Blind date! Haitiens Recherchés

Parmi les items qui se retrouvent dans ma liste de choses à accomplir pour l’année 2012, aller dans un «blind date» y figure en tête de liste. Pourquoi? Et bien je veux vivre une nouvelle expérience, essayer quelque chose de nouveau, rire un peu, rencontrer une nouvelle personne et bien sûr pouvoir vous en partager quelques détails. Le seul hic dans tout cela est que la plupart de mes copines ne connaissent pas de jeunes hommes célibataires. Après une très longue réflexion, j’ai pensé à vous mes chers lecteurs. J’ai pensé faire une petite annonce de ce que je recherche chez un homme et le publier sur cette plateforme. Si vous connaissez quelqu’un qui correspond à peu près au profil recherché, vous pourrez si vous le désirez, m’en glisser un mot par courriel. Tout ce que je demande c’est une petite description du jeune homme, des informations pertinentes afin de pouvoir me faire une petite idée. Je ne veux pas de photo seulement une adresse courriel pour pouvoir communiquer avec lui. Je m’engage à sélectionner une personne justement et en me basant uniquement sur mes critères et aussi je promets de ne pas cherche la personne sur Facebook, puisque je veux vraiment vivre l’expérience du »Blind dating». Qu’en pensez-vous? Je conviens que cette technique peu paraître un peu extrême et même un peu désespérée, mais je ne le suis pas. Je veux simplement essayer quelque chose de nouveau et bien certainement biffer un article de ma liste de choses à accomplir.  Voici quelques-uns de mes critères:

-Un homme célibataire entre 27 et  32 ans (idéalement, mais je suis flexible..)

-Chrétien pratiquant. (Absolument non négociable, plus qu’un statut religieux, plus que croire simplement en Dieu, mais un mode de vie.)

-Certaine éducation. (Je n’exige pas absolument des études universitaires, mais quelqu’un qui sait lire et écrire, qui à une bonne culture générale et qui peut avoir de bonnes conversations intelligentes)

-Grande ouverture d’esprit et poli.

-Drôle qui ne se prend pas trop au sérieux. (J’aime BEAUCOUP rire, donc je veux pouvoir avoir du bon temps)

-Qui à un bon coeur et de l’ambition.

-MATURE, galant et bien dans sa peau.

(*Le titre indique que je recherche un Haïtien, mais ce n’est qu’un titre, j’aime beaucoup les antillais , Guadeloupéens Martiniquais etc :) )

Quelques faits sur moi.

-J’ai 27 ans

-Je suis évidemment chrétienne et très ouverte d’esprit.

-Je crois en la politesse et au respect d’autrui.

-Je suis une personne passionnée.

-J’aime rire comme une folle, voyager, manger, essayer de nouvelles choses.

-Je suis fille simple qui aime la lecture, les vieux films, les marches, j’ai pas besoin d’artifice, ni de grandes mascarades, j’aime sincèrement la simplicité.

Pour l’instant je crois que c’est tout. Bien sûr qu’en réalité ma liste est beaucoup plus complète, mais je préfère commencer par cela. Qu’en pensez-vous? Si vous connaissez quelqu’un faites-moi signe.

(Pour lire: Haïtiens Recherchés part 1)

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L’art d’embrasser un étranger

Petite anecdote un peu comique:

Il y a plusieurs années de cela, bien avant l’existance de Facebook, je marchais au Centre-ville de Montréal avec un ami quand tout à coup j’aperçois sur le trottoir, un jeune homme avec ses amis qui marchaient dans la direction opposée. Alors que nous nous croisons sur le trottoir, pour une raison que j’ignore, mes jambes arrêtent d’avancer et je fige. Il y avait quelque chose a propos de lui, mais je ne sais pas quoi exactement. Je me retourne pour le regarder une dernière fois et je vois que lui aussi il s’est arrêté. Il me dit un allô rempli de questions. Je lui réponds à mon tour ne sachant pas pourquoi son visage m’est si familier. Il s’avance vers moi et sans savoir pourquoi on s’embrasse sur les joues.  Tranquillement, on se sépare en se fixant. Je lui dis au-revoir et il me répond. Alors qu’il retourne vers ses amis, j’entends quelqu’un lui demander : «c’est qui elle?». Il répond..«j’en ai aucune idée.. je.. hum.. ne sais vraiment pas». Quand je rejoins mon ami, il me demande à son tour qui est le jeune homme que je venais d’embrasser sur les joues et je lui réponds… «je ne sais vraiment».  Jusqu’à ce jour je n’ai aucune idée qui était ce jeune homme et qu’est-ce qui m’a pris de l’embrasser comme ça sur les joues comme si je le connaissais bien.

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Profilage racial

Je ne fais pas cela souvent, mais ceci est trop important pour ne pas le mentionner. Ce matin sur le site de Lapresse.ca, le journaliste, Hugo Meunier, a publié un article intitulé: Hasard ou profilage racial, où il raconte l’histoire du jeune homme d’origine Haïtienne, Jeff Cléophat.

Je vous invite à visionner le reportage et lire l’article.

Hasard ou profilage racial?

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L’ignorance

ecoledelaculture.canalblog.com

Je rêve d’un laboratoire avec des gens vêtus de sarraus blancs, travaillant d’arrache-pied pour trouver un remède à l’ignorance.  Une cure miracle qui serait imposée obligatoirement à tous ceux vivant avec les gênes de cette maladie. Ok, je dramatise un peu, mais je ne peux m’empêcher de croire qu’une solution doit absolument être trouvée, les gens ne peuvent pas continuer à marcher dans l’ignorance. Il n’y a rien de sexy à dire des bêtises. Je crois sincèrement que l’ignorance peut être davantage troublant que le racisme. Je ne suis pas une militante extrémiste pro-Black qui veut faire la morale à quiconque qui ose faire un commentaire négatif sur les noirs, non pas du tout. Je me tiens loin de ce genre de discours et je suis la dernière à crier RACISME à chaque instant. Je suis pro-World, je crois en l’égalité, en l’amour, en l’harmonie, au respect. Je crois que plusieurs confondent l’ignorance avec le racisme et je crois également que plusieurs tentent de dire des choses intelligentes, mais ne font que se mettre les pieds dans la bouche et sans le vouloir crachotent des propos ignorants.

Dernièrement, j’étais avec une bonne amie dans un grand magasin à rayon. Perdues dans notre conversation nous nous promenions de rangée en rangée quand une madame tire le bras de ma copine pour nous arrêter et nous dire :

«Excusez-moi, excusez-moi, je tiens absolument à vous dire que… eum… ben j’ai pas l’habitude de voir des gens de votre.. eum des gens comme.. sté la comme vous la (…) (Parenthèse lorsque quelqu’un dit «sté la quelqu’un comme vous la».. ce n’est jamais un bon signe)

(…) ben des noirs la… ben eum.. j’ai pas l’habitude de voir des noirs parler en français donc que j’aimerai vous dire que vous faites bien ça, c’est beau à voir, félicitations.» Contente d’avoir fait sa bonne action de la journée elle continue fièrement son chemin avec un gros sourire aux lèvres.

Complètement abasourdies par ce que la dame venait de nous dire,  nous sommes restées quelques secondes en silence et puis comme si de rien n’était, nous continuions notre conversation. «Vous faites bien ça!» Elle est sérieuse? C’est insultant et vexant.

Je crois sincèrement que la dame a voulu bien faire. Elle voulait nous dire un compliment, mais le problème c’est qu’il était complètement mal à droit et bien malheureusement très ignorant. Peut-être son ignorance était preuve qu’elle vit sous une roche ou qu’elle n’a jamais quitté le pays ou encore qu’elle n’a pas de télévision.  Je sais qu’elle ne pouvait pas deviner que toutes les deux nous étions d’origine Haïtienne, mais quand même ne sait t-elle pas qu’il y a une grande communauté de noire francophone ici à Montréal? N’a-t-elle jamais entendu parler de la loi 101? Parmi la liste des pays et des îles de la francophonie, plusieurs sont peuplés de noirs.  Même si elle n’a pas l’habitude de voir des noirs parler en français ce n’est pas le plus grand des exploits. Se faire féliciter surtout lorsque c’est notre langue maternelle, c’est carrément fréquent.

Je ne suis pas réellement fâchée contre cette dame, mais je trouve triste qu’elle est si ignorante face à quelque chose de si simple.

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S’aimer d’abord

OLYMPUS DIGITAL CAMERA |The 30-Day Self-Love Challenge: Reloaded

Étant une célibataire de longue date, je crois qu’il est important d’être bien dans son célibat, bien dans sa peau, bien dans sa vie et de ne pas dépendre de l’amour d’un(e) autre pour être heureux ou heureuse. Je crois avec conviction que si vous n’êtes pas heureux, si vous n’êtes pas bien dans votre peau, l’amour d’un homme ou d’une femme ne va rien changer. Temporairement, peut-être, mais pas à long terme. Je crois qu’il ne faut pas désirer l’amour à n’importe quel prix. Je crois qu’il est important de s’aimer, de s’accepter tel que nous sommes et de se respecter, car personne ne peut nous aimer à notre place. Je répète, personne ne peut nous aimer à notre place. Il n’y a rien de plus dévastateur à mes yeux que de voir quelqu’un qui se transforme complètement une fois qu’une nouvelle personne entre dans sa vie. Lorsqu’une femme doit se soumettre à tous les caprices ridicules de son nouveau copain par peur qu’il la laisse et qu’elle se retrouve encore une fois toute seule. Je m’aime trop, non pas par égocentrisme, mais par respect, pour rester avec un homme qui vient avec une longue liste d’interdictions et de restrictions impossibles. Un homme qui me dit quand je peux utiliser mon téléphone, quand je peux sortir avec mes amies, comment je dois m’habiller, quand je peux utiliser l’ordinateur, un homme qui me range dans un placard et m’utilise seulement qu’en cas de nécessité. Je préfère être seule et ce pour le reste de mes jours qu’être avec quelqu’un qui pour taire ses propres insécurités ou pour éteindre sa jalousie me dirige, me contrôle, injustement ou encore violemment. J’ai entendu une jeune femme dire que cette année elle n’avait aucune raison de célébrer puisqu’elle n’a point d’homme dans sa vie. Je comprends très bien la solitude du célibat, mais en même temps ne sait-elle pas qu’un homme peut la rendre encore plus malheureuse? J’ai beaucoup de peine pour ces célibataires qui croient dur comme fer que la vie à deux est le paradis. J’ai beaucoup de peine pour ces femmes qui se disent : lorsque j’aurai un homme dans ma vie  je me sentirai mieux dans ma peau, je me trouverai plus belle, je serai moins dépressive.  Malgré tous ces «rai» pour plusieurs cela peut être vrai, mais trop souvent  lorsqu’on chasse le naturel il revient au galop. Ces insécurités, ces doutes, ces peurs peuvent revenir même s’il y a une nouvelle personne à vos côtés. Je crois qu’il est primordial de travailler sur sa personne, apprendre à s’aimer, s’accepter, avoir confiance en soi célibataire ou non. Personne ne peut nous aimer à notre place. Ici, je ne vous dis pas de vous contenter dans votre célibat, de vous vanter heureux seul(e) par honte ou pour éviter la pitié quand tel n’est pas le cas. Je vous souhaite de trouver l’amour, je vous souhaite de trouver celui ou celle avec qui vous allez passer vos vieux jours, celui ou celle qui va vous aimer malgré tous les malgrés. Je vous souhaite de sortir de votre célibat, mais pas à n’importe quel prix.

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Jurons

Quelque chose qui ne manque jamais de me faire grincer des dents, c’est lorsqu’une personne d’une autre nationalité me démontre ses connaissances de la langue créole en me récitant une liste de jurons qu’elle connaît parce qu’un(e) Haïtien(ne) lui a fièrement appris. Je sais que cela se fait dans toutes les langues, mais je ne peux m’empêcher de détester cela avec une vraie passion. Notre créole est si beau, si magnifique. Il est notre histoire, notre cadeau, notre héritage. Il mérite d’être parlé avec fierté, avec respect. Bien sûr ces mots font partie de son vocabulaire, plusieurs sont même à connotation historique,  mais il existe des mots, si jolis, si prononcés, si distingués que nous pouvons apprendre aux autres. Il mérite d’être parlé et d’être présenté avec beauté, tel qu’il est vraiment.

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Mais où est la galanterie?

Mais où est  la galanterie? A-t-elle pris ses jambes à son cou, a-t-elle décidé de filer comme Roadrunner, de jouer à cache cache comme Charlie ou a-t-elle tout simplement disparue comme les dinosaures?

Messieurs j’attends vos réponses avec impatience . Je suis d’une curiosité folle, car j’ai bien besoin de savoir et de comprendre pourquoi de nos jours, je ne peux qu’apercevoir la galanterie dans de vieux films romantiques en noir et blanc.  Est-ce un oubli de votre part ou un manque d’éducation? Suis-je entrain de vous vexer? J’espère que non, sincèrement j’essaie tout simplement de comprendre. Il n’est pas évident de pratiquer quelque chose que l’on n’a jamais eu la chance d’apprendre, si tel est le cas.

Je crois fortement en l’égalité des genres, en la place des femmes dans notre monde. Sans être féministe, je crois en ces mouvements importants qui ont aidé à tailler une place pour les femmes dans notre société. Je ne vois pas la galanterie comme un signe de faiblesse. Mais je ne peux m’empêcher de me demander si ces grands mouvements ont fait en sorte que les hommes ont décidé d’abolir la galanterie.

Appelez-moi vieux jeux, mais je veux encore croire que la galanterie existe et qu’elle est encore possible en 2011. Je veux croire que dans l’époque dans laquelle nous vivons, des hommes peuvent encore  pratiquer ce sport qui ne demande aucun effort.  Je veux croire que des hommes peuvent encore volontairement céder leurs places dans le bus ou dans le métro à des femmes et ce non pas parce qu’elles sont âgée ou parce qu’elles sont enceintes.  Je veux voir des hommes prendre le temps de vraiment retenir des portes pour des femmes. Suis-je entrain de faire des demandes trop exigeantes? Devrais-je oublier ce concept de l’ancien temps, ce concept de ces vieux films romantiques en noir et blanc?

Messieurs j’attends vos réponses avec impatience . Je suis d’une curiosité folle, car j’ai vraiment besoin de comprendre.

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Automne 2011

Cet automne pas question de s’ennuyer. Avec plusieurs activités disponibles pour tout le monde je vous défie de sortir du quotidien et profiter des divers choix qui s’offrent à vous. Alors à vos agendas et vos calendriers et prenez note:

Festival International du Film Black de Montréal (FIFBM)

C’est du 22 septembre au 2 octobre que se déroulera la 7e édition du Festival International du Film Black de Montréal, présenté par la Fondation Fabienne Colas, en collaboration avec Global Montréal.  Avec plus d’une centaine de projections cinématographiques venant de vingt-cinq pays à travers le monde, le festival est un « must» de l’automne 2011. Avec une excellente programmation marquée d’activités amusantes et enrichissantes, de plusieurs documentaires, courts, moyens et longs métrages , il y en a pour tous les goûts. Voici les films sur Haïti et quelques-uns de mes coups de coeur:

Films sur Haïti:

-35 Segonds, -A Hundred Dead People in my Truck, -Fourmis Rouges Voraces, -Haiti Hell to Hope

-Haïti les grands défis, -L’autre Haïti, -Les mains noires*,-Personne ne sait où est Haïti,-Pourquoi pas Haïti*

Coups de coeur*:

-Exposition: Parures de tête: Le cheveu dans tous ses ébats. Une exposition sur le cheveu africain permettant à travers coiffures, masques, statues, parures et couvre-chef de découvrir que l’art de se coiffer est un rituel esthétique à part entière en Afrique. Pour plus d’information: http://bit.ly/qtfLo6

-Après-midi familial: Atelier d’animation et création de cerfs-volants Haïtien avec l’artiste  Anthony Benoît. Pour plus d’information: http://bit.ly/rgXSqo

-I am Slave

-Mama Africa (documentaire sur la vie de Miriam Makeba)

-Silent Army

Pour plus d’information sur le FIFBM: http://www.montrealblackfilm.comFacebook & Twitter.

Les Journées de la culture

Cette année les Journées de la culture fête ses 15ans. Les Journées de la culture est une manifestation panquébécoise qui vise à sensibiliser la population à l’importance et à la nécessité d’un plus grand accès aux arts et à la culture pour tous les citoyens. Du 30 septembre au 2 octobre 2011, les Journées offrent plus de 2 000 activités gratuites à travers le Québec et est l’occasion idéale pour essayer toutes ces choses dont vous avez toujours rêvées et plus encore.  Voici la liste de quelques activités qui seront vous intéresser:

-Ayiti: danse et tradition: Atelier de danse folklorique haïtienne avec Shérane Figaro: http://bit.ly/r4Pd0d

-Atelier de danse et de fabrication de cerf-volant avec la Troupe haïtienne de danse folklorique Manmanvivi : http://bit.ly/pRccLm

-Pour ses 75 ans, Radio-Canada ouvre ses portes au public: http://bit.ly/pcui51

-TD présente une programmation spéciale dans le métro: les Journées de la culture dans le métro! 36 heures d’activités diversifiées, réparties durant les 3 jours dans les échangeurs Berri-UQAM, Snowdon, Jean-Talon et Lionel-Groulx dans le métro de Montréal.  Vendredi au dimanche à 10h, 12h et 17h. Pour plus d’information visitez: http://bit.ly/oXhKDb.

(note: Je voulais vous faire une belle liste, mais comme il y a trop d’activités aussi intéressantes les unes comme les autres je crains que c’est impossible.) Pour toutes les informations sur les Journées de la culture visitez: http://bit.ly/pN1LdQ, Facebook & Twitter.

La face cachée d’Haïti

La Face cachée d’Haïti est de retour cet automne avec ses ateliers gratuits sur l’histoire et la culture haïtienne. Si comme moi vous avez une passion pour Haïti et vous souhaitez découvrir son histoire, sa culture et ses richesses, je vous invite à participer aux ateliers, ils sont un MUST! Le premier atelier début le 24 septembre à 14h au bistro TribuTerre sous le thème de Nou pral nan kanaval ! Les origines du carnaval haïtien. Pour toutes les informations sur la face cachée d’Haïti visitez: http://on.fb.me/oqVNVK.

Cet automne sortez et expérimentez.

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Pawòl Chouchoun

Saviez-vous qu’Haïti a sa version bien à elle du Monologue du Vagin? Et Oui! Après un très grand succès en 2009 dans le cadre du Festival Haïti en Folie, la version Haïtienne de la pièce,  le Monologue du Vagin retourne  à Montréal, sous le nom de « Pawòl Chouchoun ». Présentée par la Fondation Fabienne Colas, sous la direction de Florence Jean-Louis, cette pièce sera à 80 % en français et 20 % en créole. Avec cinq actrices venues directement d’Haïti, « Pawòl Chouchoun » est une pièce à ne pas manquer.

La pièce sera présentée le 24 juillet 2011 au Centre Leonardo da Vinci à la Salle Mirella et Lino Saputo (8350 Lacordaire, Montréal)

Admission: 35,00$

Pour plus d’information visitez: http://bit.ly/p5wfff

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L’art de se faire rejeter!

J’avais envie de vous raconter une petite anecdote d’un petit quelque chose qui m’est arrivé dernièrement. Je prends le tout avec un grain de sel et comme il est important de rire de soi un peu, je voulais vous le partager.

Le tout commence lors du Speed Dating. Un des célibataires m’était tombé dans l’œil et j’espèrais qu’il coche la case «OUI» à côté de mon nom. Il était grand, foncé tel que le noir prodigieux de Lindt et sexy avec un sourire digne d’une pub de Crest. Cratères aux joues, il venait de faire ma soirée. Quelques jours suivants le Speed dating je reçois un courriel de l’organisatrice et vous pouvez vous imaginer ma joie lorsque je vois son nom et son courriel dans ma liste de «matchs». Inutile de vous dire que  je n’ai pas hésité à lui envoyer un petit bonjour. Pour ne pas paraître désespérée ou trop agressive, je lui envoie un petit bonjour très court : Hey Mister! It’s Jessie from the Speed dating. How are you? :) Sans attendre devant mon écran à appuyer sur «refresh» à chaque instant j’attends qu’il me répond, mais après plusieurs semaines il était évident que Mister Dark Chocolate Brother n’était pas intéressé. Ce n’était pas la fin du monde donc j’ai rapidement passé à d’autres choses. Plusieurs mois plus tard alors que je naviguais sur Facebook et que l’ombre de Mr. Dark Chocolate Brother n’était plus du tout dans mes pensées, je tombe sur une photo de lui gracieuseté de Facebook qui me propose de devenir son amie, comme nous avons des amis en commun. Sans me prendre trop au sérieux je me dis que peut-être est-ce le destin et que je devrais l’ajouter histoire de voir où cela pourrait me mener. Quelques heures après lui avoir fait une demande d’amitié, Facebook m’indique qu’il est maintenant bien installé dans ma liste d’ami. Encore celle à faire les premiers pas, je lui envoie un autre petit bonjour. Quelques heures plus tard, il me répond me disant qu’il se souvient de moi. Enchantée, je le réponds, ainsi commençant une petite échange sur Facebook message. On parle du Speed dating, des gens, des probabilités de reparticiper dans un autre Speed dating. Jusqu’à là tout va bien. On clavarde de tout et de rien. Je lui demande son âge, il me demande le mien. Il me demande avec qui j’étais durant le Speed dating, je lui parle de mon amie. Il me demande son âge. Je lui réponds et je change de sujet. Il me demande son nom. Je lui dis et je change de sujet. Il me demande de plus ample information sur mon amie et je lui réponds avec un peu de sarcasme qu’elle a un compte sur Facebook et que je peux partager son profil avec lui, s’il le veut. Il me répond oui… svp.

Ne vous inquiétez pas, je ne suis ni amère, ni envieuse, ni fâchée.  Romantique dans l’âme, je lui ai partagé le profil de mon amie pensant que s’il était son grand amour, je ne pouvais lui en priver. Il était beau, oui c’est vrai, mais il n’était  juste pas pour moi.

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Mr.Vibe

Si vous lisez mon blogue depuis un certain temps déjà, vous savez sans doute que je suis très célibataire en ce moment. Le mois dernier je célébrais mon 5ième anniversaire de célibat et à 26 ans, 4 mois et 2 jours, je peux vous dire en toute franchisse que l’heure est venue pour moi de me trouver un amoureux, un boo boo, un chéri doudou, un Mister man, un chocolate brother…! L’année passée, un peu découragée, j’avais décidé d’élargir mes horizons et d’essayer de nouvelles choses afin de rencontrer quelqu’un. Aussi cliché que cela peut être, j’avais décidé de tenter ma chance avec les rencontres en ligne. J’avais décidé être plus ouverte avec certains hommes qui m’abordaient dans la rue ainsi que de laisser mes idées préconçues et plusieurs de mes critères de côté pour faciliter mes chances de trouver un jeune homme. Cette aventure fut très courte et très peu concluante, mais j’en ai tiré plusieurs bonnes anecdotes que je souhaite partager avec vous.  Je vous invite donc à suivre mes aventures. Dernièrement j’ai écrit un billet sur une soirée Speed Dating dont j’avais participé, mais aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un jeune Africain Français, que j’ai nommé Mr. Vibe.

12 janvier 2010

De l’autre côté du lobby, Mr. Vibe, m’aperçoit du coin de l’œil et me suit du regard. Je sens son regard sur moi, mais je fais comme si de rien n’était, il était 10h02 am et j’étais déjà en retard. Mon patron, un homme un peu bizarre, insistait pour que je lui apporte son courrier tous les matins à 10h00 am tapant. Son courrier était dans la salle de courrier au sous-sol du building de 45 étages et étant au 22ième j’étais souvent prise dans l’embouteillage de la pause-café de 10h00. Alors que je passe à côté de lui, il se lève et essaye de me parler. La tête droite devant moi, je ne prends même pas le temps de m’arrêter ni de le regarder. Avec un air bête du matin, je continue ma course vers le casier postal. Quelques minutes plus tard, les mains pleines de dépliants publicitaires et de lettres, je repasse par le même chemin et aperçois Mr. Vibe debout à côté de la grande fenêtre, un air déterminé au visage. La tête toujours aussi droite et l’air toujours aussi bête je continue ma course vers les ascenseurs, quand tout à coup je l’entends me lancer des «excuses-moi» insistants. Un peu embêtée, je me retourne et je dis:

Jessie : OUI!?!

Mr.Vibe : Excuse-moi de te déranger, mais je t’ai vu tantôt et je veux absolument te parler.

Jessie : Je suis un peu pressée!!

Mr.Vibe : Ça ne va que prendre deux minutes. Je voulais savoir si tu étais au 12-34 le jour de l’An.

Jessie : Non désolé!! (Je commence à marcher)

Mr.Vibe : Attends! Humm-Humm ok! Je me suis trompé alors, mais serais-tu disponible pour aller prendre un café un de ces jours.

Jessie : Tu niaises? Je ne te connais même pas…

Mr.Vibe : Non je suis sérieux, on pourrait parler et apprendre à se connaître. Si tu ne veux pas aller prendre un café tout de suite on pourrait s’échanger nos numéros de téléphone. Qu’en dis-tu?

Jessie : Je ne donne pas mon numéro aux gens, mais tu peux toujours me donner le tien. (Sachant très bien que je n’allais pas l’appeler)

Mr.Vibe : Bien sûre! Je te donne ma carte. Mes coordonnées y sont.

Jessie : Merci.. hummm Mr. Vibe?

Mr.Vibe: Oui c’est ça et toi? Ton nom c’est?

Jessie : Jessie..

Mr.Vibe : Au plaisir.

Jessie : Yeah.. yeah..

Aussitôt qu’il s’en va je m’empresse d’embarquer dans l’ascenseur pour m’y réfugier. Sa carte d’affaire à la main je lis les informations qui y sont imprimées. Mr. Vibe Président et CEO de la compagnie… Montréal, Québec  514-…… www… Après d’avoir donné le courrier à mon patron, je retourne à mon bureau et je le cherche sur Google. Avant de continuer je dois d’abord vous décrire Mr. Vibe: Dans la vingtaine, il est très européen, il ressemble beaucoup à un Haïtien, il est très beau et très grand.  D’un style fresh, jeune et hip on dirait qu’il pourrait se retrouver sur la couverture du magazine Vibe (c’est donc pourquoi je le surnom Mr. Vibe). Habillé uniquement de grandes marques, il semble être un jeune entrepreneur riche et déterminé. Des lunettes très noires au visage, je n’ai pu voir ses yeux, mais je les imaginais bruns. Google me révèle bien des choses sur lui, mais peu convaincue de ses vrais motifs, je range sa carte dans mon portefeuille et je continue ma journée.

Arrivée chez-moi vers 5 pm, je me prépare à m’effondrer sur mon lit quand ma mère m’appelle pour me dire de regarder les nouvelles. Haïti, Haïti ne va pas bien. Plusieurs heures plus tard, les yeux toujours rivés devant mon téléviseur et mon ordinateur, je n’arrive pas à dormir intoxiquées par les images et les nouvelles sur Haïti. Alors que je divague et j’essaie de me changer les idées, je pense à Mr. Vibe et décide de le rajouter sur Facebook. À l’époque j’avais créé une page Facebook pour Haïti et comme le nombre d’abonnés étant rendu important je m’étais crée un compte Facebook portant le nom d’Haïti afin de pouvoir garder une certaine vie privée. Lors du tremblement de terre ma page fut bombardée de gens qui m’envoyaient des messages me demandant de l’aide pour retrouver leurs proches. Occupée avec ce compte Facebook je décidai donc d’ajouter Mr. Vibe sur ce compte bien qu’il n’y avait pas beaucoup d’information sur moi. Quelques minutes à peine après de lui avoir envoyé une demande d’ami il accepte. J’embarque sur le Facebook chat et on commence à discuter pendant plusieurs heures. Il me change les idées et me tient compagnie pendant les longues heures que je n’arrivais pas à dormir.

En quelques jours, je me lie d’amitié avec Mr. Vibe. On discute de longues heures au téléphone et on s’envoie de longs courriels sur Facebook. Tout se passe très vite et un dimanche il m’appelle pour m’inviter au salon de l’auto. Un peu nerveuse je l’attends où on s’était donné rendez-vous, des papillons dans le ventre. Imposant, par son attitude et son langage corporel, Mr. Vibe s’approche vers moi habillé comme une carte de mode masculin, des lunettes très noires au visage, un foulard trendy dans le cou, un chewing gomme à la bouche. Très européen, il me salue avec des vraies becs sur les joues et me dirige vers la billetterie où il insiste pour payer. Dans les différentes salles de montre, Mr. Vibe est comme un enfant dans un Sweet Factory. Il était dans son élément ou encore dans son bol grès, comme diraient les Haïtiens, il me parle de toutes ces voitures de luxes comme si c’était lui qui les avaient assemblées. Connaisseur, il me donne un tour guidé et commenté du salon de l’auto. Fascinée, je l’écoute. Il est beau et à ses côtés je ne «fit» pas tout à fait, mais je m’y plais. Affamé, après le tour, il m’invité à manger. Après une longue marche dans le Montréal souterrain, on se retrouve dans les restaurants du Centre Eaton. Il me parle des raisons de son célibat. Il me parle de toutes ces filles avec qui il était jadis et son besoin d’être avec une femme plus terre à terre. Il me parle de toutes ces filles trop matérialistes et me dit vouloir d’une  femme douce, simple et gentille avec qui il pourrait se lancer dans une belle et longue relation. Il me dit qu’il n’est célibataire que depuis deux mois, ce qui est pour moi un signal d’alarme, car deux mois versus moi qui était célibataire depuis 4 ans à l’époque, signifiait que nous n’étions pas nécessairement sur la même longue d’onde.

Après une longue discussion sur l’amour, l’argent, l’amitié et autre on se dirige vers le métro Bonaventure en passant par la place Ville Marie. Les magasins et les restaurants étaient déjà fermés, il n’y avait que nous deux et un garde sécurité qui faisait sa ronde. On discute musique, de zouk et de Kompas. Je lui demande s’il sait danser et il me dit oui. Je lui demande de me montrer et il me fait quelque pas de danse. Je ris un peu de lui et faussement vexé il me demande de lui montrer mes pas de danse. Je prends mon cellulaire dans ma poche, trouve un zouk dans ma liste de chanson, j’appuie sur play speaker et lui montre mes moves. Avec des faux-rires, il me prend par la taille et comme ça en plein milieu de la place Ville Marie on se met à danser maladroitement du Zouk pendant quelque instant. Au métro, on se sépare avec la promesse de se rappeler bientôt. Arrivée chez, moi je lui envoie un message le remerciant pour la journée, il me répond un à bientôt et je flotte sur un nuage, car malgré tout, c’est plaisant de se retrouver dans une telle situation après toutes ces années de célibat.

Une semaine sans nouvelle plus tard, je décide de lui envoyer un court message sur Facebook : Hey, comment vas-tu? Jessie. Les jours et les semaines passent et je n’ai plus de ses nouvelles. Il est encore en vie, car mes notifications sur Facebook, me narre sa vie. Je sais qu’il a vu mon message, car durant notre rendez-vous, il me vantait les mérites de son téléphone intelligent, me disant qu’il lisait tous ses courriels et ses messages Facebook sur son téléphone. Un mois plus tard, il m’appelle. Il me dit qu’il était hors du pays et qu’il était présentement en pause de 15 minutes de son cours du soir et voulait prendre de mes nouvelles. À peine le temps de lui dire que je vais bien, qu’il devait déjà me quitter. Il me promet qu’il va m’appeler à la fin de son cours et me dit au revoir. Les jours, les mois passent et je ne l’entends pas. Un jour je décide de le supprimer sur Facebook, il n’est visiblement pas intéressé et j’avais raison, car je n’ai plus jamais eu de ses nouvelles. Déçue.. un peu.. mais je comprends que nous n’étions pas sur la même longueur d’onde. Il me répétait sans cesse qu’il voulait d’une femme simple, non matérialiste, alors que lui l’était. Il vivait une vie de jet set, il parlait sans cesse d’argent et d’avoir.. et moi je suis tout le contraire. Je ne «fitais» pas avec lui et malgré ses beaux yeux (que j’ai finalement vu en lui demandant d’enlever ses lunettes trop noires), je ne peux le pleurer parce qu’il n’était pas le bon.. J’apprécie l’expérience et mais comme diraient les douaniers américains : NEXT!.

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Haïti de Marc Antoine

Cette chanson représente exactement ce que je pense et ce que je ressens envers Haïti. Marc Antoine décrit avec précision mes sentiments, mes pensées et mon amour pour ce merveilleux pays. Ses paroles m’enlèvent les mots du cœur, m’enlèvent les mots de la bouche. En l’écoutant chanter Haïti, son pays, mon pays, notre pays, je ne peux m’empêcher de me laisser bercer par la douce mélodie en fermant les yeux. Je ne peux m’empêcher d’espérer que j’y étais.

"Haïti je t’adore même si je te sens si loin de moi. Tu es ma mère, tu es mon père, tu es le sang qui coule dans mes veines. Haïti je t’adore, j’aimerais tellement être plus près de toi, tu es ma sœur, tu es mon frère, tu es le sang qui coule dans mes veines."

-Marc Antoine

 

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La face cachée d’Haïti

Si comme moi vous avez une passion pour Haïti et vous souhaitez découvrir son histoire, sa culture et ses richesses, je vous invite à participer aux ateliers, La face cachée d’Haïti. Dans le cadre de sa mission éducative l’association des enseignantes et enseignants haïtiens du Québec/AREJ offre des ateliers gratuits sur l’histoire et la culture haïtienne et ce dès le 5 février 2011 au bistro Tributerre, à Montréal. Les ateliers auront lieu tous les 2 samedis, jusqu’au 30 avril 2011.

Pour plus d’information visitez le groupe La face cachée d’Haïti sur Facebook.

Bistro TribuTerre
2590 Jarry Est, coin 2e avenue
Montréal (près de la TOHU)

 

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En MUSIQUE et EN MOTS

C’est avec un très grand plaisir que je vous annonce que je vais réaliser l’article numéro 7 sur la liste de chose que je veux accomplir durant l’année 2011. À partir d’aujourd’hui, je vais avoir le privilège de travailler dans une station de Radio. Par une chance incroyable (grâce à Herby), j’ai eu l’opportunité de rencontrer Dorothy Alexandre, la productrice et animatrice de l’émission EN MUSIQUE ET EN MOTS, sur les ondes de CKIN 106,3 FM. Sans trop d’hésitation, elle a décidé de me donner la chance de faire des chroniques, quelques fois par mois, durant l’émission et c’est bien sûr avec  beaucoup de joie que j’ai accepté. Mes chroniques vont portées sur des sujets tabous en lien avec la communauté Haïtienne.

Dorothy Alexandre explique que CKIN FM est la première radio commerciale de Montréal qui diffuse de la musique du monde. Elle offre une programmation consacrée au Montréal multiculturel. Ouverte sur le monde, elle se veut un espace de rencontre entre les Québécois dits de souche et les communautés culturelles qui forment le paysage métissé de notre société.  À travers son émission, elle désire partager avec son auditoire la richesse humaine des Haïtiens d’ici et d’ailleurs en abordant des sujets et des nouvelles d’intérêt public.

Je vous invite donc à écouter l’émission EN MUSIQUE ET EN MOTS tous les Vendredis de 20h à 22h sur SKIN 106.3 FM.

 

 

 

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Hommage aux aînés Haïtiens

On dit souvent que nos jeunes sont des richesses, qu’ils sont l’espoir et l’avenir de demain et je ne pourrais dire le contraire. Je crois en effet qu’ils comptent plus que tout et que leur valeur est inestimable, mais je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui ont été jeunes bien avant eux. Je ne peux m’empêcher de penser à nos précieux joyaux, nous précieux trésors, nos grand-mères, nos grand-pères. Je ne peux m’empêcher de penser à nos aînés, nos gens de l’âge d’or. Ces gens qui de par leur bon vécu et leur sagesse ont su nous transmettre valeurs et culture. Ces gens marqués par le temps et  redessinés par les années sont selon moi, une des plus belles choses de notre communauté. Lorsque nous étions enfants,  nous avons tous  sévèrement appris à les respecter, car tous Haïtiens savent très bien que «timoun toujou respekte granmoun». Ils sont nos précieux joyaux, nos précieux trésors, ils sont nos grand-mammies, nos grand-papis. Ils sont  nos héritages. Plus que de simples aînés, ils sont nos enseignants, nos historiens et bien sûr, nos docteurs. Leurs visages sont leurs curriculums vitae; à travers leurs yeux, nous pouvons voir la connaissance et l’expérience qui ne peuvent seulement être acquis au courant d’une longue vie; sur chacun de leur ride est inscrit une histoire, un récit, leur histoire, leur récit; sur leurs lèvres des paroles et bien souvent des  mélodies qui racontent leur  plus jeune vie. Ils sont les doyens de notre communauté, ils sont nos enseignants, nos historiens et bien sûr nos docteurs. Ils sont des encyclopédies de sagesse ou à travers les pages on peut y trouver des recettes aux remèdes pour guérir tous nos  maux, des conseils pour bâtir nos avenirs, des dictons pour réfléchir à nos décisions et des exemples pour élever nos enfants. Nos aînés Haïtiens sont nos précieux joyaux, nos précieux trésors.

Jessie

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La foi des Haïtiens

 

Photo: Rafaëlle Castera Conception Blue Mango

Si j’avais à vous écrire un livre sur mon peuple, je vous écrierai des chapitres entiers où à travers les pages je vous dresserai un portrait détaillé d’un peuple imparfait, mais combien courageux et travaillant. Dans mon récit, je vous décrierai un peuple rempli de valeurs et de richesses tout en vous exposant un aspect important qui caractérise beaucoup plusieurs haïtiens. Malgré les dures intempéries de la vie, la vraie misère et la pauvreté extrême, pour la plupart, le peuple Haïtien à énormément la foi. Une foi inébranlable en Jésus-Christ. Les Haïtiens savent évoquer le nom du Seigneur et ne ratent pas une occasion de dire qu’Il pourvoira. Dans les bons comme dans les mauvais jours, ils prononcent le nom du Seigneur pour lui dire merci ou pour lui demander de l’aide. Demandez à plusieurs Haïtiens ce qu’ils ont prévu faire demain et ils vous répondront en prenant soin de rajouter  l’expression «Si Dieu veut» à la fin de leur réponse. Le nom de Dieu n’est pas que sur leurs lèvres, il se retrouve partout, des murs de leurs maisons aux enseignes à côtés de leurs commerces. Le peuple Haïtien implore le nom du Tout Puissant, celui en qui ils croient plus que tout, malgré tout.

 

Jessie

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Ma liste de choses à faire en 2011

Contrairement aux années précédentes, j’ai décidé de faire quelque chose de différent pour 2011. Depuis des années mes résolutions de nouvel an commencent par : Perdre et finissent par : Du poids. Le rituel est toujours le même; je me regarde dans le miroir après  d’avoir trop mangé pendant le temps des fêtes; je pleure pendant 30 minutes en voyant la situation critique dans lequel mon corps se retrouve; je commence un régime strict qui va me permettre d’atteindre mon poids santé; et 3 semaines, 1.5 litres d’eau par l’heure, 5 bols de salade par jour et plusieurs cannes de thon plus tard, je craque et je rechute. Cette année je décide de faire une liste de chose à faire plutôt qu’une véritable liste de résolution. Je décide de faire une liste de toutes les choses que j’aimerai accomplir durant l’année afin de m’aider à vivre des expériences extraordinaires, d’apprendre de nouvelles choses et de maturer,  tout en profitant de la vie. À travers le temps je réalise que plusieurs de mes insécurités prennent souvent le dessus de ma vie, mettent des bâtons dans mes propres roues et m’empêchent de réaliser plusieurs de mes rêves et certaines choses que j’ai toujours voulu faire. Cette année sera pour moi une aventure (ou dû moins je l’espère) et je souhaite vous inclure dans mon aventure. Voici la liste de ce que j’aimerai faire ou accomplir cette année et je vous en prie de me faire part de tout commentaire et de tout conseil qui pourront m’aider à réaliser ces petits projets avant l’année 2012. Et bien sure toutes les fois que j’accomplirai un des éléments sur ma liste je vous en ferai part.

My to do list:

1-Me trouver un emploi stimulant, qui va me permettre d’acquérir et vivre de nouvelles expériences tout en relevant de nombreux défis. Super contrat dans une boîte de communications

2-Finir de lire ma bible

3-Écrire un article pour un magazine.

4-Assister à un vrai défilé de mode. Collection Printemps-été du designer Helmer

5- Faire quelque chose de significatif dans la vie d’un ou plusieurs personnes.

6-Assister à une conférence de presse. Dans le cadre du point numéro 1

7-Travailler au moins une journée dans une station de télévision ou de radio. (Pour plus de détail: En MUSIQUE et EN MOTS)

8-Participer à l’organisation d’un évènement (de A à Z).

9- Rassembler plusieurs produits sanitaires pour des jeunes filles dans un centre de la DPJ. (Pour savoir comment vous pouvez m’aider envoyez-moi un courriel à jessieblog@live.ca)

10- Donner du sang. (Le 25 Mars 2011 collecte de sang avec Héma-Québec à l’Église Nouvelle Vie)

11- Suivre des cours de théâtre.

12- Commencer à écrire un livre (pourquoi pas).

13- Faire plus d’heure de bénévolat.

14- Suivre des cours de langage des signes.

15- Me faire maquiller et photographier professionnellement (juste pour le plaisir).

16- Demander à un jeune homme que je ne connais pas d’aller prendre un café avec moi.

17-Faire un Speech (discours) devant un grand public ou participer à un spectacle où je dois performer devant un public.

18- Suivre des cours de cuisine ou de pâtisserie (j’aime cuisiner et je veux apprendre de nouveaux trucs).

19- Prendre un café avec quelqu’un que j’admire beaucoup (dans le domaine des médias, communications ou relations publiques) (Détails à venir)

20-M’acheter un ordinateur portable.

21- Faire une bonne action quotidiennement

22-Continuer d’approfondir mes connaissances, de découvrir et de promouvoir Haïti Chérie.  (Découvrez la Face Cachée d’Haïti)

*(23-Visiter M.E en Corée du Sud et retourner en Chine pour une dernière fois.) Si j’ai la chance et l’argent! (une de mes plus belles accomplissements de cette année. 12 octobre -28 octobre)

Jessie

jessieblog@live.ca

Mes voeux pour vous

 

Crazy-Frankenstein.com

Joyeux Noël et Bonne Année 2011 à vous tous mes chers lecteurs. Alors que nous, nous apprêtons à dire nos  derniers adieux à 2010, je tiens absolument à vous transmettre à travers mon blogue, mes vœux les plus distingués et les plus sincères. Avec les vœux habituels de Bonheur, Santé, Amour, Paix et Prospérité, je désire rajouter ces quelques souhaits ; Je vous souhaite du succès dans tous vos projets futurs; je vous souhaite de réaliser plusieurs de vos plus grands rêves; Je vous souhaite d’apprendre à vous connaître un peu plus afin de réaliser votre potentiel; je vous souhaite de vous réconcilier ou de pardonner différentes personnes avec qui vous avez coupé les ponts pour de mauvaises raisons; et finalement je vous souhaite de ne pas trop vous en faire pour tous les erreurs et toutes les fautes que vous avez commis en 2010, mais d’avancer de l’avant la tête haute.

P.S  Je vous souhaite aussi de continuer à me lire et à m’écrire, car vous n’avez aucune idée à quel point je vous apprécie et j’aime recevoir vos commentaires :).

Jessie

jessieblog@live.ca

M pour Mariage

Que pensez-vous du mariage? Est-ce pour vous une tradition démodée qui ne signifie plus rien à l’époque où on vit ou être vous de ceux qui, comme moi, y croient encore? Qui voient le mariage comme étant plus qu’une simple union, mais une véritable preuve d’amour entre deux êtres amoureux, qui font le serment de s’aimer pour l’éternité? Récemment j’ai eu le plaisir de rencontrer sur Twitter, une jeune femme, d’origine Haïtienne qui a fait du mariage sa passion et son occupation. Lory Zéphyr est une coordinatrice de mariage qui malgré son jeune âge a beaucoup d’expérience et a participé à de nombreux projets impressionnants. En discutant avec elle, il est évident qu’elle a su trouver un métier qu’elle aime et qui l’a fait vibrer et c’est ce que je trouve magnifique. Je l’ai déjà dit et je le répète encore, il n’y a rien de plus magnifique que d’être en présence d’une personne qui est véritablement passionnée par ce qu’elle fait. De son métier, elle me dit aimer avoir la chance de rencontrer des gens de divers milieux, car cela la permet d’en apprendre beaucoup sur un peu tout.

Lory se définit comme étant une bonne vivante, rêveuse, fonceuse et rieuse qui est passionnée par la vie. Pour elle, ses parents sont sa plus grande source d’inspiration, car reconnaissante, elle comprend et apprécie tous les sacrifices qu’ils ont faits pour elle. Ils l’inspirent et la motivent à être le meilleur d’elle-même.

En Septembre dernier, elle a décidé de partager sa passion avec les internautes en débutant M pour Mariage, un blogue, ou elle traite de sujets reliés au mariage.  Sur son blogue elle fait des rubriques hebdomadaires intitulées : "Le mariage vu par". Dans ses rubriques, elle s’entretient avec différentes personnalités de divers milieux, telles que Marie-Annick BoisvertAngelo CadetAbeille Gélinas et d’autres, afin de découvrir leur perception du mariage. Curieuse, je tenais également à obtenir ses réponses aux questions qu’elle pose à ses invités, alors voici pour vous Le mariage vu par Lory Zéphyr;

Lory Zéphyr

 

1) Pour toi le mariage ça représente quoi ?

Pour moi ça représente le BIG PARTY! J’ai probablement cette vision en raison de tous les mariages que j’ai vécus au courant de ma vie! Pour moi ça représente une grosse célébration à vivre avec ma famille et mes amis!

2) Qu’aimes-tu le plus dans un mariage?

J’aime tout l’aspect familial. J’aime voir la fébrilité et la fierté des parents qui partagent un moment si précieux avec leurs enfants. Le mariage c’est un évènement rempli d’émotions qui touche autant les futurs mariés que les gens proches d’eux, je trouve ça beau !

3) Que détestes-tu le plus dans un mariage?

Les longueurs! Un sermon trop long, un jeu à la réception qui ne finit plus, un discours de parrain beaucoup trop élaboré pour rien, bref tout ce qui me fait perdre l’intérêt!

4) Si tu te mariais demain, ton mariage ressemblerait à quoi ?

J’avoue que je ne sais pas exactement à quoi il ressemblerait….bizarre venant d’une organisatrice de mariage non? Il y a tellement de choses possibles et en me mettant à jour régulièrement sur l’industrie, ma vision change souvent! Je me pencherai sérieusement sur la question seulement quand j’aurai une bague au doigt ;-) ! Ce que je sais par contre, c’est que je veux avant tout que mon amoureux, moi et mes invités ayons énormément de plaisir ! Je ne tiens pas à en faire trop pour épater la galerie, j’ai envie de miser sur une expérience mémorable !

5) La chose la plus inusitée ou surprenante que tu as vécu ou dont tu as entendu parler concernant le mariage ?

Une mariée qui avait une perruque (coiffure longue) pour sa cérémonie…et l’a enlevée (coiffure courte) à sa réception pour avoir un look de soirée.

6) Un message pour les futurs mariés du Québec?

Ouf ! J’aurais beaucoup de choses à dire ! Pour moi le plus important par contre c’est de ne jamais oublier que c’est VOTRE mariage ! Écoutez-vous et surtout ne laissez pas les autres prendre de décisions pour vous.

 

En terminant j’ai demandé à Lory conseil pour tous ces gens qui souhaiteraient faire carrière dans ce métier et elle m’a répondu :

Dans mon cas j’ai un DEC en Communications et un Certificat en Administration. Cependant, il n’y a pas de parcours typique pour les gens qui désirent travailler en événementiel. Certains ont un ‘background’ administratif, d’autres en communications et pour certains pas d’études! Mon conseil est donc; faites des stages ! Ça vous permettra d’avoir de l’expérience tout en vous faisant des contacts. C’est de cette façon que j’ai commencé!

 

Pour rejoindre Lory Zéphyr : Appelez-la au 514-995-4311 ou écrivez-la à lory.zephyr@videotron.ca

Venez visiter son blogue : M pour Mariage

Suivrez la sur Twitter

Vous pouvez également la lire sur le blogue de Marie-Anick Boisvert

 

Jessie

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Les chansonnettes Françaises

Les Plus Belles Chansons Francaises- http://www.elit-bg.com

VERSION AUDIO

Mon amour pour les chansonnettes françaises, les Michèle Torr et les Michel Sardou, me vient de ma mère et de sa petite sœur, ma tante. Les samedis matin, alors qu’elles s’adonnaient aux différentes tâches ménagères, chaque mur de la maison vibrait des échos de ces chansonnettes qui jouaient un peu trop fort de notre radio-cassette. Elles connaissaient chaque couplet, chaque refrain, chaque note et chaque respire de ces chansons qu’elles avaient appris par cœur, en Haïti. Je réalise que pour elles, ces chansons représentaient l’équivalent de ces romans d’amour que plus jeune j’aimais tant lire. Des chansonnettes dont les mélodies et les paroles racontaient de douces histoires d’amour. Je réalise que le temps d’une chanson ma mère et ma tante retombaient dans leurs souvenirs d’adolescences, où naïves elles espéraient aussi être atteintes de la maladie d’amour.

Emmené-moi danser ce soir, joue contre joue nous chantait ma mère en tournoyant balai à la main, alors que nous la regardions faire en mangeant nos céréales, certains samedis matin.

La vie c’est plus marrant, c’est moins désespérant en chantant, nous fredonnait ma tante, certains dimanches matin en nous tournant des œufs.

Les chansonnettes françaises me replongent dans plusieurs de mes beaux souvenirs d’enfance. Du ménage avec ma mère, aux fins de semaine passée chez ma tante à jouer inépuisablement avec ma soeur et mes cousines.

Quelques classiques :

Emène-moi danser de Michèle Torr

En chantant de Michel Sardou

Cette fille c’était moi de Michèle Torr

La maladie d’amour de Michel Sardou

La bohème de Charles Aznavour

Une femme amoureuse de Mireille Mathieu

L’Amour en Héritage de Nana Mouskouri

Jessie

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Racines Crépues

Il est de plus en plus courant d’entendre parler de jeunes femmes noires qui ont décidé de tirer leur révérence aux tresses, aux greffes, aux perruques et à la permanente. Désirant reprendre le contrôle de leur chevelure, elles ont décidé de faire le serment de rester naturel. Récemment, je suis tombée sur le blogue de Nel, une charmante jeune femme, qui a pris elle aussi la décision, il y a plusieurs mois de cela, de retourner au naturel et de documenter son aventure. Sur son blogue, Racines Crépues, elle partage avec ses lecteurs, ses démarches, découvertes, expériences ainsi que ses progrès. Pour toutes les femmes, à la couette crépue,  vivant au Québec, ce blogue est un «must read». Vous y trouverez de précieux conseils, beaucoup d’information et d’honnêtes opinions sur divers produits qu’elle teste sur ses cheveux.

 

Un Mot de Nel

«Mon blogue, Racines Crépues, est ma façon à moi de raconter comment je prends soin de mes cheveux, comment je me débrouille, quelles sont mes inspirations pour le faire, où je trouve mes produits et surtout partager mon expérience avec mes consœurs québécoises. Aux États-Unis ainsi qu’en France, il existe une multitude de blogues sur le sujet, mais pas vraiment ici au Québec. Si j’avais des conseils à donner aux femmes qui désirent retourner au naturel, premièrement je leur demanderai quelles sont les raisons  pour lesquelles elles souhaitent s’embarquer dans une telle aventure. Je leur dirai que pour bien tenir la route pendant le processus de bien cibler leurs besoins dès le départ et de savoir  de quelle manière elles vont s’y prendre. Ensuite je leur dirai qu’il est très important qu’elles soient ‘attentive’ à leurs cheveux et apprennent à connaître leur texture petit à petit. Afin de ne pas trop se décourager je leur dirai de prendre connaissance du réseau Nappy qui s’est construit et qui prend de l’ampleur depuis ces quelques dernières années. Elles pourront y trouver de bons conseils et réponses à leurs questions.»

 

Venez découvrir son blogue : Racines Crépues

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Jessie

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Sortie 67

 

Sortez vos calendriers et vos agendas et prenez soin d’y inscrire en grosses lettres rouges à la case du 5 novembre 2010, Sortie 67. Sortie 67 est un long métrage Québécois, portant sur l’univers des gangs de rue de Montréal, réalisé par le réalisateur Haïtien Jephté Bastien. J’anticipe tout particulièrement la sortie de ce film, car le phénomène des gangs de rue est un sujet qui me *touche énormément, mais aussi car depuis fort longtemps je souhaite voir un film Québécois dont les communautés culturelles y sont représentées. Dans Sortie 67, la majorité des acteurs sont noirs et je crois que la venue de ce film peut paver le chemin pour plusieurs autres. Il y a tellement de talents aux Québec et je trouve cela carrément insupportable qu’ils ne sont pas représentés. Je tiens à dire un gros merci à la Sodec et Telefilm Canada pour avoir cru en ce projet. J’aime bien hâte de voir ce film et je vous encourage aussi à aller le voir en salle dès sa sortie.

Synopsis : Sortie 67 raconte l’histoire de Ronald Paquet, un jeune métis qui a grandi dans le quartier St-Michel. À l’âge de 8 ans, il est témoin du meurtre violent de sa mère par son père. Durant les 15 années que passera son père derrière les barreaux, son seul désir sera de venger sa mère. Violence, drogue, gangs de rue : Ronald, que l’on surnomme dès lors Jecko, baigne malgré lui dans le milieu criminel, dans l’attente de sa rédemption. -(Extrait de l’article Sortie 67 en plein tournage de Judith Plamondon, vidéoreporter http:bit.ly/dyS7SE)

Visionnez la bande-d’annonce du Film sur YouTube

Pour en savoir plus sur le réalisateur: Jephté Bastien

Suivez Sortie 67 sur Twitter et Facebook


*Il y a quelque mois de cela j’ai écrit un billet sur les gangs de rue et je souhaite  vous le faire découvrir si vous ne l’aviez pas déjà lu :

Photo : Jacques Nadeau

Gangs de Rue

En tant qu’haïtienne de Montréal, je suis confrontée à la réalité d’une image qui salit gâche et méprise le travail de mes ancêtres. Une réalité qui se moque de tous les efforts que ces pionniers ont faits pour être traités avec égalité et respect. Le phénomène des Gangs de Rue est un phénomène honteux qui tâche la réputation de chaque haïtien de Montréal,

Souvent j’entends des québécois dirent avoir une peur bleue de ces gens qui font la terreur dans les métros ou dans certains quartiers où la population d’immigrante est élevée. Ce qu’ils ne savent peut-être pas c’est que plusieurs d’entre nous ont aussi très peur de ces gens. Une peur, une honte, un mépris, une tristesse envers ceux qui ne réalisent peut-être pas à quel point leurs agissements blessent toutes les générations haïtiennes de Montréal.

De la peur pour notre propre sécurité et celle de nos proches. La communauté noire de Montréal a perdue plusieurs de ses jeunes, qui se retrouvaient par une malchance incroyable à la mauvaise place au mauvais moment. Qui n’a pas entendu parlé de Wagner Thermidor? Un jeune étudiant haïtien, de 28 ans, qui a été abattu par une balle perdue pendant une célébration de la Saint-Jean Baptiste en 2008. Ou encore d’Andrew Hunte ce jeune noir de 22 ans qui à lui aussi été enlevé de ce monde trop tôt par la seule chose gratuite que nous offre ces gangs de rue, la violence?

De la honte, car nous savons très bien que ces gens n’ont aucunement appris tous ces crimes à la maison. Toute personne qui a été élevé dans une famille haïtienne sait ce qu’est une éducation stricte. Nous sommes constamment rappelés que  nos parents sont arrivés au Québec dans le but d’avoir un bon avenir et d’élever des enfants qui auront de meilleures opportunités qu’eux. La sévérité avec laquelle ils nous ont éduqués était et est encore étroitement liée à leur dévotion, amour et désir de nous voir exceller. Aucun d’entre eux, même dans leurs cauchemars les plus pires, ne pensaient un jour voir leurs enfants tomber dans un univers de crime, de violence, de meurtres, qu’est celui des gangs de rues. Mon cœur est en peine  pour ces parents haïtiens, car malgré tous ce qu’ils ont fait, le comportement de leurs enfants est une véritable gifle au visage, un manque de respect absolu, une moquerie cruelle et une attaque personnelle envers eux et leurs efforts. J’ai honte quand j’entends parler de leurs actes dans les médias. J’ai honte que notre nom est terni par leurs actions. Je n’ai pas honte de mon pays  ni de mes origines, mais j’ai honte qu’ils sont pratiquement directement reliés au phénomène de gangs de rue. Je sais très bien qu’il n’y a pas seulement que des Haïtiens dans ces gangs, mais c’est bien d’eux qu’on entend parler le plus souvent.

Du mépris, car ils ruinent sans aucune honte notre image qui est déjà bien malgré elle plus ou moins acceptée dans une société où le racisme existe encore. J’ai la rage au cœur lorsque j’entends les histoires de mes cousins, amis, frères et camarades de classe, qui ne sont aucunement associés à cet univers. Ils décrivent des situations injustes où ils se sont retrouvés simplement parce qu’ils ‘’ressemblent’’ à un membre de gang de rue. Je les méprise car ils nous font du mal. Ils crachent sur notre histoire, sur nos ancêtres, sur notre évolution. Je les méprise, car ils brisent des vies, déchirent des familles, violent des enfances, terrorise des quartiers. Je les méprise, mais en même temps je désire pouvoir les aider, pouvoir les sortir de la rue, pouvoir les sortir de ce troue dont le seul fond est la mort. Je veux entendre de plus en plus de vrais témoignages d’anciens membres de gang de rue comme celui d’Ali Nestor Charles, qui a changé de vie après avoir quitté un gang ou encore d’Emmanuel Lafontant qui à un témoigne touchant sur la façon que l’amour de Dieu à changé sa vie.

Beaucoup de tristesse parce que veut ou veut pas ces gens sont nos jeunes, notre peuple, nos enfants, nos familles, nos amis. Ces gens sont humains malgré leurs actions et ces gens ont besoin d’être aidés. Ces gens sont autant des enfants de Dieu que nous, qui ne sont pas dans un gang. Ces gens sont aimés de quelqu’un et à leurs morts des cries vont être entendus, des larmes vont couler, des pincements de cœurs vont être ressentis.

Bien que se soit un sujet délicat, nous sommes tous d’accord pour dire que les choses doivent changer. Les gangs doivent disparaître. Des âmes doivent être sauvées.

 

Mouvement Wagner Thermidor:

http://www.lemwt.org

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Jessie

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Speed dating

Hier soir pour la toute première fois de mon existence, j’ai participé à un évènement de speed dating ou si vous préférez de rencontres expresses. La semaine dernière alors que je naviguais sur Facebook, je suis tombée sur la page qui annonçait cet évènement et jeune femme célibataire en quête de nouvelles expériences que je suis, je me suis "inscrite". Accompagnée d’une de mes copines célibataires,  je suis arrivée au Phillips louange au Centre-ville de Montréal, nerveuse, anxieuse et en maudissant l’idée "géniale" que j’avais eu de participer à un tel évènement alors que j’étais très, très bien chez moi. Il est important que je  mentionne que ma nervosité était strictement reliée au sentiment d’inconnu, à ma grande timidité et aussi au fait que je craignais n’avoir rien d’intéressant à dire. Malgré le fait que je n’avais aucune attente, par peur d’être déçue, je ne pouvais m’empêcher d’être un peu, beaucoup stressée. Comme je suis encore en vie pour vous relater mon expérience, vous pouvez en déduire que j’ai survécu. Malgré quelques petits inconvénients (manque de ponctualité et autres) la soirée s’est relativement bien déroulée. Pour une première (et possiblement une dernière) expérience je ne peux trop me plaindre. Pour ceux qui comme moi n’ont pas trop d’attente, le concept d’une rencontre expresse et très bien. Elle permet de rencontrer plusieurs gens qui ont un intérêt commun et de discuter pendant un court laps de temps. Hier soirée, (un peu comme dans la vie) le nombre de candidate dépassait largement le nombre de candidat. Les femmes toutes âgées dans la vingtaine et la trentaine étaient belles et magnifiquement soignées. Les hommes, à part quelques exceptions, s’étaient eux aussi mis sur leur trente et un. Grâce à un jeu de bingo humain, qui a permis de briser la glace, j’étais beaucoup plus détendue. Les règles de la soirée étaient que les rancards ne devaient durer que cinq minutes et que c’était les hommes qui devaient se déplacer. Nous étions tous munis d’une fiche où nous devions accorder une cote à côté des noms des célibataires. À la fin de la soirée les fiches devaient être remises à l’organisatrice, qui allait s’occuper de contacter les ‘’matchs’’.

À quelques reprises, j’ai trouvé que les cinq minutes étaient trop courts, mais dans d’autres cas les cinq minutes étaient beaucoup trop longs. Je n’ai pas rencontré l’âme-sœur hier soir, mais je suis contente d’avoir vécue cette expérience hors du commun. Si vous êtes célibataires, je vous encourage même de tenter votre chance et d’essayer se genre d’activité. Ma copine qui était aussi nouvelle au speed dating, m’a confié qu’après réflexion elle préférait ce genre de rencontres qu’aux rencontres par Internet. Il est trop facile de mentir sur ses apparences et d’inventer un tas de baratins sur le net, tandis qu’en personne (bien que les gens peuvent mentir), il est plus facile de saisir l’essence d’une personne, même en quelques minutes.

Anecdotes de la soirée :

–À ma question pourquoi es-tu ici ce soir, un des célibataires m’a dit : «Je suis ici pour accompagner un de mes amis. Pour moi les femmes sont des distractions et en ce moment je n’en n’ai pas besoin. Ma carrière est importante pour moi et donc je ne veux pas être distrait par une femme.» (SUIVANTTTT)

–Un des célibataires qui pouvait être facilement mon père ne m’a pas laissé la chance de placer un mot. Il s’est mis à me faire la morale sur l’importance de participer à ce genre d’activités afin de trouver un homme et a continuer en me  fessant un discours désagréable et homophobe.  (C’était les 5 minutes les plus longues de ma vie.)

Pour des informations sur le prochain: Speed Dating

 

Jessie

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Remèdes Haïtiens

Alors que mon ventre me reproche mes récents choix alimentaires; que ma tête se met à jouer un instrument de percussion me causant des maux qu’aucun mot ne peut décrire; que mon nez rivalise avec celui de Rudolph et que ma gorge s’apprête à prendre en feu, je pleurniche à ma mammie que je ne me sens pas bien. Aussitôt, elle prend charge de la situation, sort ses chaudrons et ses marmites, ses légumes, ses feuilles et commence la danse d’une mère déterminée à soulager son bébé de chacun de ses bobos. Elle transforme la cuisine en clinique médicale où les maux sont soulagés avec bouillons, thés et autres. Elle me prépare un menu qui est constitué strictement de remèdes Haïtiens efficaces et datant de siècles passés. Pour soulager ma gorge et freiner la grippe qui s’infiltre dans mon estomac, elle me donne deux cuillerées d’un sirop aux oignons avec sucre et citron ainsi qu’une tasse de thé Asorossi. Avec des goûts assez forts pour réveiller un mort et l’achever tout de suite après, je prends soin de me pincer le nez avant d’avaler d’un trait mes deux entrées. Pour me donner de la force et bien sûre pour me remplir le vendre de meilleurs nutriments, elle me donne un bol de bouillon avec légumes, pois, viandes et sans oublier mes préférés, des boys! Pour le dessert j’ai le droit à un massage vigoureux avec l’huile masketi chaud dans le cou, la nuque et le dos. Quelques heures plus tard je me sens incroyablement mieux. Oubliez les médicaments et les «drogues» rien ne bat les remèdes Haïtiens.

Jessie

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Créations Vanessa

 

 

Création Vanessa- Photo Alain Mercier

 

Quelle femme n’aime pas s’accessoiriser un peu, avec de beaux bijoux, afin de rehausser son look? Dernièrement, j’ai eu le plaisir de rencontrer une talentueuse jeune femme, qui a su utiliser son talent et sa créativité pour commencer ses propres collections de bijoux de fantaisie. Vanessa Soukar, présidente et fondatrice de Créations Vanessa, confectionne pour les femmes et les hommes, de magnifiques bijoux de qualité.

 

Création Vanessa- Photo Alain Mercier

 

Inspirée par tout ce qui l’entoure, elle crée de fabuleuses pièces, telles que des colliers, bracelets, bagues et boucles d’oreilles. Très habile avec ses dix doigts, innovatrice et bricoleuse elle a l’œil pour agencer les différentes couleurs et matériaux, afin d’offrir à ses clients toute une gamme d’accessoires originaux. En plus de son talent pour la création de bijoux, Vanessa est aussi planificatrice d’évènements et vend également des accessoires de décoration, des souvenirs pour mariage, baptême, baby shower et autres.

Un Mot de Vanessa :

 

Créations Vanessa

 

«Je me considère comme étant une personne créative qui adore bricoler et cuisiner. J’aime beaucoup les œuvres d’arts, surtout les arts Haïtiens. Une de mes plus grandes joies c’est d’être capable de faire ce que j’aime avec ma petite princesse de deux ans à mes côtés. L’année prochaine je compte offrir des cours d’artisanat et de dance pour les enfants.»

Venez découvrir ses créations à : www.creationsvanessa.com

Vous pouvez commander ses créations sur son Site Internet ainsi que sur Facebook.

 

 

 

 

 

 

 

Jessie

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Viv Ayiti: Les Journées de la Culture

Vous vous demandez quoi faire en fin de semaine? Je vous propose de faire un voyage guidé dans la culture artistique d’Haïti. Cette année, la manifestation pan-québécoise, Les Journées de la culture, vous offre l’opportunité de faire un parcours des arts Haïtiens. Ce merveilleux parcours éveillera vos cinq sens avec des présentations théâtrales et musicales; des ateliers et expositions de photographies et de designs de mode; des démonstrations de danse; une visite au Marché pour découvrir des produits Haïtiens et plusieurs autres activités palpitantes, qui vous feront apprendre encore plus sur la culture Haïtienne. Je vous incite donc à venir y faire un tour pour de belles rencontres et découvertes et ce tout à fait gratuitement.

Parcours des arts Haïtiens: du samedi 25 au dimanche 26 septembre 2010

Un service de navette sera disponible à toutes les 15 minutes entre huit sites.

Pour plus d’information venez consulter le site internet: Les Journées de la Culture

 

Jessie

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Festival International du Film Balck de Montréal

Du 22 septembre au 3 octobre se déroule la 6ième édition du Festival International du Film Black de Montréal (FIFBM), une présentation de la Fondation Fabienne Colas, en collaboration avec Global Montréal.  Avec plus d’une centaine de projections cinématographiques venant de vingt-cinq pays à travers le monde, le festival est un « must see» de l’automne 2010. Ayant comme mission de vous faire découvrir de vrais bijoux du cinéma Noir, le festival est en quelque sorte une porte ouverte qui vous permettra d’y voir certains aspects de la réalité des communautés Noires à travers le monde.

Je vous encourage plus que tout à venir y faire un tour, afin de participer à un évènement formidable, qui vous donnera la chance de visionner d’excellents films, qui pour la plupart ne seront pas projetés dans les grandes salles de cinéma. Cette année le FIFBM est rempli de films touchants qui vous ferons pleurer à chaudes larmes face à l’injustice et aux crimes perpétrés contre les enfants, les hommes et les femmes;  de documentaires hommages à Nelson Mandela qui relatent des faits marquants de sa vie; de moyens et courts métrages portant sur divers sujets tels que l’amour, la mort, les tabous et autres; de plusieurs autres magnifiques œuvres où tous y trouveront à leur goût.

Pour consulter le site officiel du FIFBM : 6ième Édition du Festival International du Film Black de Montréal

Pour consulter la grille horaire des 128 films : Grille Horaire complète des films

Pour les informations générales : Info Festival 2010

Pour des informations sur la Fondation Fabienne Colas

Bon Festival!

Jessie

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Made In Montreal de Jane Doe

Depuis ma venue dans l’univers du blogue, j’ai eu le merveilleux plaisir de découvrir d’autres bloggeurs et bloggeuses Haïtiens et Haïtiennes. Captivants,  intéressants et déterminés, ces bloggeurs nous partagent leur passion en nous permettant de rentrer dans leur univers. Ils nous informent et parfois ils nous instruisent sur divers sujets qui les font vibrer. Afin de les motiver à continuer leur travail remarquable et à les démontrer ma grande appréciation pour ce qu’ils font, je souhaite leur rendre hommage. À chaque mois je vous dévoilerai un ou deux blogues de ces jeunes talentueux qui font partie de ma liste (sans ordre précis) de mes lectures Internet préférées.

La première bloggeuse donc j’aimerai vous parler se nomme Jane Doe. Elle se décrit comme étant une amoureuse de la mode, une Fashionista en formation qui a un amour profond pour Montréal, Miami et Haïti. Passionnée par la culture et la musique Haïtienne, elle se dit ambassadrice. Dans son blogue, Made In Montreal, brillamment écrit en français et en anglais, Jane Doe nous fait découvrir à travers ses yeux et ses mots certains aspects de la mode, les merveilles et les happenings de la ville de Montréal. Elle prend aussi soin d’inclure un peu de ses racines en parlant de sa communauté chérie, la communauté Haïtienne. En la lisant, vous apprendrez à mieux la connaître tout en découvrant ses passions, ses intérêts et ses coups de cœurs. Ses billets intéressants et faciles à lire sont souvent accompagnés de belles photos et vidéos qui alimentent ses textes. La lire c’est de partir à la découverte, de faire de nouvelles expériences, mais c’est surtout de la suivre dans son aventure.

1) Venez découvrir son blogue: Made In Montreal

2) Suivez la sur Twitter : @Soyjanedoe

3) Faites comme elle et signez La Charte Québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée : http://bit.ly/a8b6z5

 

 

 

 

 

 

 

Jessie

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Le rêve de mon père

Si je vous parlais du plus grand rêve de mon père, je ne vous parlerai pas de fortune, de notoriété, ni de pouvoir. Je ne vous dresserai pas un portrait d’une vie parfait avec une immense maison à trois étages, ornée de clôtures blanches. Si je vous parlais du plus grand rêve de mon père, je vous parlerai de son pays natal, Haïti. Je vous dirai que dans le début des années 70, il avait quitté Haïti, heureux de commencer une nouvelle vie, mais profondément triste de laisser derrière fiancée, parents et amis. Je vous dirai que plusieurs années plus tard, bien établi au Québec avec un bon travail, sa femme et ses trois enfants, Haïti restait toujours dans son cœur. Éperdument amoureux de la Perle des Antilles, mon père souhaitait pouvoir y retourner un jour afin de construire une maison et y passer ses vieux jours. Contrairement à ces autres qui ne parlaient d’Haïti qu’avec dédain et mépris, il comptait les jours de son retour. Il s’imaginait bien installé dans sa cour à siroter du Barbancourt, oubliant le goût amer des hivers. Il se mourrait de se retrouver parmi les siens, à parler sa langue et à replonger dans sa culture. Il se voyait revisiter tous ces chemins qu’il avait empruntés durant son enfance. Il voulait pouvoir utiliser ce qu’il avait appris pendant son absence, au pays étranger, pour aider et améliorer son pays bien-aimé. Inutile de continuer, car je sens que vous avez très bien saisi que le plus grand rêve de mon Papi chéri était de retourner en Haïti.

Jessie

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Ma Réponse à: «Les Femmes Noires sont trop compliquées!»

Si j’entends encore une autre fois : «Vous les femmes noires vous êtes bien trop compliquées»,  je vous jure que je vais hurler. Prenez votre courage à deux mains et dites-nous la vérité. Si c’est une question de préférence soyez francs, car il n’y a aucun mal à être attiré par toutes ces belles femmes des autres nationalités. Si c’est une question d’orgueil et qu’en réalité vous craignez nous approcher par peur d’être rejeté ou méprisé, pour l’amour assumez. Si on me donnait un Ferrero Rocher toutes les fois que j’entends ce cliché, je ne pourrais plus me déplacer. Pour moi l’emploi de cette phrase est un signe de lâcheté de la part de ces hommes Noirs qui sont trop fiers et qui veulent absolument éviter de blesser leur ego. Si vous n’êtes pas disposés à relever quelques défis, ne vous en prenez pas à nous. Vous nous dites compliquées, mais je crois que vous oubliez à quel point ce n’est pas facile de se retrouver dans nos souliers.  Vous êtes vous déjà arrêtés quelque instant, pour penser à cette situation de notre point de vue? N’avez-vous jamais pensé que notre carapace a peut-être été montée à cause de vous? Les temps sont dur économiquement, mais amoureusement parlant aussi. Les hommes sérieux se font rares et bien souvent ceux qui restent et bien,  ils laissent à désirer. Pardonnez-moi ma dureté, mais c’est si vexant d’entendre ces propos comme si c’était une raison ou encore une explication pourquoi tant de femmes noires sont encore célibataires. Ne pensez-vous pas que notre attitude est un mur de protection qui peut être facilement détruit si vous nous séduiriez correctement? Je traduis notre attitude comme de la méfiance, une tactique que nous avons  adopté afin de rester sur nos gardes pour évider d’éventuels cœurs brisés. Faites le tour de ces femmes, elles vous donneront leurs témoignages qui vous décrieront comment et combien de fois elles sont tombées dans la trappe d’un tombeur qui a fini par leur arracher le cœur.

Jessie

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Je ne t’oublie pas

Sept mois plus tard, Haïti, je ne t’oublie pas. D’où je suis, je pense constamment à toi. D’où  je suis, je vois tes larmes. D’où je suis, j’entends tous ces dires à ton égard. J’entends tes cries, tes gémissements, tes pleurs. Je ressens tes peines et même tes douleurs. Haïti, je ne t’oublie pas. Mois après mois je continue à penser à toi. Je pense à toi même quand les médias commencent à se ficher de toi. Je pense à toi même quand certaines personnes de la diaspora ne veulent plus rien savoir de toi. Haïti, tu ne me croiras peut-être pas,  mais je t’aime plus qu’autrefois. Tes malheurs ne m’intimident pas, car j’ai confiance en toi et je sais que tu te relèveras.

Jessie

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Mes chansons Haïtiennes préférées (1er partie)

Nous avons tous des chansons qui ont marqué notre vie d’une façon ou du notre. Des chansons qui nous transportent loin dans le passé et nous rappellent des moments spécifiques de notre existence. Des chansons qui nous font revivrent certaines émotions qui s’étaient enfouis et endormis au plus profond de notre être. Pour moi certaines chansons sont semblables à des albums de photos, des journaux intimes ou encore des boîtes à souvenirs, me rappelant des moments parfois doux et parfois amers de ma tendre jeunesse. Telle qu’une machine à voyager dans le temps certaines chansons me font naviguer dans mes jadis. Comme je le décrivais dans mon billet intitulé Le Kompas, j’aime très particulièrement la musique Haïtienne et donc je décide de partager avec vous quelques djazz qui ont bercé mon enfance et qui font défiler une multitudes de souvenirs dans ma tête toutes les fois que je les entends.

1- Ma Rose de Zin

La chanson Ma rose du groupe Zin est comme une belle sérénade, composée de magnifiques paroles, accompagnée de la voix douce et sensuelle du chanteur Alan Cavé. Toute petite je ne me lassais de chanter et de rechanter sans cesse cette chanson. Aucuns DJ’s de l’époque ne pouvaient se permettre de ne pas la jouer lors des fêtes, baptêmes, mariages et autres. Une fois qu’elle retentissait dans les haut-parleurs, les «grandmounes» ralentissaient leur cadence pour ainsi suivre le doux rythme de Ma Rose.

Ma Rose : http://bit.ly/9AyjeR

Paroles : http://bit.ly/cB8yRS

2-Sensualité de Black Parent

Sensualité est la preuve que presque toutes les chansons Haïtiennes ne se démodent jamais. Aussi populaire de nos jours qu’elle l’était autrefois, cette chanson est connue de tous les Haïtiens.

Sensualité : http://bit.ly/dCzmTm

Paroles : http://www.belmizik.com/lyrics.php/3

 

 

 

 

 

 

 

3-Haïti Chérie de Jacques Sauveur Jean

Comme je le mentionne dans mon billet intitulé Fierté avec un grand H, Jacques Sauveur Jean chante la fierté d’Haïti dans sa chanson Haïti Chérie. Il fredonne l’hymne d’un pays formidable qui est cruellement manqué et regretté par tous ceux qui l’ont quitté. Un pays qui ne laisse personne indifférent et qui déborde de richesses et de merveilles. Il décrit l’amour vrai et inébranlable pour Haïti, la Perle des Antilles. Cette chanson me fait frissonner et me fait rêver d’Haïti tous les fois que je l’entends. La belle voix de Jackito se marient avec ses parole prenante créant ainsi un duo tout simplement magnifique.

Haïtie Chérie : http://bit.ly/adiKqO

Paroles :http://www.salonoriental.dk/?p=2364

 

4- Peyi Mwen Cheri de Émeline Michel

Bien peu de gens peuvent chanter Haïti comme le fait si bien Émeline Michel. Sa passion et son amour véritable pour son pays transparaissent dans sa voix et dans les belles paroles de cette magnifique mélodie. Une des meilleures chanteuses Haïtienne de tous les temps, vous ne pouvez tout simplement pas passer à côté de ses nombreux hits, si vous voulez vraiment connaître les bijoux de la musique Haïtienne.

Peyi Mwen Cheri: http://bit.ly/aNXzyh

5-Relax de Ti-Kabzy

Relax, un vrai classique de la musique Haïtienne est une chansons qui incite tous ceux qui l’écoutent de se laisser aller et de profiter des bons moments de la vie. Cette chanson me rappelle tout particulièrement  une ancienne amie et tous les millions de faux qui que nous partagions un après-midi dans l’autobus.

Chanson: http://bit.ly/9pEexi

6- Sensation (Bidi, Bidi, Bam, Bam) de T-Vice

Sensation est un autre incontournable de la musique Haïtienne. Son rythme emballant sera vous faire balancer les reins de gauche à droite. Cette chanson me rappelle la radio Haïtienne les samedi matins, les BBQs en famille et mes nombreuses chasses aux ballons avec cousins et amis pendant les festivités.

Chanson: http://bit.ly/bPmCmx

À suivre…

 

Jessie

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