Quand Haïti se pointe

Dernièrement, besoin de fuir ma réalité pour quelque temps, j’ai pris l’avion pour rejoindre une amie. Par chez elle, il fait chaud, et j’avais besoin des effets réparateurs du Soleil, de la beauté régénératrice de l’Océan. J’avais besoin de décrocher et de laisser à Montréal, cette peine que je portais et qui me consumait.

Si vous me suivez depuis un bout de temps vous savez que j’aime voyager. Vous savez également que je ne suis jamais allée en Haïti, mais qu’Haïti me suit partout où je vais. Ou plutôt, que je rencontre Haïti dans tous mes voyages. En Corée du Sud, c’est au parc Olympique de Séoul, que j’ai retrouvé Haïti. Elle m’attendait. En Inde, c’est dans la chaleur et la beauté du peuple Indien que j’ai vu Haïti. Elle me souriait. En Chine, c’est dans la détermination et le travail acharné des chinois que j’ai aperçu Haïti. Elle me saluait. Ce voyage-ci, n’a pas fait exception. J’ai vu Haïti partout.

Je suis partie en quête de guérison et c’est au sein d’une autre communauté Haïtienne que j’ai trouvé réconfort. J’ai mangé de la nourriture haïtienne comme jamais. Je me suis retrouvée timidement, dans une soirée organisée mensuellement pour les gens du quartier, avec tout ce qu’il y a de plus beau de la culture haïtienne. J’ai vu et entendu du bon vieux Rara haïtien. J’ai marché dans une galerie d’art haïtienne. Je suis allée dans un show d’humour haïtien. Cette autre communauté Haïtienne m’a fait un grand bien. Je dis autre parce que j’ai du prendre l’avion pour la retrouver, mais elle n’avait rien d’étranger. Il y a quelque chose de réconfortant à retrouver quelque chose de familier ailleurs. À se sentir bien et chez soi, même quand on n’y est pas. Il y a quelque chose de réparateur à se retrouver dans notre communauté.

Merci Haïti de te pointer quand j’ai besoin de toi. À bientôt!

About last night! Traditional Haitian Rara.

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Blind date! Haitiens Recherchés

Parmi les items qui se retrouvent dans ma liste de choses à accomplir pour l’année 2012, aller dans un «blind date» y figure en tête de liste. Pourquoi? Et bien je veux vivre une nouvelle expérience, essayer quelque chose de nouveau, rire un peu, rencontrer une nouvelle personne et bien sûr pouvoir vous en partager quelques détails. Le seul hic dans tout cela est que la plupart de mes copines ne connaissent pas de jeunes hommes célibataires. Après une très longue réflexion, j’ai pensé à vous mes chers lecteurs. J’ai pensé faire une petite annonce de ce que je recherche chez un homme et le publier sur cette plateforme. Si vous connaissez quelqu’un qui correspond à peu près au profil recherché, vous pourrez si vous le désirez, m’en glisser un mot par courriel. Tout ce que je demande c’est une petite description du jeune homme, des informations pertinentes afin de pouvoir me faire une petite idée. Je ne veux pas de photo seulement une adresse courriel pour pouvoir communiquer avec lui. Je m’engage à sélectionner une personne justement et en me basant uniquement sur mes critères et aussi je promets de ne pas cherche la personne sur Facebook, puisque je veux vraiment vivre l’expérience du »Blind dating». Qu’en pensez-vous? Je conviens que cette technique peu paraître un peu extrême et même un peu désespérée, mais je ne le suis pas. Je veux simplement essayer quelque chose de nouveau et bien certainement biffer un article de ma liste de choses à accomplir.  Voici quelques-uns de mes critères:

-Un homme célibataire entre 27 et  32 ans (idéalement, mais je suis flexible..)

-Chrétien pratiquant. (Absolument non négociable, plus qu’un statut religieux, plus que croire simplement en Dieu, mais un mode de vie.)

-Certaine éducation. (Je n’exige pas absolument des études universitaires, mais quelqu’un qui sait lire et écrire, qui à une bonne culture générale et qui peut avoir de bonnes conversations intelligentes)

-Grande ouverture d’esprit et poli.

-Drôle qui ne se prend pas trop au sérieux. (J’aime BEAUCOUP rire, donc je veux pouvoir avoir du bon temps)

-Qui à un bon coeur et de l’ambition.

MATURE, galant et bien dans sa peau.

(*Le titre indique que je recherche un Haïtien, mais ce n’est qu’un titre, j’aime beaucoup les antillais , Guadeloupéens Martiniquais etc 🙂 )

Quelques faits sur moi.

-J’ai 27 ans

-Je suis évidemment chrétienne et très ouverte d’esprit.

-Je crois en la politesse et au respect d’autrui.

-Je suis une personne passionnée.

-J’aime rire comme une folle, voyager, manger, essayer de nouvelles choses.

-Je suis fille simple qui aime la lecture, les vieux films, les marches, j’ai pas besoin d’artifice, ni de grandes mascarades, j’aime sincèrement la simplicité.

Pour l’instant je crois que c’est tout. Bien sûr qu’en réalité ma liste est beaucoup plus complète, mais je préfère commencer par cela. Qu’en pensez-vous? Si vous connaissez quelqu’un faites-moi signe.

(Pour lire: Haïtiens Recherchés part 1)

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L’art d’embrasser un étranger

Petite anecdote un peu comique:

Il y a plusieurs années de cela, bien avant l’existance de Facebook, je marchais au Centre-ville de Montréal avec un ami quand tout à coup j’aperçois sur le trottoir, un jeune homme avec ses amis qui marchaient dans la direction opposée. Alors que nous nous croisons sur le trottoir, pour une raison que j’ignore, mes jambes arrêtent d’avancer et je fige. Il y avait quelque chose a propos de lui, mais je ne sais pas quoi exactement. Je me retourne pour le regarder une dernière fois et je vois que lui aussi il s’est arrêté. Il me dit un allô rempli de questions. Je lui réponds à mon tour ne sachant pas pourquoi son visage m’est si familier. Il s’avance vers moi et sans savoir pourquoi on s’embrasse sur les joues.  Tranquillement, on se sépare en se fixant. Je lui dis au-revoir et il me répond. Alors qu’il retourne vers ses amis, j’entends quelqu’un lui demander : «c’est qui elle?». Il répond..«j’en ai aucune idée.. je.. hum.. ne sais vraiment pas». Quand je rejoins mon ami, il me demande à son tour qui est le jeune homme que je venais d’embrasser sur les joues et je lui réponds… «je ne sais vraiment».  Jusqu’à ce jour je n’ai aucune idée qui était ce jeune homme et qu’est-ce qui m’a pris de l’embrasser comme ça sur les joues comme si je le connaissais bien.

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Profilage racial

Je ne fais pas cela souvent, mais ceci est trop important pour ne pas le mentionner. Ce matin sur le site de Lapresse.ca, le journaliste, Hugo Meunier, a publié un article intitulé: Hasard ou profilage racial, où il raconte l’histoire du jeune homme d’origine Haïtienne, Jeff Cléophat.

Je vous invite à visionner le reportage et lire l’article.

Hasard ou profilage racial?

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L’ignorance

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Je rêve d’un laboratoire avec des gens vêtus de sarraus blancs, travaillant d’arrache-pied pour trouver un remède à l’ignorance.  Une cure miracle qui serait imposée obligatoirement à tous ceux vivant avec les gênes de cette maladie. Ok, je dramatise un peu, mais je ne peux m’empêcher de croire qu’une solution doit absolument être trouvée, les gens ne peuvent pas continuer à marcher dans l’ignorance. Il n’y a rien de sexy à dire des bêtises. Je crois sincèrement que l’ignorance peut être davantage troublant que le racisme. Je ne suis pas une militante extrémiste pro-Black qui veut faire la morale à quiconque qui ose faire un commentaire négatif sur les noirs, non pas du tout. Je me tiens loin de ce genre de discours et je suis la dernière à crier RACISME à chaque instant. Je suis pro-World, je crois en l’égalité, en l’amour, en l’harmonie, au respect. Je crois que plusieurs confondent l’ignorance avec le racisme et je crois également que plusieurs tentent de dire des choses intelligentes, mais ne font que se mettre les pieds dans la bouche et sans le vouloir crachotent des propos ignorants.

Dernièrement, j’étais avec une bonne amie dans un grand magasin à rayon. Perdues dans notre conversation nous nous promenions de rangée en rangée quand une madame tire le bras de ma copine pour nous arrêter et nous dire :

«Excusez-moi, excusez-moi, je tiens absolument à vous dire que… eum… ben j’ai pas l’habitude de voir des gens de votre.. eum des gens comme.. sté la comme vous la (…) (Parenthèse lorsque quelqu’un dit «sté la quelqu’un comme vous la».. ce n’est jamais un bon signe)

(…) ben des noirs la… ben eum.. j’ai pas l’habitude de voir des noirs parler en français donc que j’aimerai vous dire que vous faites bien ça, c’est beau à voir, félicitations.» Contente d’avoir fait sa bonne action de la journée elle continue fièrement son chemin avec un gros sourire aux lèvres.

Complètement abasourdies par ce que la dame venait de nous dire,  nous sommes restées quelques secondes en silence et puis comme si de rien n’était, nous continuions notre conversation. «Vous faites bien ça!» Elle est sérieuse? C’est insultant et vexant.

Je crois sincèrement que la dame a voulu bien faire. Elle voulait nous dire un compliment, mais le problème c’est qu’il était complètement mal à droit et bien malheureusement très ignorant. Peut-être son ignorance était preuve qu’elle vit sous une roche ou qu’elle n’a jamais quitté le pays ou encore qu’elle n’a pas de télévision.  Je sais qu’elle ne pouvait pas deviner que toutes les deux nous étions d’origine Haïtienne, mais quand même ne sait t-elle pas qu’il y a une grande communauté de noire francophone ici à Montréal? N’a-t-elle jamais entendu parler de la loi 101? Parmi la liste des pays et des îles de la francophonie, plusieurs sont peuplés de noirs.  Même si elle n’a pas l’habitude de voir des noirs parler en français ce n’est pas le plus grand des exploits. Se faire féliciter surtout lorsque c’est notre langue maternelle, c’est carrément fréquent.

Je ne suis pas réellement fâchée contre cette dame, mais je trouve triste qu’elle est si ignorante face à quelque chose de si simple.

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S’aimer d’abord

OLYMPUS DIGITAL CAMERA |The 30-Day Self-Love Challenge: Reloaded

Étant une célibataire de longue date, je crois qu’il est important d’être bien dans son célibat, bien dans sa peau, bien dans sa vie et de ne pas dépendre de l’amour d’un(e) autre pour être heureux ou heureuse. Je crois avec conviction que si vous n’êtes pas heureux, si vous n’êtes pas bien dans votre peau, l’amour d’un homme ou d’une femme ne va rien changer. Temporairement, peut-être, mais pas à long terme. Je crois qu’il ne faut pas désirer l’amour à n’importe quel prix. Je crois qu’il est important de s’aimer, de s’accepter tel que nous sommes et de se respecter, car personne ne peut nous aimer à notre place. Je répète, personne ne peut nous aimer à notre place. Il n’y a rien de plus dévastateur à mes yeux que de voir quelqu’un qui se transforme complètement une fois qu’une nouvelle personne entre dans sa vie. Lorsqu’une femme doit se soumettre à tous les caprices ridicules de son nouveau copain par peur qu’il la laisse et qu’elle se retrouve encore une fois toute seule. Je m’aime trop, non pas par égocentrisme, mais par respect, pour rester avec un homme qui vient avec une longue liste d’interdictions et de restrictions impossibles. Un homme qui me dit quand je peux utiliser mon téléphone, quand je peux sortir avec mes amies, comment je dois m’habiller, quand je peux utiliser l’ordinateur, un homme qui me range dans un placard et m’utilise seulement qu’en cas de nécessité. Je préfère être seule et ce pour le reste de mes jours qu’être avec quelqu’un qui pour taire ses propres insécurités ou pour éteindre sa jalousie me dirige, me contrôle, injustement ou encore violemment. J’ai entendu une jeune femme dire que cette année elle n’avait aucune raison de célébrer puisqu’elle n’a point d’homme dans sa vie. Je comprends très bien la solitude du célibat, mais en même temps ne sait-elle pas qu’un homme peut la rendre encore plus malheureuse? J’ai beaucoup de peine pour ces célibataires qui croient dur comme fer que la vie à deux est le paradis. J’ai beaucoup de peine pour ces femmes qui se disent : lorsque j’aurai un homme dans ma vie  je me sentirai mieux dans ma peau, je me trouverai plus belle, je serai moins dépressive.  Malgré tous ces «rai» pour plusieurs cela peut être vrai, mais trop souvent  lorsqu’on chasse le naturel il revient au galop. Ces insécurités, ces doutes, ces peurs peuvent revenir même s’il y a une nouvelle personne à vos côtés. Je crois qu’il est primordial de travailler sur sa personne, apprendre à s’aimer, s’accepter, avoir confiance en soi célibataire ou non. Personne ne peut nous aimer à notre place. Ici, je ne vous dis pas de vous contenter dans votre célibat, de vous vanter heureux seul(e) par honte ou pour éviter la pitié quand tel n’est pas le cas. Je vous souhaite de trouver l’amour, je vous souhaite de trouver celui ou celle avec qui vous allez passer vos vieux jours, celui ou celle qui va vous aimer malgré tous les malgrés. Je vous souhaite de sortir de votre célibat, mais pas à n’importe quel prix.

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Jurons

Quelque chose qui ne manque jamais de me faire grincer des dents, c’est lorsqu’une personne d’une autre nationalité me démontre ses connaissances de la langue créole en me récitant une liste de jurons qu’elle connaît parce qu’un(e) Haïtien(ne) lui a fièrement appris. Je sais que cela se fait dans toutes les langues, mais je ne peux m’empêcher de détester cela avec une vraie passion. Notre créole est si beau, si magnifique. Il est notre histoire, notre cadeau, notre héritage. Il mérite d’être parlé avec fierté, avec respect. Bien sûr ces mots font partie de son vocabulaire, plusieurs sont même à connotation historique,  mais il existe des mots, si jolis, si prononcés, si distingués que nous pouvons apprendre aux autres. Il mérite d’être parlé et d’être présenté avec beauté, tel qu’il est vraiment.

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