La femme battue

Je ne comprends pas.

Je ne veux pas te juger, mais je ne comprends pas.

Je n’arrive pas à comprendre comment tu peux rester.

Je ne comprends pas comment tu peux continuer à l’aimer.

Je ne comprends pas comment un homme peut te dire qu’il t’aime alors qu’il te fait autant de mal.

Je ne comprends pas pourquoi tu ne réalises pas à quel point tu es précieuse et importante et que personne ne devrait te traiter ainsi.

Je ne comprends pas.

 

J’ai composé ceci en passant à toi et à ce que tu vis.

La femme battue:

 

 

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L’art d’embrasser un étranger

Petite anecdote un peu comique:

Il y a plusieurs années de cela, bien avant l’existance de Facebook, je marchais au Centre-ville de Montréal avec un ami quand tout à coup j’aperçois sur le trottoir, un jeune homme avec ses amis qui marchaient dans la direction opposée. Alors que nous nous croisons sur le trottoir, pour une raison que j’ignore, mes jambes arrêtent d’avancer et je fige. Il y avait quelque chose a propos de lui, mais je ne sais pas quoi exactement. Je me retourne pour le regarder une dernière fois et je vois que lui aussi il s’est arrêté. Il me dit un allô rempli de questions. Je lui réponds à mon tour ne sachant pas pourquoi son visage m’est si familier. Il s’avance vers moi et sans savoir pourquoi on s’embrasse sur les joues.  Tranquillement, on se sépare en se fixant. Je lui dis au-revoir et il me répond. Alors qu’il retourne vers ses amis, j’entends quelqu’un lui demander : «c’est qui elle?». Il répond..«j’en ai aucune idée.. je.. hum.. ne sais vraiment pas». Quand je rejoins mon ami, il me demande à son tour qui est le jeune homme que je venais d’embrasser sur les joues et je lui réponds… «je ne sais vraiment».  Jusqu’à ce jour je n’ai aucune idée qui était ce jeune homme et qu’est-ce qui m’a pris de l’embrasser comme ça sur les joues comme si je le connaissais bien.

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21e édition du Mois de l’Histoire des Noirs

Pour ou contre le Mois de l’Histoire des Noirs, je crois qu’il est important de connaître l’histoire des Noirs, mais également, l’histoire des Noirs du Québec. Cette année je veux vous mettre au défi de vivre votre mois de février différemment et de participer à une ou plusieurs activités du Mois de l’Histoire des Noirs. Hier, alors que j’ai assisté au lancement du Mois, organisé par la Table Ronde du Mois de l’Histoire des Noirs ainsi que ses partenaires, j’étais inspirée. J’étais inspirée par cette immense dévotion qu’ont plusieurs personnes pour l’histoire des Noirs. J’étais inspirée par le thème de cette année un slogan accrocheur qui fait réfléchir, là où la réflexion doit absolument avoir lieu: Imaginez un nouveau monde. J’étais inspirée par le nombre de gens, citoyens, personnalités politiques et publiques et plus encore qui étaient présents pour témoigner aux communautés Noires qu’elles sont importantes. Lors de différents discours plusieurs ont cités le très regretté, Martin Luther King et ce fut touchant, mais aujourd’hui en 2012, les combats sur le racisme, la discrimination, l’ignorance, le mépris, les stéréotypes sont loin d’être terminés. Retroussons nos manches. Instruisons-nous. Unissons-nous. Apprenons l’histoire, mais plus important faisons l’histoire. Relevez mon défi et participez aux activités du Mois de l’Histoire des Noirs.

Site officiel: Mois de l’Histoire des Noirs

Calendrier des Activités

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L’ignorance

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Je rêve d’un laboratoire avec des gens vêtus de sarraus blancs, travaillant d’arrache-pied pour trouver un remède à l’ignorance.  Une cure miracle qui serait imposée obligatoirement à tous ceux vivant avec les gênes de cette maladie. Ok, je dramatise un peu, mais je ne peux m’empêcher de croire qu’une solution doit absolument être trouvée, les gens ne peuvent pas continuer à marcher dans l’ignorance. Il n’y a rien de sexy à dire des bêtises. Je crois sincèrement que l’ignorance peut être davantage troublant que le racisme. Je ne suis pas une militante extrémiste pro-Black qui veut faire la morale à quiconque qui ose faire un commentaire négatif sur les noirs, non pas du tout. Je me tiens loin de ce genre de discours et je suis la dernière à crier RACISME à chaque instant. Je suis pro-World, je crois en l’égalité, en l’amour, en l’harmonie, au respect. Je crois que plusieurs confondent l’ignorance avec le racisme et je crois également que plusieurs tentent de dire des choses intelligentes, mais ne font que se mettre les pieds dans la bouche et sans le vouloir crachotent des propos ignorants.

Dernièrement, j’étais avec une bonne amie dans un grand magasin à rayon. Perdues dans notre conversation nous nous promenions de rangée en rangée quand une madame tire le bras de ma copine pour nous arrêter et nous dire :

«Excusez-moi, excusez-moi, je tiens absolument à vous dire que… eum… ben j’ai pas l’habitude de voir des gens de votre.. eum des gens comme.. sté la comme vous la (…) (Parenthèse lorsque quelqu’un dit «sté la quelqu’un comme vous la».. ce n’est jamais un bon signe)

(…) ben des noirs la… ben eum.. j’ai pas l’habitude de voir des noirs parler en français donc que j’aimerai vous dire que vous faites bien ça, c’est beau à voir, félicitations.» Contente d’avoir fait sa bonne action de la journée elle continue fièrement son chemin avec un gros sourire aux lèvres.

Complètement abasourdies par ce que la dame venait de nous dire,  nous sommes restées quelques secondes en silence et puis comme si de rien n’était, nous continuions notre conversation. «Vous faites bien ça!» Elle est sérieuse? C’est insultant et vexant.

Je crois sincèrement que la dame a voulu bien faire. Elle voulait nous dire un compliment, mais le problème c’est qu’il était complètement mal à droit et bien malheureusement très ignorant. Peut-être son ignorance était preuve qu’elle vit sous une roche ou qu’elle n’a jamais quitté le pays ou encore qu’elle n’a pas de télévision.  Je sais qu’elle ne pouvait pas deviner que toutes les deux nous étions d’origine Haïtienne, mais quand même ne sait t-elle pas qu’il y a une grande communauté de noire francophone ici à Montréal? N’a-t-elle jamais entendu parler de la loi 101? Parmi la liste des pays et des îles de la francophonie, plusieurs sont peuplés de noirs.  Même si elle n’a pas l’habitude de voir des noirs parler en français ce n’est pas le plus grand des exploits. Se faire féliciter surtout lorsque c’est notre langue maternelle, c’est carrément fréquent.

Je ne suis pas réellement fâchée contre cette dame, mais je trouve triste qu’elle est si ignorante face à quelque chose de si simple.

Jessie Blog

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S’aimer d’abord

OLYMPUS DIGITAL CAMERA |The 30-Day Self-Love Challenge: Reloaded

Étant une célibataire de longue date, je crois qu’il est important d’être bien dans son célibat, bien dans sa peau, bien dans sa vie et de ne pas dépendre de l’amour d’un(e) autre pour être heureux ou heureuse. Je crois avec conviction que si vous n’êtes pas heureux, si vous n’êtes pas bien dans votre peau, l’amour d’un homme ou d’une femme ne va rien changer. Temporairement, peut-être, mais pas à long terme. Je crois qu’il ne faut pas désirer l’amour à n’importe quel prix. Je crois qu’il est important de s’aimer, de s’accepter tel que nous sommes et de se respecter, car personne ne peut nous aimer à notre place. Je répète, personne ne peut nous aimer à notre place. Il n’y a rien de plus dévastateur à mes yeux que de voir quelqu’un qui se transforme complètement une fois qu’une nouvelle personne entre dans sa vie. Lorsqu’une femme doit se soumettre à tous les caprices ridicules de son nouveau copain par peur qu’il la laisse et qu’elle se retrouve encore une fois toute seule. Je m’aime trop, non pas par égocentrisme, mais par respect, pour rester avec un homme qui vient avec une longue liste d’interdictions et de restrictions impossibles. Un homme qui me dit quand je peux utiliser mon téléphone, quand je peux sortir avec mes amies, comment je dois m’habiller, quand je peux utiliser l’ordinateur, un homme qui me range dans un placard et m’utilise seulement qu’en cas de nécessité. Je préfère être seule et ce pour le reste de mes jours qu’être avec quelqu’un qui pour taire ses propres insécurités ou pour éteindre sa jalousie me dirige, me contrôle, injustement ou encore violemment. J’ai entendu une jeune femme dire que cette année elle n’avait aucune raison de célébrer puisqu’elle n’a point d’homme dans sa vie. Je comprends très bien la solitude du célibat, mais en même temps ne sait-elle pas qu’un homme peut la rendre encore plus malheureuse? J’ai beaucoup de peine pour ces célibataires qui croient dur comme fer que la vie à deux est le paradis. J’ai beaucoup de peine pour ces femmes qui se disent : lorsque j’aurai un homme dans ma vie  je me sentirai mieux dans ma peau, je me trouverai plus belle, je serai moins dépressive.  Malgré tous ces «rai» pour plusieurs cela peut être vrai, mais trop souvent  lorsqu’on chasse le naturel il revient au galop. Ces insécurités, ces doutes, ces peurs peuvent revenir même s’il y a une nouvelle personne à vos côtés. Je crois qu’il est primordial de travailler sur sa personne, apprendre à s’aimer, s’accepter, avoir confiance en soi célibataire ou non. Personne ne peut nous aimer à notre place. Ici, je ne vous dis pas de vous contenter dans votre célibat, de vous vanter heureux seul(e) par honte ou pour éviter la pitié quand tel n’est pas le cas. Je vous souhaite de trouver l’amour, je vous souhaite de trouver celui ou celle avec qui vous allez passer vos vieux jours, celui ou celle qui va vous aimer malgré tous les malgrés. Je vous souhaite de sortir de votre célibat, mais pas à n’importe quel prix.

Jessie Blog

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