Modo et la lune ● Modo ak lalin nan

À découvrir:

Magnifique livre bilingue français et créole pour vos tout-petits, Modo ak lalin nan, de Judith Hamel, Athus Jean-Baptiste et Lisa Lévesque publié chez Bouton d’Or Acadie.

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Pour plus d’infos consultez Le catalague

Pour feuilleter le livre:

feuilleter

 

 

 

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Tabou Combo à Montréal pour le Festival International Nuits d’Afrique

Avis aux fanatiques de Tabou Combo:

"Tabou Combo animera la grande fête de clôture de la portion extérieure du 28e Festival International Nuits d’Afrique."

Où: Quartier des Spectacles
Quand: Dimanche le 20 juillet 2014

Pour plus d’information: http://patwhite.com/node/17565

En attendant:

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À regarder: "Comment les coachs peuvent changer le monde de l’éducation" par Fabrice Vil

Voici un clip sur un jeune haïtien, Fabrice Vil, que j’admire beaucoup pour sa persévérance, sa détermination, son courage et son désire de vouloir changer les choses.

 

" Fabrice Vil est un ancien avocat, devenu entrepreneur social. Entraîneur de basketball à temps partiel dans le passé, Fabrice Vil a co-fondé Pour 3 Points. 

Il met tout son temps et effort envers un seul but: rendre le rôle de Coach Carter la norme dans les écoles, pour améliorer le succès des jeunes dans les environnements défavorisés."

 

Mr. New York (New Jersey)

Comme cela fait longtemps voici une autre de mes histoires de cœur:

Mr. New York

Ce billet devrait s’appeler Mr. New Jersey, mais haïtienne que je suis, je préfère dire New York.  

Mr. New York est délicieux. (Esprit tordu, respectez-vous). Intelligent et beau comme tout, il est sportif, il est grand, il est foncé. Il a une de ces paires de lèvres. Des lèvres qui ont été dessinées à la perfection et un sourire qui peut faire craquer. Passionné par la psychologie, l’histoire et la lecture, il est le genre de personne avec qui la conversation est toujours intéressante et passionnante.

Nous nous sommes rencontrés lors de la graduation de mon cousin (qui est aussi son meilleur ami). Nous nous sommes revus quelques mois plus tard un 31 décembre lors d’une fête de fin d’année chez ma famille. À l’époque je voyageais souvent aux États-Unis et je le voyais très souvent. Nous nous étions échangés nos numéros et courriels et nous sommes restés en contact.

Avec lui je me sentais comme dans un film américain. Pour notre premier rendez-vous (date), il était venu me chercher chez mon oncle (où je réside normalement lorsque je suis aux États-Unis). Galant, il avait pris soin de m’ouvrir la portière de sa voiture. La soirée était parfaite. Un bon souper dans un bon restaurant Italien et ensuite une visite dans l’un de ses endroits préférés. J’étais aux anges. 

Bourré de belles qualités Mr. New York était une bonne personne et surtout un bon ami. Je me voyais bien avec lui, mais la distance, moi ici et lui là-bas, a eu raison de nous. Cet homme a été quelqu’un de très important  pour moi et ce pour plusieurs raisons. Il m’a beaucoup aidé à grandir et à maturer. Grâce à lui, j’ai réalisé plusieurs choses importantes, des choses sur la vie, l’amour, les relations et les hommes. J’ai appris beaucoup grâce à lui.

Maintenant, Mr. New York est pour moi un bon ami que j’estime beaucoup. Je suis fière de tous ses nombreux accomplissements  et de l’homme mature et responsable qu’il est devenu. Je suis aussi très ‘en amour’ avec la jeune femme avec qui il partage sa vie. Elle est d’une beauté incroyable et d’une intelligence incroyable. Ensembles, ils sont tout simplement magnifiques. Je vous dis cela avec honnêteté et sincérité. À une époque je croyais qu’il était pour moi, maintenant je réalise qu’il est le genre d’homme avec qui je veux être, mais qu’il n’est pas celui avec qui je vais être. Je suis reconnaissante pour lui et tout ce que j’ai appris grâce à lui.

Il y a des personnes qui sont de passage dans votre vie pour vous apprendre de très bonnes leçons.

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Si vous avez des histoires de cœurs (drôles, touchantes, inspirantes, désastreuse) envoyez-moi un courriel avec des détails et je vais peut-être la publier. Qu’en dites vous?

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Entr’elles ● Between Us

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J’ai un nouveau blogue pour femmes.
Si cela vous dit mesdames, venez faire un tour.

Entr’elles ● Between Us: http://betweenelles.wordpress.com/

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À toi, jeune Moi

Bonjour à toi,

je n’ai pas beaucoup de temps mais j’ai quand même voulu prendre une seconde pour faire le point avec toi…c’est peut-être l’une des rares fois où je pourrai te rejoindre, donc, je te prie de m’excuser quant à mon franc-parler.

Tout d’abord…Amuse-toi.
Il y certaines conneries qui le sont pour de bonnes raisons. Ne t’engages en rien, ni envers quiconque si cela se veut un acte que tu sais dans ton for intérieur que tu regretteras à un quelconque moment de ta vie.

Tu es maître de tes choix et des conséquences qui en résultent. Cependant, sache que la joie d’être jeune passe par l’ignorance et oui, l’irresponsabilité, qui la caractérise. Prends des risques. Ne te prends pas trop au sérieux. Danse, chante, explore – Merde : vis!

Honore l’éducation et que tu as reçu mais retiens bien que tu es un individu à part entière et donc appelé à faire (et rire de) tes propres expériences.
Le temps est un compagnon agréable, mais il ne revient pas.

Prends le temps de réaliser que les erreurs fort partie de la vie.
Tu n’es pas défini par tes défaites mais par ton engagement à les assumer pour ce qu’elles sont – soient des épisodes spécifiques et ponctuels sur le chemin que tu te seras tracé, et non des fardeaux que tu te seras imposé comme bagage.

Sois confiant dans tes décisions. Il est toujours recommandé de chercher conseil et support auprès de tes aînés ou tout autre personne t’ayant précédé en expérience et en connaissance. Cependant, tu demeures maître et seigneur de tes choix. Tels qu’ils soient.
Ne cherche pas à blâmer qui que ce soit – ton cheminement demeure tien.
Ces décisions auront pour conséquence de te forger en tant qu’individu. Tu es appelé à évoluer.

Tu n’es pas la même personne qu’au Primaire…au Secondaire…et ainsi de suite.
Les gens que tu choisis de fréquenter n’échappent pas à cette réalité.
Les parents…Les amis…Les amants…Je t’invite à demeurer alerte quant à l’importance que tu choisis d’accorder à l’une ou l’autre de ces relations qui peuvent t’édifier tout comme elles peuvent d’intoxiquer. A chaque étape, tu dois pouvoir faire la part des choses "En quoi cette relation mérite-t-elle un investissement de ma part?"
Ce n’est pas de l’égoïsme – loin de là. Ne préfères-tu pas dévouer ton temps et ton énergie à des personnes/relations qui le méritent et t’enchantent plutôt que vouer patience et exaspération à des peines perdues?

A ce propos – la jeunesse est aussi naïve qu’elle est parfois amère et même injuste par moments.

Tes ‘amis’ et ‘camarades’ seront assez ‘aimables’ de te témoigner leur affection – Tu te feras traiter de "Kazwèl", de "Koyo", de "Tèt Melon", de "Fwareù", de "Boujwa" sans oublier le charmant et distinctif "Masisi" pour bonne mesure.

Tu fais bien de n’accorder que peu ou pas d’importance à ces épisodes qui font, eh oui, aussi partie de la vie. La discrimination de classe, de langage, d’éducation, de cercle social…malgré tes meilleurs efforts quant à te convaincre que tu es capable de neutralité et d’acceptation, laisse tomber. Cà ne fait de toi une mauvaise personne, mais ton énergie est vouée à meilleur escient.
D’ailleurs, aussi blessants que peuvent être ces commentaires à ton égard, tu vaincras.

Fort heureusement, tu auras des amis – des vrais, cette fois – qui sauront reconnaître en toi la bonté et la fidélité que font de toi un personnage singulier. Ta générosité n’es pas une faiblesse – mais il te serait utile d’être moins complaisant.

Tu n’as pas idée de ce qui t’attend. Bonheurs et douleurs feront intégralement partie du scénario qui sera ta vie.

Tu n’imagines pas tout le courage et la patience desquels tu devras t’armer pour affronter les obstacles nombreux qui se dresseront devant.
Mais tu vaincras.

Je dois y aller, espérant que ces quelques lignes te rejoignent, toi que je sais si curieux, si timide, si inquiet par moments. Pour ce qui t’attend, un peu de clarté, çà ne dérange pas. T’en fais pas – çà va bien aller.
Tu vaincras – crois-moi.

Ah oui, (deux) dernière(s) chose(s) -

N’abandonne pas le Théâtre. Tu es talentueux. Tu y prends goût et c’est un exhutoire efficace pour ton caractère grandiloquent. Si tu lâches, tu vas le regretter – longtemps.

Aussi, Les maths – oui, çà fait chier comme un poisson pas frais. Mais mets-y quand même un peu d’effort. T’es capable.

Allez, on se voit bientôt.

Toi.

Olivier Day

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Faites un tour sur le blogue d’Olivier: http://olidayphoto.blogspot.ca/ , prenez le temps de regarder son portfolio: http://www.olivierday.ca/
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R comme dans Raciste

 

le racisme

Les propos racistes de plusieurs partisans des Bruins de Boston à l’endroit de P.K. Subban sont blessants et tellement choquants. Je crois sincèrement que d’insulter un noir à cause de sa couleur de peau c’est d’insulter tous les noirs.  Je n’arrive pas à croire que le racisme existe encore. La semaine dernière c’était les propos de Donald Sterling, cette semaine c’est les propos de certains fans des Bruins. Toute cette haine est si démoralisante surtout en 2014.

Voici un billet qui date de l’année dernière alors que moi et mes amies avions été victimes de racisme :

Esti de Nègres

Hier soir, moi ainsi que des amis avons été témoins et victimes directement et indirectement de racisme, d’ignorance et de commentaires haineux face à notre couleur de peau. Alors qu’il y avait une dispute entre deux groupes (Blancs vs Noirs) nous avons été victimes de la colère d’un jeune homme de race blanche a commencé à insulter tous les noirs qui se trouvaient dans son champ de vision. Ses propos, bien que très blessants, étaient comme de l’eau sur ma peau. Je n’arrivais pas à me choquer parce que sincèrement je n’en avais absolument rien à faire. J’avais même pitié pour ce jeune homme. Pourquoi? Et bien parce que je suis noire et fière de l’être et aucune personne ne peut et ne pourrait jamais, JAMAIS changer cela. J’ai pitié pour ce petit ignorant, mal élevé, sans jugement qui va vivre une vie terrible. Les portes du Québec se sont ouvertes à travers les années et il y a dans le paysage Québécois des gens de toutes les couleurs et de toutes les origines. Le Québec est coloré et il le sera encore plus  dans les prochaines années avec tous les bébés métisses qui naîtront. En vérité il n’a aucune idée de la signification des propos qu’il nous balançait avec tellement de facilité et de lâcheté. Esti Nègres! Esti de Nègres! C’est tout? C’est tout ce que tu trouves à dire pour nous insulter? Vraiment? Sincèrement? J’ai pitié pour ce jeune homme. Le manque de créativité et de profondeur dans ses insultes, qu’il a tout bêtement copié de personnages sans raison comme lui, me fait douter de ses capacités intellectuelles et de réflexions. Ses insultes sont comme de l’eau sur ma peau, parce que je connais mon histoire et mes origines. Mes ancêtres, qui ont connu pire que des mots balancés lâchement à leurs visages, ont changé le monde. Ils ont fait l’histoire, ils ont marqué l’histoire, ils ont changé l’histoire. Ils se sont battus, ils sont dignes des plus grands honneurs, des plus grandes mentions. Ils sont mes héros, mes sources d’inspirations et de motivations. Je suis une héritière de ses gens. Ma lignée est parsemée de gens e-x-t-r-a-o-r-d-i-n-a-i-r-e-s, quelque chose que ce petit ignorant ne sera jamais tant et aussi longtemps qu’il se nourrit d’ignorance.

Il y a toujours deux côtés… Je ne sais pas pourquoi les groupes ont commencé à s’insulter. Je ne donne raison à personne. Le racisme sur toute forme, venant de qui que ce soit est pour moi INACCEPTABLE. En 2013 personne ne devrait être raciste PERSONNE. Je perds estime pour tous ceux et celles qui sont racistes et qui entretiennent des discours racistes et ignorants de façon volontaire. Noirs, Blancs… whatever….

 

Pour lire d’autres billets à propos du racisme et de l’ignorance :

Ignorance : http://lapetitehaiti.wordpress.com/2012/01/05/ignorance/

Compliments ignorants : http://lapetitehaiti.wordpress.com/2013/08/23/compliments-ignorants/

Cher M. Eric Duhaime:  http://lapetitehaiti.wordpress.com/2014/01/29/duhaime/

 

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La femme battue

Je ne comprends pas.

Je ne veux pas te juger, mais je ne comprends pas.

Je n’arrive pas à comprendre comment tu peux rester.

Je ne comprends pas comment tu peux continuer à l’aimer.

Je ne comprends pas comment un homme peut te dire qu’il t’aime alors qu’il te fait autant de mal.

Je ne comprends pas pourquoi tu ne réalises pas à quel point tu es précieuse et importante et que personne ne devrait te traiter ainsi.

Je ne comprends pas.

 

J’ai composé ceci en passant à toi et à ce que tu vis.

La femme battue:

 

 

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Le suicide

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Encore d’actualité, le suicide est un problème très grave. J’ai écrit une partie de ce texte en mars 2012, mais j’avais envie de vous le repartager avec quelques petits changements. Une personne proche de moi  a tenté de s’enlever la vie  très récemment et je ne peux m’empêcher de penser à cette douleur intérieure qui peut pousser quelqu’un à commettre un tel acte.

 Il y a quelques années de cela,  j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps pour une jeune fille que je ne connaissais pas. Alors que je naviguais sur Facebook, je suis tombée sur un groupe fait en sa mémoire. Elle: Haïtienne, jeune, belle comme tout. Souffrante d’une profonde dépression secrète, elle avait décidé de s’enlever la vie. Elle laissait derrière elle parents, frères, sœurs et amis attristés, atterrés, déchirés par son geste incompréhensible. En lisant les témoignages de sa famille et de ses amis et en regardant les photos et la vidéo publiées dans le groupe, je n’ai su retenir mes larmes. Triste, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi. Ses proches la décrivaient comme étant une belle jeune fille, drôle et souriante qui remplissait leurs vies de bonheur et de joie. Je ne la connaissais pas, mais sa mort m’affectait et me troublait. Irrationnellement, je me sentais coupable. Je regrettais de ne pas l’avoir connue et de n’avoir pu rien faire pour l’aider. Elle était si jolie, si jeune pourquoi vouloir mourir alors que sa vie vient tout juste de commencer.

(Des années plus tard, j’ai appris de quelqu’un qu’elle s’est suicidée à cause d’un garçon. Quel dommage. Quel dommage.)

Les histoires de suicide se suivent et se multiplient. Que faire pour arrêter ce fléau? J’ai dans  ma liste d’amis Facebook un jeune homme qui s’est suicidé il y a 3 ans de cela. Sa page est encore ouverte et régulièrement ses amis et sa famille lui écrivent des petits mots d’amour sur son mur. Nous sommes devenus amis Facebook une semaine avant qu’il passe à l’acte. Quand j’ai appris sa disparition j’étais dévastée. Mais pourquoi Seigneur? Il semblait si bien, si heureux.

Le suicide est un sujet tellement tabou dans la communauté Haïtienne. Nos parents et grands-parents ne connaissaient pas ou très peu ce phénomène en Haïti. Ils comprennent très mal comment des gens qui vivent dans des pays aussi riches, des gens qui ne connaissent pas la "vraie misère" peuvent en arriver là. Alors que ceux qui sont dans la détresse se battent à chaque jour pour vivre ou pour survivre.  Ils ne saisissent pas bien comment un jeune né ici peut souffrir d’une dépression alors qu’il ne manque pratiquement de rien.  Connaissant bien la mentalité Haïtienne parfois trop fermée, je n’arrive pas à m’imaginer comment un jeune haïtien suicidaire pourrait arriver à parler ouvertement à ses parents de ses bobos intérieurs.  Je crois que plusieurs parents Haïtiens (et autres) banalisent les problèmes de leurs enfants. Selon moi il n’y a rien de pire qu’un enfant incapable de communiquer ses peines à ses parents par peur d’être jugé ou de ne pas être pris au sérieux. D’un autre côté,  suicidaires ou pas je remarque que plusieurs jeunes Haïtien(ne)s ne sont pas capables de verbaliser leurs chagrins, frustrations et douleurs. Lorsque confrontés, ils se frustrent ou s’emportent. Ils se renferment encore plus, gardant pour eux ce qui ne va pas bien. Bien souvent en voyant leurs comportements/actions/sautes d’humeur les parents les réprimandes, ce qui  n’aide pas du tout la situation.  Il y a un problème de communication. L’un n’est pas capable de parler de ses maux et l’autre n’est pas capable de percevoir la détresse de l’autre ou encore de tout simplement l’écouter.

Il n’y a rien de plus douleur que de perdre un ami ou un proche et surtout quand l’ami ou le proche s’est suicidé. Le signes ne sont pas toujours évidents, les gens sont souvent excellent à bien camoufler leurs douleurs.

Quelques statistiques :

-Le nombre et le taux de suicide demeurent supérieurs chez les hommes comparativement à ceux des femmes. En 2011, le nombre de décès par suicide était de 852 chez les hommes et de 253 chez les femmes.

-Chez les hommes, pour la période de 2009 à 2011, le taux le plus élevé se retrouvait chez les 35-49 ans et le plus bas chez les adolescents (15-19 ans). Chez les femmes, le taux le plus élevé s’observait chez les 50-64 ans et le plus bas chez les adolescentes et les femmes de 65 ans et plus.

(Source : Institut National De Santé Publique Du Québec Rapport : La mortalité par suicide au Québec : 1981 à 2011 MISE À JOUR 2014 http://bit.ly/R18C9H )

Besoin de parler? Besoin d’aide? Ne tardez pas. N’hésitez pas à contacter :

-Association québécoise de prévention du suicide (AQPS ):

1-866-227-3553
http://www.aqps.info/

-Tel Jeunes:
1-800-263-2266
http://teljeunes.com/informe-toi/suicide

-Suicide Action Montréal :
514-723-4000
http://www.suicideactionmontreal.org/

Tu  es tellement précieux(euse), tellement important(e).

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Haïti à travers mes yeux (1re partie) de Merlyne

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter le premier billet de deux, de Merlyne, une nouvelle blogueuse invitée. Elle est de passage sur La petite Haïti pour nous parler de son tout premier voyage en Haïti.

Montréalaise d’origine haïtienne, Merlyne, travaille comme adjointe administrative dans un bureau d’assurance. Femme aux multiples passions, elle est passionnée par le septième art, la littérature et les voyages. Un jour, elle rêve de visiter des pays de l’Asie tels que la Corée du Sud, Singapour et l’île de Bali. Parmi toutes les choses qu’elle aime, elle dit aimer par dessus tout, les bons plats de sa mère chérie qui (selon elle :) ) est la meilleure cuisinière au monde.

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© Tous droits réservés.

En octobre 2013, j’ai été en Haïti pour la première fois et ce, toute seule. À prime abord, cette décision semble avoir été prise sur un coup de tête, car j’ai réservé seulement trois semaines avant mon départ, mais à bien y penser, plusieurs facteurs ont influencé ma décision de partir en Haïti. Premièrement : mes origines. Il fallait que je retourne à mes racines; pour voir de mes propres yeux ce qu’est Haïti, non pas à travers les yeux de mes parents qui sont au Québec depuis 35 ans. Non pas à travers les yeux de l’un qui ne fait que le chérir et de l’autre qui ne fait que le craindre. Ni à travers les souvenirs d’une collègue de travail québécoise de souche qui, il y a trente ans de cela, avait fait son voyage de noce en Haïti et qui m’apportait des coupures de journaux au sujet de la Perle pratiquement à chaque semaine.

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© Tous droits réservés.

Puisque je voulais que l’expérience se passe sans anicroche, j’ai pris soin de me préparer tel un athlète avant les Jeux olympiques. J’ai fait des recherches sur les forfaits qu’offrait Air Transat; j’ai lu des témoignages de gens qui sont allés en Haïti; j’ai lu une vingtaine d’articles en lien avec Haïti et je me suis renseignée sur les différentes activités à faire là-bas. J’ai même écrit aux organisateurs (d’ailleurs l’un d’eux m’a mentionné que j’étais la première à prendre ce genre d’initiative). Je voulais être prête, mais j’avais un léger handicap: mon créole. Malgré le fait que je comprenais lorsque ma mère s’adressait à moi en créole, j’avais tendance à lui répondre en français. En faisant des recherches, je suis tombée sur le billet «Forfaits vacances en Haïti d’Air Transat» écrit par Arcelle Apollon sur La petite Haïti. J’ai découvert que Mme. Apollon était la présidente du KEPKAA (Komite entènasyonal pou Pwomosyon kreyól ak Alfabetizasyon), une librairie communautaire qui a pour objectif de promouvoir la diffusion des littératures créoles, afro-caribéennes et afro-américaines. J’ai appris que KEPKAA offrait des cours de créole et qu’il allait y avoir des cours la semaine suivante. Je me suis dit que c’était un signe, alors je me suis inscrite au cours avec beaucoup d’enthousiasme. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que la grammaire, l’orthographe et tout le b.a.-ba du créole n’était pas aussi facile cela. Les voyelles et les consonnes sont différentes, les mots se doivent d’être prononcés d’une manière spécifique, il y a des verbes irréguliers et plusieurs autres règles. Ce fut un réapprentissage complet de A à Z. À la fin, j’en suis sortie avec un peu plus de confiance en moi.

À suivre…

Merlyne

Peace & Love

Poutine Haïtienne

Saviez-vous que vous pouvez manger une poutine au griot? Oui, oui, une poutine au griot!

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Où: Resto Griyo 1575 rue Fleury est. Montréal H2C 1S7
Combien: 8.50 $
Pour voir le menu: http://www.griyo.ca/pages/menu.html
Pour suivre le Resto Griyo sur Facebook, Twitter et Instagram.

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Artistes Chrétiens

Quand rien ne va plus; quand j’ai besoin de me remettre les idées en place; quand j’ai besoin d’oublier; quand j’ai besoin de pardonner ou d’être pardonnée, quand j’ai besoin d’amour; quand j’ai besoin de paix; quand j’ai besoin d’être consolée, réconfortée, encouragée; quand j’ai besoin d’être reconnaissante ou quand j’ai tout simplement besoin de Dieu, il n’y a rien que j’aime plus que d’écouter du gospel ou des chants de louanges.

Le Gospel et les chants de louange sont pour moi plus que de la musique, ils me donnent de l’inspiration et de l’espoir, ils me remplissent de foi, ils me font croire en l’impossible, ils me touchent et me guérissent. Ils me permettent de m’abandonner complètement à Dieu, de m’avancer au pied de sa croix et de lui parler.

Parce qu’il y a plusieurs jeunes artistes chrétiens extraordinaires dans la communauté Haïtienne, je voulais prendre le temps de vous en faire découvrir quelques-uns. En plus d’être talentueux, passionnés et dévoués, ces jeunes artistes ont tous comme objectif de servir Dieu à travers leur musique.

XPERIENCE MUSIC GROUP 

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Ce décrivant comme étant une compagnie chrétienne de production d’événements, le groupe de musique Xperience est formé de jeunes remarquables et dynamiques qui ont une vraie passion pour Jésus et la musique évangélique. Ils ont pour mission de communiquer à travers leur musique et leurs différents ministères l’Évangile de Jésus-Christ aux non-croyants, mais aussi d’encourager et édifier les chrétiens. Pour avoir eu la chance de les voir sur scène laissez-moi vous dire qu’ils sont beaux, ils bons, ils sont professionnels, ils sont énergisants, ils sont un vrai délice musical.

JEAN JEAN

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Les mots me manquent pour vous dire à quel point j’apprécie le talent et la musique de Jean Jean. Si vous avez un album gospel live à vous procurer cette année je vous dirais sans hésiter une seule seconde d’acheter celui de Jean Jean. Sa voix va vous toucher, vous transporter, vous transformer. Vous savez cette sensation si belle, si bonne, si douce que l’on ressent lorsqu’on entend la belle voix d’une personne pour la toute première fois et que la fusion de votre état d’âme avec sa voix, ses paroles et sa musique forment une harmonie si parfaite qu’elle vient vous toucher droit au cœur? Et bien c’est exactement ainsi que je me suis sentie la toute première fois que j’ai entendu une chanson de Jean Jean.

https://itunes.apple.com/ca/album/live-a-montreal/id691524410

EVAYMÉ

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Doté d’une voix e.x.t.r.a.o.r.d.i.n.a.i.r.e, Evaymé est l’un de mes chanteurs chrétiens p.r.é.f.é.r.é.s.

https://itunes.apple.com/ca/album/eclaire-dirige/id529161194

DÉBORAH DAMUS

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Ce décrivant comment étant une artiste qui désire partager un message d’encouragement et d’espoir à travers sa musique, Déborah Damus à une voix magnifique et angélique. Son album est un ‘’must’’, sa voix et ses textes sont si puissants qu’ils sauront vous charmer, mais surtout vous toucher.

http://www.deborahdamus.com/

EMMANUEL HYPPOLITE ALIAS LE SLAMISTE

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Slameur, acteur, pasteur, pour moi Emmanuel Hyppolite est la définition même d’une personne talentueuse. Il est un artiste à découvrir absolument. Sa manière de manier les mots est incroyable. Ses messages et slams sont si percutants qu’ils vous feront réfléchir. Sur scène il est tout simplement brillant.

http://www.emmanuelhyppolite.com

GABRIEL

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Gabriel est un jeune homme à la voix d’or. Ses chansons vont vous donner le goût de louer le Seigneur en dansant.

https://itunes.apple.com/ca/album/prelude-ep/id580355260

 

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Cher M. Éric Duhaime

Cher M. Éric Duhaime,

Cette lettre n’est pas une lettre d’insultes, ni d’injures, cette lettre est une invitation à une ouverture d’esprit et une réflexion sur vos propos qui m’ont beaucoup blessée.

Je me devais de vous écrire ces quelques lignes parce que vos propos sont d’une ignorance si grande, si grave et si offensante.

Affirmer que les gens de la communauté noire ont très peu d’héros c’est de piétiner et de cracher sur l’histoire. C’est d’ignorer, rejeter et mépriser tous ces Nelson Mandela, ces Martin Luther King, ces W.E.B Dubois, ces Dany Laferrière, ces Oliver Jones. Affirmer que les gens de la communauté noire ont très peu d’héros c’est d’oublier le travail et les efforts si précieux de Garrett Morgan, qui à inventer les feux de circulations; de Charles Drew, un pionnier dans le domaine de la transfusion sanguine, qui a aidé à sauver des millions de vies; de Daniel Hale Williams, un brillant pionnier dans le domaine médicale, le premier chirurgien cardiaque Afro-américain, le premier à réussir une opération à cœur ouverte. C’est d’oublier le travail et les efforts SI précieux de plusieurs hommes et femmes noirs qui ont changés le monde. Affirmer que les gens de la communauté noire ont très peu d’héros c’est de nier l’existence et le talent de Ray, de Nat ou de Louis. C’est de banaliser l’impact des actions et des mots de femmes comme Rosa Parks, Maya Angelo, Mary McLeod Bethune et Angela Davis.

Affirmer que les gens de la communauté noire ont très peu d’héros c’est ignorant, insultant, dévalorisant et blessant. C’est de dire à nos jeunes qu’il y a bien peu d’espoir pour eux. C’est de dire à une communauté entière que son peuple ne vaut pas grand-chose. Votre ignorance me tue cher Monsieur Duhaime parce que moi j’en vois beaucoup d’héros dans la communauté noire et ce dans les quatres coins du monde. Prête à vous aider à sortir de cette ignorance je peux vous envoyer une liste de noms, de liens et même de titres de bouquins. Je peux vous parler d’héros de la communauté noire ici même au Québec qui font un travail tellement extraordinaire que vous n’allez  pas en croire vos oreilles.

Monsieur Duhaime,  je vous invite à vous éduquer un peu plus sur la communauté noire  avant de lancer des propos aussi blessants et méprisants.

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Monologue Fanm Fò + 100 % Pur Cacao

Monologues Fanm Fò

Affiche FINALE FF-6janv

Et si l’histoire d’Haïti vous était racontée par des femmes? Des femmes de cœur, des femmes passionnées, des femmes fortes?

Le 9 février prochain, la pièce Monologues Fanm Fò sera présentée au Cabaret La Tulipe à Montréal. Monologues Fanm Fò, c’est l’histoire d’Haïti à travers le regard et les paroles de sept personnages féminins. De Kiskeya en passant par le Canada, elles vous partageront intimement leurs combats, leurs vécus.

Mise en scène de Joanne Degand la pièce Monologues Fanm Fò vous plongera, en musique et en rythme, dans l’univers de ces sept femmes qui ont marquées le monde politique et social d’Haïti.

Les comédiennes :
Arcelle Appolon dans le rôle d’Anacaona
Josiane Milius dans le rôle de Catherine Flon
Sessina Elusma dans le rôle de Victoria "Toya" Montou
Farah Charles dans le rôle de Marie Claire Heureuse Félicité Dessalines
Valérie Solon dans le rôle d’Yvone Hakim-Rimpel
Altagrâce Rigueur dans le rôle d’Ertha Pascale Trouillot
Myriam Jean dans le role de Michaëlle Jean

Où: Cabaret La Tulipe
Quand: le 9 février 2014
Combien: 25$ à l’avance, 30$ à la porte

Réalisation : Patsy Faublas
Mise en scène: Joanne Degand
Conseil à l’écriture: Joujou Turenne
Direction musicale: David Bontemps
Musique: Makaya
Danse: Cindy Belotte Mapou Ginen)

Pour plus d’informations visitez la page Facebook de l’événement.

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100% Pur Cacao, *Vivre Icitte*

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Vous avez manqué 100% Pur Cacao l’an dernier? Bonne nouvelle, Dorothy Rhau récidive. En effet, le Gwo show, 100 % Pur Cacao est de retour cette année.

Le 1er février prochain, Dorothy Rhau ainsi que ses invités, plusieurs humoristes montréalais, se retrouveront sur scène pour un autre show d’humour. François Massicotte, Gardy Fury, les deux gars du Jeudi 16h, et des surprises de taille, sans oublier Mémère Radotte seront de la partie.

Quand : 1er février 2014 de 20h00 à 21h30
Où : l’Astral, 305, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal H3A 1L4
Combien : 37$ + taxes

Pour plus d’informations visiter la page Facebook de l’événement.

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Mission Accomplie

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Au printemps 2013, j’ai lancé la toute première édition des paniers de Jessie. Lors de la toute première distribution (en avril 2013) 20 paniers ont été distribués à 20 jeunes filles qui résident dans des centres jeunesse partout à travers la Montérégie. Enchantée et encouragée par le succès de la première édition, j’avais donc décidé de récidiver en organisant une deuxième collecte de produits pour faire une seconde distribution, pour la rentrée scolaire à l’automne.

En août 2013, c’est 26 paniers de produits qui ont été donnés à d’autres jeunes filles de centres jeunesse. Quelques jours plus tard, je décidai de me lancer dans une troisième et possiblement dernière édition avec de nouveaux objectives : 50 paniers pour 50 filles qui résident dans des centres jeunesse de la grande région de Montréal pour Noël.

J’ai passé la fin du mois d’août jusqu’au début du mois de décembre à envoyer plusieurs courriels et lettres de commandites, faire des appels, du porte à porte, parce que je tenais absolument à accomplir ma mission et à offrir des cadeaux de Noël à ces jeunes filles qui ont tant besoin de se faire dorloter. Aujourd’hui, j’ai le bonheur de vous dire MISSION ACCOMPLIE!!! 50 magnifiques cadeaux ont été distribués à 50 jeunes filles partout à travers la grande région de Montréal et de la Montérégie.

C’est avec tellement de joie que je vous annonce que c’est 96 paniers/boîtes de produits de beauté et de produits pour le corps qui ont été distribués à 96 jeunes filles en l’espace de 8 mois. Jamais au grand jamais j’aurai pu imaginer au début de cette aventure que j’allais réussir cela.

Le projet les paniers de Jessie était mon rêve. Quelque chose que je voulais faire depuis vraiment très longtemps. Je ne vous cacherais pas qu’il y a eu des hauts et des bas. Plusieurs portes se sont fermées, je me souvent découragée, mais je ne regrette rien. J’ai énormément appris et grandi grâce à ce projet. Je ne sais vraiment pas quel est l’avenir du projet les paniers de Jessie, mais laissez-moi vous dire que ce fut extraordinaire.

Si j’avais un conseil à vous donner pour cette nouvelle année c’est de foncer. FONCEZ mes chers lecteurs foncez. Ça ne va pas toujours être facile, mais ça vaut tellement la peine. Foncez, réalisez vos rêves. Je sais que c’est cliché, mais croyez-moi quand je vous dis que ça VAUT vraiment la peine.

Quelques photos

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Un gros merci à la compagnie Fempro Incognito, à la compagnie Pierre Fabre Dermo-Cosmétique, aux Éditions de la Bagnole, à la compagnie Trois Crayons & Cie et à l’équipe de ING Direct Montréal. Un gros merci aussi à tous mes proches, famille, amis, amis des amis pour votre soutien.

Pour visiter la gallérie de photos du projet: http://www.flickr.com/photos/lespaniers/

Pour plus d’information sur les paniers de Jessie: http://lapetitehaiti.wordpress.com/agir/

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La Jessie

Je réalise qu’il me reste encore plusieurs choses à découvrir à propos de qui je suis. J’ai l’impression d’être constamment à la découverte de nouvelles choses que je ne savais pas à propos de celle qui les matins me dévisage dans le miroir. À l’aube de mes 30 ans (332 jours pour être juste) je me surprends à vouloir me définir, me décrire, me trouver, m’identifier. La Jessie d’il y a 5, 10 ans n’est plus la même que la Jessie d’aujourd’hui (une chance). J’espère être une meilleure Jessie, une Jessie plus mature, gentille, reconnaissante. Je sais par contre que j’ai pleins de défauts, de rancœurs, de choses à réparer, de trucs à régler.
Je ne sais pas pour vous, mais c’est tout un boulot se trouver.

5 choses stupides que j’ai découvertes à propos de moi en 2013 :

1- J’aime les champignons. J’ai toujours cru détester les champignons, mais cet été j’ai mangé un champignon et j’aime vraiment cela.
2- Je suis complètement retardée quand il s’agit de donner une caresse (hug) à quelqu’un. Je ne suis pas très bonne à serrer les gens dans mes bras. Pourquoi? Aucune idée.
3- Aller au cinéma toute seule est mon plaisir coupable. (Je sais, je suis d’une très grande simplicité).
4- Cuisiner est pour moi très, très relaxant à moins que je dois cuisiner pour plusieurs personnes.
5- Je crois souffrir d’un déficit d’attention (sévère). Facebook, Twitter, Instagram, les différents sites de nouvelles, Wikipédia et plusieurs blogues n’aident aucunement ma condition.

Et vous? Qu’avez-vous appris à propos de vous?

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Çà passe vite, tu trouves pas?

Çà m’a vraiment fait plaisir chérie.

Tu as toujours eu l’élan de la spontanéité. Un trait de caractère qui m’a souvent épaté, parfois irrité, mais que j’ai toujours su apprécier.
Depuis la naissance du bébé, on a dû s’habituer tant bien que mal que rien ne serait jamais pareil.
On a eu beau se le faire répéter, on n’en avait sincèrement aucune idée.
Les nuits sans sommeil, les interminables questionnements, les doutes, les peurs, les appels à Info-Santé, les couches, les diverses formules de lait…
ai-je mentionné les nuits sans sommeil?…
Notre vie sociale en a pris un sacré coup.
Notre enfant est un cadeau inestimable pour lequel je nous sais reconnaissants.
Elle a vraiment le meilleur de nous deux – et ne se cache pas d’exprimer le pire.
(Les anniversaires de Vivardy et de Giovanni sont encore des inconfortables souvenirs…)
Mais, ni toi, ni moi ne pouvons nier cette sensation de détente et de bon vivre qui a caractérisé cette après-midi passée en compagnie l’un de l’autre. C’était réellement une expérience réjouissante.
Prendre le temps d’être ensemble, de se retrouver, parce qu’il est indéniable qu’on s’est parfois perdu en chemin – un sentiment incroyable dans toute sa simplicité.
Cela va sans dire – toi et moi avons grandi.
La vie, les décisions prises, les circonstances vécues…tout cela nous a permis de tracer notre chemin et a façonné notre relation de façon singulière.
Le Centre-Ville – notre terrain de jeu.
La Place Montréal Trust, que nous n’avons pas visité depuis une éternité, c’est là que tout a commencé.
Première rencontre, première(s) palpitation(s), première décision  de donner une chance à l’autre et tenter l’aventure dont nous n’avions aucune idée – quitte à ce que je n’aille pas travailler. (Quel effet tu as eu sur moi, dis donc…)
Première rencontre inusitée avec ta mère. -rires-
Le Paramount – depuis lors rebaptisé Cinéma Banque Scotia garde avec lui de nombreux secrets.
Comme les films que nous y avons visionné, les souvenirs sont innombrables, certains bons, d’autres mauvais. Mais ce sont les nôtres. C’est un fait.
On a grandi, on s’est aimés. Plus tard, on s’est mariés.
La vie nous en a fait voir des vertes et des pas mûres … et on a tenu bon, ensemble.
Et nous voilà, arpentant ces couloirs et boutiques, témoins de notre passé et de cette après-midi de nostalgie, de conversation agréable et de repos bien mérité.
Bientôt 10 ans – Tout un parcours, toute une vie.
Et c’est pas fini.

       Olivier Day

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L’Orchestre Tropicana

L'Invitation Orchestre Tropicana d'Haiti

Fanatiques de musique Haïtienne à vos agendas. L’Orchestre Tropicana d’Haïti sera à Montréal le 15 novembre prochain.  Tropicana célèbre cette année ses 50 ans et pour l’occasion, il nous offrira une prestation acoustique gratuite.

Où : Cours Mont-Royal, 1455, rue Peel

Quand : Le vendredi 15 novembre 2013 de 12h15 à 13h

Plus d’infos : http://on.fb.me/1b8idxF

À lire: Archives du New York Times, Haitian Music From Another Era: http://nyti.ms/1gPj9gt

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Bonjour Voisine

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À surveiller: Bonjour Voisine,  un ouvrage collectif de 51 écrivains québécois et haïtiens avec différents genres littéraires tels que textes de fiction, témoignages, chroniques,  poésie, récit de voyage et autres.

Le livre sera lancé le 20 novembre porchain au Salon du livre de Montréal, mais il est également disponible sur Amazon. 

Écrivains: Dany Laferrière, Rodney Saint-Éloi, India Desjardins, Louise Dupré, Paul Bélanger, Élise Turcotte, Yvon Rivard, André Roy, Édouard Bond, Laure Morali, Alain Deneault, Catherine Voyer-Léger, Yara El-Ghadban, Sonia K. Laflamme, Virginie Turcotte, Jean-François Bouchard, Sean Mills, Robert Giroux, Bertrand Gervais, Élodie Comtois, Karine Saint-Germain, Danielle Laurin,  Joël Des Rosiers, Joséphine Bacon, Chantal Guy, Alexis K. Lepage, Yanick Lahens, Emmelie Prophète, Jean-Robert Léonidas, Dominique Batraville, Gary Victor, Claude C. Pierre, Evelyne Trouillot, Marie-Alice Théard, Makenzy Orcel, Jehyna Sahyeir, Verly Dabel, Danielle Magloire, Michèle Pierre-Louis, James Noël, Lyonel Trouillot et Frankétienne.

Présentation du livre par Mémoire d’encrier :

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J’ai envie de t’oublier

J’ai des maux de tête. J’ai des maux de tête et souvent ils me réveillent la nuit. Cette nuit, alors qu’un pic-bois s’acharnait sur mon crâne, j’ai pensé à toi. Mes nuits blanches, ne sont jamais de tout repos. Le silence et la noirceur de la nuit me plongent dans des dialogues, des analyses, des calculs, des révisions, des réflexions. Une pensée me mène vers une autre pensée, qui ensuite m’entraîne vers une autre pensée et une autre pensée et une autre pensée. Et sans trop le vouloir, cette nuit, cette petite boîte avec ton nom inscrit dessus, logée dans le fin fond de ma tête, s’est ouverte et j’ai commencé à penser à toi.

Si d’un clic de souris, je pouvais glisser ce document dans la corbeille, je le ferais sans hésiter parce que j’ai grandement envie de t’oublier. Ne m’en veut pas, je t’en prie, je ne dis pas cela pour te blesser, te froisser ou t’offusquer. Je dis cela parce que j’aurais tant voulu tout recommencer. Oublier le passé, les erreurs, les blessures, les déchirures, les chicanes et repartir à neuf. Repeindre le canevas de notre amitié avec de plus belles couleurs. Réécrire notre histoire, restructurer nos comportements corriger nos fautes, changer notre fin.

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À mon frère

Je ne lui ai jamais avoué – mais j’ai rédigé ce texte il y a longtemps, à l’intention de mon jeune frère qui, à l’époque (et même parfois encore aujourd’hui) se trouve confronté à certains épisodes d’incertitude et de doute que chacun d’entre nous ont connu à un moment ou un autre.

L’intention est simple : en tant que grand frère, je considère que mon rôle premier est de lui servir de guide en lui apportant les conseils qui lui seraient utiles sur son cheminement.

S’il s’agissait des derniers conseils que j’aurais à lui donner, je voudrais qu’il reconnaisse en ces derniers l’affection et le franc-parler d’un grand frère qui en a bavé mais qui en a tout de même gardé l’essentiel lui permettant de persévérer. Des affirmations simples, claires et sincères visant à lui donner l’encouragement d’aller de l’avant.

Il me fait plaisir de les partager avec vous, espérant que vos chapitres personnels se veulent heureux et prometteurs.

- – – – – – -

Oui, tu es un individu capable et habile.

Non, il n’y a rien qui cloche avec toi.

Oui, tu as un potentiel au-delà de tout ce que tu peux imaginer.

Non, tu n’es pas un enfant.

Oui, en effet, la Vie est un champ de bataille sans pitié.

Non, ce n’est pas si terrible que çà.

Oui, tu as le droit d’avoir peur.

Non, la peur n’est pas une excuse.

Oui, les ‘amis’ viennent et quittent.

Non, il n’y a aucune honte à reconnaître et avouer nos faiblesses.

Oui, tu essuieras des “échecs”

Non, tu n’es pas défini par tes défaites.

Oui, tu dois t’acquitter de tes responsabilités.

Non, ne traine pas le passé avec toi.

Oui, tu dois te défaire de telle mélancolie ou autre désagrément.

Non, "se défaire" n’est pas synonyme d’oublier l’effet qu’a cette circonstance sur toi.

Oui, tu dois sourire tous les jours.

Non, cette petite habitude n’est pas toujours appliquée.

Oui, tu dois prendre les meilleures décisions pour TOI.

Non, tu n’as pas à être à donner raison aux médisants.

Oui, ta vie est ton choix. Fais preuve de réflexion et de sagesse.

Non, tu n’as pas à suivre le tracé d’un autre.

Oui, tu dois garder parole. Toujours.

Non, tu ne devrais jamais laisser une fausse impression de ta personne.

Oui, le succès doit être ton objectif.

Non, l’aspect financier ne doit pas être ta seule motivation.

Oui, le manque d’argent peut être déprimant.

Non, il n’y a pas que l’argent.

Oui, tu dois te récompenser.

Non, tu ne devrais en faire les frais un an plus tard.

Oui, tu dois prévoir le pire.

Non, il n’est pas trop tard.

Oui, tu dois trouver d’autres activités.

Non, augmenter ton nombre d'"Amis" n’est pas une activité.

Oui, tu dois partager ta vie avec quelqu’un qui te voue un amour SINCÈRE.

Non, cette personne n’est pas ton esclave.

Oui, l’Amour fait mal.

Non, ce n’est pas toujours rose.

Oui, çà en vaut la peine.

Non, ton orgueil n’a pas sa place.

Oui, tu dois te dissocier de toute relation toxique.

Non, toute relation n’est pas nécessairement durable.

Oui, toute relation durable t’exigera temps, argent et honnêteté.

Oui, l’Amour – le vrai – est une question de don de soi.

Non, tu ne devrais pas t’investir dans une relation qui ne t’apporte que tristesse et misère.

Oui, la Vie est une drôle d’aventure.

Non, tu n’es pas seul.

Oui, çà compte la famille. Batis la tienne.

Non, tes vrais amis ne te laisseront jamais tomber.

Oui, une aventure incroyable t’attend.

Non, il ne fait pas être le passager de ta propre vie.

Oui, il faut grandir.

Non, il n’y a pas de charité qui tienne.

Oui, je crois en toi.

Olivier Day

CONCOURS: La source

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La petite Haïti et le Festival International du Film Black de Montréal vous donnent l’opportunité de gagner 2 billets pour la projection du film La source,  vendredi le 27 septembre à 19 h au Cinéma du Parc.

Narré par l’acteur Don Cheadle, nommé aux Oscars (Hôtel Rwanda, Crash, Ocean 11, Iron Man), La Source raconte l’histoire édifiante de Josué Lajeunesse, un concierge de Princeton d’origine haïtienne qui retourne dans son pays après le dévastateur séisme de 2010 pour faire vivre son rêve, amener ce qu’il y a de plus fondamental à la survie de son village: l’eau potable. Ce film, du réalisateur primé Patrick Shen (Flight from Death: The Quest for Immortality, The Philosopher Kings), n’est pas seulement un film sur l’eau potable et le développement d’une communauté. C’est l’histoire d’un héros improbable, motivé par un rêve, qui a fait tout en son pouvoir pour enflammer la passion des gens à des milliers de kilomètres de lui, afin de changer la vie des villageois de La Source pour toujours.  (source : http://bit.ly/18quvlo)

Concierge de jour, chauffeur de taxi la nuit, père monoparental de cinq enfants, l’histoire de Josué Lajeunesse un véritable héro sera vous inspirer et vous toucher.

En plus d’avoir la chance de visionner ce long-métrage qui a été qualifié de documentaire astucieux par le Washington Post, vous allez également avoir la chance de rencontrer le réalisateur et de participer à l’hommage à Josué Lajeunesse, à qui le Festival International du Film Black lui décernera le premier prix impact social 2013 pour son travail qui a pu améliorer les conditions de vie des habitants de La Source, son village natal, suite au séisme de 2010 en Haïti.

 

Pour avoir la chance de gagner vous devez 1- Aimer la Petite Haïti sur Facebook,

2- Répondre à la question suivant dans la section commentaire : Quel est le nom du réalisateur du film La Source?

Vous avez jusqu’à  vendredi le 27 septembre 2013 à 12h00 pm pour participer. Le gagnant sera tiré au hasard!

Pour plus d’information sur le Festival International du Film Black visitez : http://www.montrealblackfilm.com

Gallerie de photos: http://bit.ly/174clY3 http://bit.ly/174clY3

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L’OpÉrA

Hier, j’ai eu la chance de partir en Inde pour quelques heures et c’était magnifique. Bien installée sur mon siège à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, je me suis laissée emporter dans l’univers de Lakmé. Quand l’Opéra de Montréal t’honore en t’invitant à une première comment dire non? 2 heures 45 minutes de douceur musicale qui m’a fait grandement du bien. J’aime le théâtre. J’aime tous les différents registres théâtraux. Si je pourrais, je passerais ma vie à regarder des pièces et des pièces. Des pièces et des pièces.

La toute première fois que je suis allée à l’opéra c’était en 2003 à Beijing en Chine et c’était pour voir la pièce Madame Butterfly. C’était toute une expérience. Maintenant, je rêve, je rêve de voir un jour une pièce, peu importe laquelle, en créole. Imaginez! Lakmé, Carmen ou La Bohème en créole? Ou encore les belles sœurs, le malade imaginaire ou arlequin serviteur de deux maîtres en créole. Ah que j’en rêve!

En attendant que mon souhait se réalise, voici un excellent photomontage de Lakmé

Pour plus d’information sur Lakmé
Pour la programmation de l’Opéra de Montréal: Programmation

Un très gros merci à l’Opéra de Montréal pour cette soirée extraordinaire que j’ai passée en Inde.

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Té où?

Je n’ai pas trop l’habitude de faire ça, mais je commence sincèrement à m’inquiéter. Té où?  Tu tardes et je ne peux m’empêcher de  me ronger les ongles en me demandant si tu t’en viens bientôt. Je sais que je ne peux rien forcer et que les choses  doivent se passer naturellement, mais je m’impatiente. As-tu changé d’idée? Es-tu passé par un autre chemin? T’es-tu égaré? As-tu décidé de t’arrêter pour prendre une pause ou pour remettre tes idées en place? Soit honnête et dis-moi toute la vérité.  Moi, je n’en peux plus d’attendre… j’ai trop besoin de toi. Je sais que de vouloir te presser est très égoïste de ma part, mais quand je ferme les yeux je me vois dans tes bras. Quand, je pense à nos demains, je nous vois tellement amoureux avec pleins de petits toi et de petits moi. Je sais que je t’en demande beaucoup, mais peux-tu s’il vous plaît te dépêcher. J’ai tellement hâte de te rencontrer.  Viens tel que tu es et on va s’arranger. Moi aussi j’ai un million de trucs  à régler,  j’ai plein de défauts et de choses à changer, mais avec toi à mes côtés je serais plus motivée. J’ai hâte de commencer à vivre le reste de mes jours avec toi. J’ai hâte de t’aimer et de t’embrasser. J’ai hâte de te bouder et de faire semblant que je suis plus fâchée que je le suis vraiment. J’ai hâte de te raconter mes journées en te faisant à manger. J’ai hâte de te menacer d’appeler un plombier quand le robinet va encore avoir coulé. Je me sens tellement seule sans toi et ça devient de plus en plus insupportable. Té où?  Est-ce que je peux venir te chercher? Est-ce que je peux t’aider à t’orienter? Est-ce que je peux faire quelque chose pour te guider?

Té où? J’ai tellement trop hâte de te rencontrer.

Jessie

Euh…merci?

Je souhaitais faire un retour sur l’épisode qu’a vécu mon amie et collaboratrice Jessie tel que décrit dans son récent billet "Compliments ignorants" que je vous invite à consulter.
Je tiens cependant à vous rassurer que je ne prononce pas de façon à vouloir en minimiser l’impact.

Se dit de l’ignorance :
1 – Etat d’une personne qui n’est pas informée de quelque chose, qui n’en a pas connaissance.
2 – Absence de connaissance, manque d’instruction.

A cet effet, le qualificatif choisi par Jessie est approprié. Cependant, on ne peut blâmer un ignorant qui par définition, n’a pas connaissance ni considération appropriée de ses paroles et actions.

A mon humble opinion, malgré l’évidente irritation qui en a résulté, je doute fort qu’une quelconque motivation désobligeante ait été à l’origine de l’intervention de ce monsieur.

Voyez-vous, envers et contre tout, mon expérience et mon vécu me permettent la clarté et la maturité d’admettre que pareille circonstance n’a rien d’étonnant, singulier ou inhabituel.

Si je comptais le nombre de fois où je me suis mérité l’une ou l’autre remarque, citons :

"…tu parles pas comme les autres haïtiens…"
"…y sont tous comme çà (ç-à-d. -insérez votre qualitficatif stéréotypique ici-)…sauf Oli, lui c’est pas pareil…"
"…’Day’, c’est pas un nom haïtien çà…"
"…prends-le pas mal mais…"

Lorsque je reçois ce genre de "compliment", je souris.
Non, vraiment.
Je souris et je les rassure que je ne le prends pas mal…mais je prends tout de même le soin de clarifier certaines choses pour ceux qui seraient portés à perdurer dans leur ignorance.
Je crois que rire et sourire permet d’alléger la situation qui aurait un potentiel de devenir conflictuelle.
Un de mes trucs favoris, par exemple, lorsque je me fais observer l’absence de "l’accent" haïtien dans mon discours, est de relancer en disant :
"…kòman sa jé p’al pa kòm les zot’ ayisyen?…paské jé p’al pa kòm sa?…"

Je le fais en bonne humeur mais aussi pour signifier que je comprends leurs observations.
Oui, il y a de ces petites singularités colorées qui nous distinguent:
le fameux "u" prononcé "i"… notre agréable relation avec la ponctualité quant à la tenue de nos événements et spectacles…
"Tchuuiip" est plus qu’une simple onomatopée – c’est une trait de caractère, une étiquette culturelle, un badge d’honneur même…

Mais pourquoi s’en cacher?
Traitez-moi d’éternel optimiste mais, je continue de penser que toute remarque résultant d’une opinion essentiellement stéréotypique n’est pas nécessairement une insulte. Qu’on le veuille ou non, ces dits stéréotypes, aussi peu flatteurs ou inconfortables soeint-ils, retiennent tout de même une part de vérité.
J’ai grandi à Port-au-Prince, mon vécu, mon passé, mon éducation, ma famille, ma culture, mes racines sont ancrés dans cette petite île qui me manque encore.

Je ne m’attends pas à ce qu’un individu d’éducation et aux antécédents différents n’ait pas un tant soit peu d’interrogations vis-à-vis d’une culture qui lui est étrangère.

Aussi, on ne peut culpabiliser l’interlocuteur dont la base de référence est pauvre ou inexistante.

Tous mes amis et collègues québécois avec qui j’ai eu ce genre de conversation vous le confirmeront – je suis pleinement ouvert à converser et élucider ces différents mystères. Simplement parce que j’accorde la chance au coureur en étant conscient que la question est sans doute animée par un désir de compréhension pour une meilleure interprétation de certaines conceptions…souvent erronées.

Bien sûr, pour revenir à l(‘a) (més)aventure de Jessie, tout est dans la façon de communiquer cette curiosité -

Toutefois, j’avoue que "…vous êtes vraiment un beau nègre…", çà passe un peu moins bien.

Olivier Day

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Autres billets par Olivier Day

Assistance Routière

Chak Moun Gen Yon Destine

On avait envie d’une crème glacée…

Timoun pa mande fèt"

“…donnes-moi le couteau, chérie…”

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Les paniers de Jessie

Il y a plusieurs mois de cela je vous avais parlé de mon projet de paniers pour les jeunes filles dans des centres jeunesse. Ceux et celles qui me suivent sur Facebook, ont pu voir l’évolution de mon projet qui en date d’aujourd’hui est à sa troisième édition.

En bref, mon projet qui se nomme, les paniers de Jessie, a pour but de faire une différence dans la vie de jeunes filles qui résident dans des centres jeunesse, partout à travers la Montérégie et la grande région de Montréal. L’objectif est d’amasser des produits de beauté ainsi que des produits pour le corps pour ensuite les emballer dans des paniers, puis les distribuer aux jeunes filles.

Ce projet est la réalisation d’un rêve qui sommeillait en moi depuis plusieurs années déjà et c’est avec beaucoup de fierté, mais aussi beaucoup de reconnaissance que je le vois prendre de l’ampleur. La première édition avait eu lieu au printemps 2013. Dans l’espace de quelques semaines plusieurs, centaines de produits de beauté et de produits pour le corps avaient été amassés pour 20 jeunes filles. La deuxième édition s’est terminée lundi le 26 août dernier alors que 26 magnifiques paniers ont pu être distribués à d’autres jeunes filles. Pour la troisième édition, mon objectif est de faire 50 paniers, pour 50 jeunes filles qui résident dans des centres dans la grande région de Montréal. C’est beaucoup, je le sais, mais je reste positive. C’est après une discussion avec la Directrice Générale, d’un Centre Jeunesse, qui m’expliquait que plusieurs filles dans ces centres ont été abandonnées par leurs parents et ne reçoivent pratiquement jamais rien que j’ai compris que ma mission ne pouvait s’arrêter là.

Quelques photos des premières éditions :

Don du Tim Hortons de la ville de Delson 1Dons de la compagnie de Bio-Cosmétique ZorahDons Échantillons Pharmacie J-C et Pharmaprix Longueuil

Tout cela n’aurait jamais été possible sans l’aide de plusieurs personnes qui sans hésiter une seule seconde m’ont tout de suite appuyés dans ce projet. Je dois à chacune de ces personnes une fière chandelle. Un gros merci au Centre des Arts Dentaire à Longueuil, à la compagnie Dollarama L.P./S.E.C, à la compagnie Zorah biocosmétiques, à l’organisme l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), à la compagnie Incognito, à la compagnie Pharmaprix, à la gérante des cosmétiques de la pharmacie Jean-Coutu André St-Onge, à la gérante des cosmétiques du Pharmaprix ― Saint-Hubert, à l’équipe du Body Shop au Promenade St-Bruno et aux propriétaires du Tim Horton de Delson . Un gros merci aussi à tous mes proches, famille, amis, amis des amis pour votre soutien.

Aimez les paniers de Jessie sur Facebook:
https://www.facebook.com/lespaniersdejessie
Pour visiter la gallérie de photos du projet visitez:
http://www.flickr.com/photos/lespaniers/
Mon entrevue à l’émission Tendances Urbaines à propos du projet: http://bit.ly/1mUSdBV
(Émission du 4 novembre 2013 à partir de 44:56)

Pour faire un don, écrivez moi à : jessieblog@live.ca

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Assistance Routière

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Il arrive souvent qu’un épisode anodin et parfois insignifiant vous fasse profondément réfléchir – et sourire. Ce matin était un bel exemple.
S’il y a bien une chose qui devrait figurer en priorité sur la liste des aptitudes nécessaires pour un individu de maîtriser, qu’il grandisse en Haïti ou ailleurs, c’est bel et bien un changement de pneu. D’où je viens, quand vous devez malheureusement faire face à une panne de véhicule inattendue sur le bord de la route, "assistance routière" se résume le plus souvent à faire appel à un proche ou devoir compter sur la bonté et générosité du chauffeur passant.
J’étais sincèrement perdu dans mes pensées quand le bruit s’est fait entendre et que cela s’est produit : une crevaison sur la rampe de sortie du Pont Jacques-Cartier vers la Rte-132.
Jusque-là, rien de vraiment particulier dans une journée.
Cependant, si on ajoute le fait que ma femme et notre bébé de -wow! déjà! (O_o)- 6 mois se trouvent également dans le véhicule, çà change un peu la donne.

Là ou j’en connais plusieurs qui seraient confortablement demeurés assis dans leur véhicule, composer un numéro et patiemment attendre l’arrivée de Super CAA-Québec, disons que votre serviteur est le produit d’une différente mentalité.

On ralentit, on rejoint l’accotement(de façon sécuritaire, bien sûr) et on s’arrête.
"Çà va aller?" me dit ma femme, raisonnablement inquiète.
- On va voir…depi m’gen ‘jack’ m’anfòm.
Tant que j’ai un ‘jack’, c’est correct.
J’ignore encore pourquoi, mais les quelques minutes que cela m’a pris pour exécuter le changement (ç-à-d. : dévisser les boulons de la roue concernée, récupérer et sortir les outils ainsi que la roue de secours, élever le véhicule, faire la substitution, redescendre le véhicule, resserrer les boulons…) m’a causé moins de frustration que je pensais, et m’a même fait du bien.
Ce qui m’a fait sourire, et soupirer de soulagement, c’est de savoir que cet épisode se soit produit alors que nous étions tous ensemble. J’aurais eu grand malaise à savoir mon épouse seule face à cette situation avec un bébé sur le siège arrière.
Attention! Que les défenseurs de l’égalité des sexes se calment ne profitent pas de l’occasion pour me traiter de machiste effronté.
Je ne suis pas en train de qualifier mon épouse d’incapable. Je dis simplement que cela m’a rassuré d’avoir pu être présent pour lui porter assistance. Souci et préoccupation légitimes venant d’un père et époux.
C’est le genre de circonstance qui me fait toujours prendre le temps de bien réfléchir à l’engagement que l’on choisit d’honorer en prenant une épouse et en choisissant de fonder une famille. Une responsabilité quotidienne qu’il nous fait assumer envers et contre tout. Dans son essence, cette responsabilité est un choix – clair, net et précis.
Tenons-nous loin du scénario hollywoodien où le père se veut un agent secret qui décime des personnages peu recommandables pour retrouver sa fille…
Gardons les pieds sur terre et prenons le temps de reconnaître que l’importance se veut dans la satisfaction de répondre quotidiennement, et au meilleur de ses efforts, à cette obligation.
Je repense à mes aînés, et des différentes définitions qui m’ont été transmises quant au rôles d’époux et de père. "Pourvoyeur" "Protecteur"… me reviennent en mémoire…parmi tant d’autres.
Qu’il s’agisse de s’assurer de donner un biberon pendant que maman converse avec Morphée ou faire un changement de pneu sur le bord de l’autoroute, il vous revient, chers messieurs, de répondre à l’appel. Votre famille, vos bien-aimés, comptent bien là-dessus. Soyez un "pilier".

Olivier Day

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Chak Moun Gen Yon Destine

On avait envie d’une crème glacée…

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“…donnes-moi le couteau, chérie…”

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Merci Olivier pour ta fidélité et ton engagement. Merci pour tes excellents billets et pour le temps que tu prends pour les écrire, malgré ton horaire chargé de père, de mari et d’homme . Merci, Merci Merci.

Jessie blog

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La rentrée

C’est la rentrée et je ne peux m’empêcher d’être nostalgique des temps jadis de mon enfance.  La fin inévitable, injuste et cruelle de l’été s’officialisait le jour où le facteur déposait dans notre boîte aux lettres la liste d’effets scolaires envoyée par la commission scolaire.  Cette liste annonçait la fin des longues heures à patauger dans la piscine municipale, les balades interminables en vélo et le début tragique des devoirs et des leçons.  Pour moi la rentrée rimait avec deuil. Deuil d’un été trop court, deuil du beau temps, deuil d’un emploi-du-temps chargé d’activités palpitantes.  La chose que j’aimais le plus à propos de la rentrée était le magasinage des nouveaux vêtements, souliers et sacs d’école.  Mes techniques de négociations avec  les parents étaient basées sur la manipulation et la pitié. J’avais les arguments justes  pour  qu’ils m’achètent un nouveau sac d’école, des nouveaux souliers, vêtements, cartables etc.  Plus futés que moi, mes parents écoutaient très peu souvent mes plaidoyers.  En somme je n’ai que de bons souvenirs des rentrées scolaires. J’aime profondément mes écoles et j’aimais retrouver mes amis.

Bonne rentrée à tous!

Jessie Blog

Compliments ignorants

Aujourd’hui à l’épicerie un monsieur m’approche et me demande si je m’appelle Nathalie.  Je lui dis non et je retourne à mes avocats. Quelques secondes plus tard il revient et me demande d’où je viens.  Je lui dis que je suis née ici! Il répète «ici» avec un doute dans sa voix.  Je répète «ici» sans préciser mes origines parce que… ben parce que ça m’tentais pas! Il me dit et je cite : Ben entouka tu parles vraiment bien français! C’est vraiment bien.

Franchement embêtée,  je retourne à mes avocats sans dire un mot de plus. Sans dire un mot de plus parce que je ne  savais pas trop quoi dire.  Plusieurs diront que je me devais de 1- le sermonner sur son ignorance aigu, 2- lui expliquer gentiment mes origines et l’éduquer sur l’histoire d’Haïti 3- lui remercier de ce compliment gratuit et non-sollicité qui prouve les bienfaits de la loi  101.

La vérité c’est que peu importe les «j’aurais dû» ou les «j’aurais pu», je suis tannée de ces compliments ignorants, tannée de devoir me justifier, tannée de devoir expliquer, tannée, tannée, tannée. Il y a quelques années de cela une dame, au Wal Mart, m’arrête, moi et une amie, pour nous dire que c’est beau de voir des gens comme nous parler un bon français. Tannée, Tannée, Tannée. Ne savent-ils pas qu’il est frustrant voir blessant de se faire dire cela. Pensent-ils vraiment que ces «compliments» nous vont droit au cœur? Il est bien évidemment qu’il est mieux de se faire dire ce genre de chose, que d’être victime de racisme ou de discrimination, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il manque une petite partie de cervelle à ces gens. Jamais je ne me présenterais devant quelqu’un pour lui dire wow, mais tu parles vraiment bien jouale ou encore wow tu roules tes «r» impeccablement tu dois être un vrai de vrai ceci ou un vrai de vrai cela.  Jamais au grand jamais je ne dirais à un Suisse, un Camerounais, un Marocain ou autres qu’il parle quand même bien le français.  Jamais. C’est trop insultant. C’est trop ignorant.

Je suis certaine que le monsieur n’était pas du tout méchant et qu’il voulait sincèrement bien faire, mais je ne peux pas m’empêcher d’être vexée par son commentaire.

Jessie Blog

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Chak Moun Gen Yon Destine

J’ai du mal à me rappeler quel film on avait été voir…mais c’est bel et bien du Mega-Plex Spheretech situé à Ville Saint-Laurent dont on revenait quand j’ai été frappé par cet intense moment de nostalgie qui ne décrochait pas.

C’est très difficile et un tant soit peu pénible à expliquer mais je me suis retrouvé au volant de mon véhicule, et, sans mot dire, je me suis mis en direction…

"Où est-ce qu’on va?" m’a demandé ma femme, qui ne cachait pas son étonnement.

A moi de lui répondre : "…attends, donnes-moi une seconde…"

J’y repense présent, et je crois qu’elle a senti à ce moment-là la nécessité de ne pas en rajouter, remarquant l’état de réflexion profonde qui avait soudainemet pris place avec nous dans l’auto.

Pas plus de quelques minutes et j’y étais – assis, là, dans mon véhicule, immobilisé dans l’aire de stationnement d’une entreprise pour laquelle j’avais travaillé il y a longtemps.

Voyez-vous, mon moment de réflexion était animé par la réalisation de parcours qui m’avait amené jusqu’ici.
A l’époque où j’étais encore à l’emploi de cette entreprise, disons que tout n’était pas particulièrement rose et agréable dans ma vie.
Dettes, dépression…Je vous épargnerai les détails sombres et peu reluisants.
Permettez tout de même que je vous ramène à cet instant singulier où, terminant un rude et tardif quart de travail, et me dépêchant de naviguer de mon mieux à travers une mémorable bourrasque de neige afin de ne pas manquer l’autobus pour mon retour à la maison – j’ai porté un long et sincère regard sur ce que ma vie de jeune adulte avait été jusqu’ici et, attristé par le constat que le résultat était loin de ce qui m’enchanterait…j’ai pris une longue respiration :
(-inspire-) "..je ferai tout mon possible pour ne jamais plus me sentir aussi minable…" (-expire-)

Retenez-bien ceci : à chaque jour de votre vie vous est accordée une nouvelle opportunité de la changer. Pour le meilleur, pour le pire – c’est votre décision. Vos problèmes ne sont ni moindres ni pires que ceux du prochain venu.
Incidents malheureux et circonstances fortuites n’ont rien de plaisant. Mais, là où ce n’est pas votre faute, vous avez tout de même la responsabilité de faire de tout votre possible pour y remédier. Vous en valez la peine.

Au diable la facilité.

Çà m’a pris du temps, croyez-moi. Je ne vous raconte pas tout ce que j’ai du traverser.

Ce moment dans le stationnement m’a ramené une foule d’émotions. Cependant, s’il y en a bien une que je ne pouvais écarter, et mon épouse l’a ressenti également – c’était la satisfaction d’être parvenu à tenir la promesse après toutes ces années. La promesse de toujours faire l’effort de me relever malgré les obstacles survenus depuis.

Olivier Day

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On avait envie d’une crème glacée…

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On est pas mal aventuriers ma femme et moi et comme on avait du temps à tuer, on a pris le temps de chercher un endroit où on n’avait jamais été.

On s’est donc fié aux sympathiques recommandations du très regretté Montreal Mirror et hop! Direction RIPPLES sur le boulevard Saint-Laurent.

Sitôt dit, sitôt fait.
S’ensuit une belle petite promenade en dégustant notre petit plaisir partagé.

Mais que vois-je?
On dirait…mais oui – un passeport.
Là.
Par terre, sur le trottoir.
Un samedi soir, sur "la Main", on trouve de tout – mais j’avoue qu’un passeport serait assez bas sur la liste de possibilités.
Je le ramasse. Je le consulte – eh oui, c’est bel et bien un passeport.

Et encore valide, croyez-le ou non.

Maintenant, sage de cette information et face à cette circonstance particulière, je pourrais, entre autres…:

a) déposer à nouveau le passeport sur le trottoir et continuer sur mon joyeux chemin

b) garder le passeport pour le remettre au poste de police le plus proche

 
ou la solution la plus ‘simple’


c) consulter le passeport…
en feuilleter les pagesnoter le nom le du propriétaire

remarquer que la page de contact(s) d’urgence comporte en effet des informations utiles

calculer l’âge du propriétaire – jeune adulte -

déterminer qu’en cette ère de saturation technologique et de pullulement de médias sociaux: "Qui n’est pas sur Facebook?"
rentrer au bercail

me connecter à Facebook

lancer une recherche par Nom et Prénom…

cliquer sur le seul résultat de la recherche où l’individu aura identifié "Montréal" comme ville de résidence

rédiger un message courtois, rapide et bilingue dans lequel je demande au destinataire s’il aurait égaré son passeport

 
envoyer le message en prenant soin de laisser mes coordonnées
 
attendre – satisfait d’avoir réellement fait tout mon possible pour venir en aide à cette personne
 
recevoir un rappel pas moins de 24 heures plus tard de la part d’un correspondant sincèrement étonné mais reconnaissant
 
coordonner un point ainsi qu’une heure de rencontre – en offrant même de lui sauver du temps de trajet  en lui apportant le passeport vu que j’ai un véhicule et il est en transport en commun
 
me rendre à destination
 
remettre le passeport – au regard ébahi, confus mais sincèrement reconnaissant du propriétaire
 
devancer ses pensées et préoccupations en refusant toute forme de récompense ou compensation pour mon geste
 
me faire dire, avant de quitter:
 
- …I can’t believe there are still good/honest people around…
Je n’arrive pas à croire qu’il existe encore des gens si honnêtes
 
- …Believe it…
Eh bien, croyez-le
 
- …you’re really Awesome…
Vous êtes vraiment extraordinaire 
 
- …it happens…
Çà m’arrive
 
‘Simple’, non?
 
Sur notre retour, ma femme, depuis longtemps habituée mais toujours aussi perturbée par ces courtoisies de ma part, me demande: "Pourquoi perdre ton temps? Pourquoi autant d’efforts?"
 
A moi de lui relancer la seule réponse qui me venait en tête à ce moment-là : "…çà coûte cher un passeport chérie…"
 
Je me demande souvent pourquoi le monde s’étonne de l’amabilité des autres.
Je suis sincèrement convaincu du fait qu’il serait triste et apeurant de vivre dans un monde où la gentillesse et la courtoisie deviendraient des coincidences.
Générosité et disponibilité d’âme et de coeur ne devraient pas être des incidents spectaculaires.
 
Et pourtant – embarquez dans le Métro de Montréal, asseyez-vous et dites simplement "Bonjour" au premier venu – je vous garantis que vous vous faites regarder de travers.
 
Je ne veux pas peindre pas un tableau négatif mais plutôt vous inviter à prendre conscience de la bonté dont nous sommes tous capables et d’en faire usage autant que possible envers votre prochain.
Je ne vous demande pas de m’imiter mais simplement de réaliser qu’un petit geste, un tant soit peu, est toujours bienvenu et jamais de refus.
Nous sommes appelés à vivre ensemble – en communauté, et non en tant qu’ermites.
 
Utopique?

Olivier Day

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Les recettes de ma mère

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Ma mère est arrivée au Québec en 1975, pendant une très grosse tempête de neige. Elle avait quitté parents, frères, sœurs et amis pour retrouver son fiancé qui l’attendait avec impatience. Elle était bien évidement heureuse de revoir son fiancé, mais nerveuse de commencer une nouvelle vie dans un pays qu’elle ne connaissait pas. En Haïti, elle avait appris l’art d’être une bonne femme de foyer à l’école Hôtelière. Comment entretenir une maison, comment dresser la table, comment cuisiner, mais rien sur l’art de s’adapter sans parents ni amis dans un pays glacial à l’autre bout du sein avec l’homme de sa vie. Avant de partir, pour le Canada, ma mère avait pris soin de copier dans un petit cahier toutes les recettes qu’elle avait appris à l’école. Elle voulait s’assurer d’être bien préparée. De la salade au crabe au gâteau au chocolat, il y avait un peu de tout. Lorsque mon père partait pour travailler, elle ouvrait son cahier de recettes et cuisinait. Un jour elle décida de commencer un autre cahier de recette. Elle alla donc au magasin s’acheter un nouveau cahier tout neuf. Ce nouveau cahier allait contenir uniquement les recettes qu’elle allait cuisiner, des menus qu’elle allait concocter pour son mari.

J’aimerais tellement avoir une machine à voyager dans le temps pour être témoin de chacun de ces moments. J’aimerais tant voir mes parents adolescents et jeunes adultes. J’aimerais avoir accès aux clips des temps jadis que ma mère joue et rejoue dans son esprit, les yeux remplis d’étoiles.

J’admire ma mère d’avoir été capable de tout quitter pour tout recommencer. C’était une autre époque bien évidement, c’était la réalité de mes parents et des vôtres aussi, mais je ne sais pas si je pourrais faire ainsi.

Jessie Blog

jessieblog@live.ca

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“…donnes-moi le couteau, chérie…”

Cette photo fait l'objet d'une licence © Tous droits réservés

Cette photo fait l’objet d’une licence © Tous droits réservés

Les haïtiens sont un peuple particulièrement créatif. Pas seulement pour leur art ou leur culture colorée – mais aussi pour leur farouche débrouillardise. Il me vient à l’esprit l’embargo de ‘94 – les véhicules alimentés au propane vu la pénurie d’essence sont un bel exemple de productivité face à l’adversité. Les diverses façons de réassigner et redéfinir l’usage d’un item sont une aptitude innée.

4 – Le nombre d’années depuis que mon épouse et moi sommes unis dans les liens du mariage.

9 – Le nombre d’années depuis qu’elle et moi nous fréquentons.

Le temps et l’expérience ayant joué leurs rôles respectifs, j’ai beaucoup appris en ce qui a trait à la place qu’occupe l’être aimé dans notre vie quotidienne.

Dans l’optique d’une relation de couple, je suis de ceux qui sont convaincus que vous pouvez passer 9 ou 79 années aux côtés d’une personne et il y aurait tout de même des surprises étonnantes qui vous seraient réservées à son sujet.

En tant que nouveau marié, j’ai appris cela de façon toute particulière. Il s’agit en effet d’un bref, mais mémorable épisode que j’ai souvent partagé et qu’il me fait plaisir de vous raconter.

Décembre à Montréal – pis Y fa’ frètt’

On est décidés, mon épouse et moi, à embarquer dans la frénésie folle et furieuse qu’est la saison des Fêtes. Et donc, quoi de plus symbolique et pratique que de commencer par l’item le plus évident – le sapin.

 Ma femme veut un sapin. Les habitués vous le diront – à Montréal, question sapin, ce n’est surtout pas le choix qui manque. Tournez la tête et voilà l’énième fournisseur prêt à vous vendre le sapin de vos rêves, ce que nous avons exploré avec engouement.

On se lance à la recherche d’un sapin.

On trouve un beau sapin.

Soit dit en passant – c’est IKEA (oui, IKEA) qui a vu la couleur de nos sous, pour des raisons bien évidentes : $25 pour un sapin qu’on peut ramener à la fin de la saison pour recyclage et remboursement. Question Karma et économie, y’a que çà de vrai.

On paie et on embarque le sapin.

Ma femme tient à monter et décorer le sapin le jour même.

J’ai besoin d’une scie pour couper la base du tronc et le niveler de façon appropriée.

Je me clarifie : je tiens à ce que çà soit S-E-C-U-R-I-T-A-I-R-E…simplement parce que y’en a un qui se sentirait très "embêté" de voir le produit final s’affaisser par manque de stabilité.

Bref – ce sont là des commentaires que j’ai cru bon de partager avec ma tendre moitié – lui expliquant que, vu l’heure avancée et l’évidente fermeture magasins de quincaillerie, que je ferais le nécessaire pour me procurer une scie "demain" – traduction : le jour suivant…le temps d’une nuit de sommeil…dans moins de 24 heures…B-I-E-N-T-O-T.

Donc – j’ai du me déplacer pour une petite emplette. Pas même une vingtaine de minutes.

De retour à la maison, je tourne la clé dans la serrure – et…

 …

 (O_O)

 …

…avec une patience digne de sa Sainteté Le Dalai Lama, je m’entends dire simplement : "…donne-moi le couteau chérie…"

Souvenez-vous : “ …Ma femme tient à monter et décorer le sapin le jour même….”

Disons simplement que je peux personnellement témoigner de la solidité et de la durabilité de notre ensemble de couteaux de cuisine reçu à l’occasion de nos noces – en particulier le couteau à pain.

Mais j’ai aussi appris autre chose ce jour-là : à chaque patiente et pénible tranchée, je me suis retrouvé un moment de révélation que je garde encore à ce jour: il n’y a rien que je ne ferais pas pour rendre et garder mon épouse heureuse. “Pour le meilleur et pour le pire” a été la promesse commune. Et c’est bel et bien la conviction qui anime des “sympathiques” moments de “bonheur” tels que celui-ci.

A travers les années que nous avons partagé dans notre vie de couple, nous avons tous les deux eu à être témoins de l’expression concrète de l’amour que nous ressentons l’un pour l’autre.

En ce qui me concerne, en tant qu’ami, copain, ou mari je n’ai jamais eu à remettre en question quelconque geste visant à contribuer au bien-être de ma femme. Cà peut paraître enfantin, je l’avoue, mais c’est l’engagement que nous avons mutuellement accepté de tenir l’un envers l’autre et ce, depuis le tout début.

Aimer demeure pour moi un acte volontaire, concret et libre de toute forme de résignation. Qu’il s’agisse d’assister à la première de Sexe à New York ou de scier un arbre avec un couteau à pain, si cela parvient un tant soit peu à la rendre heureuse, je considère avoir joué mon rôle.

Mais, rassurez-vous – je me suis tout de même acheté une scie.

Olivier Day

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Timoun pa mande fèt" par Olivier Day

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7e édition de Haïti en Folie

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Ce week-end, c’est la deuxième partie de la 7e édition de Haïti en Folie.  Au menu: Nourriture et Musique Haïtienne, Spectacles, Films, Animation pour les enfants, Prix à gagner et plus encore.

Voici un petit clip du lancement qui a eu lieu vendredi dernier:

Jeter un coup d’oeil à la programmation

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Jessie Blog

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Manque de motivation

Je dois vous avouer que je me sens un peu comme dans un sable mouvant ces temps-ci. Les choses ne se passent pas du tout comme prévu (amour, carrière, amitié, relations). Et comme je suis en manque d’inspiration, de paroles ou de chants pour me motiver, j’avais envie de vous demander conseil. Pour entendre à la question de la semaine:


Pour répondre à ma question de la semaine, écrivez dans la section commentaire.  J’ai hâte de vous lire.

Sincèrement,

Jessie Blog
Jessieblog@live.ca

"Timoun pa mande fèt" par Olivier Day

Chers Lecteurs,

J’ai l’immense plaisir de vous présenter le tout premier blogueur invité de La Petite Haïti, Olivier Day. J’écris ceci avec hâte, car je suis impatiente d’appuyer sur «publier» afin que vous puissiez enfin découvrir ce jeune homme à la plume soignée, mature et réfléchie. Sa très chère amie, Koralie, le décrit ainsi:

Passionné de la vie, blogueur en feu, et photographe pas juste amateur, Olivier est un être curieux qui réussit toujours à nous engager dans ses réflexions sur la vie, la photographie, les gadgets, le cinéma… enfin, tous ce qui suscite chez lui une excitation intellectuelle! Olivier est également un père et un mari exemplaire, chef de l’empire AWESOMENESS qui ouvre ses portes à tous. Il faut par contre être prêt à être contaminé par le virus du positivisme actif et contagieux! Bref, La Petite Haïti va en voir de toutes les couleurs! 

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Timoun pa mande fèt"

Depuis que ma fille est née, il y a (wow – déjà!) quatre mois, je ne compte pas le nombre de conseils, recommandations, encouragements et taquineries qui me parviennent de la part de famille, amis collègues et autres sources de support.

Cependant, je me trompe peut-être mais, dans la catégorie des taquineries, il semble que la coutume veut que l’on fasse tout son possible pour que les nouveaux parents soit bel et bien "avertis" des inévitables "dangers" et mille et une "précautions" à prendre quand on considère tout ce qu’un enfant exige de responsabilité.

J’en ai eu de toutes les couleurs – citons : "…ta vie ne sera plus jamais pareille…" "…oublie tes sorties…" "…intimité? Laisse tomber…" "…ta nuit lui appartient…" "…çà coûte cher des couches, hein?…"

C’est tout de même touchant de gentillesse et de positivité, vous trouvez pas?

Touchant? Oui.

Moqueur? Certes.

Ironique? Sans doute.

À moi de leur relancer, sans grande rancoeur aucune et avec cette même pointe d’ironie, une idée directrice avec laquelle m’a laissée un de mes aînés :

"Timoun pa mande fèt" (Traduit librement du créole haïtien : "Un enfant n’a pas demandé d’être conçu")

L’idée est très simple et oh combien marquante en ce qui me concerne:  du moment où celui-ci est conçu, ton enfant est ta responsabilité – car, en effet, aussi radical et simpliste que cela puisse sembler, il n’a rien demandé.

Un enfant ne sera pas toujours un enfant, mais un parent l’est pour la vie.

Un enfant – du moment de sa conception – à droit à la vie et à l’effort de l’aider à la mener à bien.

Je pense à tous ces enfants que j’ai vu arpenter les rues de Port-de-Prince, vêtus (ou presque) de guenilles et de toiles pas même suffisantes pour nettoyer un pare-choc, et laissés à eux-mêmes face à des circonstances précaires et attristantes.

Je ne suis ni dupe, ni naïf. Je suis pleinement conscient de la difficulté des conditions qui affligent plus d’un citoyen, et ce, de façon quotidienne. Disons que, pour certains – même plusieurs – un enfant n’est pas toujours la plus bienvenue des responsabilités.

Un souvenir lointain qui me revient, alors que je vous rédige ces quelques lignes et que je regarde mon bébé dormir paisiblement, me ramène à cette visite de bénévolat que nous avions fait, mes camarades de classe et moi, à un orphelinat local.  Je me promenais avec un des orphelins dans les petits couloirs et arrière-cours de l’orphelinat – il ne savait pas encore marcher – et c’est lui qui me servait de guide. Pouponnière, réfectoire, jardin…une fois tout l’immeuble exploré, je lui demande simplement: "Kote’w vle ale kounye a?"(Où veux-tu qu’on aille maintenant?) pour savoir où continuer l’aventure d’exploration – et à lui de me répondre :  "Lakay ou" (Chez toi)

Celle-là, je ne m’y attendais pas. Non, vraiment pas.

Il avait à peine un an, vous savez?

Plus d’une quinzaine d’années ont passé depuis cette rencontre. Et j’en garde encore un souvenir tout aussi lourd d’émotions.

Je ne saurai jamais ce qui lui est arrivé.

Ces quelques lignes que je partage avec vous sont simplement un moment de réflexion personnelle qui m’anime en songeant à l’impact d’un "parent" dans la vie d’un enfant. Je regarde mon bébé avec une joie mêlée de peur et d’anxiété. Défis, aventures, obstacles – tout cela lui est réservé.

Le plus saisissant dans tout çà – c’est que mon rôle, aussi simple et significatif soit-il, est de l’accompagner.

Après tout, elle a rien demandé.

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Proverbes Haïtiens

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J’ai grandi avec une mère qui ne se lassait pas d’accompagner ses discours avec des proverbes pour nous faire comprendre les choses de la vie. Résultat : Comme nous devenons bien souvent ce que nous trouvions légèrement, comment dire, héritant chez nos parents et bien maintenant c’est à mon tour d’utiliser des proverbes dans mes discussions. J’aime beaucoup les proverbes. Ils nous font réfléchir et ils nous instruisent.

Voici quelque-uns de mes proverbes Haïtiens préférés: (juste comme cela.. pour le plaisir) :

-Mwen mem sé lamp, w mem sé papiyon, w ap toujou bizoin’m.
Je suis une lampe, tu es un papillon, tu auras toujours besoin de moi.
-Depi na ginen, nèg rayi nèg.
Depuis la Guinée, les hommes détestent les hommes.
-Fiyèl mouri, makomè kaba.
-Trò prese pa fè jou louvri.
Notre hâte n’a aucune influence sur la marche du temps.
-Tout moun ce moun.
Tout homme est un homme.
-Twou manti pa fon.
Le trou du mensonge n’est pas profond/La vérité finit toujours par éclater au grand jour.

Et plus encore. Pour connaître d’autres proverbes Haïtiens voici deux sites consacrés aux proverbes : Haïti Référence et UNProverbe 

Et vous? Quels sont vos proverbes Haïtiens préférés? Nommez-moi quelque-uns de vos proverbes et ils seront publiés sur la page Facebook de la Petite Haïti.

Jessie Blog
Jessieblog@live.ca

ENTREVUE: Michael Benjamin

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Hier, dans un petit café d’Outremont, j’ai eu l’honneur et le grand plaisir de m’entretenir pendant quelques minutes avec Michael Benjamin, alias Mikaben. Il est de passage à Montréal pour faire la promotion de son documentaire «Ayiti Se». Un documentaire qui mettra en valeur la beauté et les richesses d’Haïti.  Pendant 28 semaines à partir du 14 juin prochain, il sera en  tournage à travers le pays. Généreux et sympathique il a pris le temps de répondre à toutes mes questions.  Michael Benjamin est un amoureux et un passionné d’Haïti qui vous donnera le goût de faire vos bagages et de vous rendre en Haïti pour découvrir tous ses nombreux trésors. Dans ses yeux on peut lire facilement et clairement tout son amour envers son pays natal et son désir de faire une différence. Tout a commencé par une magnifique balade aux paroles émouvantes, pour finalement devenir un projet innovateur qui va certainement nous faire redécouvrir les merveilles de ce pays que nous chérissons tous tellement.

Salutations de la part de Michael Benjamin

Redécouvrir la Perle à travers les yeux d’un passionné…

Jessie Blog : On connaît ta magnifique chanson «Ayiti Se». Tu as souvent dit que cette chanson était comme une inspiration divine. Maintenant, peux-tu nous parler du documentaire «Ayiti Se» et de comment tout cela a commencé?

Michael Benjamin: L’idée m’est venue directement de la chanson elle-même. Il faut dire que le message à travers la chanson est tellement porteur, que nous nous sommes dit  qu’il ne faut pas seulement se limiter à une chanson ou à un seul clip.[…] Le projet c’est une tournée à travers Haïti, c’est nous qui allons partir à la découverte d’Haïti, à la recherche d’Haïti. Nous allons partir dans les provinces, des fois en voitures, des fois en moto, ou en cheval et même en bourik (rire). Nous allons faire connaissance avec des gens, nous allons visiter des lieux historiques. Nous allons discuter avec des personnages qui vont nous raconter l’histoire des zones que nous allons visiter. Nous allons tout couvrir; l’art, l’artisanat; la culture; l’histoire; la religion; l’art culinaire; un peu de tout quoi.

JB: Quels sont tes objectifs pour ce documentaire? Souhaites-tu qu’il ait un impact économique ou touristique. Souhaites-tu qu’il change l’image d’Haïti à l’étranger?

MB : C’est pour redorer l’image d’Haïti. C’est pour voir Haïti sous un autre angle. Je pense que la presse étrangère nous a un peu sacrifié à travers les 20 dernières années. Tout ce qui est montré d’Haïti c’est les fatras, les enfants qui souffrent, les kidnappings, l’insécurité, mais il n’y a pas que ça en Haïti. Par contre, ce projet n’est pas une carte touristique. Son but c’est d’aller toucher l’essence Haïtienne, vendre cette essence, parce que c’est là notre richesse. Parce qu’Haïti n’est pas que les belles plages, il y a des belles plages partout. Haïti c’est plus que ça. C’est son peuple, c’est les gens, c’est beaucoup d’autres choses.

JB: À qui s’adresse ce documentaire?

MB: Le documentaire s’adresse à tout le monde. Premièrement, il s’adresse aux Haïtiens pour les inviter à connaître leur propre culture. Les Haïtiens qui habitent en Haïti, mais aussi ceux de la diaspora, ceux qui ont quitté Haïti depuis longtemps. Il s’adresse aussi aux étrangers, afin qu’ils puissent découvrir l’essence d’Haïti. Nous allons sous-titrer et narrer le documentaire dans les langues correspondantes aux endroits où nous allons promouvoir le projet.

JB: Est-ce qu’il y a quelque chose en particulier que tu as hâte de faire découvrir ou redécouvrir au public, as-tu des coups de cœur?

MB: Il y a une chose qui me fascine beaucoup depuis que je suis petit et ça c’est les contes Haïtiens. J’ai envie de les remettre en valeur, parce que nous les avons oubliés. […] j’aimerais que nous revenions avec ce que nous appelons les «diseurs de contes».[…]

JB: Pour toute chose positive, il y a toujours des gens qui trouvent des choses négatives à dire. Comment est-ce que tu réagis face à la négativité de certaines personnes et qu’aimerais-tu dire à ceux qui ne croient pas qu’Haïti peut se relever?

MB: Chacun a ses croyances, chacun croit à ce qu’il veut, mais moi je crois à 100% qu’Haïti peut se relever. Je ne pense pas qu’Haïti est le seul pays à être ou à avoir été dans une telle crise. Plusieurs pays se sont sortis de la crise. […]  Ce n’est  pas juste de nommer des exemples, mais de savoir et croire que le changement est possible. Haïti est un pays extrêmement riche, qui a besoin d’un encadrement approprié pour exploiter ses capacités au maximum. Je crois que le changement est possible, je crois que nous les artistes, qu’avec la musique et l’art, nous allons pouvoir contribuer à redorer l’image d’Haïti.

JB: Qu’est-ce que tu souhaites pour Haïti dans les 5-10-15 prochaines années?

MB: Je souhaite premièrement l’installation définitive de l’état de droit, je souhaite le développement rural, c’est à dire les infrastructures, les routes. Je souhaite de l’eau potable pour tout le monde, de l’électricité et bien sûr l’éducation. Dans les 10-15 prochaines années nous souhaitons que lorsque nos enfants arriveront au secondaire, qu’ils auront une bonne formation qui leur permettra de bien traverser vers l’université. Les enfants sont l’avenir du pays et il faut commencer à investir dans la jeunesse. […]

Apprendre à connaître l’homme et l’artiste.

JB: Qui est Michael Benjamin? Comment te définis-tu en quelques mots?

JB: Tes passions? As-tu d’autres passions, mise à part la musique?

JB: Ta carrière est un à couper le souffle,tu es extraordinaire, tu es jeune, tu as chanté sur plusieurs scènes à travers le monde. Est-ce que tu rêves encore? Est-ce qu’il y a encore quelque chose que t’aimerais accomplir ou réaliser?

JB: Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour les prochaines années à venir soit pour ton documentaire mais aussi pour ta carrière?

J’espère sincèrement que vous avez aimé cette entrevue. Je remercie Michael Benjamin de m’avoir accordé quelques minutes de son temps pour cet entretien, je dis également un gros merci à Mme. Carla Beauvais et à Me. Pierre. Je vous encourage fortement à suivre le Projet «Ayiti Se» ainsi que Michael Benjamin sur les médias sociaux, car nous allons enfin avoir la chance de découvrir ou redécouvrir Haïti dans toute sa splendeur.

Suivez Michael Benjamin sur les médias sociaux :

Facebook : https://www.facebook.com/mikaben.ht?fref=ts

Twitter : https://twitter.com/mikaben

Pour écouter les chansons de Michael Benjamin sur Soundcloud : https://soundcloud.com/mikaben

Pour visiter le site du documentaire «Ayiti Se» : www.ayitise.com

À regarder et à partager:

Ayiti Se de Michael Benjamin

Les commandites du documentaire «Ayiti Se»:

Tropic SA, MSC Plus, CFI, Bongu, Digicel, Acierie d’Haiti, Pain Karyna, Diri Mega, Tortugair, RTVC, RTNH, Ticket Magazine, Lakay Weekly, RT Galaxie, RT Superstar, RT Métropole, Scoop TV.

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E-Book touristique d’Haïti

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En cette journée de la fête du drapeau je tenais absolument à vous partager le tout premier E-Book touristique d’Haïti. Il est simplement M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E. Des images à couper le souffle qui vous donneront le goût d’y aller. Consultez-le, partagez-le:

http://www.incasproductions.com/ebook/

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Week-end d’Haïti à Montréal

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Vous ne savez pas trop quoi faire ce week-end? Je vous propose de participer à la toute première édition du Week-end d’Haïti à Montréal.

Quand? Débutant le 17 mai jusqu’au 19 mai 2013.
Quoi? Soirée d’inauguration, concert avec Tifane, Wesli et Toto Laraque, film et conférence-débat.

Pour plus d’information visitez le site du Week-end d’Haïti à Montréal.

À lire dans le journal Le Devoir: Montréal met le cap haïtien et dans le journal Alter-presse: Week-end d’Haïti à Montréal : Comment mieux connaître Haïti et porter son drapeau bien haut ?.

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Nouveauté

J’ai quelque chose à vous proposer!

Je ne sais pas si ça va fonctionner, mais je me lance.

J’aimerai essayer quelque chose de nouveau. J’aimerai interagir un peu plus  avec vous. J’aimerai connaître vos opinions, vos points de vue et donc une fois de temps en temps je publierai des capsules audio avec une question sur un sujet en lien avec les relations hommes/femmes, le célibat, les tabous ou autres et j’aimerai que vous me dites ce que vous en pensez. J’espère que vous allez participer en grand nombre, je crois que ça peut devenir très plaisant. Pour connaître ma toute première question, cliquez ici:

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jessieblog@live.ca

Suivez La Petite Haïti sur: Facebook

Et si on dînait en Haïti?

«Après Paris, Montréal, Londres, New York, Amsterdam, Singapour, Abidjan, Haïti aura enfin son premier Dîner en Blanc à Port-au-Prince le samedi 13 juillet 2013. 

Élégance, convivialité et savoir-vivre sont les prémisses de ce « Pique-Nique chic urbain » entre amis lancé il y a plus de 20 ans en France. Le temps d’une soirée, les invités, tous vêtus de blanc, se réapproprient l’espace urbain et leur patrimoine en les mettant en valeur par leur seule présence. 

Facebook : http://www.facebook.com/DinerEnBlanc.Haiti
Twitter : http://www.twitter.com/DinerEnBlancHT
Site Internet : http://www.haiti.dinerenblanc.info »

Esti de Nègre(s)

No racists allowed

Hier soir, moi ainsi que des amis avons été témoins et victimes directement et indirectement de racisme, d’ignorance et de commentaires haineux face à notre couleur de peau. Alors qu’il y avait une dispute entre deux groupes (Blancs vs Noirs) nous avons été victimes de la colère d’un jeune homme de race blanche qui s’est mis à insulter tous les noirs qui se trouvaient dans son champ de vision. Ses propos bien que très blessants étaient comme de l’eau sur ma peau. Je n’arrivais pas à me choquer parce que sincèrement je n’en avais absolument rien à faire. J’avais même pitié pour ce jeune homme. Pourquoi? Et bien parce que je suis noire et fière de l’être et aucune personne ne peut et ne pourrait jamais, JAMAIS changer cela. J’ai pitié pour ce petit ignorant, mal élevé, sans jugement qui va vivre une vie terrible. Les portes du Québec se sont ouvertes à travers les années et il y a dans le paysage Québécois des gens de toutes les couleurs et de toutes les origines. Le Québec est coloré et il le sera encore plus  dans les prochaines années avec tous les bébés mixtes et métisses qui naîtront. En vérité il n’a aucune idée de la signification de ces propos qu’il nous balançait avec tellement de facilité et de lâcheté. Esti Nègres! Esti de Nègres! C’est tout? C’est tout ce que tu trouves à dire pour nous insulter? Vraiment? Sincèrement? J’ai pitié pour ce jeune homme. Le manque de créativité et de profondeur dans ses insultes, qu’il a tout bêtement copié de personnages sans raison comme lui, me fait douté de ses capacités intellectuelles et de réflexions. Ses insultes sont comme de l’eau sur ma peau, parce que je connais mon histoire et mes origines. Mes ancêtres, qui ont connu pire que des mots balancés lâchement à leurs visages, ont changé le monde. Ils ont fait l’histoire, ils ont marqué l’histoire, ils on changé l’histoire. Ils se sont battus, ils sont dignes des plus grands honneurs, des plus grandes mentions. Ils sont mes héros, mes sources d’inspirations et de motivations. Je suis une héritière de ses gens. Ma lignée est parsemée de gens e-x-t-r-a-o-r-d-i-n-a-i-r-e-s, quelque chose que ce petit ignorant ne sera jamais tant et aussi longtemps qu’il se nourrit d’ignorance.

J’ai été créé par un Dieu parfait avec amour qui a pris ses plus beaux pinceaux et crayons et ses meilleurs outils pour me dessiner et me façonner. Il m’a créé à son image et quand il eut terminé, il m’a aimé sans retenue, sans limite, sans jugement.

Il y a toujours deux côtés… Je ne sais pas pourquoi les groupes ont commencé à s’insulter. Je ne donne raison à personne. Le racisme sur toute forme, venant de qui que ce soit est pour moi INACCEPTABLE. En 2013 personne ne devrait être raciste PERSONNE. Je perds estime pour tous ceux et celles qui sont racistes et qui entretiennent des discours racistes et ignorants de façon volontaire. Noirs, Blancs… whatever….

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