dans les différentes salles de montre, Mr. Vibe est comme un enfant dans un Sweet Factory. Il était dans son élément ou encore dans son bol grès, comme diraient les Haïtiens, il me parle de toutes ces voitures de luxes comme si c’était lui qui les avaient assemblées. Connaisseur, il me donne un tour guidé et commenté du salon de l’auto. Fascinée, je l’écoute. Il est beau et à ses côtés je ne «fit» pas tout à fait, mais je m’y plais. Affamé, après le tour, il m’invité à manger. Après une longue marche dans le Montréal souterrain, on se retrouve dans les restaurants du Centre Eaton. Il me parle des raisons de son célibat. Il me parle de toutes ces filles avec qui il était jadis et son besoin d’être avec une femme plus terre à terre. Il me parle de toutes ces filles trop matérialistes et me dit vouloir d’une  femme douce, simple et gentille avec qui il pourrait se lancer dans une belle et longue relation. Il me dit qu’il n’est célibataire que depuis deux mois, ce qui est pour moi un signal d’alarme, car deux mois versus moi qui était célibataire depuis 4 ans à l’époque, signifiait que nous n’étions pas nécessairement sur la même longue d’onde.

Après une longue discussion sur l’amour, l’argent, l’amitié et autre on se dirige vers le métro Bonaventure en passant par la place Ville Marie. Les magasins et les restaurants étaient déjà fermés, il n’y avait que nous deux et un garde sécurité qui faisait sa ronde. On discute musique, de zouk et de Kompas. Je lui demande s’il sait danser et il me dit oui. Je lui demande de me montrer et il me fait quelque pas de danse. Je ris un peu de lui et faussement vexé il me demande de lui montrer mes pas de danse. Je prends mon cellulaire dans ma poche, trouve un zouk dans ma liste de chanson, j’appuie sur play speaker et lui montre mes moves. Avec des faux-rires, il me prend par la taille et comme ça en plein milieu de la place Ville Marie on se met à danser maladroitement du Zouk pendant quelque instant. Au métro, on se sépare avec la promesse de se rappeler bientôt. Arrivée chez, moi je lui envoie un message le remerciant pour la journée, il me répond un à bientôt et je flotte sur un nuage, car malgré tout, c’est plaisant de se retrouver dans une telle situation après toutes ces années de célibat.

Une semaine sans nouvelle plus tard, je décide de lui envoyer un court message sur Facebook : Hey, comment vas-tu? Jessie. Les jours et les semaines passent et je n’ai plus de ses nouvelles. Il est encore en vie, car mes notifications sur Facebook, me narre sa vie. Je sais qu’il a vu mon message, car durant notre rendez-vous, il me vantait les mérites de son téléphone intelligent, me disant qu’il lisait tous ses courriels et ses messages Facebook sur son téléphone. Un mois plus tard, il m’appelle. Il me dit qu’il était hors du pays et qu’il était présentement en pause de 15 minutes de son cours du soir et voulait prendre de mes nouvelles. À peine le temps de lui dire que je vais bien, qu’il devait déjà me quitter. Il me promet qu’il va m’appeler à la fin de son cours et me dit au revoir. Les jours, les mois passent et je ne l’entends pas. Un jour je décide de le supprimer sur Facebook, il n’est visiblement pas intéressé et j’avais raison, car je n’ai plus jamais eu de ses nouvelles. Déçue.. un peu.. mais je comprends que nous n’étions pas sur la même longueur d’onde. Il me répétait sans cesse qu’il voulait d’une femme simple, non matérialiste, alors que lui l’était. Il vivait une vie de jet set, il parlait sans cesse d’argent et d’avoir.. et moi je suis tout le contraire. Je ne «fitais» pas avec lui et malgré ses beaux yeux (que j’ai finalement vu en lui demandant d’enlever ses lunettes trop noires), je ne peux le pleurer parce qu’il n’était pas le bon.. J’apprécie l’expérience et mais comme diraient les douaniers américains : NEXT!.

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L’amitié homme/femme

Alors que j’écoutais  la chanson Zanmi de Nickenson Prud’Humme, j’ai pensé à  cette notion que plusieurs Haïtiens ont, soit l’idée que l’amitié entre garçons et filles ne peut exister. Garson ak Fi pa ka zanmi disent-ils bien souvent et j’avais envie d’ouvrir le débat afin qu’on puisse en discuter. Tout le monde a sa propre idée  et étant une de ceux qui veut sincèrement croire que c’est possible je me suis penchée sur ce sujet tabou afin de connaître les vraies raisons de ceux qui croient que ce n’est pas possible et de ceux qui croient que ce l’est.

Il y a une expression en créole qui dit Fanm se gaz gason se alimèt, ce qui veut dire que les Femmes sont comme le gaz et que les hommes sont comme des allumettes et cette expression résume un peu comment certains Haïtiens voient les relations entre hommes et femmes. Beaucoup croient que l’amitié ne peut exister véritablement entre un homme et une femme parce que nous sommes des êtres émotionnels, compliqués et qu’une fois mélangés ensembles cela peut créer des flammèches et parfois des explosions.

Moi, personnellement je veux crois que c’est possible, je veux croire qu’un homme et une femme peuvent être des amis, qu’ils peuvent avoir une amitié platonique, sincère et  honnête. Je crois également que c’est très important d’avoir des amis du sexe opposé et ce pour plusieurs raisons. Côté point de vue et perspective, les hommes apportent bien souvent un raisonnement, une idée ou une réflexion différente des femmes. Les femmes plus sensibles vont bien souvent apporter réconfort, compassion ou compréhension ce qui n’est pas toujours le cas avec les hommes.

J’ai fait quelques petites recherches ainsi qu’un petit sondage sur Facebook et sur Twitter pour savoir ce que les gens pensent vraiment afin de découvrir les  raisons principales pourquoi il y a un débat sur ce sujet. La plupart des gens croient que lorsqu’un homme et une femme développent n’importe quelle sorte de relation, il y a généralement des arrière-pensées plus souvent venant de l’homme, mais aussi des fois venant de la femme. Plusieurs disent que cela dépend du contexte dans lequel l’homme et la femme se sont rencontrés. Quelle est l’histoire derrière leur amitié. Est-ce une amitié de longue date. D’autre disent que les deux doivent absolument être sur la même longueur d’onde, qu’ils ne doivent pas être attirés l’un envers l’autre pour qu’une amitié puisse fonctionner.

Cependant ce qui dérange les gens lorsqu’on parle d’amitié entre homme et femme, c’est lorsque des hommes et des femmes entretiennent des amitiés avec des personnes du sexe opposé alors qu’ils sont en couple. Les gens disent qu’ils n’apprécient pas que leurs copains ou leurs copines aient des amis du sexe opposé. Une femme mariée m’a dit très franchement que son mari n’a absolument pas besoin d’avoir une amie et qu’elle est et devrait être sa seule amie. Je crois qu’on vit dans un monde très jaloux où les gens n’arrivent pas à concevoir qu’une amitié homme/femme peut être authentique et platonique. Je crois qu’on vit également dans un monde où nous avons tendance à ‘‘romantiser’’ bien des choses et que l’amitié homme et femme fait partie de ces choses.  Et vous qu’en pensez-vous? Est-ce que l’amitié entre homme et femme peut exister?

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Queen Sized Flava

La mode ne devrait pas être que pour les tailles fines et ça la jeune bloggeuse Haïtienne, Sarah St-Fleur, également connue sous le nom Doublexl, peut vous l’affirmer. En observant avec désolation le piètre état dans lequel l’industrie de la mode taille plus se porte, elle a décidé d’utiliser sa voix et ses mots pour changer les choses. Se décrivant comme étant une fashionista activiste et rebelle, elle utilise les médias sociaux pour faire passer son message et ainsi sensibiliser les gens à l’industrie de la mode taille plus au Canada en commençant par Montréal, à l’aide de son blogue. Son blogue, Queen Sized Flava, se veut un mouvement favorisant la mode taille plus tout en promouvant l’estime, la confiance ainsi que l’acceptation de soi. À travers ses billets, ses magnifiques photos ainsi que ses capsules vidéos Sarah, nous rappelle que la mode est un art et que notre corps est un canevas et ce peu importe notre taille, notre grandeur et notre couleur. Pour toutes les femmes de taille sexy, son blogue est à lire et à suivre. Elle nous fait part de ses découvertes, nous instruit et nous inspire. Sa passion est évidente et son désire de changer les choses est contagieux.

 

 

Un mot de Sarah

”Fashion to me is a self-expression of who we are…meaning that I use fashion to make non-verbal statement about myself. I don’t do fashion I am fashion and that’s basically it.”

 

1) Venez découvrir son blogue: Queen Sized Flava

2) Suivez la sur Twitter

3) Faites comme elle et signez La charte Québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée :http://bit.ly/a8b6z5

 

 

 

 

 

 

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Haïti de Marc Antoine

Cette chanson représente exactement ce que je pense et ce que je ressens envers Haïti. Marc Antoine décrit avec précision mes sentiments, mes pensées et mon amour pour ce merveilleux pays. Ses paroles m’enlèvent les mots du cœur, m’enlèvent les mots de la bouche. En l’écoutant chanter Haïti, son pays, mon pays, notre pays, je ne peux m’empêcher de me laisser bercer par la douce mélodie en fermant les yeux. Je ne peux m’empêcher d’espérer que j’y étais.

”Haïti je t’adore même si je te sens si loin de moi. Tu es ma mère, tu es mon père, tu es le sang qui coule dans mes veines. Haïti je t’adore, j’aimerais tellement être plus près de toi, tu es ma sœur, tu es mon frère, tu es le sang qui coule dans mes veines.”

-Marc Antoine

 

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Semaine de Mode de Montréal

Personne ne peut oser dire qu’il n’y a pas de talent Haïtien à Montréal. Cette année durant la 20ième édition de la semaine de Mode de Montréal, deux designers Haïtiens ont présentés leurs collections. Le designer Ralph Leroy a présenté  des super morceaux de sa collection automne/hivers, où on a pu y voir sa toute première ligne pour femmes. La designer Vickie Joseph, pour sa part, à présenté pour une première fois à la Semaine de Mode de Montréal sa ligne !Nu., où on pouvait y voir des morceaux glamour et sexy pour la femme d’aujourd’hui.

Ralph LeRoy

(Cliquez sur l’image pour visionner le défilé par Groupe Sensation_Mode)

© Jimmy Hamelin (www.jeans-et-stilettos.com)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Pour plus d’information et de photos: http://www.jeans-et-stilettos.com/2011/02/13/smm20-avec-ralph-leroy-jour-1/)

 

Vickie Joseph

© Jimmy Hamelin (www.jeans-et-stilettos.com/)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Pour plus d’information et de photos: http://www.jeans-et-stilettos.com/2011/02/14/smm20-avec-nu-i-fashion-jour-3/ )

 

 

(Pour plus d’information sur le Designer Ralph Leroy visitez son site Internet, sa page Facebook et suivez le sur Twitter.

Pour plus d’information sur la Designer Vickie Joseph visitez son site Internet, sa page Facebook et suivez la sur Twitter..

Jeans & Stilettos: http://www.jeans-et-stilettos.com/)

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La face cachée d’Haïti

Si comme moi vous avez une passion pour Haïti et vous souhaitez découvrir son histoire, sa culture et ses richesses, je vous invite à participer aux ateliers, La face cachée d’Haïti. Dans le cadre de sa mission éducative l’association des enseignantes et enseignants haïtiens du Québec/AREJ offre des ateliers gratuits sur l’histoire et la culture haïtienne et ce dès le 5 février 2011 au bistro Tributerre, à Montréal. Les ateliers auront lieu tous les 2 samedis, jusqu’au 30 avril 2011.

Pour plus d’information visitez le groupe La face cachée d’Haïti sur Facebook.

Bistro TribuTerre
2590 Jarry Est, coin 2e avenue
Montréal (près de la TOHU)

 

Jessie

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En MUSIQUE et EN MOTS

C’est avec un très grand plaisir que je vous annonce que je vais réaliser l’article numéro 7 sur la liste de chose que je veux accomplir durant l’année 2011. À partir d’aujourd’hui, je vais avoir le privilège de travailler dans une station de Radio. Par une chance incroyable (grâce à Herby), j’ai eu l’opportunité de rencontrer Dorothy Alexandre, la productrice et animatrice de l’émission EN MUSIQUE ET EN MOTS, sur les ondes de CKIN 106,3 FM. Sans trop d’hésitation, elle a décidé de me donner la chance de faire des chroniques, quelques fois par mois, durant l’émission et c’est bien sûr avec  beaucoup de joie que j’ai accepté. Mes chroniques vont portées sur des sujets tabous en lien avec la communauté Haïtienne.

Dorothy Alexandre explique que CKIN FM est la première radio commerciale de Montréal qui diffuse de la musique du monde. Elle offre une programmation consacrée au Montréal multiculturel. Ouverte sur le monde, elle se veut un espace de rencontre entre les Québécois dits de souche et les communautés culturelles qui forment le paysage métissé de notre société.  À travers son émission, elle désire partager avec son auditoire la richesse humaine des Haïtiens d’ici et d’ailleurs en abordant des sujets et des nouvelles d’intérêt public.

Je vous invite donc à écouter l’émission EN MUSIQUE ET EN MOTS tous les Vendredis de 20h à 22h sur SKIN 106.3 FM.

 

 

 

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Hommage aux aînés Haïtiens

On dit souvent que nos jeunes sont des richesses, qu’ils sont l’espoir et l’avenir de demain et je ne pourrais dire le contraire. Je crois en effet qu’ils comptent plus que tout et que leur valeur est inestimable, mais je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui ont été jeunes bien avant eux. Je ne peux m’empêcher de penser à nos précieux joyaux, nous précieux trésors, nos grand-mères, nos grand-pères. Je ne peux m’empêcher de penser à nos aînés, nos gens de l’âge d’or. Ces gens qui de par leur bon vécu et leur sagesse ont su nous transmettre valeurs et culture. Ces gens marqués par le temps et  redessinés par les années sont selon moi, une des plus belles choses de notre communauté. Lorsque nous étions enfants,  nous avons tous  sévèrement appris à les respecter, car tous Haïtiens savent très bien que «timoun toujou respekte granmoun». Ils sont nos précieux joyaux, nos précieux trésors, ils sont nos grand-mammies, nos grand-papis. Ils sont  nos héritages. Plus que de simples aînés, ils sont nos enseignants, nos historiens et bien sûr, nos docteurs. Leurs visages sont leurs curriculums vitae; à travers leurs yeux, nous pouvons voir la connaissance et l’expérience qui ne peuvent seulement être acquis au courant d’une longue vie; sur chacun de leur ride est inscrit une histoire, un récit, leur histoire, leur récit; sur leurs lèvres des paroles et bien souvent des  mélodies qui racontent leur  plus jeune vie. Ils sont les doyens de notre communauté, ils sont nos enseignants, nos historiens et bien sûr nos docteurs. Ils sont des encyclopédies de sagesse ou à travers les pages on peut y trouver des recettes aux remèdes pour guérir tous nos  maux, des conseils pour bâtir nos avenirs, des dictons pour réfléchir à nos décisions et des exemples pour élever nos enfants. Nos aînés Haïtiens sont nos précieux joyaux, nos précieux trésors.

Jessie

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La foi des Haïtiens

 

Photo: Rafaëlle Castera Conception Blue Mango

Si j’avais à vous écrire un livre sur mon peuple, je vous écrierai des chapitres entiers où à travers les pages je vous dresserai un portrait détaillé d’un peuple imparfait, mais combien courageux et travaillant. Dans mon récit, je vous décrierai un peuple rempli de valeurs et de richesses tout en vous exposant un aspect important qui caractérise beaucoup plusieurs haïtiens. Malgré les dures intempéries de la vie, la vraie misère et la pauvreté extrême, pour la plupart, le peuple Haïtien à énormément la foi. Une foi inébranlable en Jésus-Christ. Les Haïtiens savent évoquer le nom du Seigneur et ne ratent pas une occasion de dire qu’Il pourvoira. Dans les bons comme dans les mauvais jours, ils prononcent le nom du Seigneur pour lui dire merci ou pour lui demander de l’aide. Demandez à plusieurs Haïtiens ce qu’ils ont prévu faire demain et ils vous répondront en prenant soin de rajouter  l’expression «Si Dieu veut» à la fin de leur réponse. Le nom de Dieu n’est pas que sur leurs lèvres, il se retrouve partout, des murs de leurs maisons aux enseignes à côtés de leurs commerces. Le peuple Haïtien implore le nom du Tout Puissant, celui en qui ils croient plus que tout, malgré tout.

 

Jessie

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Ma liste de choses à faire en 2011

Contrairement aux années précédentes, j’ai décidé de faire quelque chose de différent pour 2011. Depuis des années mes résolutions de nouvel an commencent par : Perdre et finissent par : Du poids. Le rituel est toujours le même; je me regarde dans le miroir après  d’avoir trop mangé pendant le temps des fêtes; je pleure pendant 30 minutes en voyant la situation critique dans lequel mon corps se retrouve; je commence un régime strict qui va me permettre d’atteindre mon poids santé; et 3 semaines, 1.5 litres d’eau par l’heure, 5 bols de salade par jour et plusieurs cannes de thon plus tard, je craque et je rechute. Cette année je décide de faire une liste de chose à faire plutôt qu’une véritable liste de résolution. Je décide de faire une liste de toutes les choses que j’aimerai accomplir durant l’année afin de m’aider à vivre des expériences extraordinaires, d’apprendre de nouvelles choses et de maturer,  tout en profitant de la vie. À travers le temps je réalise que plusieurs de mes insécurités prennent souvent le dessus de ma vie, mettent des bâtons dans mes propres roues et m’empêchent de réaliser plusieurs de mes rêves et certaines choses que j’ai toujours voulu faire. Cette année sera pour moi une aventure (ou dû moins je l’espère) et je souhaite vous inclure dans mon aventure. Voici la liste de ce que j’aimerai faire ou accomplir cette année et je vous en prie de me faire part de tout commentaire et de tout conseil qui pourront m’aider à réaliser ces petits projets avant l’année 2012. Et bien sure toutes les fois que j’accomplirai un des éléments sur ma liste je vous en ferai part.

My to do list:

1-Me trouver un emploi stimulant, qui va me permettre d’acquérir et vivre de nouvelles expériences tout en relevant de nombreux défis. Super contrat dans une boîte de communications

2-Finir de lire ma bible

3-Écrire un article pour un magazine.

4-Assister à un vrai défilé de mode. Collection Printemps-été du designer Helmer

5- Faire quelque chose de significatif dans la vie d’un ou plusieurs personnes.

6-Assister à une conférence de presse. Dans le cadre du point numéro 1

7-Travailler au moins une journée dans une station de télévision ou de radio. (Pour plus de détail: En MUSIQUE et EN MOTS)

8-Participer à l’organisation d’un évènement (de A à Z).

9- Rassembler plusieurs produits sanitaires pour des jeunes filles dans un centre de la DPJ. (Pour savoir comment vous pouvez m’aider envoyez-moi un courriel à jessieblog@live.ca)

10- Donner du sang. (Le 25 Mars 2011 collecte de sang avec Héma-Québec à l’Église Nouvelle Vie)

11- Suivre des cours de théâtre.

12- Commencer à écrire un livre (pourquoi pas).

13- Faire plus d’heure de bénévolat.

14- Suivre des cours de langage des signes.

15- Me faire maquiller et photographier professionnellement (juste pour le plaisir).

16- Demander à un jeune homme que je ne connais pas d’aller prendre un café avec moi.

17-Faire un Speech (discours) devant un grand public ou participer à un spectacle où je dois performer devant un public.

18- Suivre des cours de cuisine ou de pâtisserie (j’aime cuisiner et je veux apprendre de nouveaux trucs).

19- Prendre un café avec quelqu’un que j’admire beaucoup (dans le domaine des médias, communications ou relations publiques) (Détails à venir)

20-M’acheter un ordinateur portable.

21- Faire une bonne action quotidiennement

22-Continuer d’approfondir mes connaissances, de découvrir et de promouvoir Haïti Chérie.  (Découvrez la Face Cachée d’Haïti)

*(23-Visiter M.E en Corée du Sud et retourner en Chine pour une dernière fois.) Si j’ai la chance et l’argent! (une de mes plus belles accomplissements de cette année. 12 octobre -28 octobre)

Jessie

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Mes voeux pour vous

 

Crazy-Frankenstein.com

Joyeux Noël et Bonne Année 2011 à vous tous mes chers lecteurs. Alors que nous, nous apprêtons à dire nos  derniers adieux à 2010, je tiens absolument à vous transmettre à travers mon blogue, mes vœux les plus distingués et les plus sincères. Avec les vœux habituels de Bonheur, Santé, Amour, Paix et Prospérité, je désire rajouter ces quelques souhaits ; Je vous souhaite du succès dans tous vos projets futurs; je vous souhaite de réaliser plusieurs de vos plus grands rêves; Je vous souhaite d’apprendre à vous connaître un peu plus afin de réaliser votre potentiel; je vous souhaite de vous réconcilier ou de pardonner différentes personnes avec qui vous avez coupé les ponts pour de mauvaises raisons; et finalement je vous souhaite de ne pas trop vous en faire pour tous les erreurs et toutes les fautes que vous avez commis en 2010, mais d’avancer de l’avant la tête haute.

P.S  Je vous souhaite aussi de continuer à me lire et à m’écrire, car vous n’avez aucune idée à quel point je vous apprécie et j’aime recevoir vos commentaires :).

Jessie

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PLAN D.H.E.R (Diaspora haïtienne en renfort)

 

Je vous présente le Plan DHER ou encore le Plan Diaspora Haïtienne en Renfort. Le Centre de formation professionnelle de Mont-Laurier offre la possibilité aux Québécois et aux Québécoises d’origine Haïtienne de participer à la reconstruction d’Haïti à travers un nouveau projet de formation :

(Cliquez sur l’image)


J’applaudis et remercie grandement le Centre de formation professionnelle de Mont-Laurier pour cette initiative extraordinaire et vous encourage vous Québécois et Québécoises d’origine Haïtienne a participer à de tels projets afin d’aider Haïti à se relever.

 

Jessie

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M pour Mariage

wedding83- http://iwanttofallinlove.net-

Que pensez-vous du mariage? Est-ce pour vous une tradition démodée qui ne signifie plus rien à l’époque où on vit ou être vous de ceux qui, comme moi, y croient encore? Qui voient le mariage comme étant plus qu’une simple union, mais une véritable preuve d’amour entre deux êtres amoureux, qui font le serment de s’aimer pour l’éternité? Récemment j’ai eu le plaisir de rencontrer sur Twitter, une jeune femme, d’origine Haïtienne qui a fait du mariage sa passion et son occupation. Lory Zéphyr est une coordinatrice de mariage qui malgré son jeune âge a beaucoup d’expérience et a participé à de nombreux projets impressionnants. En discutant avec elle, il est évident qu’elle a su trouver un métier qu’elle aime et qui l’a fait vibrer et c’est ce que je trouve magnifique. Je l’ai déjà dit et je le répète encore, il n’y a rien de plus magnifique que d’être en présence d’une personne qui est véritablement passionnée par ce qu’elle fait. De son métier, elle me dit aimer avoir la chance de rencontrer des gens de divers milieux, car cela la permet d’en apprendre beaucoup sur un peu tout.

Lory se définit comme étant une bonne vivante, rêveuse, fonceuse et rieuse qui est passionnée par la vie. Pour elle, ses parents sont sa plus grande source d’inspiration, car reconnaissante, elle comprend et apprécie tous les sacrifices qu’ils ont faits pour elle. Ils l’inspirent et la motivent à être le meilleur d’elle-même.

En Septembre dernier, elle a décidé de partager sa passion avec les internautes en débutant M pour Mariage, un blogue, ou elle traite de sujets reliés au mariage.  Sur son blogue elle fait des rubriques hebdomadaires intitulées : ”Le mariage vu par”. Dans ses rubriques, elle s’entretient avec différentes personnalités de divers milieux, telles que Marie-Annick BoisvertAngelo CadetAbeille Gélinas et d’autres, afin de découvrir leur perception du mariage. Curieuse, je tenais également à obtenir ses réponses aux questions qu’elle pose à ses invités, alors voici pour vous Le mariage vu par Lory Zéphyr;

Lory Zéphyr

 

1) Pour toi le mariage ça représente quoi ?

Pour moi ça représente le BIG PARTY! J’ai probablement cette vision en raison de tous les mariages que j’ai vécus au courant de ma vie! Pour moi ça représente une grosse célébration à vivre avec ma famille et mes amis!

2) Qu’aimes-tu le plus dans un mariage?

J’aime tout l’aspect familial. J’aime voir la fébrilité et la fierté des parents qui partagent un moment si précieux avec leurs enfants. Le mariage c’est un évènement rempli d’émotions qui touche autant les futurs mariés que les gens proches d’eux, je trouve ça beau !

3) Que détestes-tu le plus dans un mariage?

Les longueurs! Un sermon trop long, un jeu à la réception qui ne finit plus, un discours de parrain beaucoup trop élaboré pour rien, bref tout ce qui me fait perdre l’intérêt!

4) Si tu te mariais demain, ton mariage ressemblerait à quoi ?

J’avoue que je ne sais pas exactement à quoi il ressemblerait….bizarre venant d’une organisatrice de mariage non? Il y a tellement de choses possibles et en me mettant à jour régulièrement sur l’industrie, ma vision change souvent! Je me pencherai sérieusement sur la question seulement quand j’aurai une bague au doigt ;-) ! Ce que je sais par contre, c’est que je veux avant tout que mon amoureux, moi et mes invités ayons énormément de plaisir ! Je ne tiens pas à en faire trop pour épater la galerie, j’ai envie de miser sur une expérience mémorable !

5) La chose la plus inusitée ou surprenante que tu as vécu ou dont tu as entendu parler concernant le mariage ?

Une mariée qui avait une perruque (coiffure longue) pour sa cérémonie…et l’a enlevée (coiffure courte) à sa réception pour avoir un look de soirée.

6) Un message pour les futurs mariés du Québec?

Ouf ! J’aurais beaucoup de choses à dire ! Pour moi le plus important par contre c’est de ne jamais oublier que c’est VOTRE mariage ! Écoutez-vous et surtout ne laissez pas les autres prendre de décisions pour vous.

 

En terminant j’ai demandé à Lory conseil pour tous ces gens qui souhaiteraient faire carrière dans ce métier et elle m’a répondu :

Dans mon cas j’ai un DEC en Communications et un Certificat en Administration. Cependant, il n’y a pas de parcours typique pour les gens qui désirent travailler en événementiel. Certains ont un ‘background’ administratif, d’autres en communications et pour certains pas d’études! Mon conseil est donc; faites des stages ! Ça vous permettra d’avoir de l’expérience tout en vous faisant des contacts. C’est de cette façon que j’ai commencé!

 

Pour rejoindre Lory Zéphyr : Appelez-la au 514-995-4311 ou écrivez-la à lory.zephyr@videotron.ca

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Vous pouvez également la lire sur le blogue de Marie-Anick Boisvert

 

Jessie

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Les chansonnettes Françaises

Les Plus Belles Chansons Francaises- http://www.elit-bg.com

VERSION AUDIO

Mon amour pour les chansonnettes françaises, les Michèle Torr et les Michel Sardou, me vient de ma mère et de sa petite sœur, ma tante. Les samedis matin, alors qu’elles s’adonnaient aux différentes tâches ménagères, chaque mur de la maison vibrait des échos de ces chansonnettes qui jouaient un peu trop fort de notre radio-cassette. Elles connaissaient chaque couplet, chaque refrain, chaque note et chaque respire de ces chansons qu’elles avaient appris par cœur, en Haïti. Je réalise que pour elles, ces chansons représentaient l’équivalent de ces romans d’amour que plus jeune j’aimais tant lire. Des chansonnettes dont les mélodies et les paroles racontaient de douces histoires d’amour. Je réalise que le temps d’une chanson ma mère et ma tante retombaient dans leurs souvenirs d’adolescences, où naïves elles espéraient aussi être atteintes de la maladie d’amour.

Emmené-moi danser ce soir, joue contre joue nous chantait ma mère en tournoyant balai à la main, alors que nous la regardions faire en mangeant nos céréales, certains samedis matin.

La vie c’est plus marrant, c’est moins désespérant en chantant, nous fredonnait ma tante, certains dimanches matin en nous tournant des œufs.

Les chansonnettes françaises me replongent dans plusieurs de mes beaux souvenirs d’enfance. Du ménage avec ma mère, aux fins de semaine passée chez ma tante à jouer inépuisablement avec ma soeur et mes cousines.

Quelques classiques :

Emène-moi danser de Michèle Torr

En chantant de Michel Sardou

Cette fille c’était moi de Michèle Torr

La maladie d’amour de Michel Sardou

La bohème de Charles Aznavour

Une femme amoureuse de Mireille Mathieu

L’Amour en Héritage de Nana Mouskouri

Jessie

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Racines Crépues

Il est de plus en plus courant d’entendre parler de jeunes femmes noires qui ont décidé de tirer leur révérence aux tresses, aux greffes, aux perruques et à la permanente. Désirant reprendre le contrôle de leur chevelure, elles ont décidé de faire le serment de rester naturel. Récemment, je suis tombée sur le blogue de Nel, une charmante jeune femme, qui a pris elle aussi la décision, il y a plusieurs mois de cela, de retourner au naturel et de documenter son aventure. Sur son blogue, Racines Crépues, elle partage avec ses lecteurs, ses démarches, découvertes, expériences ainsi que ses progrès. Pour toutes les femmes, à la couette crépue,  vivant au Québec, ce blogue est un «must read». Vous y trouverez de précieux conseils, beaucoup d’information et d’honnêtes opinions sur divers produits qu’elle teste sur ses cheveux.

 

Un Mot de Nel

«Mon blogue, Racines Crépues, est ma façon à moi de raconter comment je prends soin de mes cheveux, comment je me débrouille, quelles sont mes inspirations pour le faire, où je trouve mes produits et surtout partager mon expérience avec mes consœurs québécoises. Aux États-Unis ainsi qu’en France, il existe une multitude de blogues sur le sujet, mais pas vraiment ici au Québec. Si j’avais des conseils à donner aux femmes qui désirent retourner au naturel, premièrement je leur demanderai quelles sont les raisons  pour lesquelles elles souhaitent s’embarquer dans une telle aventure. Je leur dirai que pour bien tenir la route pendant le processus de bien cibler leurs besoins dès le départ et de savoir  de quelle manière elles vont s’y prendre. Ensuite je leur dirai qu’il est très important qu’elles soient ‘attentive’ à leurs cheveux et apprennent à connaître leur texture petit à petit. Afin de ne pas trop se décourager je leur dirai de prendre connaissance du réseau Nappy qui s’est construit et qui prend de l’ampleur depuis ces quelques dernières années. Elles pourront y trouver de bons conseils et réponses à leurs questions.»

 

Venez découvrir son blogue : Racines Crépues

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Jessie

jessieblog@live.ca

Sortie 67

 

Sortez vos calendriers et vos agendas et prenez soin d’y inscrire en grosses lettres rouges à la case du 5 novembre 2010, Sortie 67. Sortie 67 est un long métrage Québécois, portant sur l’univers des gangs de rue de Montréal, réalisé par le réalisateur Haïtien Jephté Bastien. J’anticipe tout particulièrement la sortie de ce film, car le phénomène des gangs de rue est un sujet qui me *touche énormément, mais aussi car depuis fort longtemps je souhaite voir un film Québécois dont les communautés culturelles y sont représentées. Dans Sortie 67, la majorité des acteurs sont noirs et je crois que la venue de ce film peut paver le chemin pour plusieurs autres. Il y a tellement de talents aux Québec et je trouve cela carrément insupportable qu’ils ne sont pas représentés. Je tiens à dire un gros merci à la Sodec et Telefilm Canada pour avoir cru en ce projet. J’aime bien hâte de voir ce film et je vous encourage aussi à aller le voir en salle dès sa sortie.

Synopsis : Sortie 67 raconte l’histoire de Ronald Paquet, un jeune métis qui a grandi dans le quartier St-Michel. À l’âge de 8 ans, il est témoin du meurtre violent de sa mère par son père. Durant les 15 années que passera son père derrière les barreaux, son seul désir sera de venger sa mère. Violence, drogue, gangs de rue : Ronald, que l’on surnomme dès lors Jecko, baigne malgré lui dans le milieu criminel, dans l’attente de sa rédemption. -(Extrait de l’article Sortie 67 en plein tournage de Judith Plamondon, vidéoreporter http:bit.ly/dyS7SE)

Visionnez la bande-d’annonce du Film sur YouTube

Pour en savoir plus sur le réalisateur: Jephté Bastien

Suivez Sortie 67 sur Twitter et Facebook


*Il y a quelque mois de cela j’ai écrit un billet sur les gangs de rue et je souhaite  vous le faire découvrir si vous ne l’aviez pas déjà lu :

Photo : Jacques Nadeau

Gangs de Rue

En tant qu’haïtienne de Montréal, je suis confrontée à la réalité d’une image qui salit gâche et méprise le travail de mes ancêtres. Une réalité qui se moque de tous les efforts que ces pionniers ont faits pour être traités avec égalité et respect. Le phénomène des Gangs de Rue est un phénomène honteux qui tâche la réputation de chaque haïtien de Montréal,

Souvent j’entends des québécois dirent avoir une peur bleue de ces gens qui font la terreur dans les métros ou dans certains quartiers où la population d’immigrante est élevée. Ce qu’ils ne savent peut-être pas c’est que plusieurs d’entre nous ont aussi très peur de ces gens. Une peur, une honte, un mépris, une tristesse envers ceux qui ne réalisent peut-être pas à quel point leurs agissements blessent toutes les générations haïtiennes de Montréal.

De la peur pour notre propre sécurité et celle de nos proches. La communauté noire de Montréal a perdue plusieurs de ses jeunes, qui se retrouvaient par une malchance incroyable à la mauvaise place au mauvais moment. Qui n’a pas entendu parlé de Wagner Thermidor? Un jeune étudiant haïtien, de 28 ans, qui a été abattu par une balle perdue pendant une célébration de la Saint-Jean Baptiste en 2008. Ou encore d’Andrew Hunte ce jeune noir de 22 ans qui à lui aussi été enlevé de ce monde trop tôt par la seule chose gratuite que nous offre ces gangs de rue, la violence?

De la honte, car nous savons très bien que ces gens n’ont aucunement appris tous ces crimes à la maison. Toute personne qui a été élevé dans une famille haïtienne sait ce qu’est une éducation stricte. Nous sommes constamment rappelés que  nos parents sont arrivés au Québec dans le but d’avoir un bon avenir et d’élever des enfants qui auront de meilleures opportunités qu’eux. La sévérité avec laquelle ils nous ont éduqués était et est encore étroitement liée à leur dévotion, amour et désir de nous voir exceller. Aucun d’entre eux, même dans leurs cauchemars les plus pires, ne pensaient un jour voir leurs enfants tomber dans un univers de crime, de violence, de meurtres, qu’est celui des gangs de rues. Mon cœur est en peine  pour ces parents haïtiens, car malgré tous ce qu’ils ont fait, le comportement de leurs enfants est une véritable gifle au visage, un manque de respect absolu, une moquerie cruelle et une attaque personnelle envers eux et leurs efforts. J’ai honte quand j’entends parler de leurs actes dans les médias. J’ai honte que notre nom est terni par leurs actions. Je n’ai pas honte de mon pays  ni de mes origines, mais j’ai honte qu’ils sont pratiquement directement reliés au phénomène de gangs de rue. Je sais très bien qu’il n’y a pas seulement que des Haïtiens dans ces gangs, mais c’est bien d’eux qu’on entend parler le plus souvent.

Du mépris, car ils ruinent sans aucune honte notre image qui est déjà bien malgré elle plus ou moins acceptée dans une société où le racisme existe encore. J’ai la rage au cœur lorsque j’entends les histoires de mes cousins, amis, frères et camarades de classe, qui ne sont aucunement associés à cet univers. Ils décrivent des situations injustes où ils se sont retrouvés simplement parce qu’ils ‘’ressemblent’’ à un membre de gang de rue. Je les méprise car ils nous font du mal. Ils crachent sur notre histoire, sur nos ancêtres, sur notre évolution. Je les méprise, car ils brisent des vies, déchirent des familles, violent des enfances, terrorise des quartiers. Je les méprise, mais en même temps je désire pouvoir les aider, pouvoir les sortir de la rue, pouvoir les sortir de ce troue dont le seul fond est la mort. Je veux entendre de plus en plus de vrais témoignages d’anciens membres de gang de rue comme celui d’Ali Nestor Charles, qui a changé de vie après avoir quitté un gang ou encore d’Emmanuel Lafontant qui à un témoigne touchant sur la façon que l’amour de Dieu à changé sa vie.

Beaucoup de tristesse parce que veut ou veut pas ces gens sont nos jeunes, notre peuple, nos enfants, nos familles, nos amis. Ces gens sont humains malgré leurs actions et ces gens ont besoin d’être aidés. Ces gens sont autant des enfants de Dieu que nous, qui ne sont pas dans un gang. Ces gens sont aimés de quelqu’un et à leurs morts des cries vont être entendus, des larmes vont couler, des pincements de cœurs vont être ressentis.

Bien que se soit un sujet délicat, nous sommes tous d’accord pour dire que les choses doivent changer. Les gangs doivent disparaître. Des âmes doivent être sauvées.

 

Mouvement Wagner Thermidor:

http://www.lemwt.org

http://www.lemwt.blogspot.com

http://www.facebook.com/home.php?#!/group.php?gid=110571585995&ref=mf

Jessie

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Speed dating

Hier soir pour la toute première fois de mon existence, j’ai participé à un évènement de speed dating ou si vous préférez de rencontres expresses. La semaine dernière alors que je naviguais sur Facebook, je suis tombée sur la page qui annonçait cet évènement et jeune femme célibataire en quête de nouvelles expériences que je suis, je me suis “inscrite”. Accompagnée d’une de mes copines célibataires,  je suis arrivée au Phillips louange au Centre-ville de Montréal, nerveuse, anxieuse et en maudissant l’idée “géniale” que j’avais eu de participer à un tel évènement alors que j’étais très, très bien chez moi. Il est important que je  mentionne que ma nervosité était strictement reliée au sentiment d’inconnu, à ma grande timidité et aussi au fait que je craignais n’avoir rien d’intéressant à dire. Malgré le fait que je n’avais aucune attente, par peur d’être déçue, je ne pouvais m’empêcher d’être un peu, beaucoup stressée. Comme je suis encore en vie pour vous relater mon expérience, vous pouvez en déduire que j’ai survécu. Malgré quelques petits inconvénients (manque de ponctualité et autres) la soirée s’est relativement bien déroulée. Pour une première (et possiblement une dernière) expérience je ne peux trop me plaindre. Pour ceux qui comme moi n’ont pas trop d’attente, le concept d’une rencontre expresse et très bien. Elle permet de rencontrer plusieurs gens qui ont un intérêt commun et de discuter pendant un court laps de temps. Hier soirée, (un peu comme dans la vie) le nombre de candidate dépassait largement le nombre de candidat. Les femmes toutes âgées dans la vingtaine et la trentaine étaient belles et magnifiquement soignées. Les hommes, à part quelques exceptions, s’étaient eux aussi mis sur leur trente et un. Grâce à un jeu de bingo humain, qui a permis de briser la glace, j’étais beaucoup plus détendue. Les règles de la soirée étaient que les rancards ne devaient durer que cinq minutes et que c’était les hommes qui devaient se déplacer. Nous étions tous munis d’une fiche où nous devions accorder une cote à côté des noms des célibataires. À la fin de la soirée les fiches devaient être remises à l’organisatrice, qui allait s’occuper de contacter les ‘’matchs’’.

À quelques reprises, j’ai trouvé que les cinq minutes étaient trop courts, mais dans d’autres cas les cinq minutes étaient beaucoup trop longs. Je n’ai pas rencontré l’âme-sœur hier soir, mais je suis contente d’avoir vécue cette expérience hors du commun. Si vous êtes célibataires, je vous encourage même de tenter votre chance et d’essayer se genre d’activité. Ma copine qui était aussi nouvelle au speed dating, m’a confié qu’après réflexion elle préférait ce genre de rencontres qu’aux rencontres par Internet. Il est trop facile de mentir sur ses apparences et d’inventer un tas de baratins sur le net, tandis qu’en personne (bien que les gens peuvent mentir), il est plus facile de saisir l’essence d’une personne, même en quelques minutes.

Anecdotes de la soirée :

–À ma question pourquoi es-tu ici ce soir, un des célibataires m’a dit : «Je suis ici pour accompagner un de mes amis. Pour moi les femmes sont des distractions et en ce moment je n’en n’ai pas besoin. Ma carrière est importante pour moi et donc je ne veux pas être distrait par une femme.» (SUIVANTTTT)

–Un des célibataires qui pouvait être facilement mon père ne m’a pas laissé la chance de placer un mot. Il s’est mis à me faire la morale sur l’importance de participer à ce genre d’activités afin de trouver un homme et a continuer en me  fessant un discours désagréable et homophobe.  (C’était les 5 minutes les plus longues de ma vie.)

Pour des informations sur le prochain: Speed Dating

 

Jessie

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Remèdes Haïtiens

Alors que mon ventre me reproche mes récents choix alimentaires; que ma tête se met à jouer un instrument de percussion me causant des maux qu’aucun mot ne peut décrire; que mon nez rivalise avec celui de Rudolph et que ma gorge s’apprête à prendre en feu, je pleurniche à ma mammie que je ne me sens pas bien. Aussitôt, elle prend charge de la situation, sort ses chaudrons et ses marmites, ses légumes, ses feuilles et commence la danse d’une mère déterminée à soulager son bébé de chacun de ses bobos. Elle transforme la cuisine en clinique médicale où les maux sont soulagés avec bouillons, thés et autres. Elle me prépare un menu qui est constitué strictement de remèdes Haïtiens efficaces et datant de siècles passés. Pour soulager ma gorge et freiner la grippe qui s’infiltre dans mon estomac, elle me donne deux cuillerées d’un sirop aux oignons avec sucre et citron ainsi qu’une tasse de thé Asorossi. Avec des goûts assez forts pour réveiller un mort et l’achever tout de suite après, je prends soin de me pincer le nez avant d’avaler d’un trait mes deux entrées. Pour me donner de la force et bien sûre pour me remplir le vendre de meilleurs nutriments, elle me donne un bol de bouillon avec légumes, pois, viandes et sans oublier mes préférés, des boys! Pour le dessert j’ai le droit à un massage vigoureux avec l’huile masketi chaud dans le cou, la nuque et le dos. Quelques heures plus tard je me sens incroyablement mieux. Oubliez les médicaments et les «drogues» rien ne bat les remèdes Haïtiens.

Jessie

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Je suis découragée…

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Comment ne pas perdre la raison lorsqu’on réalise que rien ne fonctionne jamais. J’ai l’impression que chacunes des portes que je tente d’ouvrir se referment en claquant dans mon nez. J’ai beau me trouver, belle, bonne et capable, mais il y a toujours quelqu’un ou quelque chose pour me faire croire le contraire. Tous ces gens qui réussissent dans la vie crient haut et fort qu’il faut rêver, croire en ses rêves et qu’ils vont inévitablement se réaliser. Pourtant je rêve! Pourtant je travaille fort! Pourtant j’essaie! Mais à chaque fois j’échoue ou je me fais dire non. Je sais que la vie n’est pas facile et qu’en réalité le nombre de fois que je tombe ne compte pas tant et aussi longtemps que je me relève, mais (parce qu’il y a toujours un mais) j’en peux plus. Dans un univers où seuls les grands noms gagnent où qui tu connais et non ce que tu connais t’aide où le manque d’expérience ne te mène nul part, je n’arrive plus à me motiver. Je suis à court d’idée, de parole et de chant pour m’encourager. Sans m’apitoyer sur mon sort, car je suis très consciente que j’ai beaucoup trop comparativement à des millions de gens sur cette planète qui n’ont rien, je suis juste un peu  à bout de souffle. Avez-vous des conseils? Avez des idées? Avez-vous des recettes? Pouvez-vous m’aider à remontrer la pente, car en ce moment je déboule. J’ai l’impression que Teri Moise chante ma réalité dans sa chanson Les Pages. Est-ce vrai que les filles comme moi ne sont jamais choisies?

 

 

 

Jessie

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Créations Vanessa

 

 

Création Vanessa- Photo Alain Mercier

 

Quelle femme n’aime pas s’accessoiriser un peu, avec de beaux bijoux, afin de rehausser son look? Dernièrement, j’ai eu le plaisir de rencontrer une talentueuse jeune femme, qui a su utiliser son talent et sa créativité pour commencer ses propres collections de bijoux de fantaisie. Vanessa Soukar, présidente et fondatrice de Créations Vanessa, confectionne pour les femmes et les hommes, de magnifiques bijoux de qualité.

 

Création Vanessa- Photo Alain Mercier

 

Inspirée par tout ce qui l’entoure, elle crée de fabuleuses pièces, telles que des colliers, bracelets, bagues et boucles d’oreilles. Très habile avec ses dix doigts, innovatrice et bricoleuse elle a l’œil pour agencer les différentes couleurs et matériaux, afin d’offrir à ses clients toute une gamme d’accessoires originaux. En plus de son talent pour la création de bijoux, Vanessa est aussi planificatrice d’évènements et vend également des accessoires de décoration, des souvenirs pour mariage, baptême, baby shower et autres.

Un Mot de Vanessa :

 

Créations Vanessa

 

«Je me considère comme étant une personne créative qui adore bricoler et cuisiner. J’aime beaucoup les œuvres d’arts, surtout les arts Haïtiens. Une de mes plus grandes joies c’est d’être capable de faire ce que j’aime avec ma petite princesse de deux ans à mes côtés. L’année prochaine je compte offrir des cours d’artisanat et de dance pour les enfants.»

Venez découvrir ses créations à : www.creationsvanessa.com

Vous pouvez commander ses créations sur son Site Internet ainsi que sur Facebook.

 

 

 

 

 

 

 

Jessie

jessieblog@live.ca

Mon complexe d’enfance

Aussi triste que cela peut être lorsque j’étais enfant, je n’acceptais pas toujours la couleur de ma peau. Sans complètement la renier, il m’arrivait souvent de rêvasser que j’étais différente. Je voulais avoir le teint plus clair ou encore être blanche. Je croyais qu’un teint pâle était synonyme de beauté et que c’était le critère par excellence de l’élégance. Cette attitude n’était aucunement une sorte de racisme contre ma propre race, mais c’était plutôt en lien avec le fait qu’au Québec il n’y avait pas de Julie Masse, ni de Mitsou noires. Il n’y avait pas de belles chanteuses, actrices ou encore animatrices, noires québécoises connues à qui je pouvais m’identifier. Il n’y avait pas d’émissions conçues pour les personnes de couleurs. Il était presqu’impossible de trouver quelqu’un ressemblant à nous dans les médias québécois. Être noir ou de couleur n’était pas nécessairement valorisé. Ce désir de vouloir être pâle ne me permettait pas de m’accepter complètement, même que je ne me considérais pas comme étant une belle personne. L’image qui m’était projetée de la beauté ne me ressemblait pas ou très peu. Il y avait bien sûr les grandes chanteuses noires américaines que j’admirais, mais elles n’étaient pas Québécoises. Elles ne vivaient pas dans ma réalité et ne parlaient pas ma langue.

J’ai grandi dans les années 80 et 90 et maintenant en 2010, je remarque avec beaucoup de tristesse et désolation que la situation n’a pas évoluée depuis. Il n’y a qu’une très faible poignée de gens dans les médias qui sont issues des communautés culturelles. Comment se fait-il qu’une bonne partie de la population d’une province n’est aucunement représentée. Comment se fait-il qu’ils ne cessent constamment de nous rappeler que nous sommes des minorités visibles alors qu’en réalité, nous sommes très peu visibles dans plusieurs aspects. Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve cela lamentable.

Aujourd’hui je vous assure que je suis fière comme un paon de ma couleur. Je ne changerai ni de race, ni de culture pour tout l’or du monde. J’aime ma couleur café plus que tout, mais je ne peux m’empêcher d’espérer qu’il y a un peu plus de diversité à la télé.

Jessie

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Viv Ayiti: Les Journées de la Culture

http://www.journeesdelaculture.qc.ca

Vous vous demandez quoi faire en fin de semaine? Je vous propose de faire un voyage guidé dans la culture artistique d’Haïti. Cette année, la manifestation pan-québécoise, Les Journées de la culture, vous offre l’opportunité de faire un parcours des arts Haïtiens. Ce merveilleux parcours éveillera vos cinq sens avec des présentations théâtrales et musicales; des ateliers et expositions de photographies et de designs de mode; des démonstrations de danse; une visite au Marché pour découvrir des produits Haïtiens et plusieurs autres activités palpitantes, qui vous feront apprendre encore plus sur la culture Haïtienne. Je vous incite donc à venir y faire un tour pour de belles rencontres et découvertes et ce tout à fait gratuitement.

Parcours des arts Haïtiens: du samedi 25 au dimanche 26 septembre 2010

Un service de navette sera disponible à toutes les 15 minutes entre huit sites.

Pour plus d’information venez consulter le site internet: Les Journées de la Culture

 

Jessie

jessieblog@live.ca

Festival International du Film Balck de Montréal

Du 22 septembre au 3 octobre se déroule la 6ième édition du Festival International du Film Black de Montréal (FIFBM), une présentation de la Fondation Fabienne Colas, en collaboration avec Global Montréal.  Avec plus d’une centaine de projections cinématographiques venant de vingt-cinq pays à travers le monde, le festival est un « must see» de l’automne 2010. Ayant comme mission de vous faire découvrir de vrais bijoux du cinéma Noir, le festival est en quelque sorte une porte ouverte qui vous permettra d’y voir certains aspects de la réalité des communautés Noires à travers le monde.

Je vous encourage plus que tout à venir y faire un tour, afin de participer à un évènement formidable, qui vous donnera la chance de visionner d’excellents films, qui pour la plupart ne seront pas projetés dans les grandes salles de cinéma. Cette année le FIFBM est rempli de films touchants qui vous ferons pleurer à chaudes larmes face à l’injustice et aux crimes perpétrés contre les enfants, les hommes et les femmes;  de documentaires hommages à Nelson Mandela qui relatent des faits marquants de sa vie; de moyens et courts métrages portant sur divers sujets tels que l’amour, la mort, les tabous et autres; de plusieurs autres magnifiques œuvres où tous y trouveront à leur goût.

Pour consulter le site officiel du FIFBM : 6ième Édition du Festival International du Film Black de Montréal

Pour consulter la grille horaire des 128 films : Grille Horaire complète des films

Pour les informations générales : Info Festival 2010

Pour des informations sur la Fondation Fabienne Colas

Bon Festival!

Jessie

jessieblog@live.ca

Made In Montreal de Jane Doe

Depuis ma venue dans l’univers du blogue, j’ai eu le merveilleux plaisir de découvrir d’autres bloggeurs et bloggeuses Haïtiens et Haïtiennes. Captivants,  intéressants et déterminés, ces bloggeurs nous partagent leur passion en nous permettant de rentrer dans leur univers. Ils nous informent et parfois ils nous instruisent sur divers sujets qui les font vibrer. Afin de les motiver à continuer leur travail remarquable et à les démontrer ma grande appréciation pour ce qu’ils font, je souhaite leur rendre hommage. À chaque mois je vous dévoilerai un ou deux blogues de ces jeunes talentueux qui font partie de ma liste (sans ordre précis) de mes lectures Internet préférées.

La première bloggeuse donc j’aimerai vous parler se nomme Jane Doe. Elle se décrit comme étant une amoureuse de la mode, une Fashionista en formation qui a un amour profond pour Montréal, Miami et Haïti. Passionnée par la culture et la musique Haïtienne, elle se dit ambassadrice. Dans son blogue, Made In Montreal, brillamment écrit en français et en anglais, Jane Doe nous fait découvrir à travers ses yeux et ses mots certains aspects de la mode, les merveilles et les happenings de la ville de Montréal. Elle prend aussi soin d’inclure un peu de ses racines en parlant de sa communauté chérie, la communauté Haïtienne. En la lisant, vous apprendrez à mieux la connaître tout en découvrant ses passions, ses intérêts et ses coups de cœurs. Ses billets intéressants et faciles à lire sont souvent accompagnés de belles photos et vidéos qui alimentent ses textes. La lire c’est de partir à la découverte, de faire de nouvelles expériences, mais c’est surtout de la suivre dans son aventure.

©Mel's Vision- http://janedoe514.tumblr.com-

1) Venez découvrir son blogue: Made In Montreal

2) Suivez la sur Twitter : @Soyjanedoe

3) Faites comme elle et signez La Charte Québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée : http://bit.ly/a8b6z5

 

 

 

 

 

 

 

Jessie

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Le rêve de mon père

Si je vous parlais du plus grand rêve de mon père, je ne vous parlerai pas de fortune, de notoriété, ni de pouvoir. Je ne vous dresserai pas un portrait d’une vie parfait avec une immense maison à trois étages, ornée de clôtures blanches. Si je vous parlais du plus grand rêve de mon père, je vous parlerai de son pays natal, Haïti. Je vous dirai que dans le début des années 70, il avait quitté Haïti, heureux de commencer une nouvelle vie, mais profondément triste de laisser derrière fiancée, parents et amis. Je vous dirai que plusieurs années plus tard, bien établi au Québec avec un bon travail, sa femme et ses trois enfants, Haïti restait toujours dans son cœur. Éperdument amoureux de la Perle des Antilles, mon père souhaitait pouvoir y retourner un jour afin de construire une maison et y passer ses vieux jours. Contrairement à ces autres qui ne parlaient d’Haïti qu’avec dédain et mépris, il comptait les jours de son retour. Il s’imaginait bien installer dans sa cour à siroter du Barbancourt, oubliant le goût amer des hivers. Il se mourrait de se retrouver parmi les siens, à parler sa langue et à replonger dans sa culture. Il se voyait revisiter tous ces chemins qu’il avait empruntés durant son enfance. Il voulait pouvoir utiliser ce qu’il avait appris pendant son absence, au pays étranger, pour aider et améliorer son pays bien-aimé. Inutile de continuer, car je sens que vous avez très bien saisi que le plus grand rêve de mon Papi chéri était de retourner en Haïti.

Jessie

jessieblog@live.ca

Ma Réponse à: «Les Femmes Noires sont trop compliquées!»

http://club.doctissimo.fr/

Si j’entends encore une autre fois : «Vous les femmes noires vous êtes bien trop compliquées»,  je vous jure que je vais hurler. Prenez votre courage à deux mains et dites-nous la vérité. Si c’est une question de préférence soyez francs, car il n’y a aucun mal à être attiré par toutes ces belles femmes des autres nationalités. Si c’est une question d’orgueil et qu’en réalité vous craignez nous approcher par peur d’être rejeté ou méprisé, pour l’amour assumez. Si on me donnait un Ferrero Rocher toutes les fois que j’entends ce cliché, je ne pourrais plus me déplacer. Pour moi l’emploi de cette phrase est un signe de lâcheté de la part de ces hommes Noirs qui sont trop fiers et qui veulent absolument éviter de blesser leur ego. Si vous n’êtes pas disposés à relever quelques défis, ne vous en prenez pas à nous. Vous nous dites compliquées, mais je crois que vous oubliez à quel point ce n’est pas facile de se retrouver dans nos souliers.  Vous êtes vous déjà arrêtés quelque instant, pour penser à cette situation de notre point de vue? N’avez-vous jamais pensé que notre carapace a peut-être été montée à cause de vous? Les temps sont dur économiquement, mais amoureusement parlant aussi. Les hommes sérieux se font rares et bien souvent ceux qui restent et bien,  ils laissent à désirer. Pardonnez-moi ma dureté, mais c’est si vexant d’entendre ces propos comme si c’était une raison ou encore une explication pourquoi tant de femmes noires sont encore célibataires. Ne pensez-vous pas que notre attitude est un mur de protection qui peut être facilement détruit si vous nous séduiriez correctement? Je traduis notre attitude comme de la méfiance, une tactique que nous avons  adopté afin de rester sur nos gardes pour évider d’éventuels cœurs brisés. Faites le tour de ces femmes, elles vous donneront leurs témoignages qui vous décrieront comment et combien de fois elles sont tombées dans la trappe d’un tombeur qui a fini par leur arracher le cœur.

Jessie

jessieblog@live.ca

Je ne t’oublie pas

http://www.hamiltonearthquakerelief.ca

Sept mois plus tard, Haïti, je ne t’oublie pas. D’où je suis, je pense constamment à toi. D’où  je suis, je vois tes larmes. D’où je suis, j’entends tous ces dires à ton égard. J’entends tes cries, tes gémissements, tes pleurs. Je ressens tes peines et même tes douleurs. Haïti, je ne t’oublie pas. Mois après mois je continue à penser à toi. Je pense à toi même quand les médias commencent à se ficher de toi. Je pense à toi même quand certaines personnes de la diaspora ne veulent plus rien savoir de toi. Haïti, tu ne me croiras peut-être pas,  mais je t’aime plus qu’autrefois. Tes malheurs ne m’intimident pas, car j’ai confiance en toi et je sais que tu te relèveras.

Jessie

jessieblog@live.ca

L’exposition: SEMENCES

Lorsqu’il s’agit d’assister à des évènements qui représentent les talents de jeunes artistes Haïtiens et Haïtiennes, je n’hésite jamais d’y aller faire un tour.  Samedi, j’ai eu le plaisir de visiter  l’exposition  SEMENCES présentée par le groupe Re :aksyon au Eastern Bloc situé au 7240 rue Clark à  Montréal.  Se déroulant sur trois jours, l’exposition mettait en vedette Eric Lafalaise, Yamilhey Tingué, Koralie Deetjen-Woodward, Olivier Richard, Stéphane Rabel, Pascal Durosier ainsi que Joelle Boncy.  En fessant le tour des œuvres j’ai étais émerveillée et très fière du grand talent de ses jeunes artistes Haïtiens.  Ils ont su illustrer ce qu’Haïti représente pour eux à travers leur art, que se soit en photographies, peintures, sculptures, musique et autres.

©Tous droits réservés par thewritersays

Mes coups de cœur de la soirée furent les magnifiques mosaïques photographiques d’Olivier Richard ainsi que la performance de Koralie Deetjen-Woodward.  À partir de plusieurs magnifiques photos réduites prisent durant ses séjours en Haïti, Olivier a créé de belles grandes mosaïques représentant des scènes de la vie en Haïti avant et après le séisme. Pour sa par, Koralie m’a franchement bouleversée et émue par sa performance décrivant les émotions qu’elle a ressenti le 12 janvier 2010. Son déchirement, son inquiétude, sa rage et frustration, son impuissance, face à cette catastrophe qui n’a laissé personne indifférent.  Un grand bravo au groupe Re: aksyon ainsi qu’à tout le monde qui a participé à l’exposition, j’espère pouvoir assister à d’autres expositions très bientôt.

Jessie

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Mes chansons Haïtiennes préférées (1er partie)

Nous avons tous des chansons qui ont marqué notre vie d’une façon ou du notre. Des chansons qui nous transportent loin dans le passé et nous rappellent des moments spécifiques de notre existence. Des chansons qui nous font revivrent certaines émotions qui s’étaient enfouis et endormis au plus profond de notre être. Pour moi certaines chansons sont semblables à des albums de photos, des journaux intimes ou encore des boîtes à souvenirs, me rappelant des moments parfois doux et parfois amers de ma tendre jeunesse. Telle qu’une machine à voyager dans le temps certaines chansons me font naviguer dans mes jadis. Comme je le décrivais dans mon billet intitulé Le Kompas, j’aime très particulièrement la musique Haïtienne et donc je décide de partager avec vous quelques djazz qui ont bercé mon enfance et qui font défiler une multitudes de souvenirs dans ma tête toutes les fois que je les entends.

1- Ma Rose de Zin

La chanson Ma rose du groupe Zin est comme une belle sérénade, composée de magnifiques paroles, accompagnée de la voix douce et sensuelle du chanteur Alan Cavé. Toute petite je ne me lassais de chanter et de rechanter sans cesse cette chanson. Aucuns DJ’s de l’époque ne pouvaient se permettre de ne pas la jouer lors des fêtes, baptêmes, mariages et autres. Une fois qu’elle retentissait dans les haut-parleurs, les «grandmounes» ralentissaient leur cadence pour ainsi suivre le doux rythme de Ma Rose.

Ma Rose : http://bit.ly/9AyjeR

Paroles : http://bit.ly/cB8yRS

2-Sensualité de Black Parent

Sensualité est la preuve que presque toutes les chansons Haïtiennes ne se démodent jamais. Aussi populaire de nos jours qu’elle l’était autrefois, cette chanson est connue de tous les Haïtiens.

Sensualité : http://bit.ly/dCzmTm

Paroles : http://www.belmizik.com/lyrics.php/3

 

 

 

 

 

 

 

3-Haïti Chérie de Jacques Sauveur Jean

Comme je le mentionne dans mon billet intitulé Fierté avec un grand H, Jacques Sauveur Jean chante la fierté d’Haïti dans sa chanson Haïti Chérie. Il fredonne l’hymne d’un pays formidable qui est cruellement manqué et regretté par tous ceux qui l’ont quitté. Un pays qui ne laisse personne indifférent et qui déborde de richesses et de merveilles. Il décrit l’amour vrai et inébranlable pour Haïti, la Perle des Antilles. Cette chanson me fait frissonner et me fait rêver d’Haïti tous les fois que je l’entends. La belle voix de Jackito se marient avec ses parole prenante créant ainsi un duo tout simplement magnifique.

Haïtie Chérie : http://bit.ly/adiKqO

Paroles :http://www.salonoriental.dk/?p=2364

 

4- Peyi Mwen Cheri de Émeline Michel

Bien peu de gens peuvent chanter Haïti comme le fait si bien Émeline Michel. Sa passion et son amour véritable pour son pays transparaissent dans sa voix et dans les belles paroles de cette magnifique mélodie. Une des meilleures chanteuses Haïtienne de tous les temps, vous ne pouvez tout simplement pas passer à côté de ses nombreux hits, si vous voulez vraiment connaître les bijoux de la musique Haïtienne.

Peyi Mwen Cheri: http://bit.ly/aNXzyh

5-Relax de Ti-Kabzy

Relax, un vrai classique de la musique Haïtienne est une chansons qui incite tous ceux qui l’écoutent de se laisser aller et de profiter des bons moments de la vie. Cette chanson me rappelle tout particulièrement  une ancienne amie et tous les millions de faux qui que nous partagions un après-midi dans l’autobus.

Chanson: http://bit.ly/9pEexi

6- Sensation (Bidi, Bidi, Bam, Bam) de T-Vice

Sensation est un autre incontournable de la musique Haïtienne. Son rythme emballant sera vous faire balancer les reins de gauche à droite. Cette chanson me rappelle la radio Haïtienne les samedi matins, les BBQs en famille et mes nombreuses chasses aux ballons avec cousins et amis pendant les festivités.

Chanson: http://bit.ly/bPmCmx

À suivre…

 

Jessie

jessieblog@live.ca

Bingo Night Montréal

Il n’y a rien de plus magnifique que d’être en présence d’une personne qui est véritablement passionnée par ce qu’elle fait. Samedi le 24 juillet dernier, j’ai eu la chance de voir à l’œuvre un homme passionné par ce qu’il fait et éperdument amoureux de sa culture et de son pays. Ce fut un honneur pour moi de finalement voir, Kakosito  lors de la deuxième édition du Bingo Night à Montréal. Le concept du Bingo Night est tout simplement génial; cartes et boules de bingo, DJ, musique, danse, concours, défis, prix et beaucoup de rires «Haitian Style». Animé par l’incroyable Kako, la soirée qui avait bizarrement commencée s’est,  selon moi, très bien déroulée. Malgré certains inconvénients Kako a su animer la soirée avec brio. Son étonnante sérénité ainsi que son habilité et aisance avec le public furent remarquables. Tout en gardant en tête mon pays d’amour, je me suis bien amusée.  Fière de ce que les Haïtiens peuvent accomplir lorsqu’ils s’y mettent, j’ai confiance que Bingo Night va prendre de l’ampleur à Montréal et aussi partout où il y a des Haïtiens. Bravo et Merci pour cette belle soirée à Kako et son équipe ainsi qu’à tous les commandites.

Pour en savoir plus sur Bingo Night: Visiter la page Facebook

Pour suivre Kako: sur Twitter

Jessie

jessieblog@live.ca

Pourquoi je blogue…

Il y a plusieurs mois de cela je m’étais donnée comme but de faire de plus ample connaissance avec mon pays d’origine. D’apprendre à le connaître d’une façon moins superficielle et beaucoup plus profonde. À cheval entre deux cultures il est facile de perdre son identité ou d’ignorer qui on est vraiment. Ce désir de mieux connaître Haïti a donné naissance à ma page Haiti sur Facebook en janvier 2009 et à la toute récente naissance de ce blog. Mes recherches, lectures et discussions, m’ont fait réaliser qu’Haïti est semblable à un jardin rempli de trésor inestimable. Je vis une véritable histoire d’amour avec ce pays, mon pays. Il me passionne, m’inspire et me rend fière. Malgré le poids lourd qu’Haïti porte sur ses épaules et l’image ternie par les médias qui ne font que souligner ses mauvais cotés, j’aime Haïti plus que tout. La communauté Haïtienne est l’une des plus grandes communautés ethnique à Montréal et en tant que membre de cette communauté je voulais vous la faire découvrir. Il y a plein d’idées préconçus et de préjugés sur nous et c’est important pour moi de nous présenter sous un autre angle, un meilleur angle. Je ne suis ni avocate ni représentante des Haïtiens, je suis simplement une jeune femme amoureuse de ses racines, passionnée de son pays et émerveillée par sa culture.

Je veux partager avec vous mes découvertes et en même temps je veux apprendre de vous. N’hésitez pas de me contacter par email: jessieblog@live.ca ou sur Twitter.

Merci à vous mes lecteurs, de me lire ainsi et de me suivre dans cette grande aventure.

Jessie

Jessieblog@live.ca

Lecture Haïtienne

Découvrir Haïti c’est de découvrir sa culture, son histoire, son peuple, ses arts, mais c’est aussi de découvrir sa littérature. Il y a  de grands auteurs Haïtiens qui par leurs magnifiques plumes, ont su  percer le marcher et captiver l’attention de plusieurs lecteurs. Passionnée par la lecture, je voulais partager avec vous quelques titres à découvrir de quelques auteurs Haïtiens.

Mwen damou pou Vava

Il y a quelques mois de cela, alors que je m’étais résolue à améliorer mon créole lu, je me suis procurée ce petit trésor. Écrit par Dany Lafrerrière, Mwen damou pou Vava est un livre pour enfant qui raconte l’histoire de Vyezo, un petit garçon de Petit-Goave qui est éperdument amoureux de Vava. Illustré de magnifiques images colorées, ce petit livre sera charmer les grands comme les petits. Son histoire touchante vous accrochera un sourire aux lèvres jusqu’à la dernière page.

La récolte douce  des larmes

La récolte douce des larmes est le deuxième roman de l’auteure Haïtienne-Américaine, Edwidge Danticat. Il relate des faits historiques du massacre des Haïtiens, en  République Dominicaine, en 1937, à travers l’histoire fictif d’Amabelle, une jeune servante Haïtienne. Servante de l’épouse d’un colonel de l’armée dominicaine, désespérée par la mauvaise condition des Haïtiens en République, elle décide de s’enfuir. En route vers Haïti, Amabelle souhaite être libre et d’être avec Sébastien, un jeune coupeur de canne à sucre, donc elle est amoureuse. Rempli d’aventure,  d’infortune et de tournant, le périple jusqu’en Haïti est ardu. Cette quête du bonheur et de l’amour est si bien écrite que vous allez être touché par l’histoire d’un peuple malmené. Ce récit vous permettra de faire un voyage en Haïti en plein cœur de la culture Haïtienne, sans avoir à vous déplacer.

Hadriana dans tous mes rêves

Hadriana dans tous mes rêves est un chef d’œuvre du grand poète et écrivains René Depestre. Il raconte l’histoire de Hadriana, la plus belle femme de Jacmel, qui durant sa cérémonie de mariage, s’effondre et meurt, ou presque, à l’autel au moment de dire oui, je le veux. Alors qu’elle est kidnappée par un papillon et transformée en zombie, dehors les festivités du carnaval d’Haïti prend place. Ce récit fantastique, tiré de l’imaginaire de l’auteur met en vedette la culture Haïtienne ainsi que des chants, contes, légendes et bien sur le vaudou.

Les Fantasmes de Sophie

Les fantasmes de Sophie est l’œuvre de Jessica Fièvre, surnommée l’une des romancières haïtiennes les plus prolifiques de son époque. Débordant de suspense et d’émotions ce roman raconte l’histoire de Sophie, une belle femme intelligente, curieuse, mais  instable et un peu désespérée. Alors que le rouge s’installera sur vos joues en lisant ce récit érotique à fond historique vous allez être captivé par toute une série d’évènement qui vous tiendra en haleine.

Voici une petite liste de roman à découvrir d’auteurs Haïtiens : http://www.facebook.com/home.php?#!/album.php?aid=75217&id=34480781927

Je vous invite aussi à m’envoyer les titres de romans que vous avez aimés.

Jessie

jessieblog@live.ca

Des gags sur les Haïtiens

Étant l’une des plus grandes communautés ethniques à Montréal, il est bien normal qu’on se moque un peu de nous. À travers les années, plusieurs humoristes d’ici et même d’ailleurs, se sont  servis de certaines caractéristiques haïtiennes pour faire rire leur public. Ayant un très grand sens de l’humour le peuple Haïtien sait très bien rire de ces gags qui leurs font honneurs, surtout lorsqu’ils sont de très bon goût. De nos attitudes, à notre façon de parler, les humoristes ne se gênent pas de nous imiter. C’est parce qu’ils nous aiment, qu’ils nous taquinent  nous  dit-on. Voici trois gags des humoristes Sugar Sammy  Rachid Badouri ainsi que Eddy King,  sur les Haïtiens.

Jessie

jessieblog@live.ca

Équipe nationale haïtienne de hockey

Rachid Badouri

Eddy King- Haitians

Célibataires Haïtien(ne)s de Montréal

Bonjour à tous,

Ce présent est pour vous dire que sur Facebook, j’ai créé une page pour tous les Haïtiens et toutes les Haïtiennes de Montréal (et des environs) qui sont célibataires et qui se cherchent sérieusement l’amour. Cette page ne sera pas comme un simple site de rencontre, mais plutôt un endroit pour établir des liens d’amitié et qui sait peut-être même d’amour. Nous avons une des plus grandes communautés au Québec et je suis convaincue que nous gagnerons à apprendre à nous connaître. Je vous invite donc à devenir membre de cette page pour ainsi rencontrer de nouvelles personnes, partager vos opinions et participer aux discussions.

Au plaisir de vous retrouver sur la page Célibataires Haïtien(ne)s de Montréal.

Sincèrement,

Jessie

Jessieblog@live.ca


Page Facebook:  Célibataires Haïtien(ne)s de Montréal

Haïtiens Recherchés: http://lapetitehaiti.wordpress.com/2010/03/13/haitiens-recherches/

Aux Femmes Noires Complexées 2e partie

by Larry "Poncho" Brown

L’autre jour, j’ai fait une petite blague sur la couleur de la peau d’une de mes copines. Alors qu’elle baisse les yeux et regarde la table sa meilleure amie me fait part de son complexe. «Sa couleur de peau la gêne me dit elle». Surprise,  je regarde celle que je venais de blesser involontairement et je tente du mieux que je peux de la rassurer. Alors qu’elle me regarde dans les yeux je vois le même regard que j’ai trop souvent surpris dans mes yeux et je réalise que malgré mes mots et mes sourires sa vision d’elle-même ne changera pas. Ses convictions sur sa personne et son apparence sont si solidement ancrées en elle qu’elle ne réalise pas la sincérité de mes paroles. Elle pensa sûrement qu’embarrassée de l’avoir froissée je tentais de revenir sur mes paroles en lui lançant deux, trois compliments pour me faire pardonner, alors que ce n’était vraiment pas le cas. En regardant ma copine qui est vêtue d’une belle couleur de peau pâle et dorée, je pense à toutes celles qui seraient prêtes à faire n’importe quoi pour être comment elle. Je penses à tous ces femmes noires foncées qui jour après jour s’empoisonnent la peau de produits blanchissants afin d’être plus pâle, plus blanche, plus «belle». Je pense à toutes mes sœurs de couleur qui haïssent  la couleur du beau vêtement qu’elles portent car naïves elles ont cru aux bobards de la société et de ses stupides critères de beauté. J’ai mal pour toutes celles qui souffrent en regardant leur reflet dans le miroir, car selon moi elles sont si belles. Je veux hurler quand j’entends cette question d’être trop pâle ou trop foncé.  Pour moi une des beautés et merveilles de mon peuple est justement qu’il est comme un cercle chromatique, comme un arc-en-ciel de couleur où on peut y voir une multitude de variations et de tonalités de noir. Mes sœurs ne portez pas votre noir avec mépris, car il vous va si bien. Pensez à nos ancêtres opprimés qui se sont battus pour sauver leur peau, pour sauver notre peau. Bien plus qu’une simple couleur, le noir est notre héritage. Il récite aux autres notre histoire et leur explique notre culture. Il nous décrit comme des êtres uniques. Mesdames et vous aussi messieurs, portez votre noir avec fierté et dignité en oubliant tous ces dire et ces faux critères de beauté, car notre couleur est notre force et notre véritable beauté.

À JGA

Ce qui m’épate chez toi c’est ta capacité d’illuminer une pièce, même quand tu n’es pas là. Tes amies parlent de toi avec tant d’estime et d’amour que je ne peux m’empêcher de t’envier. Si tu pouvais te voir à travers mes yeux, tu ne te reconnaîtrais pas. J’ai su voir ta beauté extérieure et intérieure. Tu n’es pas que jolie, tu es gentille et aimable. Un peu timide, tu es naïve et innocente et c’est exactement ce qui fait ton charme. Les gens chuchotent de beaux mots à ton endroit quand tu rentres dans une pièce. Ce n’est pas que moi qui le dis, tu es belle comme tu es avec la couleur de peau que tu as. Si un jour tu l’oublies appelle-moi je n’hésiterai pas de te le rappeler encore et encore une fois.


Aux femmes noires complexées 1er partie:

http://lapetitehaiti.wordpress.com/2010/04/19/aux-femmes-noires-complexees/

Jessie

jessieblog@live.ca

 

 

L’esclavage

Peut-être vais-je vous paraître un peu dramatique, mais quand le temps était venu de parler de l’esclavage dans mes cours d’histoire au secondaire, je voulais mourir. Je voulais me faire toute petite, rentrer dans un trou et y sortir seulement une fois le chapitre terminé. Je DÉTESTAIS parler de l’esclavage. Non pas, parce que je voulais nier le passé ou encore parce que j’avais honte de mes ancêtres, absolument pas. Je détestais parler de l’esclavage à cause de l’attention soudaine que les élèves ainsi que les professeurs m’apportaient. Dans la plupart de mes cours, j’ai souvent été la seule personne de couleur et lorsque le chapitre sur l’esclavage débutait, je ne pouvais m’empêcher de me sentir visée. Je me sentais visée par une vague de fausse sympathie, où les gens me regardaient avec pitié et compassion, comme si moi-même j’avais été esclave. Cela m’embêtait grandement lorsque les professeurs me questionnaient ou encore me citaient en exemple, portant ainsi toute l’attention de la classe sur moi. C’est durant ces moments là, alors qu’une ribambelle de yeux était rivée sur moi que je priais tous les saints pour une délivrance, un miracle ou que la terre affamée s’ouvre afin de m’engloutir. J’avais chaud, j’avais froid, j’étais embarrassée et très mal à l’aise. Au milieu de tous les élèves j’avais l’impression de porter le lourd fardeau du temps de l’esclavage sur mes épaules. J’avais impression qu’ils s’attendaient de moi une quelconque réaction, montrant  ma peine et ma frustration face aux crimes que mes ancêtres avaient subis.

Comprenant très bien qu’il était important d’enseigner cette partie de l’histoire aux élèves, je ne pouvais tout de même pas m’empêcher d’être contrariée. Pour la plupart des élèves, l’esclavage était quelque chose des années lointaines, un chapitre de l’histoire, une injustice parmi tant d’autres, mais pas pour moi. Pour moi c’était et c’est encore bien plus que ça. Pour moi l’esclavage, est telle qu’une ancienne blessure ou une laide cicatrice qui ne guérira jamais. Je ne dis pas cela pour que vous me preniez pour une rancunière, qui est incapable de pardonner les erreurs humaines du passé. Je dis cela à cause des mauvaises répercussions que cette époque à encore sur mes aujourd’huis. Je dis cela pour tous les moments où je ne me sens pas la bienvenue dans mon propre pays natal. Je dis cela à cause du monsieur X qui m’a un jour dit en plein nez : «Toi, tu es noire, à ta place je n’aimerai pas ça» ou de madame Y qui m’a un jour traité de négresse (que je hais ce mot). Je dis cela et continuerai à le dire tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas trouvé un remède au racisme, cette maladie qui en 2010 affecte encore trop de gens. Pour moi l’esclavage est une épouvantable réalité qui a très souvent hanté mes nuits. Plus jeune, alors que j’entendais les histoires d’esclaves vendus et battus, j’étais fondamentalement traumatisée et apeurée. Je ne comprenais pas pourquoi ils nous s’en voulaient autant. Ces gens, mes gens étaient  sauvagement maltraités à cause de leur couleur de peau et je n’arrivais pas à trouver une explication logique, puisque c’est Dieu qui nous a fait ainsi. L’esclavage me perturbait tellement que j’en faisais des cauchemars la nuit. Souvent je rêvais que les Blancs se révoltent contre tous les Noirs du Québec et que nous retombions dans l’esclavage. Je rêvais que les forces de l’ordre débarquaient chez moi et qu’ils nous emportaient dans des camps où nous étions torturés.

C’était est avec profonde tristesse et rage que je regardais tous ces films sur l’esclaves. Le cœur gros, la gorge serrée, le ventre noué, je m’imaginais que c’était ma famille ainsi que mes amis qui étaient traités ainsi. Traités comme des terroristes, comme de meurtriers, comme des sauvages, alors que notre seule faute était de ne pas ressembler à ce qu’ils considéraient la norme.  L’esclavage est et restera un sujet qui me trouble énormément. Je ne pourrais jamais rester indifférente à la souffrance que ces gens, mes gens ont cruellement été victime, malgré tous ces années passées.

Jessie

jessieblog@live.ca

Le Kompas

Daddy's girl ©

Mon amour pour le kompas,  me vient de mon père. Mon père qui avait un amour inconditionnel pour la musique haïtienne, s’était créé un studio de musique dans notre sous-sol. Tables tournantes, haut-parleurs  fabriqués de ses mains, plusieurs appareilles pour la musique ainsi que des centaines de 45 tours, il était un vrai DJ. Ses amis le surnommaient Maestro. Presque à Chaque week-end, il faisait jouer sa musique dans la maison ou pour des gens dans des mariages, fêtes, baptêmes et autres, à Montréal comme à New York. Plus que des chansons en créole, le kompas est pour moi quelque chose  de sacré. Il me rappel mon père, qui m’a été enlevé trop rapidement. Il me rappel les plus beaux moments de ma jeunesse. Les moments où toute la famille était réunie. Il me rappelle les festivités où après des succulents mets typiquement Haïtiens, on tassait les chaises et les tables pour laisser place à la danse. Il me rappel la joie que j’éprouvais lorsque je regardais mes parents joue contre joue se laisser emporter par la musique. Il me rappel la chasse aux ballons que moi et mes cousins entreprenions, les bouches pleines de bonbons. Il me rappel les millions de faux-rires que nous avions lorsque entre cousins nous imitions les «grandmounes» sur la piste de danse. Comme une partie de moi, le kompas me rappel mon enfance, mais aussi ma culture et mes origines. Si je pouvais le faire, je remercierai mon père de l’avoir partagé avec moi, car chaque mélodie, chaque parole et chaque couplet de mes chansons préférées me rappellent d’où je viens et me remplissent d’une immense fierté pour mon peuple, pour mon pays, pour mes souches.

Papi, sache qu’à chaque fois que j’écoute du kompas, je me sens près de toi. J’entends ton rire, je me rappel de ton parfum, de ton manteau en cuir et des paquets de gommes chickets, que tu avais tout le temps dans tes poches. Je me souviens des dimanches après-midi, où tous les murs de la maison vibraient de la musique qui sortaient de tes haut-parleurs.  Tu me manques Papi.

Jessie

Jessieblog@live.ca

Té noir ou quoi?

J’ai honte de toi. Alors que tu es né avec une si belle couleur de peau, tu ne l’utilises seulement lorsqu’elle joue en ta faveur. Devant les médias tu décris ton intérieur tel que la couleur de la neige, alors que ton extérieur est comme la nuit. Tu dis ne pas être capable de t’identifier à nous, mais lorsqu’une catastrophe se produit tu deviens l’expert, l’exemple, le porte-parole. Il n’y avait pas si longtemps que cela tu nous reniais, maintenant tu nous ressembles. Hypocrite, tu veux devenir un de nous, tu changes tes actions, tes paroles et même ton accent. J’ai honte pour toi parce que malgré ta crise d’identité les autres te voir quand même comme un étranger. Tu peux camoufler qui tu es en rajoutant des «sté», et des «pis», des ouin et des «la» mais ta couleur de peau te trahit. J’ai honte de toi. Tu te dis noir quand ça peut te rapporter des profits et des prix, mais la plupart du temps ton sentiment envers ta couleur n’est que dédain et mépris. J’ai honte de toi.

Laurie Cooper Art

Face réality:

http://www.artisanartsonline.com/popup_image.php/pID/1411/image/0

Jessie

jessieblog@live.ca

Funérailles

by Ellis Wilson

NB: J’ai beaucoup hésité avant de publier ce texte. En écrivant ces paragraphes je ne pouvais m’empêcher d’avoir de mixtes  émotions face à ce  sujet. Je ne voulais pas paraître pour une personne snob ou insensible car je ne le suis aucunement. Face à la mort je suis complètement hors de moi. Plus sensible qu’une feuille de soie je suis la première à verser des larmes même pour les personnes que je ne connais pas. Je voulais simplement mettre l’emphase sur  le comportement exagéré de certaine personne pendant les funérailles, mais en écrivant ce texte je réalise que ce n’est pas mon droit de le faire.  Après mûres réflexions et plusieurs recherches j’ai décidé d’ajouter un petit mot à la fin de mon texte original.

Texte Original

Lorsque j’aurai pris mon dernier souffle et que mes yeux se fermeront à tout jamais, je souhaite que la célébration de ma mort se fait dans la paix. Pour avoir été dans plusieurs enterrements Haïtiens et pour avoir été complément traumatisé par le comportement de certaines personnes lors de ces évènements tragiques, je prie pour un enterrement paisible. Je ne souhaite ni cri, ni folie, ni panique, ni chute, ni scandale, je ne souhaite que de humbles au revoirs dignes de la personne que j’étais. Pour avoir perdue des êtres qui m’étaient aussi chers que la prunelle de mes yeux, je comprends la peine qui nous envahit. Je me rappelle très bien de la douleur causée par la disparition soudaine d’un être aimé, mais je ne saurais tolérer des actes exagérés de personnes qui me connaissaient à peine.

Si vous avez déjà assisté à des funérailles Haïtiens, vous savez exactement de quoi je parle. Pour moi les actes trop dramatiques de ces quelques personnes gâchent en quelque sorte les funérailles. Ils traumatisent plusieurs et assombrissent davantage cette triste célébration. Je me souviens, il y a quelques années de cela, alors que je pleurais un disparu, une madame s’est violemment jetée sur le cercueil le fessant ainsi basculer légèrement. En regardant cette scène avec horreur,  j’avais la rage dans le cœur contre cette femme qui n’avait pas vraiment connu le disparu. Ma mère me dit souvent que c’est coutume. Un jour elle m’a raconté l’histoire de gens en Haïti qui avaient été payé une petite somme de gourde en échange de cris, de pleurs et de gémissements pendant des funérailles. Je sais très bien que je n’ai pas à taire la douleur des gens et qu’en réalité ils peuvent se comporter comme bon leur semble, mais je ne peux m’empêcher de penser aux défunts. Je crois que l’attention qu’on porte à ceux qui hurlent hystériquement devrait plutôt être tournée vers la personne qui nous a quitté. Sachant très bien que chaque personne a sa propre façon d’exprimer sa peine je crois tout de même qu’il y a bien souvent de la dramatisation dans le comportement de certaines personnes pendant les funérailles. Je ne peux m’empêcher d’être mal à l’aise face aux gens qui implorent qu’ont les jettent eux aussi dans la fosse avec le mort ou ceux qui se roulent parterre en criant. Je ne peux m’empêcher de souhaiter que quand viendra le jour où je devrais être amenée à mon dernier repos que cela se fait en toute sérénité.

Mon ajout après un certain recule :

En fessant quelques recherches je suis tombée sur cet article de journal paru en 2006. Cet article traitait sur la mort atroce de Farah Natacha Dessources en Haïti. En lisant l’histoire ainsi que les commentaires des gens sur sa fin tragique je ne pu m’empêcher de verser quelques larmes et de m’imaginer l’insupportable douleur que ses proches ont du ressentir pendant ces moments difficiles. Je réalise que si j’avais assisté à ses funérailles j’aurai probablement  eu envie moi aussi de crier, car la cruauté que Farah Natacha à subit est digne de hurlement et de cris. Je pense à elle, mais aussi à tous ces gens qui sont morts de façon cruelle et injuste. En pensant à eux je comprends pourquoi certaines personnes ressentent le besoin de s’exprimer d’une façon ou d’une autre pendant les funérailles et mon but n’était pas de les juger ni de les réprimander. Je ne me donnerai jamais le droit de taire la tristesse des gens. Je réalise l’important des funérailles dans la communauté Haïtienne. Au delà de leurs significations, chez les Haïtiens, les funérailles sont plus que de simples funérailles. En plus d’être des moments de recueillement ainsi que des occasions de rendre hommage aux défunts, ils sont aussi des évènements rassembleurs où familles lointaines et amitiés perdues se retrouvent. Ce sont des moments marquants qui permettent aux gens de se reconnecter et de discuter du passé. Un Haïtien ne reste pas indifférent à la mort d’un autre Haïtien, même s’il ne le connaissait pas. Puisque le monde est petit dans notre communauté nous savons très bien qu’un de nos proches peut connaître directement ou indirectement le ou la disparu(e). En réfléchissant bien à ce que j’aie écrit plus haut, je souhaite plutôt que mes funérailles soient dignes de la personne que j’étais, mais aussi de la façon que j’ai quitté la terre.

Farah Natacha Dessources http://www.haiti-observateur.net/pdfs/12062006.pdf

Jessie

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Hommage au drapeau Haïtien

AFP: Jonathan Daniel/Getty Images

Aujourd’hui, 18 mai 2010, c’est la Fête du drapeau Haïtien. Pour cette occasion, je voulais écrire ces quelques lignes en l’honneur de notre drapeau chéri.

Symbole de grande fierté et de liberté le drapeau Haïtien est pour moi le plus beau drapeau au monde. De part ses couleurs, ses détails et son magnifique slogan, il représente l’histoire d’un peuple courageux, qui ne se laisse jamais abattre malgré les intempéries de la vie. Il m’épate, m’époustoufle et me remplit de fierté à chaque fois que je le vois. Il me rappelle mes ancêtres, ma culture, mes origines, mon peuple, mon pays, il me rappelle qui je suis et d’où je viens. Il m’enseigne son récit, ses faits, ses légendes, ses anecdotes. Il me véhicule de belles valeurs, mais surtout il me cite une phrase qui est devenue la devise d’Haïti; L’union fait la force.  Tatoué à  jamais dans mon cœur, je tiens à te dire cher drapeau que je t’aime.

Jessie

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Qu’est-ce que l’amour?

Photo by Heather Garland

Croyez-vous à l’âme sœur? À cet être qu’on dit qui est fait pour vous et que pour vous? Un être qui malgré vos défauts et vos imperfections va vous aimer malgré tout? Un être qui deviendra votre douce moitié et qui restera votre tendre amour même pendant les jours lourds, très lourds? Lorsque j’étais plus jeune, ma compréhension de l’amour été basé sur ce que je lisais dans les romans et ce que je voyais au cinéma. J’avais la tête remplie de fausses idéologies qui à travers les années m’ont durement blessées. Les romans me parlaient d’un amour parfait, sans mensonge, ni défaut, sans tromperie, ni méchanceté et j’y croyais. Un beau jour j’ai remontré mademoiselle la réalité. Sans tact et sans retenue elle m’a fait comprendre que l’amour écrit sur les pages ainsi que l’amour sur le grand écran n’était qu’un comédien, un personnage, qui jouait un rôle sortant de l’imaginaire de quelqu’un.  J’ai fini par croire que l’amour était comme les saisons; certaine fois il nous prend au dépourvue, comme l’hiver, il nous fait voir de toutes les couleurs comme l’automne, il nous rempli de gaîté comme le printemps, mais est de trop courte durée comme l’été. J’étais persuadée qu’il y avait un moment déclencheur qui annoncerait l’approche inévitable de la fin de l’amour. Je croyais que comme les yogourts l’amour avait une date d’expiration et que même si on voulait s’y accrocher le plus longtemps  possible il allait finir par se gâter. Dans ma tête le verbe aimer au présent se conjuguais ainsi : Je t’aime, tu m’aimes, tu me blesses, je te blesse, on se laisse. Amère, j’étais le résultat d’une personne qui avait cru à l’amour d’Harlequin. Bien heureusement avec le temps ma perception de l’amour a changé. J’ai finalement compris que oui l’amour est imparfait, comme les êtres qui la pratiquent. J’ai appris que l’amour n’est pas superficiel, esthétique ou plastique. L’amour est honnête, patient, tolérant. Je ne saurai dire si je crois en l’âme sœur ou au coup de foudre, tout ce que je sais c’est qu’après ces quelques années de célibat, j’ai hâte d’y goûté encore une fois.

Version Audio

Jessie

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Hommage aux infirmières Haïtiennes

Cette année la semaine des infirmières se déroule du 9 au 15 mai et je tenais absolument à la souligner. Bien que je ne connais pas les statistiques je sais qu’il y a un très grand nombre d’infirmières Haïtiennes au Québec. C’est bien connu ce métier attire tellement les Haïtiennes que c’est presque rendu un cliché. Nombreuses sont celles qui affirment que d’être infirmière c’est d’assurer son avenir, surtout en tant que minorité visible au Québec. J’estime beaucoup les infirmières et donc je voulais absolument vous dire un grand merci pour tous ce que vous faites. Je vous honore et je vous admire pour votre excellent travail. Pour avoir plusieurs infirmières dans ma famille, je sais à quel point vos tâches sont primordiales. Vous travaillez très fort durant de longues heures et bien souvent dans des conditions difficiles. Vous travaillez dans un domaine qui ne cessera jamais d’avoir besoin de vous, qui ne se démodera jamais et qui ne fera jamais faillite. Vous consacrez votre vie à prendre soin des autres, à soigner les malades et même à donner la vie et pour cela je vous lève mon chapeau. Je sais très bien qu’une seule semaine est bien peu pour vous partager nos sentiments de reconnaissance, mais sachez je vous apprécie car je ne pourrai jamais marcher dans vos souliers ne serait ce que pour une journée. En cette semaine des infirmières je vous célèbre et vous salue en n’oubliant pas non plus le travail des préposées qui devraient aussi bien avoir une place dans cette célébration.

 

 

 

Jessie

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Hommage aux Mères Haïtiennes

Puisque la fête des mères approche, je ressentais le besoin d’écrire un petit quelque chose sur les mères Haïtiennes.

Collection: Alloy Photography

Aux mères Haïtiennes. Pour avoir moi-même été élevé par une merveilleuse mère Haïtienne, je tiens à vous rentre hommage. À celles qui sont parties d’Haïti à un jeune age, laissant dernier elles parents, famille et amis pour se rendre dans un pays étranger afin de commencer une nouvelle vie et de fonder une famille, je vous salue et vous honore. Votre force, votre courage ainsi que votre détermination sont dignes de mentions. J’espère qu’un jour moi aussi j’hériterai de vos qualités afin d’être à mon tour un mère extraordinaire. Vous êtres des modèles à suivre, des inspirations et des véritables perles des Antilles, qui à chaque jour marquent nos vies. Merci pour l’éducation ainsi que les belles valeurs que vous nous avez véhiculées. Merci pour votre amour inconditionnel, votre grande dévotion ainsi que vos précieux conseils.

Merci pour tous les sacrifices que vous avez faits pour nous, afin de subvenir à nos besoin, en oubliant trop souvent vos propres besoins. Vous êtes des femmes formidables qui méritent tous ce qui a de plus beaux sur terre.

A song for mama: http://www.youtube.com/watch?v=IAh0Tn0B8Gk

Jessie

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Ayiti de Jean Bernard Thomas

Comme une prédiction de ce qu’il allait se passer en Haïti, le 12 janvier 2010 à 16h53, Jean Bernard Thomas chante une chanson qui me fait frissonner à chaque fois que je l’entends. Dans sa chanson Ayiti, il lance un appel à l’aide demandant au peuple de s’unir afin d’aider Haïti à se relever. Avec sa belle voix, il chante le désespoir, la tristesse, la misère d’un pays qui n’arrive plus. Ses paroles sont comme des supplications, des prières, qui implorent un changement pour Haïti. Un changement qui ne sera jamais possible sans l’aide de tous. J’aime cette chanson parce qu’elle me touche et me trouble en même temps. Prenez un instant pour l’écouter et je vous garantis que comme moi, vous allez être émus. Émus parce qu’il chante magnifiquement, mais aussi  parce que ses paroles disent vrais.

Venez la découvrir sur Myspace.

Ayiti : http://www.myspace.com/ayitithomas

Jessie

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Ann Mete Men

Après le séisme en Haïti, plusieurs artistes se sont rassemblés pour lancer des cris de SOS à travers de magnifiques chants, pour venir en aide au peuple Haïtien. Ces chansons qui parlent d’amour, d’espoir et de paix on su me remonter l’esprit et me donner un peu de courage pour traverser cette épreuve difficile. Parmi toutes ces chansons, une d’entre elle m’a vraiment marquée. Incapable de trouver le mot exact pour la décrire, je décide donc de la partager avec vous. Aussi merveilleuse qu’elle soit, je constate avec beaucoup de tristesse le manque de publicité qu’elle reçoit.

Ann Mete Men est le résultat extraordinaire de la collaboration spéciale du groupe Antidote de Montréal, la chanteuse Sylvie Desgroseillers ainsi que Marco Laforest. Je ne saurai me lacer de cette chanson, car à toutes les fois que je l’écoute, ses paroles ainsi que sa mélodie touchent mon cœur, réconfortent mon âme et me remplissent d’espoir. Elle devient mon hymne personnel d’espoir et me donne goût de faire l’impossible pour que Haïti se relève et montre au monde entier pourquoi elle avait été appelée la Perle des Antilles. Je lève mon chapeau à ces artistes ainsi qu’à tous ceux qui ont travaillé sur Ann Mete Men, pour avoir réussi en si peu de temps et avec brio ce si beau morceau.

Venez vous aussi la découvrir :

Ann Mete Men

Antidote:

Facebook: http://www.facebook.com/home.php?#!/pages/Antidote-de-Montreal/19823592776?v=info&ref=ts

Myspace: http://www.myspace.com/antidotedemtl

Sylvie Desgroseillers

Site Internet : http://www.sylviedesgroseilliers.com/

Myspace: http://www.myspace.com/sylviedesgroseilliers

Jessie

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Aux Femmes Noires Complexées

An Ode to Black Women by Larry "Poncho" Brown

J’ai de la peine pour toutes ces femmes noires complexées qui jours après jour se regardent dans le miroir et rejettent ce qu’elles voient. Comme des loupes elles passent ses attraits au peigne fin et critiquent. Des yeux trop petits ou trop bruns aux cheveux trop courts ou trop crépus elles dressent une liste sans manquements ni fautes de ses imperfections. Si seulement elles savaient à quel point elles sont belles. Je serai la pire des hypocrites si je vous dirai que la maladie du complexe ne m’a pas aussi atteinte, mais mon cœur est lourd pour mes sœurs de couleurs qui se sentent emprisonnées dans un corps qui selon elles ne vaut pas grand-chose.

Comment leur dire que les critères de beauté ne sont que faussetés  et que même si la société ne veut que de teints pâles aux tailles fines et aux longs cheveux, cela ne veut pas dire que telle est la vraie beauté. La vraie beauté c’est des gens comme toi et moi qui sommes uniques. Pensez s’y bien. Personne d’autre que nous sur cette terre n’est fait comme nous. Personne d’autre que nos ne possède notre type de peau ni nos cheveux. Bien que parfois similaire, personne d’autre que nous n’a nos origines, nos histoires, nos cultures. Comment leur faire comprendre que notre taille, notre grandeur, notre poids, notre couleur de peau et de yeux, notre longueur et texture de cheveux, nos traits sont des chef-d’œuvres d’un Dieu parfait et talentueux qui nous a peint avec ses plus beaux pinceaux et ses plus belles couleurs.

Comment leur dire que ni la prospérité, ni la chance, ni même l’amour d’un homme ne sera suffisant tant et aussi longtemps qu’elles ne s’aimeront pas d’un amour vrai qui se fichera de leurs apparences. Comment leur faire comprendre que la vie est déjà trop courte et qu’il est grave de gaspiller nos précieuses minutes à vouloir ressembler à d’autres, alors que nos lendemains ne sont même pas certains.

Comment leur dire qu’elles sont belles… malgré tout ?


Jessie

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Occupation Double édition spéciale

Ma mère, fan incontestée de Occupation Double (OD), m’a dit un jour son souhaite de voir une version de OD, pour «immigrants». Amusée par ce qu’elle venait de me dire, j’ai souri en pensant que si nous étions aux États-Unis peut-être, mais pas ici au Québec. La télévision Américaine est débordante d’émissions ou de films conçus par des «immigrants» (Noirs, Latinos, Italiens ou autres), pour les «immigrants», mais ici dans la Belle Province, c’est presque que dis-je c’est tout à fait impossible d’en voir (mise à part les émissions sur Global TV).

Divaguons un peu ! Imaginez une version de Occupation Double où tous les participants seraient des «immigrants». De beaux jeunes gens, éduqués qui seraient eux aussi prêts à rencontrer l’âme sœur. Il y aurait des Haïtiens, des Jamaïcains, des Latinos, des Africains, des Italiens, des Martiniquais, etc. de Montréal et des environs. Comme la version original de OD, il y aurait des voyages et activités de couples, des compétitions et des éliminations. Je ne sais pas pour vous, mais moi juste à y penser ça me rend folle de joie. Je serai la première rivée devant mon écran de télévision à chaque émission à regarder les participants, l’action et bien sûr l’inévitable «drama» . Je suis certaine qu’une émission de la sorte rapporterait d’excellente cote d’écoute.  Au lieu d’un animateur, il pourrait y en avoir deux, un homme  et une femme et lors des soirée festives, il y aurait de la musique comme du Kompas, de la Salsa & Merengue, du R&B,  du Reggea et du Zouk. Pendant les soupers d’éliminations, le chef  pourrait cuisiner des mets typiques des pays d’origines des participants.  Quelle chose formidable cela serait d’avoir un programme où enfin les jeunes minorités du Québec seraient plus visibles et représentés à la télévision.

Jessie

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Gros Dada

Nicole Folkes Art -http://www.nicolefolkes.com/booty.html-

Comme plusieurs autres femmes haïtiennes, je suis née avec ce qu’on appelle un gros dada. L’arc, digne d’une glissoire d’un parc aquatique que forme mon dos est tel que mon derrière de profil ressemble exactement à la moitié d’un ballon de soccer. Partout où je vais il me suit. Comme un wagon attaché à un train, il est toujours le dernier sorti lorsque je passe à travers un cadre de porte. Vous dire qu’il n’est pas mon plus gros complexe serait de vous mentir en plein nez ou plutôt en plein écran. Bien sur, mes fesses sont en quelque sort un héritage Haïtien, qui me donnerait le droit d’obtenir une plaque certifiée ; Authentique Dada Haïtien depuis 1984, mais en vérité si je pouvais le vendre sur Ebay, je le ferai volontiers. Ceux qui ne me comprennent pas vont me dire que je devrais en être fière, d’autre vont me trouver ridicule comme ces filles qui demandent constamment ; «Est-ce que mes fesses paraissent grosses dans ce jeans ?» alors qu’un mur de gypse a plus de rondeurs qu’elles.

Je vous avoue que lorsque j’étais plus jeune il était très difficile pour moi de  l’accepter. J’essayais désespérément de le cacher en m’habillant avec des longs chandails ou en prenant soin d’avoir en tout temps à ma taille de gros «cotonwatés». C’est évident que de nos jours, mon style vestimentaire a évolué. J’ai appris que plus que j’essayerai de les cacher, plus elles paraîtront grosses. Et puisque je ne peux réduire leurs tailles à coup de baguette magique, j’essaye tant bien que mal de m’y faire. À moins que j’arrête de manger pendant un an et que mon corps se nourrit du buffet de gras qui s’y loge, elles sont là pour rester ou du moins jusqu’à ce que je tombe enceinte comme dirait ma mère qui me jure que ses fesses se sont barrées après ses grossesses.

Sans vouloir trop dramatiser, mon véritable problème avec mon «bumper» c’est l’effet qu’il a et ce qu’il attire. Je m’explique. À ce stade-ci vous me connaissez  un peu et donc vous savez que je suis très célibataire en ce moment. J’aimerai bien pouvoir rencontrer quelqu’un de sérieux et respectueux, mais comme je le mentionnais dans Haïtiens Recherchés, ce n’est pas évident  et selon moi surtout pas avec un dada comme le mien. Au contraire, je vous entends me dire, mais attendez un peu avant de me dire vos au contraire. Oui en effet plusieurs Haïtiens sont attirés par les rondeurs arrière des filles et c’est correct, mais que me diriez vous si je vous dis que mon postérieur attire plus souvent qu’autrement une attention non désirée? Savez vous à quel point c’est désagréable et dégradant de se promener dans la rue et se faire quasi harceler par de vieux chauffeurs de taxi qui vous disent des indécences alors qu’ils pourraient être vos pères, oncles ou parrains? Ou encore de se faire tirer par la taille dans des fêtes parce que selon eux,  des fesses comme ça sont faites pour «grouiller»? Ou encore de se faire approcher comme si vous n’étiez qu’un morceau de viande?  Des situations comme celles-ci m’arrivent si souvent que lorsqu’un jeune homme m’approche je ne peux m’empêcher d’être bête. Je sais que ce n’est pas le comportement qu’une jeune demoiselle en pleine quête  d’amour devrait adopter, mais comprenez vous à quel point c’est difficile de déterminer les intentions d’un homme qui nous approche lorsqu’on se promène avec une arme fatale telle que  mon popotin ? Encore la, tous ceux qui ne me comprennent pas vont me trouver légèrement cinglé, mais pour moi c’est un véritable problème et je suis certaine qu’il y a d’autres filles qui se sentent comme moi. La réalité est qu’au lieu de vouloir connaître la fille au gros dada, plusieurs de ces hommes ne veulent que connaître le gros dada, laissant ainsi une célibataire endurcie comme moi dans un désespoir total de trouver quelqu’un qui ne veut pas que du physique.

Jessie

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Le Chants d’Espérance

En ce week-end du congé pascal, je voulais prendre le temps de vous souhaiter une joyeuse Pâques, mais aussi de parler d’un livre très particulier. En tant que jeune femme qui a grandit dans une famille chrétienne, j’ai réalisé la force et le pouvoir rassembleur du Chants d’Espérance. Si vous aussi vous avez grandi dans une famille chrétienne ou vous avez fréquenté l’église vous allez comprendre de quoi je parle. Pour moi le Chants d’Espérance, ce recueille de chants chrétiens en français et en créole, signifie l’amour ainsi que la reconnaissance d’un peuple envers le Seigneur Jésus Christ, à travers des chansons. Composé de chants qui nous redonnent espoir pendant les moments difficiles ainsi que de chants de célébration, il est le livre Haïtien le plus connu. Bien que plusieurs de ses chants sont des reprises qui ont été traduits et modifiés, ce livre à sa place bien à elle dans la culture Haïtienne. Quelle que soit l’occasion; mariages, funérailles, baptêmes, messes ou autres, certains chants du Chants d’Espérance peuvent presque toujours être entendus lors de ses cérémonies.

Ses hymnes restent dans les cœurs de ceux qui ont appris à les chanter et ne les quittent jamais. J’ai toujours été étonné de voir à quel point les Haïtiens connaissaient, les chants du Chants d’Espérance et que même si certaines paroles leurs échappent, ils reconnaissaient les airs et chantonnes les refrains. Le Chants d’Espérance m’amène un certain réconfort et me rappelle de bons moments aux écoles du dimanche ainsi qu’aux différentes églises que j’ai fréquentées à travers les années. Souvent je me surprends à fredonner des aires de chants tirés du Chants d’Espérance comme le fessait ma grand-mère, alors qu’elle faisait la cuisine ou le ménage.

Quelques Chants:

Quel Repos Céleste (Souvent chanté pendant des enterrements) : http://louange.org/html/index.php?name=News&file=article&sid=57&theme=Printer

Dieu Tout Puissant : http://paysciel.iquebec.com/dieutp.html

À toi la gloire : http://www.hymntime.com/tch/non/foreign.htm?fr/toigloir.htm

Une nacelle en silence: http://www.guadadvent.org/cantiques-388.html

Jessie

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Sika

Alors qu’elle embarque sur scène, le public se tait. Tranquillement elle s’installe. Elle prend sa guitare, s’assit sur le banc, se tourne vers le clavieriste et lui fait un léger signe de tête. Enfin prête, elle s’adresse au public. Amicale, elle s’engage dans une petite conversation de courtoisie. Comique, elle en fait rire quelques uns. Alors qu’elle commence ses premières notes, quelque chose d’extraordinaire se produit. Vous savez ce sentiment qui nous envahit la première fois qu’on entend une chanson qui de par ses paroles et sa mélodie vient directement nous chercher ? Qui nous touche, nous paralyse, nous donne des frissons jusqu’à la dernière note. Une chanson qui nous fait perdre la notion du temps ainsi que les pourquois et les comments et nous emporte loin, très loin. Vous savez cette sensation que l’on ressent lorsque les vibrations des cordes vocales d’un chanteur ou d’une chanteuse font échos dans nos tympans et rejoignent chaque battement de notre cœur ? Et que pour un instant cette sensation est si douce, si bonne qu’on ne voudrait quelle s’arrête jamais. Et bien se fut ainsi que je me suis sentie la toute première fois que j’ai assisté à une performance de Sika. Sa musique m’émeut, me touche, m’inspire. Sur scène elle m’entraîne dans son univers, son monde, sa bulle et c’est vraiment bien là bas.

Venez la découvrir

Genre: Neo-soul/ Folk/Ambient

Myspace : www.myspace.com/sicamuzic

YouTube: http://www.youtube.com/sicamuzic#p/u/5/kUmhjJY17I8

Pour écouter des extraits de l’album Colour Your Walls  : wwww.coloursandsound.com

L’album est disponible sur Itunes et au Archambault du Centre-Ville de Montréal.

Jessie

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Le Suicide

Collection: Alloy Photography -http://www.veer.com/products/AYP0774625_Girl-lying-down-with-pills-

Il y a plusieurs mois de cela j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps pour une jeune disparue que je ne connaissais pas. Alors que je naviguais sur Facebook, je suis tombée sur un groupe dédié à la mémoire d’une jeune Haïtienne. Souffrante d’une profonde dépression secrète, elle s’était enlevée la vie, laissant derrière elle parents et amis attristés et déchirés par son geste incompréhensible. En lisant les témoignages de sa famille et de ses amis et en regardant les photos et la vidéo publiées dans le groupe, je n’ai su retenir mes larmes. Triste, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi. Ses proches la décrivaient comme une belle jeune fille, drôle et souriante qui remplissait leurs vies de bonheur et de joie. Bien que je ne la connaissais pas sa mort m’affectait et me troublait. Irrationnellement, je me sentais coupable. Je regrettais de ne pas l’avoir connue et de n’avoir pu rien faire pour l’aider. Elle était si jolie. Quelques mois plus tard j’entendis parler d’un jeune Haïtien qui lui aussi avait décidé de mettre fin à ses jours. Nouvellement marié, il était un père de famille, un fils, un frère, un ami. Ses proches, atterrés par  sa mort,  n’avaient jamais cru qu’un jour il allait poser ce geste fatal.

Le suicide est tellement tabou dans la communauté Haïtienne. J’entends souvent les «granmounes» parler et dire qu’ils n’avaient jamais vraiment connu ce phénomène en Haïti. Ils ne comprennent pas pourquoi un jeune peut en arriver là. En comparant leur vie à la nôtre, ils sont convaincus que seuls eux peuvent connaître une vraie souffrance. Que savent-ils de la vraie vie, disent-ils des jeunes Haïtiens, nous avons connu la misère, nous savons c’est quoi travailler dure et  faire des grands sacrifices. Connaissant bien la mentalité Haïtienne par fois trop arriérée, je n’arrive pas à m’imaginer comment un jeune haïtien suicidaire pourrait  essayer d’approcher ses parents avec sa détresse. Je tremble en passant à leur réaction.

Sans vouloir les blâmer, ni les réprimander, je crois que certains parents Haïtiens se doivent d’essayer de comprendre davantage leurs enfants. Ils ne doivent pas banaliser leurs problèmes. Selon moi il n’y a rien de pire qu’un enfant incapable de communiquer ses peines à ses parents par peur d’être jugé. D’un autre côté,  suicidaires ou pas je remarque que plusieurs jeunes Haïtien(ne)s ne sont pas capables de verbaliser leurs chagrins, frustrations et douleurs. Lorsque confrontés, ils se frustrent ou s’emportent. Ils se renferment encore plus, gardant pour eux ce qui les perturbent. Bien souvent en voyant leur comportement ou leurs sautes d’humeur les parents les réprimandes, ce qui renfonce le jeune encore plus. Si j’avais été capable de dire à mes parents : «Mammie, Papi, non je ne fais pas du «malhonete», j’ai juste beaucoup de peine en ce moment à cause de ce qui s’est passé à l’école aujourd’hui. Si vous me laissez bouder pendant un instant ou relaxer en regardant la télé je vous promets que je vais aller lire, faire mes devoirs et ensuite je vais aller au lit», et que si mes parents avaient bien compris le message, j’aurai évité plusieurs conflits. Je n’étais aucunement une enfant rebelle, mais je n’avais jamais été encouragé à partager mes sentiments, comme je n’avais jamais appris à leur dire je t’aime.

Le suicide est un sujet qui me touche particulièrement. Bien que impossible, je souhaiterai pouvoir aider tous ceux qui ont des pensées suicidaires ou qui sont suicidaires. Il n’y a rien de plus douleur que de perdre un ami ou un proche de cette façon. Bien que les signes ne sont pas toujours évident, je vous encourage à être attentifs aux gens qui vous entours.

Besoin d’aide? Ne tardez pas:

Tel Jeunes :

1-800-263-2266

http://teljeunes.com/informe-toi/suicide

Suicide Action Montréal :

514-723-4000

http://www.suicideactionmontreal.org/

Centres de Prévention du Suicide dans la région de Québec et Montréal:

http://www.suicideinfo.ca/csp/go.aspx?tabid=88

 

Jessie

jessieblog@live.ca

Haïtiens Recherchés

Je suis follement jalouse d’une haïtienne que je ne connais pas. Je ne l’ai jamais vu, je n’ai aucune idée à quoi elle ressemble, mais chose certaine; je suis entièrement jalouse d’elle.

Presque à chaque matin et après-midi, je croise un jeune homme haïtien dans l’ascenseur du building où je travaille. Il n’est pas le plus beau sur terre, mais il a un de ces charmes. Jovial comme tout, il prend toujours soin de saluer tout le monde à bord de l’ascenseur. Ses bonjours et ses sourires sont contagieux. Bien qu’il ne faut jamais se fier aux apparences, il me semble si heureux.  Parfois il fredonne des mélodies joyeuses d’autre fois il fait de petits pas de danses sur place. Les matins je me demande si c’est l’amour qu’il porte pour son travail qui le rend si joyeux. Les après-midis je me demande si c’est la fin d’une longue journée de travail qui le remplie de gaieté. Lorsque nous sommes seuls dans le lift, il me jase. Poliment il me demande comment je vais. Fasciné je lui répond: «très bien et vous?» Il ne connaît pas mon nom et je ne connais pas le sien.

Vendredi après-midi dernier, il rentre dans l’ascenseur téléphone cellulaire à l’oreille. Sans le vouloir j’écoute sa conversation. D’un ton amoureux il s’adresse à sa douce en créole. «Bonjour Chérie comment vas-tu ? Comment était ta journée ? Ah c’est bien. J’ai hâte de te voir chérie. Je quitte maintenant. On se voit bientôt. Ok, j’ai hâte. Je t’aime aussi amour. Bye, bye.»Sourire au lèvres, il ferme son téléphone, le met dans sa poche et commence tranquillement à jouer avec la bague qu’il porte fièrement dans son annulaire gauche.

Pour certains, cela peut paraître très banale, mais pour moi ce ne l’est pas. Je ne pouvais m’empêcher de sourire et d’être jalouse de cette fille que je ne connais pas. Sachez que ma jalousie n’est pas reliée à des sentiments que j’éprouve pour ce jeune homme. Non pas du tout. Il me fascine, mais c’est tout. Ma jalousie est un résultat de ces années de célibat qui traînent derrière moi. Heureuse pour celles qui ont su trouvées chausseurs à leurs pieds, je ne peux m’empêcher de les envier. Ces temps-ci, il est si difficile de se trouver un bon haïtien.

Il y a quelques jours de cela, j’ai visionné une vidéo sur la page Facebook d’une de mes copines. Cette vidéo portait sur l’état de «célibat quasi perpétuel» dont se retrouve plusieurs jeunes, belles et intelligentes femmes noires aux États-Unis. On pouvait y voir quatre magnifiques femmes noires éduquées dans leur début trentaine qui discutaient de leur incapacité de trouver  «a good black man». L’une d’entre-elles comparaissait sa situation avec ses amies blanches qui bien souvent étaient déjà mariées vers l’age 24 ans et avaient des enfants pour l’age de 27 ans. Une autre parlait de sa décision de baisser ses attentes afin d’augmenter ses chances de trouver quelqu’un.

Bien que cette vidéo a été tournée aux États-Unis, en la visionnant je ne pouvais m’empêcher de voir certaines similitudes avec ce qui se passe ici à Montréal. Je pense à moi, mais je pense aussi à toutes ces haïtiennes de Montréal qui se retrouvent bien malgré elles dans la même situation. Je me demande sérieusement où se trouvent ces bons haïtiens. Sont-ils tous en voie d’extinction? Ou encore se retrouvent-ils tous sur une île desserte quelque part à attendre que l’ont les retrouves. Si c’est le cas, qui m’aime me suive, car je pars à l’aventure. Comme mentionné dans la vidéo si on éliminait ceux qui sont mariés, en couple interracial, ceux qui sont en prison, ceux qui n’ont pas fini leurs études secondaires, il n’y en reste bien peu.

Certains disent de nous, les haïtiennes, que nos sommes trop exigeantes et compliquées. Nos standards sont élevés et nous sommes difficiles. C’est évident que de vouloir un beau grand prince charmant, riche, éduqué, qui a  une bonne famille, une belle voiture, un bon travail, de belles dents, de beaux cheveux et j’en passe est complètement irrationnel. J’avoue que certaines de nos attentes sont exagérées, mais en même temps qui veut d’un méchant, d’un menteur, d’un infidèle, d’un homme qui ne plaira pas à notre famille ou à nos amis, d’un homme qui n’a pas les mêmes valeurs que nous ou encore qui à six enfants de six mères différentes? Peut-être bien que toutes nos exigences jouent contre nous. Peut-être devrons nous faire comme l’américaine et baisser nos standards.

Unmarried Black Women: http://www.youtube.com/watch?v=bJGMAhWpDF8

Jessie

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Daphné

Album

Accompagnée de sa guitare, Daphné cette québécoise d’origine haïtienne à su m’émerveiller avec sa voix magnifique et angélique. Sur scène elle rayonne de beauté, comme une petite fille cueillant des marguerites l’été. Décrivant des faits de sa vie, ses paroles accompagnées de douces mélodies,  m’enchantent et me font flotter sur un nuage. Daphné m’a prouvé que être talentueuse n’est pas simplement d’avoir une belle voix ou de pouvoir écrire de belles paroles, mais c’est d’être capable de marier les deux avec brio et de les partager. En nous partageant sa musique elle nous ouvre la porte à son cœur, sa vie, ses expériences. Elle nous donne le droit, ne serait-ce que pour un instant de partir en voyage dans sa bulle. J’aime particulièrement sa chanson intitulée «Butterfly Kisses», qui raconte les troubles d’un amour à distance.

Venez la découvrir:

Genre:  Soul/ Jazz /Acoustique

Myspace :http://www.myspace.com/daphneguitar

YouTube Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=4QMRS7Ch2mY&feature=player_embedded

Jessie

jessieblog@live.ca

Un mot au Québec pour lui dire Merci

Comme la plupart des haïtiens, mon cœur s’est brisé en mille morceaux, le 12 janvier 2010 à 16h53. Les yeux rivés sur mon écran de télévision, je n’arrivais pas à croire ce qui se passait. Tous ces images de cadavres, de gens qui ont tous perdus, d’enfants orphelins, de bâtiments écroulés, m’hantaient. J’étais complètement atterrée et abattue par le sentiment d’impuissance qui m’habitait. Notre Haïti Chérie était complètement dévastée. Nos rêves de la voir se relever, après tous ces années de misères, c’étaient littéralement effondrés devant nos yeux, en quelques minutes. Avec des larmes dans nos yeux, des boules dans nos gorges et de la rage dans nos cœurs, nous attendions avec beaucoup de crainte et d’impatience des nouvelles de nos proches.

Malgré la grande douleur que j’éprouvais pour mon pays et pour tous ces gens qui ont perdus quelqu’un lors du tremblement de terre, j’étais touchée de voir à quel point le peuple québécois était rapidement prêt à nous aider. De par leur générosité et leur grand cœur, ils ont su nous soutenir. Je souhaite donc prendre quelques minutes pour leur dire un grand merci. Merci pour vous beaux messages de sympathie. Merci de vous être mobilisés aussi rapidement pour venir en aide aux sinistrés. Tous ces dons et denrées n’auraient pas pu être ramassés en si peu de temps, sans tous vos efforts. Je n’avais jamais réalisé à quel point les haïtiens étaient appréciés des québécois, avant ce malheureux évènement. J’étais profondément touchée de voir et d’entendre jeunes comme moins jeunes mettre mains à la patte pour aider Haïti.

Merci à tous ces docteurs, infirmiers, pasteurs, bénévoles, militaires, policiers qui se sont portés volontaires pour partir en Haïti afin d’aller aider le peuple, mon peuple. Sachez que votre travail est fortement apprécié et nous vous devons beaucoup pour ce que vous faites. Merci aux chanteurs, animateurs, acteurs, comédiens qui ont su utiliser leurs ressources ainsi que leurs talents pour organiser de magnifiques spectacles, shows d’humour, soirées bénéfices, téléthons pour ainsi ramasser de nombreuses sommes d’argent. Merci aux organismes tels que la Croix-Rouge Canadienne, Médecins du Monde, Clown sans frontières,  Association Chrétienne pour la Francophonie (ACF), Centre d’Étude et de Coopération Internationale (CECI), qui se sont empressées de mettre sur pied des programmes d’aide pour Haïti. Du fond du cœur, un gros merci.

Malgré le fait que nous sommes encore endeuillés, ce que vous avez fait pour nous a su apaiser notre douleur.

Jessie

jessieblog@live.ca

Carl-Philippe Simonise photography

Photos de Carl-Philippe Simonise photography - Parallel System

Carl-Philippe Simonise est un photographe que j’aie eu le grand plaisir de découvrir en août 2009, durant l’exposition Album of the Year. Cette exposition mettait en vedette; une collection de pochettes  de vinyles, conçue pour des musiciens fictifs par monsieur Simonise, une exposition de l’artiste-peintre Peguie Luly ainsi que de magnifiques performances musicales d’artistes locaux.

Impressionnée par son talent d’artiste visuel, une fois rendue à la maison, je me suis tout de suite empressée de visiter ses pages Facebook et Myspace. Ce qui m’émue avec ses photographies c’est qu’à travers ses yeux et sa lentille, il arrive à me conduire directement dans son univers. Avec sa caméra, il réussit non seulement à raconter des histoires, mais aussi à capturer de vraies émotions.

Découvrez le comme je l’aie découvert.

Myspace : http://www.myspace.com/bipolarphotography

Facebook : http://www.facebook.com/search/?q=carl-philippe+&init=quick#!/pages/Carl-Philippe-Simonise-photography/60279931464

Album of the year: http://www.albumoftheyear.ca

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Jessie

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Jahnice +

photos prises par la tres magnifique Raphaelle Aviva (http://www.myspace.com/ladyaviva http://...com/q374hb)

Je ne saurai exactement décrire le sentiment que j’éprouve lorsque j’écoute les chansons de Jahnice+. La musique, les paroles, les voix se marient ensemble et viennent me chercher au plus profond de moi. Pendant les jours gris de tristesse et de solitude les chansons de Jahnice + me transforment et me libèrent de ma mélancolie. Ma chanson préférée est Fanmi se Fanmi, une chanson qui nous rappelle l’importance de la famille. En spectacle il est impossible de rester indifférent et de ne pas au moins bouger la tête, frapper du pied ou se balancer les hanches au rythme emballant  de Jahnice +. Je n’avais jamais vraiment entendu quelque chose  de semblable  auparavant et maintenant je ne peux m’en passer.

Genre: Soul Hybride

Myspace:http://www.myspace.com/jahnice

Blog: http://sonneurmusic.wordpress.com/

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Jessie

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Artistes Haïtiens de Montréal

Depuis quelques années plusieurs jeunes haïtiens de Montréal se lancent dans le monde des arts. Plusieurs sont musiciens et  créent de magnifiques morceaux s’inspirant du Kompas ou  de musiques populaires en ajoutant des touches créoles. D’autres sont photographes, dessinateurs ou encore designers.

Pour avoir eu la chance d’assister à certains spectacles et expositions, et pour avoir été touchée et inspirée par leur talent je ne pouvais  ne pas les mentionner dans ce blogue. Je trouve cela important de parler d’eux haut et fort afin qu’ils soient exposés à un plus grand public. Nous devons être fiers de ces jeunes de la communauté haïtienne qui désirent partagent de façon volontaire leur talent et leur passion pour la musique, pour la photographie, pour les arts.  Sur ce blogue je tiens absolument à partager avec vous certains de mes coups de coeur et découvertes, j’espère que vous allez aimer.

 

Jessie

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Gangs de Rue

Photo : Jacques Nadeau

En tant qu’haïtienne de Montréal, je suis confrontée à la réalité d’une image qui salit gâche et méprise le travail de mes ancêtres. Une réalité qui se moque de tous les efforts que ces pionniers ont faits pour être traités avec égalité et respect. Le phénomène des Gangs de Rue est un phénomène honteux qui tâche la réputation de chaque haïtien de Montréal,

Souvent j’entends des québécois dirent avoir une peur bleue de ces gens qui font la terreur dans les métros ou dans certains quartiers où la population d’immigrante est élevée. Ce qu’ils ne savent peut-être pas c’est que plusieurs d’entre nous ont aussi très peur de ces gens. Une peur, une honte, un mépris, une tristesse envers ceux qui ne réalisent peut-être pas à quel point leurs agissements blessent toutes les générations haïtiennes de Montréal.

De la peur pour notre propre sécurité et celle de nos proches. La communauté noire de Montréal a perdue plusieurs de ses jeunes, qui se retrouvaient par une malchance incroyable à la mauvaise place au mauvais moment. Qui n’a pas entendu parlé de Wagner Thermidor? Un jeune étudiant haïtien, de 28 ans, qui a été abattu par une balle perdue pendant une célébration de la Saint-Jean Baptiste en 2008. Ou encore d’Andrew Hunte ce jeune noir de 22 ans qui à lui aussi été enlevé de ce monde trop tôt par la seule chose gratuite que nous offre ces gangs de rue, la violence?

De la honte, car nous savons très bien que ces gens n’ont aucunement appris tous ces crimes à la maison. Toute personne qui a été élevé dans une famille haïtienne sait ce qu’est une éducation stricte. Nous sommes constamment rappelés que  nos parents sont arrivés au Québec dans le but d’avoir un bon avenir et d’élever des enfants qui auront de meilleures opportunités qu’eux. La sévérité avec laquelle ils nous ont éduqués était et est encore étroitement liée à leur dévotion, amour et désir de nous voir exceller. Aucun d’entre eux, même dans leurs cauchemars les plus pires, ne pensaient un jour voir leurs enfants tomber dans un univers de crime, de violence, de meurtres, qu’est celui des gangs de rues. Mon cœur est en peine  pour ces parents haïtiens, car malgré tous ce qu’ils ont fait, le comportement de leurs enfants est une véritable gifle au visage, un manque de respect absolu, une moquerie cruelle et une attaque personnelle envers eux et leurs efforts. J’ai honte quand j’entends parler de leurs actes dans les médias. J’ai honte que notre nom est terni par leurs actions. Je n’ai pas honte de mon pays  ni de mes origines, mais j’ai honte qu’ils sont pratiquement directement reliés au phénomène de gangs de rue. Je sais très bien qu’il n’y a pas seulement que des Haïtiens dans ces gangs, mais c’est bien d’eux qu’on entend parler le plus souvent.

Du mépris, car ils ruinent sans aucune honte notre image qui est déjà bien malgré elle plus ou moins acceptée dans une société où le racisme existe encore. J’ai la rage au cœur lorsque j’entends les histoires de mes cousins, amis, frères et camarades de classe, qui ne sont aucunement associés à cet univers. Ils décrivent des situations injustes où ils se sont retrouvés simplement parce qu’ils ‘’ressemblent’’ à un membre de gang de rue. Je les méprise car ils nous font du mal. Ils crachent sur notre histoire, sur nos ancêtres, sur notre évolution. Je les méprise, car ils brisent des vies, déchirent des familles, violent des enfances, terrorise des quartiers. Je les méprise, mais en même temps je désire pouvoir les aider, pouvoir les sortir de la rue, pouvoir les sortir de ce troue dont le seul fond est la mort. Je veux entendre de plus en plus de vrais témoignages d’anciens membres de gang de rue comme celui d’Ali Nestor Charles, qui a changé de vie après avoir quitté un gang ou encore d’Emmanuel Lafontant qui à un témoigne touchant sur la façon que l’amour de Dieu à changé sa vie.

Beaucoup de tristesse parce que veut ou veut pas ces gens sont nos jeunes, notre peuple, nos enfants, nos familles, nos amis. Ces gens sont humains malgré leurs actions et ces gens ont besoin d’être aidés. Ces gens sont autant des enfants de Dieu que nous, qui ne sont pas dans un gang. Ces gens sont aimés de quelqu’un et à leurs morts des cries vont être entendus, des larmes vont couler, des pincements de cœurs vont être ressentis.

Bien que se soit un sujet délicat, nous sommes tous d’accord pour dire que les choses doivent changer. Les gangs doivent disparaître. Des âmes doivent être sauvées.

Mouvement Wagner Thermidor:

http://www.lemwt.org

http://www.lemwt.blogspot.com

http://www.facebook.com/home.php?#!/group.php?gid=110571585995&ref=mf

Jessie

jessieblog@live.ca


Qu’est-ce qu’un vrai H de Montréal?

Quelque chose que j’ai très vite compris c’est que les Haïtiens de Montréal ou nés à Montréal, sont très différents des autres Haïtiens qui vivent soit à l’extérieur de Montréal ou à l’extérieur du Canada. L’Haïtien montréalais typique communément appelé le H est dramatiquement différent de l’Haïtien-Américain ou de l’Haïtien qui sort d’Haïti communément appelé le Fek vini. J’espère que je ne n’insulte personne, Fek vini peut bien sûr avoir une connotation péjorative, mais dans ce contexte je veux simplement faire une certaine distinction. Dans sa façon de parler et d’agir l’Haïtien de Montréal se démarque et crée sa propre catégorie et même des fois des sous-catégories.

Les Haïtiens de la rive-sud (ou des banlieues) de Montréal peuvent certaines fois être identifiés parmi ceux de Montréal. Certains disent qu’ils ne parlent pas autant créole que les Haïtiens de Montréal, d’autre disent qu’ils sont plutôt snob, d’autres comprennent pas exactement pourquoi ils s’habitent dans des troues perdus. Même si beaucoup d’entre eux travaillent au Centre-Ville et ne s’aventure qu’au besoin dans le nord de la ville, il n’a pas de véritable guerre entre les Haïtiens qui vivent dans les troues et ceux de Montréal.

Les Haïtiens-Américains peuvent être confondus avec les Africains-Américains. Pour  la plupart, ils ne parlent pas français et souvent anglicise leur créole. De par leurs façon de parler ou de s’habiller, ils sont faciles à identifier dans les rue de Montréal lorsqu’ils sont en visitent chez leurs familles au Québec. Une fois de retour aux États-Unis il est parfois difficile de deviner leurs origines. Ils passent facilement pour des Africains ou même des Jamaïcains.

Les Haïtiens qui sortent directement d’Haïti sont souvent les proies de moqueries des Haïtiens de Montréal, mais il faut absolument mentionner  que c’est simplement pour rire. Rien de trop méchant.  Appeler quelqu’un Fek Fini est simplement pour rire.

Si on se fie au dire dans la rue les H montréalais parlent tous avec un slang du genre : « Yoooo laaaaaaa tu donnes koi laaaa. Moi je donne rienn mem j’ai même pas de cob man. En plus j’ai un seul domi dans mes yeux la g c’est f top».  Ils parlent fort, traînent leurs mots, ajoutent des mots en créole dans leur vocabulaire français, ont une drôle de démarche etc. Pour tous ceux qui croient réellement que c’est ça être un Haïtien à Montréal, sont dans l’ignorance totale. Oui j’en conviens que plusieurs sont comme ça, mais se baser sur l’agissement d’une petite partie de la population pour définir la totalité d’une population est complètement ridicule. Le fait de ne pas dire «la» à la fin de chaque phrase ou de ne pas parler fran-ole (oui je viens d’inventer un mot), ne fait pas de moi une fausse Haïtienne, ni une snob qui renie quoi que se soit NI une assimilée.

Je me sens souvent vexer lorsque j’entends quelqu’un dire : comment cela est possible que tu sois haïtienne et que tu aimes ceci ou que tu parles comme ça ou que tu écoutes cela. L’Haïtien de Montréal est différent des autres Haïtiens, mais il est aussi divers, qu’il est unique. Je ne crois pas qu’il peut être définit concrètement, à part si on s’attarde à certaines caractéristiques qui font d’eux des Haïtiens typiques. Je trouve dommage que beaucoup de gens ont des idées toutes faites à notre sujets, qu’ils croient nous connaître de part ce qu’ils ont vu ou entendu. Je crois qu’il est temps de nous faire connaître vraiment.

Qu’aimeriez-vous faire connaître de vous, Haïtiens, Haïtiennes de Montréal?

 

Jessie

jessieblog@live.ca

Fierté avec un grand H.

Lorsque j’étais petite je ne réalisais pas toute l’ampleur de mes origines. Oui bien sûr j’avais remarqué que ma couleur de peau était différente de celles de plusieurs de mes camarades de classe. Je savais que mes parents étaient nés en Haïti et qu’ils étaient fiers de leur pays natal. Je comprenais aussi une langue étrangère, soit le créole, même si je la parlais bien peu, je mangeais  ce maïs jaune avec du sauce pois, mais je ne réalisais pas exactement combien c’était merveilleux d’être haïtienne d’origine. Aujourd’hui bien installé dans ma vingtaine, j’ai une fierté grandissante pour Haïti, sa culture, son people, son histoire. Je réalise que même si je ne connais pas toute sa ‘’biographie’’, que je ne me lasse de la découvrir et me passionne à apprendre à la connaître. Si tous ces gens qui se basent sur ce qu’ils ont entendu dans les médias pouvaient la voir à travers mes yeux, ils verraient une île magnifique et charmante, une culture riche, ils entendraient une musique chaleureuse et apprendraient à connaître un peuple différent.

La fierté que je porte pour Haïti est profondément encrée en moi. Malgré mon ouverture d’esprit sur les autres cultures et pays et mon désire secret de parler couramment le chinois et l’italien, je ne peux m’imaginer une vie sans cette partie de moi. Jacques Sauveur Jean chante cette fierté, ma fierté, dans sa chanson Haïti Chérie. Il fredonne l’hymne d’un pays formidable qui est cruellement manqué et regretté par tous ceux qui l’ont quittés. Un pays qui ne laisse personne indifférent et qui déborde de richesses et de merveilles. Il décrit l’amour vrai et inébranlable pour Haïti, la Perle des Antilles. Lorsque j’étais petite je ne réalisais pas toute l’ampleur de mes origines, mais maintenant que je suis grande je ne serai l’oublier.

Haïti Chérie de Jacques Sauveur Jean : http://www.youtube.com/watch?v=rpi6AMdkJAU

Jessie

jessieblog@live.ca

Découvrir Haïti à Montréal

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Passionnée de mon pays d’origine, de sa culture et de son peuple je me mourrais de partager avec vous mes pensées, mes opinions, mes idées, mes découvertes sur la culture haïtienne au Québec. J’ ai beaucoup à dire et je ne peux plus m’empêcher de garder tout cela pour moi. Il y a du positif comme du négatif, mais je préfère m’attarder sur le positif, bien que des fois je n’aurai peut-être pas le choix de souligner le négatif. Je veux vous faire découvrir mes coups de cœur, mais je veux en même temps apprendre de vous.  Fessons de ce blogue un forum de discussion où nous pouvons discuter et débattre poliment sur notre belle communauté.

Jessie

jessieblog@live.ca