Un regard plein de préjugés

Vendredi midi j’ai des courses à faire. J’ai 60 minutes de pause et je ne peux me permettre de gaspiller une minute.  Tous mes pas sont calculés. Je dois faire quelques achats dans un complexe qui se trouve à trois stations de métro de mon travail. Mon parcours est simple: me rendre au métro; prendre le métro; me rendre au magasin; faire ma transaction rapidement; reprendre le métro; manger; et revenir à l’heure à mon poste de travail.

Sur le chemin du retour, en route vers le métro, je décide de rentrer dans le magasin d’accessoires que tout le monde connait pour y jeter un coup d’œil. Je suis à l’avance dans mon horaire,  j’ai quelques minutes à perdre et je cherche quelque chose de spécifique pour un événement important qui aura lieu dans quelques jours.

En rentrant dans le magasin d’accessoires que tout le monde connait, je croise le regard d’une employée. Un regard que seules les personnes qui ont déjà été victimes de profilage peuvent comprendre. Un regard que je n’avais pas croisé depuis longtemps. Un regard accusateur plein de mépris et de préjugés. (Parenthèse. Je ne suis pas celle qui aime serrer les points et crier racisme à chaque instant. Je ne confonds pas les choses. Il y a des gens qui sont bêtes et ignorants pas parce qu’ils sont racistes, non, simplement parce qu’ils sont bêtes et ignorants. Fin de la parenthèse). Dans le magasin, le regard de l’employée reste sur moi. En me retournant, je vois qu’elle fait plus que me regarder, elle me surveille intensément. Elle n’a des yeux que pour moi et pas dans le bon sens. Elle ne se cache pas pour me regarder, she’s staring.

Son regard m’énerve tellement que je décide de quitter. Insultée, je prends soin de lui donner un coup d’yeux avant de tourner les talons. J’ai voulu revenir plusieurs fois sur mes pas pour lui dire ma façon de pensée, mais en réalité, mes pensées étaient trop désordonnées et que pouvais-je bien lui dire au juste. «Je n’avais pas l’intention de voler!» «Je ne suis pas une voleuse!» Que doit-on dire dans ces cas-là? Est-ce qu’il y a vraiment quelque chose à dire?

D’un côté, son regard plein de préjugés vient d’expériences, mais de l’autre côté son regard plein de préjugés manque de jugement. Ce que je suis ou ce que je ne suis pas n’est pas inscrit sur mon front, certes, mais je veux croire (naïvement) que mon apparence inspire confiance. Je ne suis pas une voleuse, même pas un peu. J’ai retrouvé des dizaines de cellulaires et portefeuilles dans ma vie et je prends plaisir à les rendre. Je suis celle qui met des 5 cents dans les boîtes à bonbons à l’épicerie. Je déteste, déteste les voleurs et je n’accepte pas d’être confondue pour une voleuse.  Pour l’instant je boude (oui je suis un bébé lala) et je ne vais plus acheter dans le magasin d’accessoires que tout le monde connait de ce complexe.

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Un peu d’histoire

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Parce qu’on ne connait pas assez notre histoire, voici quelques liens intéressants sur l’histoire des esclaves Noirs et Indiens en Nouvelle-France.

Archives de la Ville de Montréal : http://bit.ly/1wh9dlR

-Serge Bouchard, anthropologue, écrivain et animateur raconte l’histoire de Marie Angélique ainsi que plusieurs faits historiques intéressants sur l’histoire des esclaves au Québec : http://bit.ly/1yZ3nLB

-Film sur la vie de Marie-Angélique (version anglaise) :
Voici la 1e partie sur Youtube : http://bit.ly/ZkfSRl

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L’amoureuse

Des fois pour le plaisir j’écris des petites histoires, des petites nouvelles. Je vais vous en partager quelques-unes ici et là, des fois en audio, des fois en billet écrit. J’espère que vous allez aimer. Si vous aimez n’hésitez pas à me le dire.

 

 

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Expo Destination Haïti: samedi 9 août-Château Dufresne

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À ne pas manquer!

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Vous voulez en savoir plus sur Haïti et sa culture? Vous êtes d’origine haïtienne mais  désirez mieux connaître Haïti et votre culture d’origine? Vous êtes «Haitianophile»? Vous êtes passionné de tout ce qui concerne Haïti et voulez contribuer à faire rayonner une image plus positive sur cette magnifique île et faire découvrir à votre entourage sa culture?

L’expo Destination Haïti est pour vous!! C’est une activité qui se veut familiale, rassembleuse et intergénérationnelle. Soyez au rendez-vous ce samedi 9 août de 10h à 20h au Château Dufresne situé au 2929 Avenue Jeanne-D’Arc coin Sherbrooke (métro Pie-IX)

Amenez votre famille, vos amis, vos voisins et vos collègues. Un don de 1$/billet vendu sera versé à la Campagne de Financement de la Nouvelle Maison Haïti.

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Haïti à travers mes yeux (2e partie) de Merlyne

Je suis partie de Montréal un mercredi. Dans l’avion, j’ai rencontré une dame, qui lorsqu’elle a su que je m’envolai seule pour Haïti, m’a prodiguée quelques conseils. Nous avons placoté ainsi durant tout le vol. Arrivée à destination, j’ai dit au revoir à ma voisine de siège et j’étais prête à commencer mon aventure haïtienne.

La ville de Port-au-Prince et Pétion-Ville

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© Tous droits réservés.

La ville de Port-au-Prince est comme toute les métropoles du monde : beaucoup de monde, beaucoup de bruits et beaucoup à voir ainsi qu’à faire. En route, vers mon hôtel, il y avait beaucoup d’embouteillage. Les cohabitations piétonnes et automobiles ne se faisaient pas du tout en harmonie. Mais grâce à notre chauffeur expérimenté, Frantz, nous avons à plusieurs reprises évitées le pire. Nous n’avions passé que deux soirées à Port-au-Prince.

La première journée, nous avons visité la baie de Port-au-Prince, la vue était magnifique. Nous avons fait des achats d’articles artisanaux et nous sommes allés au musée de MUPANAH et pour finir nous sommes allés au restaurant la Cannelle. Lors de ma deuxième et dernière soirée à P-au-P, j’avais envie de me promener dans la foule incognito, car lorsque j’étais avec mon groupe, des personnes nous mendiaient et nous harcelaient pour nous vendre des babioles à des prix exorbitants. (J’ai même d’ailleurs failli me faire avoir en achetant des piles quatre fois le prix.) Certains insistaient tellement que la majorité du groupe a préféré retourner dans notre bus, car ils se sentaient étouffés. Ce fût le côté désagréable du séjour. C’est ainsi que moi avec 2 autres clients de l’hôtel, des afro-dominicains, sommes sortis pour aller au parc en face de l’hôtel. Il y avait une grosse fête, de la musique, de la danse et des mets locaux. Mes amis et moi, nous nous sommes mêlés aux gens. Nous avons bu et mangé avec eux. Malgré nos barrières de langues, nous nous sommes bien amusés. Un peu plus tard j’ai eu l’occasion de sortir dans un lounge Haitiano-Cubain de Pétion-Ville. Le décor du bar Quartier Latin était très éclectique : grosses bougies un peu partout, tableaux, bibelots, statues de bouddha, graffitis, etc. et la musique était chaleureuse et festive. Les danseurs étaient fascinants à regarder. C’est ainsi que s’est terminé mon séjour à Port-au-Prince.

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Avant de nous diriger vers la côte des Arcardins, nous nous sommes arrêtés dans un marché de fer où des artisans frappaient le métal à froid. Pour manger, nous sommes allés au restaurant Le Châteaublond (mon coup de cœur du voyage), situé dans un ancien camp de canne à sucre. Notre hôte, nous a enivrés avec ses mots et son clairin, les plats étaient généreux et authentiques. Il nous a raconté ses récits de manière si théâtrale, qu’à la fin nous nous sommes levés pour lui faire une ovation.

La campagne : Côte des Arcadins

Arrivée à mon hôtel sur la plage, Le Kaliko, j’ai été accueilli par le gérant Mike un canadien d’origine égyptienne. Nous sommes très vite liés d’amitié, lui et moi. Il m’a dit qu’il avait étudié à l’université McGill et adorait Montréal, mais pas le froid. Il ne parle que très peu le créole ainsi que le français. Il est venu en Haïti pour une opportunité d’affaires et y est resté depuis.

Dans la première partie, je vous avais dit que j’avais écrit à une agence touristique pour des renseignements sur les activités offertes. L’un des représentants est venu à l’hôtel. J’ai payé à l’avance toutes les activités. Grosse erreur de ma part! La première expédition s’était bien passée. J’ai visité la communauté de Montrouis : les gens sont calmes et plus chaleureux que les gens de la ville. Nous nous sentions tellement à l’aise que nous nous éloignons de temps en temps du groupe pour prendre des photos du paysage, des gens, des maisons, etc. Nous nous promenions parmi les marchands sans que nous ressentions de la pression. La seconde journée j’avais réservé pour une randonnée afin de voir les chutes. Malheureusement, j’ai eu la gastro toute la nuit. Je suis allée à la réception pour voir un médecin (il n’y avait pas de téléphone dans ma chambre), mais il n’y en avait pas de disponible. Mon ami Mike m’a apporté du Pepto-Bismol et un bouillon haïtien durant la journée. Mon père qui était en visite depuis un mois en Haïti, est venu me voir aussi avec des médicaments. Le lendemain, jour de mon anniversaire, je me sentais assez en forme pour aller à l’Anse à Raisins où catamaran, plage, bikini, barbecue en plein air et soleil étaient au rendez-vous (le Beach club idéal). Tout était parfait jusqu’au moment d’aborder la question de mon remboursement de la journée manquée. Le visage de la guide s’est endurci. Elle m’a dit qu’une fourgonnette avait été louée pour mon excursions, que normalement elle ne m’aurait pas me remboursée, mais qu’elle allait faire une exception et me redonner seulement la moitié de mon argent. J’ai été un peu déçu, surtout que plus tard, j’ai appris que les autres avaient payé après les excursions.

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Le dernier jour, nous avons visité l’usine de Barbancourt. Ce jour-là il était fermé pour entretien, mais nous avons pu voir les machines, les turbines, les tonneaux et autres car, un des employés a eu la bonté de nous faire visiter et de nous raconter l’histoire de Barbancourt. Et bien sûr, nous avons eu droit à une dégustation et à des verres gratuits.

En somme j’ai aimé mon expérience. Je dois dire que j’ai préféré mon séjour à la Côte des Acardins. La ville était trop bruyante et bondée de gens. La guide, Jane, était très attentionnée et professionnelle. Elle a rendu notre séjour très agréable. Les lieux visités étaient tous très intéressants. Si vous êtes de ceux qui aiment et veulent s’aventurer hors des sentiers battus, l’aventure est pour vous, mais si vous préférez le style “Club Med”, le style tout inclus, passez votre tour, car Haïti c’est un tout qui se compose de beau: les plages, l’eau, la nourriture etc, mais aussi de laid. Il reste encore beaucoup de trace du tremblement de terre et Air Transat a décidé de ne pas cacher cela. Je crois que c’est mieux ainsi.

Merlyne

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Pour lire la première partie: Haïti à travers mes yeux (1re partie) de Merlyne

Modo et la lune ● Modo ak lalin nan

À découvrir:

Magnifique livre bilingue français et créole pour vos tout-petits, Modo ak lalin nan, de Judith Hamel, Athus Jean-Baptiste et Lisa Lévesque publié chez Bouton d’Or Acadie.

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Pour plus d’infos consultez Le catalague

Pour feuilleter le livre:

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