Les récits de ma mère

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Fête du drapeau Haïtien

Voici un petit texte que j’avais composé l’année passée en l’honneur du drapeau Haïtien que je souhaite partager avec vous encore cette année: 

Symbole de grande fierté et de liberté le drapeau Haïtien est pour moi le plus beau drapeau au monde. De part ses couleurs, ses détails et son magnifique slogan, il représente l’histoire d’un peuple courageux, qui ne se laisse jamais abattre malgré les intempéries de la vie. Il m’épate, m’époustoufle et me remplit de fierté à chaque fois que je le vois. Il me rappelle mes ancêtres, ma culture, mes origines, mon peuple, mon pays, il me rappelle qui je suis et d’où je viens. Il m’enseigne son récit, ses faits, ses légendes, ses anecdotes. Il me véhicule de belles valeurs, mais surtout il me cite une phrase qui est devenue la devise d’Haïti; L’union fait la force.  Tatoué à  jamais dans mon cœur, je tiens à te dire cher drapeau que je t’aime.

Jessie

jessieblog@live.ca

Hommage aux aînés Haïtiens

On dit souvent que nos jeunes sont des richesses, qu’ils sont l’espoir et l’avenir de demain et je ne pourrais dire le contraire. Je crois en effet qu’ils comptent plus que tout et que leur valeur est inestimable, mais je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui ont été jeunes bien avant eux. Je ne peux m’empêcher de penser à nos précieux joyaux, nous précieux trésors, nos grand-mères, nos grand-pères. Je ne peux m’empêcher de penser à nos aînés, nos gens de l’âge d’or. Ces gens qui de par leur bon vécu et leur sagesse ont su nous transmettre valeurs et culture. Ces gens marqués par le temps et  redessinés par les années sont selon moi, une des plus belles choses de notre communauté. Lorsque nous étions enfants,  nous avons tous  sévèrement appris à les respecter, car tous Haïtiens savent très bien que «timoun toujou respekte granmoun». Ils sont nos précieux joyaux, nos précieux trésors, ils sont nos grand-mammies, nos grand-papis. Ils sont  nos héritages. Plus que de simples aînés, ils sont nos enseignants, nos historiens et bien sûr, nos docteurs. Leurs visages sont leurs curriculums vitae; à travers leurs yeux, nous pouvons voir la connaissance et l’expérience qui ne peuvent seulement être acquis au courant d’une longue vie; sur chacun de leur ride est inscrit une histoire, un récit, leur histoire, leur récit; sur leurs lèvres des paroles et bien souvent des  mélodies qui racontent leur  plus jeune vie. Ils sont les doyens de notre communauté, ils sont nos enseignants, nos historiens et bien sûr nos docteurs. Ils sont des encyclopédies de sagesse ou à travers les pages on peut y trouver des recettes aux remèdes pour guérir tous nos  maux, des conseils pour bâtir nos avenirs, des dictons pour réfléchir à nos décisions et des exemples pour élever nos enfants. Nos aînés Haïtiens sont nos précieux joyaux, nos précieux trésors.

Jessie

jessieblog@live.ca

Les chansonnettes Françaises

Les Plus Belles Chansons Francaises- http://www.elit-bg.com

VERSION AUDIO

Mon amour pour les chansonnettes françaises, les Michèle Torr et les Michel Sardou, me vient de ma mère et de sa petite sœur, ma tante. Les samedis matin, alors qu’elles s’adonnaient aux différentes tâches ménagères, chaque mur de la maison vibrait des échos de ces chansonnettes qui jouaient un peu trop fort de notre radio-cassette. Elles connaissaient chaque couplet, chaque refrain, chaque note et chaque respire de ces chansons qu’elles avaient appris par cœur, en Haïti. Je réalise que pour elles, ces chansons représentaient l’équivalent de ces romans d’amour que plus jeune j’aimais tant lire. Des chansonnettes dont les mélodies et les paroles racontaient de douces histoires d’amour. Je réalise que le temps d’une chanson ma mère et ma tante retombaient dans leurs souvenirs d’adolescences, où naïves elles espéraient aussi être atteintes de la maladie d’amour.

Emmené-moi danser ce soir, joue contre joue nous chantait ma mère en tournoyant balai à la main, alors que nous la regardions faire en mangeant nos céréales, certains samedis matin.

La vie c’est plus marrant, c’est moins désespérant en chantant, nous fredonnait ma tante, certains dimanches matin en nous tournant des œufs.

Les chansonnettes françaises me replongent dans plusieurs de mes beaux souvenirs d’enfance. Du ménage avec ma mère, aux fins de semaine passée chez ma tante à jouer inépuisablement avec ma soeur et mes cousines.

Quelques classiques :

Emène-moi danser de Michèle Torr

En chantant de Michel Sardou

Cette fille c’était moi de Michèle Torr

La maladie d’amour de Michel Sardou

La bohème de Charles Aznavour

Une femme amoureuse de Mireille Mathieu

L’Amour en Héritage de Nana Mouskouri

Jessie

jessieblog@live.ca

Le Kompas

Daddy's girl ©

Mon amour pour le kompas,  me vient de mon père. Mon père qui avait un amour inconditionnel pour la musique haïtienne, s’était créé un studio de musique dans notre sous-sol. Tables tournantes, haut-parleurs  fabriqués de ses mains, plusieurs appareilles pour la musique ainsi que des centaines de 45 tours, il était un vrai DJ. Ses amis le surnommaient Maestro. Presque à Chaque week-end, il faisait jouer sa musique dans la maison ou pour des gens dans des mariages, fêtes, baptêmes et autres, à Montréal comme à New York. Plus que des chansons en créole, le kompas est pour moi quelque chose  de sacré. Il me rappel mon père, qui m’a été enlevé trop rapidement. Il me rappel les plus beaux moments de ma jeunesse. Les moments où toute la famille était réunie. Il me rappelle les festivités où après des succulents mets typiquement Haïtiens, on tassait les chaises et les tables pour laisser place à la danse. Il me rappel la joie que j’éprouvais lorsque je regardais mes parents joue contre joue se laisser emporter par la musique. Il me rappel la chasse aux ballons que moi et mes cousins entreprenions, les bouches pleines de bonbons. Il me rappel les millions de faux-rires que nous avions lorsque entre cousins nous imitions les «grandmounes» sur la piste de danse. Comme une partie de moi, le kompas me rappel mon enfance, mais aussi ma culture et mes origines. Si je pouvais le faire, je remercierai mon père de l’avoir partagé avec moi, car chaque mélodie, chaque parole et chaque couplet de mes chansons préférées me rappellent d’où je viens et me remplissent d’une immense fierté pour mon peuple, pour mon pays, pour mes souches.

Papi, sache qu’à chaque fois que j’écoute du kompas, je me sens près de toi. J’entends ton rire, je me rappel de ton parfum, de ton manteau en cuir et des paquets de gommes chickets, que tu avais tout le temps dans tes poches. Je me souviens des dimanches après-midi, où tous les murs de la maison vibraient de la musique qui sortaient de tes haut-parleurs.  Tu me manques Papi.

Jessie

Jessieblog@live.ca

Hommage au drapeau Haïtien

AFP: Jonathan Daniel/Getty Images

Aujourd’hui, 18 mai 2010, c’est la Fête du drapeau Haïtien. Pour cette occasion, je voulais écrire ces quelques lignes en l’honneur de notre drapeau chéri.

Symbole de grande fierté et de liberté le drapeau Haïtien est pour moi le plus beau drapeau au monde. De part ses couleurs, ses détails et son magnifique slogan, il représente l’histoire d’un peuple courageux, qui ne se laisse jamais abattre malgré les intempéries de la vie. Il m’épate, m’époustoufle et me remplit de fierté à chaque fois que je le vois. Il me rappelle mes ancêtres, ma culture, mes origines, mon peuple, mon pays, il me rappelle qui je suis et d’où je viens. Il m’enseigne son récit, ses faits, ses légendes, ses anecdotes. Il me véhicule de belles valeurs, mais surtout il me cite une phrase qui est devenue la devise d’Haïti; L’union fait la force.  Tatoué à  jamais dans mon cœur, je tiens à te dire cher drapeau que je t’aime.

Jessie

jessieblog@live.ca

Hommage aux infirmières Haïtiennes

Cette année la semaine des infirmières se déroule du 9 au 15 mai et je tenais absolument à la souligner. Bien que je ne connais pas les statistiques je sais qu’il y a un très grand nombre d’infirmières Haïtiennes au Québec. C’est bien connu ce métier attire tellement les Haïtiennes que c’est presque rendu un cliché. Nombreuses sont celles qui affirment que d’être infirmière c’est d’assurer son avenir, surtout en tant que minorité visible au Québec. J’estime beaucoup les infirmières et donc je voulais absolument vous dire un grand merci pour tous ce que vous faites. Je vous honore et je vous admire pour votre excellent travail. Pour avoir plusieurs infirmières dans ma famille, je sais à quel point vos tâches sont primordiales. Vous travaillez très fort durant de longues heures et bien souvent dans des conditions difficiles. Vous travaillez dans un domaine qui ne cessera jamais d’avoir besoin de vous, qui ne se démodera jamais et qui ne fera jamais faillite. Vous consacrez votre vie à prendre soin des autres, à soigner les malades et même à donner la vie et pour cela je vous lève mon chapeau. Je sais très bien qu’une seule semaine est bien peu pour vous partager nos sentiments de reconnaissance, mais sachez je vous apprécie car je ne pourrai jamais marcher dans vos souliers ne serait ce que pour une journée. En cette semaine des infirmières je vous célèbre et vous salue en n’oubliant pas non plus le travail des préposées qui devraient aussi bien avoir une place dans cette célébration.

 

 

 

Jessie

jessieblog@live.ca