Mettre la main à la pâte

En tant que membre d’une ou de plusieurs communautés nous sommes appelés à réfléchir à l’évolution ou l’épanouissement de cette ou ces communautés. Du rôle que l’on y joue ou qu’on pourrait y jouer. Je crois qu’en tant que québécois, haïtiens, montréalais ou autres nous devons contribuer à nos communautés, car elles ont grandement besoin de nous, de nos dons et de nos talents. Contribuer à sa communauté pour son évolution et son épanouissement est aussi de contribuer à son propre évolution et épanouissement. S’impliquer dans sa communauté peut ouvrir de nombreuses portes, peut offrir plusieurs opportunités et expériences intéressantes.

Nous avons tous des dons, des talents et des capacités incroyables qui peuvent réellement servir nos communautés. Et en tant que membre de ces communautés, je crois que nous devons trouver notre place, retrousser nos manches, mettre la main à la pâte pour faire une différence. Je crois que c’est en faisant une différence dans sa communauté que nous pouvons changer des vies et changer le monde. Si vous avez déjà fait du bénévolat, vous savez à quel point c’est réellement édifiant d’en faire. Si vous n’en n’avez jamais fait, je vous encourage fortement à y songer.

Il n’existe pas de meilleur exercice pour le cœur que de se pencher pour aider quelqu’un à se relever.

– John Albert Holmes

Si vous êtes à la recherche d’un poste dans un domaine où il y a des opportunités de faire du bénévolat, n’hésitez pas à chercher ces opportunités. Bien que non-rémunérés, ces postes temporaires, peuvent vous offrir des expériences enrichissantes qui vont vous êtres utiles sur le marché du travail. Personnellement, faire du bénévolat m’a aidée à décrocher un poste dans une boîte de relations de presse, il  y a quelques années de cela à la fin de mes études en relations publiques. À l’époque, à la recherche d’un poste dans mon domaine, je m’étais inscrite pour faire du bénévolat lors d’un festival de film. L’année suivante, j’avais été engagé comme gestionnaire de communauté (responsable des médias sociaux) pour ce festival.

Montréal à besoin de bénévoles. Des gens qui vont avoir à cœur des causes et qui vont vouloir s’investir pour ces causes. Nous avons en nous tous, la possibilité de changer le monde avec nos ressources. Nous pouvons sauver des vies en donnant du sang. Nous pouvons améliorer les conditions de vie de plusieurs en organisant des collectes de fonds pour des organismes qui viennent en aide à des personnes malades. Nous pouvons veiller à la propreté de nos quartiers en organisant des journées de collecte de déchets dans nos parcs et ruelles. Nous pouvons briser l’isolement et la solitude de nombreuses personnes en visitant des centres pour personnes âgées. Nous pouvons investir dans la vie d’un jeune de milieu défavorisé en devenant des mentors ou des «grands frères» et «grandes sœurs». Nous pouvons également nous faire entendre en siégeant sur des conseils d’administration. Les possibilités au Québec sont nombreuses, c’est à nous de prendre notre place.

Je crois que la vie est plus que les études, le boulot, les petites sorties de temps en temps. La vie doit également être de se soucier de son prochain et de lui tendre la main quand on le peut.

Jessie blog
jessieblog@live.ca

Comment va ton cœur?

 

FullSizeRender

J’ai la chance de faire partie d’un petit groupe de femme qui se réunit aux deux semaines pour discuter, échanger et partager ensemble de nos vies et nos défis. Nous prions, rions, pleurons et luttons ensemble. Ce groupe est composé de jeunes femmes de divers âges, origines et arrière-plans. Des jeunes femmes célibataires, mariées et en couple. Des étudiantes, des femmes de différents métiers et domaines. Des jeunes femmes brillantes qui font une réelle différence dans ma vie. Si l’une de nous vit une situation difficile nous sommes là pour traverser cette situation avec elle.

Dernièrement, lors d’une de nos rencontres la responsable du groupe (celle qui prépare les discussions et activités) nous posa la question «comment va ton cœur?» Une question qui semble simple, mais qui en vrai demande une sérieuse réflexion. Les réponses furent toutes très belles, touchantes et honnêtes. Des réponses des fois déchirantes, des fois inspirantes, des réponses qui venaient du cœur. J’aimerais également vous poser cette question. Et vous, comment va votre cœur? Ici, bien entendu je ne parle pas de votre santé physique ou de vos conditions ou problèmes cardiaques, mais bien de l’état émotionnel de votre cœur. Comment va votre cœur? Se porte-t-il bien ou porte-t-il un fardeau? Est-il joyeux, léger ou est-il fissuré, triste ou accablé? Est-il en un beau et gros morceau ou est-il en pièces, brisé en plusieurs morceaux?

Pourquoi vous poser cette question? Je crois qu’on ne s’y attarde pas assez. Je crois que plusieurs personnes au tour de nous souffrent à notre insu. Plusieurs portent d’immenses fardeaux invisibles à nos yeux. Je crois aussi que la condition de notre cœur peut avoir un grand impact sur nos vies, nos relations ou nos amitiés. Certaines blessures non-cicatrisées peuvent parfois refaire surface à un moment ou un autre et peuvent nous faire du tort. Je crois que nous devons prendre soin de nos cœurs, comme nous prenons soin de nos corps. Je crois que nous devons tous pouvoir parler de notre cœur à quelqu’un. Soit en rentrant en relation avec des gens qui veulent notre bien, en partageant nos maux et bobos avec des personnes de confiance ou encore en allant consulter un professionnel.

Récemment, en discutant avec une dame haïtienne avancée en âge, je réalisais à quel point elle portait encore sur son cœur plusieurs blessures reliées à son passé. Elle me relatait des choses qui lui faisaient encore beaucoup de peine, des choses qui datent de plus de trente ans. Des choses difficiles, mais des choses qui bien évidemment la tiennent captive. C’était comme si elle était emprisonnée dans une prison de blessures et de souvenirs douloureux du passé. Personne ne devrait vivre de la sorte.

Et vous, comment va votre cœur? S’il va bien, laissez-moi vous dire à quel point je suis sincèrement très heureuse pour vous. Il n’y a rien de plus beau que de voir des gens heureux. Si ce n’est pas le cas. Permettez-moi de vous souhaiter un prompt rétablissement. Je sais que normalement on dit cela à des gens malades, mais je veux tout de même vous le dire. Le rétablissement de votre cœur est tellement essentiel. Ne tardez pas à prendre les mesures nécessaires pour recoller les morceaux qui se sont brisés ou fissurés au fil du temps. Je nous souhaite à tous un cœur en bonne santé. Un cœur imparfait, certes, mais un cœur qui se porte bien.

Jessie blog
jessieblog@live.ca

Quand Haïti se pointe

Dernièrement, besoin de fuir ma réalité pour quelque temps, j’ai pris l’avion pour rejoindre une amie. Par chez elle, il fait chaud, et j’avais besoin des effets réparateurs du Soleil, de la beauté régénératrice de l’Océan. J’avais besoin de décrocher et de laisser à Montréal, cette peine que je portais et qui me consumait.

Si vous me suivez depuis un bout de temps vous savez que j’aime voyager. Vous savez également que je ne suis jamais allée en Haïti, mais qu’Haïti me suit partout où je vais. Ou plutôt, que je rencontre Haïti dans tous mes voyages. En Corée du Sud, c’est au parc Olympique de Séoul, que j’ai retrouvé Haïti. Elle m’attendait. En Inde, c’est dans la chaleur et la beauté du peuple Indien que j’ai vu Haïti. Elle me souriait. En Chine, c’est dans la détermination et le travail acharné des chinois que j’ai aperçu Haïti. Elle me saluait. Ce voyage-ci, n’a pas fait exception. J’ai vu Haïti partout.

Je suis partie en quête de guérison et c’est au sein d’une autre communauté Haïtienne que j’ai trouvé réconfort. J’ai mangé de la nourriture haïtienne comme jamais. Je me suis retrouvée timidement, dans une soirée organisée mensuellement pour les gens du quartier, avec tout ce qu’il y a de plus beau de la culture haïtienne. J’ai vu et entendu du bon vieux Rara haïtien. J’ai marché dans une galerie d’art haïtienne. Je suis allée dans un show d’humour haïtien. Cette autre communauté Haïtienne m’a fait un grand bien. Je dis autre parce que j’ai du prendre l’avion pour la retrouver, mais elle n’avait rien d’étranger. Il y a quelque chose de réconfortant à retrouver quelque chose de familier ailleurs. À se sentir bien et chez soi, même quand on n’y est pas. Il y a quelque chose de réparateur à se retrouver dans notre communauté.

Merci Haïti de te pointer quand j’ai besoin de toi. À bientôt!

About last night! Traditional Haitian Rara.

A post shared by Jessssss (@jessieblog) on

Jessie blog
jessiebloglive.ca
Suivez la Petite Haïti sur Facebook:
https://www.facebook.com/lapetitehaiti/

 

Pawòl +Mo

Chers Lecteurs,

Afin de ramasser des sous pour des nouveaux projets, j’ai débuté une petite boutique en ligne avec quelques articles à vendre créés par moi.

Si vous avez à cœur de me supporter faites un petit tour sur ma page Etsy pour commander des carnets.

Merci de votre support.

Cordialement,
Jessie Blog
jessieblog@live.ca

 

Carnet de note |Pawol +Mo

Montréal:

 

Femmes Noires Recherchées!

De temps en temps, je reçois des commentaires ou des courriels comme ceux-ci*:

Sans titre

(Bonjour Jessie, Je recherche une femme Haïtienne si possible avec des grosses fesses. J’aime beaucoup les femmes noires et je voudrais en trouver une belle et une bonne. merci.)

Private

(Bonjour, Je m’appelle Robert, je suis un Québécois de souche de 53 ans et je cherche une femme noire de 25 à 35 ans. Je suis un bon gars, gentil et affectueux. Merci.)

*Les noms, dates et adresses courriels ont été modifiés  

 

Deux choses:
1-La Petite Haïti n’est pas un site de rencontre;

2- Je trouve cela très dérangeant.

Ce qui me dérange profondément c’est quand une femme (ou un homme) à cause de son arrière-plan; ses origines; sa culture; sa couleur; sa grandeur; sa taille; devient un objet de «convoitise», un objet de fétichisme. Qu’une femme soit haïtienne, africaine, chinoise, italienne, qu’elle a une particularité ou trait quelconque, je déplore qu’elle ne soit pas  vue comme un être humain précieux ou une femme de valeur. Je rage à savoir que certaines personnes voient la femme comme un objet à posséder, un objectif à atteindre, un jouet à manipuler. ( Je sais que ce n’est rien de nouveau et que c’est ainsi depuis que le monde est monde, mais tout de même… c’est dégoûtant.)

(Nuance importante: Ici, je ne parle pas des gens qui sont particulièrement attirés par un groupe de personne ou un type de personne plus qu’un autre. Je ne parle absolument pas des gens qui fréquentent (par choix, par préférence, par amour) quelqu’un d’une autre communauté ou nationalité. Je tiens à souligner cela, car c’est très important et très différent. Il y a une force et beauté incroyable dans un couple mixte, comme il y a une force et une beauté dans un couple non mixte.)

Ici, je parle de gens qui recherchent particulièrement un type de femmes pour des raisons douteuses. Des gens qui parfois sont prêts à voyager dans d’autres pays strictement pour avoir des aventures sexuelles. Des gens qui se pavanent avec des jeunes filles ou des jeunes femmes comme si elles étaient des trophées, des médailles, des prix.

Dernièrement, sur un site de rencontre un homme d’une autre nationalité me laisse savoir qu’il est là pour rencontrer des «Blacks». Dérangée par ses propos, je me suis empressée de le supprimer. Plus tard en relatant les faits à des amies, nous nous sommes longuement interrogées sur la question. C’est correct d’avoir des préférences, nous ne pouvons le blâmer pour cela, mais est-ce que se sont ses propos trop directs qui dérangent ou encore le lieu (site de rencontre) où il les a tenus? En personne oserait-t-il aborder une femme noire et lui dire qu’il veut rencontrer une femme noire? Est-ce que ça passe plus? Qu’en pensez-vous?

Je crois qu’un être humain qui se respecte veut être aimé pour qui il est et non pour ce qu’il a. Autant les hommes que les femmes aspirent à être aimés et acceptés tels qu’ils sont. Aimés et acceptés avec leurs défauts et qualités, avec leurs manquements et leurs atouts.

Jessie blog
jessiebloglive.ca
Suivez la Petite Haïti sur Facebook:

 

Connaissez-vous bien vos parents?

Connaissez-vous bien vos parents? Que savez-vous d’eux? De leur enfance? De leur jeunesse? Que savez-vous de leur vie avant vous? De leurs rêves, de leurs aspirations, de leurs espoirs? De leurs passions? Qu’est-ce qui les font rire aux éclats ou les font fondre en larme? Quels sont leurs dons et talents? Comment se sont-ils rencontrés? Qui étaient leurs premiers amours?

Ma mère vieillit et ça me fait peur. Peur parce que le temps file. Peur parce que des choses changent. Des douleurs ici et là se manifestent, des petits oublis de ci et de ça et des trous de mémoire par ci et par la se multiplient. Ma mère vieillit et ça me fait peur parce que je l’aime, parce que j’ai encore tellement besoin d’elle, parce que j’ai encore tant à apprendre d’elle. Parce que je n’ai pas fini d’apprendre à la connaitre.

Maintenant bien installée dans sa soixantaine ma mère est pour moi un véritable trésor, un trésor que je n’ai pas encore fini de découvrir. Quand j’étais petite je ne savais pas que je devais ou même pouvais apprendre à connaitre mes parents. Je les connaissais bien entendu, mais très peu et très mal. Ils étaient nos figures d’autorité, ceux envers qui nous étions redevables. Ceux qui travaillaient fort pour subvenir à nos besoins. Ceux qui avaient tout quitté derrière pour un meilleur avenir pour eux, mais surtout pour nous. Ceux qui de temps en temps se permettaient des petites folies pour nous faire plaisir.

Volubile d’origine, ma mère a toujours aimé nous raconter ses histoires de jeunesse. De comment elle a rencontré mon père, à la manière dont sa grand-mère maternelle (sa préférée) lui faisait du café. Des coups de fouet abusifs des mères supérieures à la petite école, à son amour pour les jupes fleuries et le livre Jane Eyre.

Ma mère vieillit et bien que ça me fait peur, je suis honorée et heureuse de la voir vieillir. Malgré ses complexes, je la trouve belle et tellement drôle. Elle est tellement plus qu’une mère. Je la trouve forte et courageuse, réfléchie et talentueuse. Malgré nos prises de bec de temps à autre, je ne l’échangerais pas pour tout l’or du monde.

Dernièrement, j’ai décidé de passer la journée avec elle. Je ne feelais pas et j’avais besoin de me changer les idées. Maintenant à la retraite, elle a sa petite routine et j’avais envie de l’accompagner dans ses courses et commissions.

©2016 La petit Haïti -Tous les droits sont réservés

Si vous avez la chance de le faire, faites-le. Prenez le temps de faire quelque chose avec vos parents. Apprenez à mieux les connaître. Vous allez apprendre des choses surprenantes.

Jessie blog
jessieblog@live.ca

Inde, Kitcisakik, Haïti

Dans les derniers mois, j’ai eu l’immense opportunité de participer à deux voyages humanitaires. Le premier en Inde et le deuxième, dans des communautés Autochtones, dans le Grand Nord du Québec. Deux aventures complètement folles qui m’ont profondément marquée et changée. Deux destinations à des kilomètres à la ronde de distance de l’une et de l’autre, de deux cultures complètement différentes, mais avec des gens d’une beauté incroyable. Des peuples avec des histoires, des coutumes, des traditions et des mœurs d’une richesse importante. Les mots me manquent pour vous exprimer tout ce que j’ai vécu.

Il m’est encore difficile de raconter mon voyage en Inde dans son entièreté. D’abord parce qu’il y a pleins de souvenirs qui se bousculent dans ma tête, mais aussi parce qu’il y a des souvenirs que je préfère garder enfermer dans mon cœur à tout jamais. L’Inde pays de couleurs; d’épices; de trafic; de bruit; de richesse extrême et de pauvreté extrême. Pays de contraste, pays de poussières, pays de vaches. Je suis partie de l’Inde bouleversée. J’ai appris bien des choses sur la vie, mais aussi sur moi. De bonnes, mais aussi des moins bonnes choses. Des choses à changer, des choses à améliorer, des choses à développer. L’Inde fut pour moi un voyage où j’ai vécu plusieurs choses pour la première fois. Des choses qui resteront gravées dans ma mémoire à tout jamais. De passer du temps avec des orphelins, dont je me suis tellement attachée, à participer à la distribution de nourriture dans une communauté de personnes atteint de la lèpre.

12187811_902554333113705_8783271579146229396_n
Inde 2015

Le Grand Nord fut tout aussi bouleversant. En Inde, j’étais dans un autre pays. Je m’attendais à voir des choses difficiles. Je m’attendais à voir des scènes de pauvreté, des scènes similaires à celles du film Slumdog Millionaire. Je m’y étais même préparée, mais, rien ne m’avais préparée pour le Nord. On entend des trucs dans les médias à propos des communautés Autochtones, mais on n’a aucune idée. Je n’avais aucune idée. Nous avons eu la chance de rencontrer des bons vivants, des gens accueillants, des gens avec un bon sens de l’humour. Nous avons eu l’opportunité de participer à une présentation sur l’histoire des Autochtones et des pensionnats Autochtones du Québec. Une expérience enrichissante, mais aussi très troublante. Les Autochtones ont vraiment beaucoup trop souffert et ils continuent encore de beaucoup trop souffrir. Je suis plus que jamais convaincue que quelque chose doit être fait pour ce peuple et pour ces femmes qui ont disparus.

12208270_908454359190369_8332163803378118046_n
Kitcisakik, Québec

Maintenant de retour à ma routine quotidienne, des souvenirs me hantent. Le souvenirs des pleurs des orphelins au moment de notre départ de la petite orphelinat en Inde et ma conversation avec une petite Algonquine de 5e année qui entre ses préférences musicales et la liste de ses joueurs de hockey préférés, me parle du suicide de sa tante, me hantent. Ces endroits, ces gens et ces enfants m’ont fait penser à Haïti. Bien que je ne suis jamais allée, je n’ai pas pu m’empêcher de voir des ressembles. En Inde, je me sentais comme chez nous, parmi ces gens aux multiples couleurs de peaux qui me rappelaient la beauté et la diversité des peaux Haïtienne. En Inde, j’ai mangé des tonnes de riz comme on en mange chez nous. Dans le Nord, c’est l’incroyable bonne humeur et le sens de l’humour des Autochtones, que nous avons rencontré, que j’ai aimé. Un sens de l’humour, mais surtout des rires francs qui me rappelaient le rire des Haïtiens.

Jessie Blog
jessieblog@live.ca

Suivez La Petite Haïti sur: Facebook