La petite Haiti en Inde

Sans titre

Vous savez ce sentiment logé au plus profond de votre être, qui des fois se réveille et soudainement vous pousse à dire oui; à vous lancer dans une aventure; à sortir de votre zone de confort; à changer de direction pour accomplir quelque chose que vous avez toujours voulu faire? C’est exactement ce que j’ai ressenti, il y a quelques mois de cela, alors que l’annonce du voyage en Inde à été lancé à mon église. Ce n’était pas dans mes plans, ce n’était pas dans mon horaire, mais poussé par une conviction, un désir profond, un appel d’y aller, j’ai «levé la main» et j’ai dit oui. J’ai décidé de partir en Inde.

Les faits:

Quand: Du 20 au 31 août 2015

Où : Dans le Nord-Est de l’Inde dans une ville du nom de Siliguri

Quoi : Camp de jour avec les enfants du quartier (orphelins, écoliers, enfants de la rue);

Faire des travaux manuels dans l’école et l’orphelinat du Quartier;

Rencontre avec villageois, distribution de sac de riz et de nourriture.

 

Si vous avez à coeur de m’aider, vous pouvez le faire en visitant ma page INDIEGOGO

Jessie Blog
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Mistikrak

Vous cherchez des livres pour enfants avec des personnages noirs? Le nouveau blogue Mistikrak est pour vous. Une de mes compatriotes de la blogosphère depuis quelques années, Vee, une jeune et brillante haïtienne de Montréal revient en force avec un nouveau blogue de littérature jeunesse qui met l’accent sur des livres avec des personnages dont les enfants issus de la communauté noire pourront s’identifier. (Ou encore pour tous parents qui aimeraient faire découvrir à leurs enfants des récits dont les personnages sont noirs.)

L’idée?

«L’idée n’est pas de lire aux enfants noirs que des livres mettant en scène des personnages noirs, et de lire aux enfants blancs que des livres ayant des personnages blancs. […] L’idée, c’est de comprendre que la représentation de la diversité dans la littérature jeunesse est importante. L’idée, c’est de comprendre le dommage que crée chez un enfant qui se développe le fait de ne jamais se reconnaître dans un livre (et les médias en général). L’idée, c’est d’offrir à tous les enfants le plus beau cadeau qu’il soit: la découverte et l’acceptation des différences.» -Vee

Personnellement j’aime ce blogue non pas parce que je suis une militante extrémiste pro-black qui aime crier «raciste» ou «discrimination» à chaque instant, pas du tout. J’aime ce blogue, car ayant des amis de différentes cultures qui commencent à avoir des enfants je cherche parfois des cadeaux clin d’œil à moi et ma culture ou mes origines (poupées ou jeux avec des bonhommes noirs ou métis) et ce n’est pas toujours évident à trouver.

De plus, lors de mon voyage en Corée du Sud, l’amie que j’allais rejoindre, qui à l’époque enseignait l’anglais à des enfants du primaire, m’avait demandée d’apporter quelque chose à ses élèves afin de les sensibiliser à mes origines. La plus part d’entre-eux n’avaient jamais vu (ou côtoyé) une personne noire et elle ne voulait pas créer de malaise lors de ma visite. Elle voulait préparer ses élèves et répondre à leurs questions. Au Indigo, j’avais trouvé le livre Chocolate Me de l’acteur Taye Diggs, qui raconte l’histoire d’un jeune garçon noir qui souhaite être différent, parce que les autres enfants se moquent de lui. Le livre fut un énorme succès dans la classe de mon amie. Les élèves ont adoré le livre et ont voulu le relire à plusieurs reprises. Lorsque j’ai rencontré ses élèves pour la première fois ils ont commencé à crier Chocolate ME, Chocolate ME! Je fus Jessie Teacher aka Chocolate Me Teacher. (Les élèves se devaient de m’appeler Jessie Teacher en signe de respect).

©Jessieblog -DO NOT COPY

Faites un tour sur: Mistikrak

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Citizen of Nowhere (Citoyens de nulle part)

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Événement à ne pas manquer : la présentation du film Citizen of Nowhere (Citoyens de nulle part) de Nicolas-Alexandre Tremblay et Régis Coussot.

Le film sera suivi d’une discussion avec les réalisateurs et des experts, le tout, animé par le journaliste, François Bugingo.

Quand: Samedi le 28 Février à 20h

Où: Université Concordia – Hall Building – Salle H110 1455 De Maisonneuve Ouest Montréal (Métro Guy-Concordia).

Combien: Admission générale : 15$ à l’avance / 20 $ à la porte.

Billets sont  disponibles sur www.fonduaunoir.ca

Synopsis

Septembre 2013. La sentence tombe! Plus d’un quart de million de Dominicains d’origine haïtienne deviennent apatrides.

Amenés par le gouvernement dominicain pour servir et enrichir le pays, personne ne remettait en question l’évidence de faire de ces enfants, nés en terre dominicaine, des citoyens à part entière. Pas même la constitution.
Aujourd’hui, identifiés comme le mal qui ronge ce pays, ils ont tout perdu : Leurs droits, leur liberté, leur identité.
Un mouvement d’anti-haïtiannisme jamais vu depuis le massacre de 1937, et dont les ultras nationalistes dominicains se servent pour unir les volontés partout dans le pays.

Et pourtant, quels crimes ont-ils commis ? Le simple fait d’être noir semble suffisant pour faire de vous un ennemi.
Les uns s’enrichissent en bénéficiant d’une main-d’oeuvre servile et bon marché. Les autres profitent de la manne que représente le trafic humain à la frontière.
Cette population a un nouveau rôle à jouer sur l’échiquier politique dominicain: celui de bouc émissaire.

Sous forme de conte, narré par le poète et dramaturge haïtien Jean-Claude Martineau, le film plonge droit au cœur du drame humain. Nous y travaillons activement pour faire voir et faire entendre leur histoire, leurs témoignages. Ces citoyens du monde ont des droits. Maintenant, identifions les responsables.

 

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Ma pouliche

Lorsque j’étais petite mon jouet préféré était une petite pouliche mauve avec de beaux longs cheveux roses qui sentaient les fraises. Ma pouliche était toute ma vie. Nous faisions, tout, absolument tout ensembles. Où je me trouvais, ma petite pouliche était. Traitée aux petits soins, ses cheveux étaient lavés et peignés, ses dents étaient brossés, sa petite toilette (inside Haïtien) était faite et ce régulièrement. Elle était ma confidente, ma meilleure amie et aussi ma protectrice contre les monstres qui se trouvaient sous mon lit et Joe l’indien qui plusieurs soirs par semaine s’installait dans ma garde-robe.

Un jour, ce qui devait arriver, arriva. Ma mère envoya, à mon insu, ma petite pouliche adorée en Haïti. Ce fut un moment tragique (j’exagère bien entendu).

Plusieurs d’entre vous connaissez très bien ce sentiment de voir ses jouets, vêtements ou autres quitter le pays, sans vous, par voie aérienne ou maritime (kontenè) direction Haïti pour ensuite être donnés à des oncles, des tantes, des cousins ou des cousines.

Ma mère dément l’envoi de ma petite pouliche en Haïti, mais je préfère ne pas la croire.

Jessie Blog
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La Dépression

J’ai dans la tête des histoires à glacer le sang de gens qui ont eu une dépression. Des gens que je connais bien, des gens que je connais moins bien et des gens qui ont disparu. Des gens comme vous, des gens comme moi. Bien que presqu’invisible à l’œil nu, la dépression, fait son œuvre silencieusement causant ainsi de graves dommages. Elle change des vies. Elle avorte des plans, des rêves, des carrières. Elle paralyse. Elle blesse.  Et des fois, elle tue.

Aujourd’hui, sur ma page Facebook, je me suis exprimée sur l’agissement d’une personne qui selon moi abuse du système de par ses agissements afin d’obtenir certaines faveurs. Malgré le fait que mon commentaire venait d’une grande frustration face à une situation qui dure depuis plusieurs mois, je n’avais pas à le faire. N’étant pas dans sa peau, je ne peux affirmer à 100% que cette personne n’est pas bel et bien en dépression. La dépression est un vrai problème. Je pense à tous ceux et celles qui vivent avec des blessures, des cicatrices ou des séquelles de la dépression et à tous ceux et celles qui ont perdu la bataille à leurs émotions, leurs sentiments et leurs états d’âme. Je pense à tous ceux et celles à qui la dépression a volé estime de soi, joie, paix, envie de vivre et plus encore.

La dépression est sujet tabou dans notre communauté. Plusieurs d’entre nous souffrent en silence. Plusieurs d’entre nous pensent que la dépression s’attaque à d’autres personnes, mais pas à nous. Plusieurs d’entre nous vivent avec des fardeaux invisibles d’une lourdeur insupportable et ne savent pas quoi faire pour s’en sortir.

Si vous lisez ceci et que ça ne va pas du tout, je vous prie d’aller chercher de l’aide. Personne n’est à l’abri d’une dépression. Personne. Pas vous, pas moi. Personne. La dépression fait chuter les grands comme les petits, les riches, comme les pauvres. Vous n’êtes pas seul.

Pour comprendre la dépression, les causes, les symptômes, les traitements visitez :http://ladepressionfaitmal.ca/.

Pour obtenir de l’aide rapidement
Lignes d’écoute et groupes de soutien : http://revivre.org/

Association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires : 1 866 738-4873

Les Déprimés Anonymes : 514 278-2130

http://deprimesanonymes.org/

Suicide Action Montréal : 514 723-4000
http://suicideactionmontreal.org/

Info-Santé : 811

Jessie blog
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Un regard plein de préjugés

Vendredi midi j’ai des courses à faire. J’ai 60 minutes de pause et je ne peux me permettre de gaspiller une minute.  Tous mes pas sont calculés. Je dois faire quelques achats dans un complexe qui se trouve à trois stations de métro de mon travail. Mon parcours est simple: me rendre au métro; prendre le métro; me rendre au magasin; faire ma transaction rapidement; reprendre le métro; manger; et revenir à l’heure à mon poste de travail.

Sur le chemin du retour, en route vers le métro, je décide de rentrer dans le magasin d’accessoires que tout le monde connait pour y jeter un coup d’œil. Je suis à l’avance dans mon horaire,  j’ai quelques minutes à perdre et je cherche quelque chose de spécifique pour un événement important qui aura lieu dans quelques jours.

En rentrant dans le magasin d’accessoires que tout le monde connait, je croise le regard d’une employée. Un regard que seules les personnes qui ont déjà été victimes de profilage peuvent comprendre. Un regard que je n’avais pas croisé depuis longtemps. Un regard accusateur plein de mépris et de préjugés. (Parenthèse. Je ne suis pas celle qui aime serrer les points et crier racisme à chaque instant. Je ne confonds pas les choses. Il y a des gens qui sont bêtes et ignorants pas parce qu’ils sont racistes, non, simplement parce qu’ils sont bêtes et ignorants. Fin de la parenthèse). Dans le magasin, le regard de l’employée reste sur moi. En me retournant, je vois qu’elle fait plus que me regarder, elle me surveille intensément. Elle n’a des yeux que pour moi et pas dans le bon sens. Elle ne se cache pas pour me regarder, she’s staring.

Son regard m’énerve tellement que je décide de quitter. Insultée, je prends soin de lui donner un coup d’yeux avant de tourner les talons. J’ai voulu revenir plusieurs fois sur mes pas pour lui dire ma façon de pensée, mais en réalité, mes pensées étaient trop désordonnées et que pouvais-je bien lui dire au juste. «Je n’avais pas l’intention de voler!» «Je ne suis pas une voleuse!» Que doit-on dire dans ces cas-là? Est-ce qu’il y a vraiment quelque chose à dire?

D’un côté, son regard plein de préjugés vient d’expériences, mais de l’autre côté son regard plein de préjugés manque de jugement. Ce que je suis ou ce que je ne suis pas n’est pas inscrit sur mon front, certes, mais je veux croire (naïvement) que mon apparence inspire confiance. Je ne suis pas une voleuse, même pas un peu. J’ai retrouvé des dizaines de cellulaires et portefeuilles dans ma vie et je prends plaisir à les rendre. Je suis celle qui met des 5 cents dans les boîtes à bonbons à l’épicerie. Je déteste, déteste les voleurs et je n’accepte pas d’être confondue pour une voleuse.  Pour l’instant je boude (oui je suis un bébé lala) et je ne vais plus acheter dans le magasin d’accessoires que tout le monde connait de ce complexe.

Jessie Blog
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